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La mobilisation a payé, le port de pêche du Havre est sauvé !

Excellente nouvelle au cours du Conseil départemental du 11 décembre !

Après avoir rappelé le poids de la filière pêche en Seine-Maritime et les actions engagées par le Département dans ce domaine, le Vice-Président Alain Bazille s’est arrêté sur la situation du port de pêche du Havre qui n’a pas d’existence juridique et qui souffre d’un manque d’investissement. Le Département s’est donc proposé de prendre la compétence de ce port de pêche.

Un positionnement attendu et salué par Alban Bruneau qui a rappelé que « depuis plusieurs années Jean-Paul Lecoq et les élus communistes havrais, notamment Jean-Louis Jegaden, alertent sur la situation du port de pêche du Havre, relayant ainsi l’inquiétude et l’incompréhension des marins pêcheurs et de leurs familles face à l’inertie des pouvoirs publics. En début d’année, ils ont appuyé une démarche en direction de Madame la Préfète pour lui demander d’intervenir afin de sortir ce port de l’imbroglio administratif dans lequel il est tombé, et qui le prive depuis des années des investissements pourtant vitaux au maintien de son activité. Avec Sophie Hervé nous avons également relayé cet enjeu auprès de notre collègue Alain Bazille ».

Déplorant que « les lois successives visant à clarifier les compétences et à simplifier les pilotages seront ici totalement passées à côté de leur sujet », Alban Bruneau a rappelé que « ce port est important. Il l’est pour les marins de la vingtaine de navires immatriculés au Havre et pour leurs familles. Il l’est pour Le Havre et les havrais, très attachés à cette activité, comme nous avons encore pu le constater, en octobre, lorsque les havrais ont massivement soutenus à nos côtés la mobilisation des pêcheurs aux prises avec certains tracas liés à la vente des coquilles Saint-Jacques. Mais il l’est tout autant pour notre Département comme l’a souligné le rapport sur la filière pêche en Seine-Maritime présenté devant notre assemblée ».

Il a conclu en rappelant « combien ce port de pêche est issu de la mobilisation opiniâtre de ses marins-pêcheurs. Aujourd’hui nous sommes heureux de pouvoir répondre à leur appel ».

Jean-Christophe Lemaire, pour la majorité, a salué également ce positionnement en rappelant l’importance du port de pêche du Havre pour toute la filière pêche de Seine-Maritime et ses criées de Fécamp et de Dieppe. Il a souligné que 98 % de la débarque des produits de pêche dans le Département se font sur ces trois ports. Le Vice-Président Bazille a pour sa part confirmé que « 200.000 € d’investissements régionaux sont attendus ».

Cette délibération qui vient consacrer une longue mobilisation décisive des élus communistes a été adoptée à l’unanimité.

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban Bruneau5.03 – Interv AB – Port de pêche du Havre

Pour télécharger la délibérationRapport du 11 Décembre 2017-1078-1083

Soutien du Département au SDIS : les pompiers doivent intervenir gratuitement contre les nids d’insectes nuisibles

Convention de partenariat entre le Département et le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS)

Le Vice-Président Lemonnier a présenté, lors du Conseil départemental du 11 décembre, un projet de convention pluriannuelle destinée à augmenter la participation du Département au budget du Service Départemental d’Incendie et de Secours, de 300.000 € chaque année jusqu’en 2021.

Pour Alban Bruneau et le groupe communiste du Front de Gauche, « cette convention de financement destinée à accompagner le SDIS au cours des prochaines années, dans un cadre budgétaire en évolution maitrisée, nous laisse dubitatif. Car, comme le note d’ailleurs parfaitement le début du rapport, nous cofinançons ici un service public qui, par nature, ne peut maitriser le niveau de son activité, donc la hauteur de ses besoins budgétaires. Le SDIS a été confronté, au cours de ces dernières années, à une augmentation de ses interventions, notamment en ce qui concerne les secours à personnes. Personne n’est en mesure de déterminer aujourd’hui ce qu’il en sera demain ».

Pour cette raison, le groupe communiste considère qu’« affecter 300.000 € de plus annuellement ne peut s’entendre que comme un cadre souple, un guide, un repère, une orientation et non comme un carcan. Nous estimons en effet, et c’est particulièrement vrai s’agissant de la protection et de la santé de nos concitoyens, que le service public doit tout simplement disposer des moyens budgétaires nécessaires à ses missions. Dans ce domaine, l’austérité ne doit pas avoir droit de cité ».

Or, comme l’a rappelé Alban Bruneau, le groupe avait déjà eu l’occasion de dénoncer « une certaine forme d’austérité il y a deux ans lors de l’adoption de la carte et l’organisation des services de secours dans notre Département. Un schéma marqué notamment par des fermetures de casernes mais aussi par l’abandon de missions d’intervention jugées facultatives. Des interventions dites « diverses » qui avaient d’ailleurs à l’époque déjà diminuées de 75 %. Sauf que, à ma connaissance, dans le cadre de ces interventions dites facultatives, les pompiers n’étaient pas appelés pour dépanner des machines à laver ou récupérer des chats trop haut perchés… Ils intervenaient notamment sur les nids d’insectes nuisibles qui représentent un danger pour les personnes alentours ou pour l’environnement ».

Et c’est justement le cas du frelon asiatique. Après avoir détaillé les dangers de ces insectes nuisibles, « au point que certains experts n’hésitent pas à parler de catastrophe écologique si ces frelons continuent de prospérer » et la nécessité de procéder à la destruction des nids, Alban Bruneau a demandé que « ce type d’intervention soit désormais assuré intégralement par le SDIS ».

Bastien Coriton, pour le groupe socialiste, a salué cette convention, mais en rappelant « qu’il y a deux ans, la majorité a retiré dans son financement au SDIS 930.000 € d’un coup et malgré les besoins qui étaient déjà en vigueur. Avec les 300.000 € par an annoncés aujourd’hui, vous redonnez d’une main ce que vous avez pris de l’autre. Il faudra attendre 2021 pour atteindre un niveau de financement proche de ce qu’il était avant votre arrivée ».

Une démonstration contestée par le Président Martin : « Le plan de contraintes de 2015 était applicable à tous, il existe désormais quelques marges, certes modestes, nous en profitons pour accompagner un peu plus le financement de ce service majeur ». Concernant le cas du frelon asiatique, il a rappelé que « le SDIS est un établissement autonome, c’est lui qui doit déterminer le type d’intervention qu’il couvre ». Le Vice-Président Gautier a cependant confirmé que le SDIS y travaille, et a salué l’intervention d’Alban Bruneau sur ce sujet.

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban Bruneau : 3.04 – Interv AB – Convention SDIS

Renforcement de l’intervention du Département pour résorber le déficit de médecins

Pôles de santé libéraux et ambulatoires : modalités de soutien en faveur des projets de démographie médicale

Nathalie Lecordier a présenté, lors du Conseil départemental du 11 décembre, un plan d’actions en faveur des Pôles de santé libéraux pour lutter contre le déficit d’offre de soin constaté en Seine-Maritime. Le Président Martin parlant dans le débat « d’une mobilisation générale » pour un Département de Seine-Maritime, comme celui de l’Eure, qui figure parmi les départements de France qui souffrent le plus de l’absence de médecins.

Après avoir rappelé « qu’il n’est pas rare que la recherche d’un médecin traitant tourne au parcours du combattant pour les patients » ou « qu’il est fréquent, sur les territoires ruraux comme dans certaines agglomérations, de devoir patienter des mois, voire une année, pour décrocher un rendez-vous avec un spécialiste », Séverine Botte a dénoncé une « rupture d’égalité face à l’accès à la santé du quotidien ».

Puis elle a regretté que « le rapport développe peu cette situation et pourtant il y a bien des choses à dire sur ce constat qui appelle aujourd’hui la mobilisation des collectivités locales, ainsi que sur les raisons qui ont conduit la France, 5e puissance économique mondiale, à être ainsi confrontée à un tel déficit dans l’offre de soin. Résultat de 20 ans d’absence de politique publique de l’Etat dans ce domaine. Un Etat qui, sous l’impulsion de ses gouvernements libéraux successifs, a choisi de laisser la cartographie médicale se modifier au gré des souhaits d’installation géographique des médecins ».

Et de s’arrêter sur des décisions politiques qui expliquent la situation actuelle : « Lorsque le gouvernement Juppé, dans sa logique de contrôleur des finances, a décrété qu’il y avait trop de médecins. Ce qui fut chose faite avec la décision de diminuer drastiquement le numérus clausus d’accès aux études médicales dont les effets se sont fait sentir dès 2005 ».

Par conséquent, selon Séverine Botte, « face à cette pénurie, les collectivités locales sont appelées à jouer désormais les pompiers de service ».

Le groupe a bien entendu soutenu les mesures présentées en invitant « toutefois chacun à mesurer à la lumière des sommes importantes qu’il nous faut mobiliser aujourd’hui, comment les logiques libérales finissent tôt ou tard par porter préjudice à l’intérêt général ».

Dominique Métot pour le groupe des indépendants a indiqué que son groupe votera la délibération tout en rappelant que la réelle responsabilité de cette problématique incombait à l’Etat.

Le dispositif a été adopté à l’unanimité. Il comporte notamment, en zones définies comme prioritaires au regard des carences constatées, des Pôles de Santé Libéraux Ambulatoires (PSLA) qui s’appuient sur le principe dit des « 3 X 15 » : 15 professionnels dans la structure, 15 minutes de temps d’accès, 15.000 habitants desservis.

Pour télécharger l’intervention complète de Séverine Botte : 2.05 – Interv SB – Démographie médicale

Dispositif de soutien financier aux communes : une équité affichée qui n’est pas équitable !

Le Vice-Président Chauvet a présenté, lors du Conseil départemental du 11 décembre, le premier bilan du nouveau dispositif de  soutien à l’investissement des communes qui a remplacé les Contrats de Proximité et de Solidarité (CPS). Un bilan qualifié de « succès » au regard des 621 soutiens attribués sur les 900 dossiers déposés depuis le début de l’année, pour une enveloppe de 15,6 millions d’€. Puis, il a proposé quelques ajustements au dispositif.

Le groupe communiste du Front de Gauche, par la voix de Stéphane Barré a « pris acte d’une évolution positive dans le nombre d’aides attribuées aux communes. Ce qui est à souligner dans une période où le bloc communal subit de plein fouet les politiques d’assèchement de ses finances, donc de réduction de ses capacités d’investissements, du fait des politiques voulues par les gouvernements successifs. Un nombre de demandes satisfaites qui entraine pour une fois, s’agissant des réformes que vous avez engagées, non pas une stagnation de l’enveloppe budgétaire, mais une augmentation. C’est heureux ».

De même, le groupe a salué « une procédure simplifiée, assouplie, qui conduit à des délais de réponse n’excédant pas 100 jours, ainsi que la création autour de ce nouveau dispositif d’une commission de suivi, en lien avec l’Association départementale des Maires de France, au sein de laquelle vous avez tenu à intégrer l’ensemble des composantes de notre Conseil ».

Cependant, les compliments se sont arrêtés à ces considérations, car pour Stéphane Barré « ce dispositif s’est volontairement écarté d’une modulation des aides attribuées par critères de richesse des communes et de leurs administrés. L’équité mise en avant pour guider cette réforme, n’est pas équitable ! Elle ne peut pas l’être dès lors que vous considérez les communes comme uniformes du point de vue de leurs moyens et de leurs besoins. Ce n’est pas notre sens de la justice ».

Il a pourtant rappelé que « des communes accueillent plus que d’autres des populations en difficulté, elles favorisent ou non le logement social, certaines plus que d’autres développent des services et équipements utilisés au-delà de leurs limites géographiques. Elles n’ont pas toutes les mêmes besoins, les mêmes problématiques à gérer ».

Dans sa conclusion, Stéphane Barré a estimé que « la Droite se fait souvent la championne de la Liberté, en oubliant que sans l’Egalité et la Fraternité, la liberté n’est pas juste et demeure inégalement répartie. Or l’égalité, ce n’est pas le nivellement ».

Puis il a proposé un amendement concernant l’évolution du dispositif, consistant à créer un bonus-malus de 10 % sur le financement des projets retenus selon que la commune concernée participe ou se refuse de participer au financement du Fonds de Solidarité Logement animé par le Département. Stéphane Barré a ainsi rappelé que « la solidarité doit fonctionner dans les deux sens : recevoir la solidarité départementale pour ses investissements et contribuer à la solidarité départementale en matière de Fonds de Solidarité Logement (FSL) ». Une commune sur deux refuse actuellement de financer le FSL.

Après débat, le groupe a décidé de retirer son amendement ayant obtenu l’accord que sa proposition sera étudiée par la commission de suivi du dispositif.

Martine Blondel, pour le groupe socialiste, s’est associée à l’amendement proposé et a fait état des avancées du nouveau dispositif d’aides aux communes, tout en tournant le dos aux caricatures qui sont faites de l’ancien dispositif.

La délibération a été adoptée à l’unanimité, le groupe communiste du Front de Gauche s’est abstenu.

Pour télécharger l’intégralité de l’intervention de Stéphane Barré : 2.02 – Interv SB – Aides aux communes

Modification du Fonds de Solidarité Logement : les élus du Front de Gauche votent contre… Le compte n’y est pas

Présenté par le Vice-Président André Gautier lors du Conseil départemental du 11 décembre, une délibération visait à modifier les conditions de fonctionnement du Fonds de Solidarité Logement pour mieux adapter le dispositif aux besoins.

Pour le groupe communiste du Front de Gauche, Séverine Botte qui remplaçait Sophie Hervé retenue pour les besoins d’un jury d’assises, a tout d’abord cherché à encadrer les modifications proposées : « Je ne reprendrais pas ici les différents éléments de notre intervention lors de notre séance du 25 septembre dernier, relative aux pistes d’évolution du FSL, car j’ai trouvé dans le présent rapport un excellent résumé de ce que notre groupe a mis en avant. Je cite : Toute personne ou famille éprouvant des difficultés particulières, en raison notamment de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’existence, a droit à une aide de la collectivité pour accéder à un logement décent et indépendant ou s’y maintenir et pour y disposer de la fourniture d’eau, d’énergie et de services téléphoniques. Il s’agit là tout simplement du cadre fixé par la loi Besson. Nous devons par conséquent veiller à ce que les nouvelles dispositions portées ici ne viennent pas exclure du FSL des personnes dont la situation leur ouvre droit aujourd’hui à en bénéficier ».

Ainsi, elle a rappelé que « de façon constante depuis plusieurs années, environ 80 % des demandes de FSL reçues obtiennent une suite favorable », avant de demander que « ce niveau de prise en charge doit par conséquent être maintenu, voire augmenté, car il n’aura échappé à personne que la situation sociale demeure durablement dégradée, comme en attestent toutes les études ».

Sous cette réserve de taille, le groupe a ainsi dit « partager les objectifs poursuivis ici. Le nouveau barème de plafonnement des ressources qui prendra désormais en compte la situation du foyer, l’ouverture des droits aux propriétaires occupants, ou encore la mise en place du forfait annuel téléphonie-Internet vont dans le bon sens ».

En revanche, c’est la traduction budgétaire de ces modifications que Séverine Botte a ciblé : « Là où nous restons dubitatifs c’est sur la notion de budget constant qui est soulignée dans ce rapport. Faire mieux avec autant c’est toujours possible mais l’exercice trouve vite ses limites. Or, avec l’élargissement des ayant-droits comme les propriétaires occupants, ou avec l’adaptation du plafond des ressources à la composition familiale, nous semblons aller mécaniquement vers une augmentation de l’enveloppe. Chose en quoi notre groupe n’aurait rien à dire. Mais pas pour vous visiblement, puisque vous en restez à un budget constant. Donc logiquement nous sommes en droit de vous demander un peu plus de clarté : Comment ferez-vous plus avec autant ? Ou, envisagez-vous de faire sortir du dispositif des familles actuellement éligibles ? Cette question nous trotte dans la tête depuis que les orientations proposées en septembre faisaient état de la nécessité de recentrer le dispositif, sous-entendu autour des familles les plus en difficulté. Ou alors, et pour nous cela constituerait la meilleure des solutions pour augmenter le budget global, envisagez-vous des actions particulières en direction des communes qui refusent de faire jouer la solidarité en contribuant à ce dispositif utile ? ».

C’est sur ce dernier point que Séverine Botte a appelé à une action forte du Département : « Il existe une réelle marge de progression puisque une commune sur deux seulement finance le FSL, malgré le fait que les bénéficiaires, eux, couvrent toutes les communes ».

Enfin, Séverine Botte a tenu à remettre tous les dispositifs de solidarité en perspective avec la réalité des causes : « Concernant l’eau et l’énergie, chacun à conscience du caractère vital de ces ressources et de l’aspect inhumain qui accompagne les coupures ou fortes restrictions imposées dans ces domaines. Or, alors que les collectivités sont amenées de plus en plus à intervenir pour aider les familles en difficulté à bénéficier d’un accès à l’eau et à l’énergie, les opérateurs privés continuent leurs bénéfices en contribuant, bien modestement, aux dispositifs de solidarité. La libéralisation des marchés, eau, électricité, téléphonie conduit à un accroissement des difficultés sociales et à un recours de plus en plus fort des finances publiques appelées au secours ».

En conclusion, pour le groupe communiste du Front de Gauche : « Il n’y a pas de secret, la logique commerciale et économique d’un fournisseur privé c’est de faire du bénéfice et de sortir des marges pour cela. Cette logique n’existe pas tant que le service public gère. Cela fera toujours la différence. Il est toujours bon de le rappeler ».

Pour Caroline Dutartre, « le groupe socialiste ne peut pas suivre ces modifications car elles conduisent à diminuer les aides apportées notamment en instaurant des délais de carence… Concrètement vous nous proposez des diminutions des aides qui viennent s’ajouter à d’autres aides que vous avez fait disparaitre comme les bourses aux collégiens… ».

Stéphane Barré a ensuite plaidé pour que « l’accès à l’eau soit garanti pour tous, sans pour cela que les collectivités ne viennent aider les compagnies privées à recouvrer leurs dettes ». Il a alors proposé « que le Département réunisse tous les acteurs concernés par l’eau pour changer les règles du jeu ».

Une proposition que le groupe des indépendants a soutenu. Dominique Métot a estimé également que « le rapport ne répond pas à la vraie question : les difficultés sociales demeurent malgré les aides, comme le constatent nos CCAS tous les jours ». Or, pour lui : « les modifications proposées referment un peu plus le FSL et à l’arrivée se seront les CCAS qui devront aider ceux que le FSL n’aidera plus ». Enfin, il a demandé « pourquoi 350 communes de Seine-Maritime ne participent pas à ce fonds ? ».

Le Président Martin a regretté que de nombreuses communes ne participent pas au FSL, mais a estimé que la seule solution pour les contraindre serait une modification de la loi.

Plus tard au cours de la séance, Stéphane Barré prendra le Président au mot en déposant un amendement visant à instaurer un bonus-malus sur les aides départementales attribuées aux communes selon qu’elles interviennent ou non dans le financement du FSL.

Le Vice-Président Gautier s’est défendu quant à lui de tout retrait ou diminution du FSL qui, au contraire, va élargir désormais ses bénéficiaires et qui demeure l’un des FSL les plus ambitieux du pays.

Pas convaincus, le groupe communiste et du Front de Gauche ainsi que le groupe socialiste ont voté contre. Le groupe des indépendants s’est abstenu.

Pour télécharger l’intégralité de l’intervention de Séverine Botte : 1.03 – Interv SB – Règlement FSL

Création d’un dispositif du tiers accueillant pour les mineurs non accompagnés

Le Conseil départemental du 11 décembre a décidé de créer un dispositif du tiers accueillant relatif à la protection de l’enfant et à l’accueil durable et bénévole par un tiers.

La Vice-Présidente Nathalie Lecordier a rappelé que « 25.000 migrants mineurs non accompagnés sont présents en France actuellement », et ce nombre augmente régulièrement. En Seine-Maritime, les besoins de prise en charge ont progressé de 100 %. Puis, elle a estimé « que le Département ne peut pas répondre actuellement à tous les besoins d’hébergement ». Pourtant, la collectivité a déployé un dispositif spécifique avec le soutien financier de l’Etat : « Une cellule d’accueil est mise en place, 10 travailleurs sociaux sont mobilisés, 250 places d’hébergement pour les mineurs non-accompagnés seront créées par un appel à projet. En complément, nous proposons d’expérimenter un dispositif d’accueil chez l’habitant ». Avant de conclure qu’il s’agit ici « d’encourager une démarche citoyenne et bénévole ». Ce dispositif fera l’objet d’une large communication.

Catherine Depitre, pour le groupe socialiste, a soutenu ce nouveau dispositif, « tout en proposant un amendement pour que l’indemnité financière proposée aux familles d’accueil soit fixée à 300 € au lieu des 200 indiqués. Cela coïnciderait à 10 € par jour au titre du défraiement ». Elle a également insisté pour que « la communication précise bien que la grande majorité des mineurs à accueillir est constituée de jeunes et non d’enfants ».

Pour le groupe communiste du Front de Gauche, Stéphane Barré s’est félicité de cette mesure : « Nous espérons qu’elle aidera à mieux répondre aux besoins de prise en charge, prise en charge obligatoire par la loi, des mineurs non accompagnés ». Il a également soutenu la proposition d’augmentation de l’indemnité forfaitaire de défraiement.

Dominique Métot pour le groupe des indépendants a été dans le même sens. Mais pas la majorité de Droite qui a rejeté l’amendement : « Le forfait sera éventuellement revalorisé sur la base d’une évaluation du dispositif ».

La délibération a quant à elle été adoptée à l’unanimité.

Pour télécharger la délibération : Rapport du 11 Décembre 2017-9-12

Depuis le Conseil départemental : les élus du Front de Gauche appellent à la mobilisation contre les péages sur les routes

Le premier débat de politique départementale, en ouverture du Conseil départemental du 11 décembre, a été lancé par le groupe communiste du Front de Gauche et avait pour thème : « un Département saturé de péages, ce n’est ni bon pour l’écologie, ni bon pour l’économie ».

Après avoir rappelé que « les péages sur les routes et les ponts ont constitué l’essence même de la fiscalité féodale », Stéphane Barré a démontré que l’intérêt général a conduit pendant des siècles l’Etat « qu’il soit monarchique ou républicain, à les faire disparaître… Et ce n’est pas un hasard si la Révolution Française décida d’interdire tous les péages ». Avant d’en expliquer les raisons : « L’Etat considérait que la taxation des déplacements constituait un frein au développement économique, à l’unité du territoire, en même temps qu’une rente pour des seigneurs qui n’avaient d’autres préoccupations que leurs privilèges. Il considérait également que ces péages constituaient une forme de fiscalité injuste frappant inégalement les sujets de sa majesté devenus plus tard des citoyens de la République ».

Sauf que progressivement, cette politique d’Etat a fait défaut laissant le privé s’emparer du réseau autoroutier : « En 1970, l’Etat concède la construction et l’exploitation des autoroutes à des sociétés entièrement privées puis, en 2000-2001, en accord avec les autorités européennes, une nouvelle réforme de la politique autoroutière française est entreprise. Il s’agit en fait d’une réelle privatisation du réseau autoroutier qui alimente désormais un véritable scandale d’Etat ».

Ainsi Stéphane Barré a dénoncé « les multinationales, dont certaines sont sous contrôle de capitaux étrangers, qui dégagent des bénéfices colossaux sur le dos des usagers et quelquefois des collectivités locales, en privant au passage l’Etat, qui pourtant ne cesse de se morfondre sur son déficit budgétaire annuel et sa dette, d’une recette importante ».

Résultat, pour le groupe communiste du Front de Gauche : « Notre Département, ses citoyens comme ses acteurs économiques, paye cette politique de renoncement public au prix fort. Phénomène unique en France, l’agglomération havraise pourtant considérée à juste titre comme l’un des poumons économiques du pays est ceinturée de péages : sur l’A29, sur l’A13, sur ses ponts de Normandie et de Tancarville. Le seul péage d’Epretot sur l’A29 et ses 1,10 Euro pour 8 km parcourus figure au hit-parade des sections autoroutières les plus taxées de France. Conséquences, de très nombreux automobilistes et transporteurs choisissent chaque jour les voies départementales parallèles à l’A29 pour se déplacer sur ce secteur. Notre collectivité se retrouve ainsi à devoir entretenir des infrastructures qui supportent un trafic démesuré par rapport à leur configuration, c’est ainsi le cas pour la RD34 dont les travaux importants vont être inaugurés en janvier ».

Rappelant les démarches engagées par Jean-Paul Lecoq et Alain Bazille en 2015 en vue d’obtenir la gratuité de ce péage, Stéphane Barré a demandé que cette action soit intensifiée. De même, il a plaidé pour une intervention en vue d’obtenir la baisse du péage sur l’A150 entre Yvetot et Barentin : « Force est de constater que les efforts et les importants investissements publics concentrés sur ce secteur demeurent contrariés par les tarifs pratiqués sur les 15 km de l’A150 pour 3,20 Euros. Une section autoroutière d’une fluidité stupéfiante… ».

Stéphane Barré a estimé qu’« agir sur les péages, non seulement sur leur niveau mais aussi quelquefois sur leur existence même, répond selon nous à une mission d’intérêt général dont toutes les collectivités doivent s’emparer. Et notamment pour ne pas en rajouter. Or, le fait même que le projet de contournement Est de Rouen soit assujetti à la création d’un péage dont on anticipe bien la hauteur en raison de l’étendue des investissements qu’il nécessite, est un non sens économique, citoyen et écologique. Comment peut-on encore penser que la création d’une barrière de péage va conduire à résorber de manière efficace le trafic sur les itinéraires parallèles ? ».

Rappelant que le Département « a souvent considéré que les péages étaient contraires aux intérêts de nos concitoyens et de notre territoire, la gratuité totale du Pont de Brotonne, le maintien de la gratuité de nos bacs l’attestent », il a demandé « s’agissant de la problématique des péages sur Le Havre, Barentin et Rouen qu’il s’investisse tout autant pour désaturer et déceinturer les barrières de l’argent sur nos routes ».

Pour le groupe socialiste, Jacques-Antoine Philippe a acté que « le contournement Est de Rouen se fera ». Cependant, il a estimé que « pour les habitants du canton de Darnétal, ses conséquences peuvent être fâcheuses ». Au point « que les aspects négatifs sur ce projet doivent nous interpeller ». Il a appelé « à la vigilance et à la prudence ». Indiquant que « de nombreux maires de notre territoire sont inquiets », il souhaite qu’ils soient entendus par « des restrictions pour le transport de matières dangereuses, la protection de la biodiversité, des dispositifs anti-bruit et de limitation de vitesse… ». Quant au péage prévu, il s’est dit préoccupé par l’absence d’information sur les tarifs qui seront pratiqués avant de mettre en garde contre des tarifs trop élevés. Il s’agirait alors « d’une triple peine pour les habitants : une autoroute dans son jardin, qui embouteille le réseau secondaire et que l’on ne peut utiliser en raison de son coût ». Il a conclu son intervention par un appel : « Ce n’est pas à la puissance publique de permettre la rentabilité financière des concessionnaires privées ».

Le Vice-Président Bazille a reconnu que « la mobilité de nos concitoyens est une question d’envergure » mais a estimé que « le concessionnaire se doit de se faire rembourser ses investissements par les péages », avant de s’engager dans une surprenante comparaison avec les tarifs de l’eau : « L’accès aux autoroutes est plus équitable que pour l’eau car il est encadré ». En réponse à la demande formulée sur la gratuité du péage d’Epretot, il a résumé la problématique à une question de « gros sous » car « toute suppression de péage entraine un dédommagement des collectivités au concessionnaire. Ce que l’usager ne paye pas le contribuable doit le payer ». Il a souligné que « les collectivités peuvent faire pression pour que les concessionnaires n’augmentent pas ou même qu’ils baissent les péages, mais la décision relève de l’Etat qui attribue et encadre les concessions ». En conclusion, il a tenu à rappeler que « grâce aux péages, le Département s’est équipé et dispose d’un réseau de qualité, bien entretenu » avant de constater que « sur certains axes gratuits, il est devenu plus difficile d’obtenir des investissements » en prenant l’exemple de la terminaison inachevée de la RN27 à Dieppe avec le viaduc de la Scie tout neuf qui attend toujours ses voies d’accès.

Son collègue de groupe Denis Merville a été dans le même sens estimant que « l’idéal c’est l’absence de péage, mais qu’il faut bien que quelqu’un paye ».

Des réponses qui n’ont pas satisfait Stéphane Barré : « La Seine-Maritime figure au 8e rang des départements de France les plus taxés par les péages. Après le contournement Est de Rouen, il sera sur le podium à la 3e place ! Dans le même temps nous sommes en 37e position pour les routes ex-nationales. Comme quoi le parallèle entre les deux ne tient pas ». Quant à la comparaison avec l’eau, il s’en est amusé : « Vous avez raison, lorsqu’un service de l’eau est repris par le public, les tarifs baissent et les investissements augmentent. Forcément, il n’y a plus de bénéfices à servir au concessionnaire ! ».

Pour télécharger l’intégralité de l’intervention de Stéphane BarréDPD 1 – Saturation de péages

 

Poursuite de nos démarches en vue d’obtenir la suppression de la barrière de péage d’Epretot sur l’A29

Poursuivant leurs démarches en vue d’obtenir la fin des barrières de péages routiers ceinturant l’agglomération havraise, phénomène unique en France pour une agglomération de cette dimension, Jean-Paul LECOQ, Député, ainsi que Sophie HERVE et Alban BRUNEAU, Conseillers départementaux, viennent d’engager différentes initiatives.

Concernant la barrière de péage sur l’A29, à hauteur d’Epretot, Sophie HERVE et Alban BRUNEAU viennent d’écrire au Département pour relancer le projet de gratuité. Cette hypothèse avait été évoquée sous forme d’une expérimentation, lors de la table ronde organisée sur ce sujet en juin 2016 par le Vice-Président en charge des routes au Département et par Jean-Paul LECOQ, alors Conseiller départemental.

Par ailleurs, le groupe communiste du Front de Gauche interviendra lors de la séance du Conseil départemental du 11 décembre sur la problématique des péages en Seine-Maritime.

Concernant cette même problématique mais également celle des péages sur les ponts de Tancarville et de Normandie, Jean-Paul LECOQ vient de saisir la Ministre des Transports. Il avait évoqué ce thème lors de sa rencontre au Havre avec la Ministre à la fin du mois d’octobre.

Pour télécharger le courrier de Sophie HERVE et Alban BRUNEAU : 2017 11 30 – Let Bazille sécurité route de St Laurent

Pour télécharger le courrier de Jean-Paul LECOQ : pagesintervention28-11-2017

Article du « Courrier Cauchois » du 19 janvier 2018 : 2018 01 19 – Courrier Cauchois péages

Article de « Paris Normandie » du 2 février 2018 : 2018 02 02 – Presse Havraise

Pour télécharger le courrier de réponse du Département : 2018 03 14 – Rép. Dépt péages

 

Le port de pêche du Havre bientôt de compétence départementale ? Sophie Hervé et Alban Bruneau s’en réjouissent

 

Suite aux nombreuses démarches directes ou écrites qu’ils ont engagées pour sortir le port de pêche du Havre de l’imbroglio administratif dans lequel il se trouve, et qui empêchait jusqu’à présent tout investissement pourtant utile, Jean-Paul Lecoq, Député, Sophie Hervé et Alban Bruneau, Conseillers départementaux, se réjouissent de la volonté du Département de débloquer cette situation en envisageant de prendre en charge la compétence de ce port, dès 2018 (sous réserve notamment d’une modification par l’Etat des limites administratives du Grand Port Maritime du Havre et d’un travail commun avec la Communauté d’agglomération havraise pour définir sa future gouvernance).

Le Département se propose également de mobiliser un plan d’investissements nécessaire à la revitalisation du port de pêche et de financer une étude pour rendre opérationnelle sa future structure.

C’est le sens de la délibération qui sera soumise au Conseil départemental du 11 décembre prochain. Elle sera bien entendu soutenue par le groupe des élus communistes du Front de Gauche au Département.

Le groupe communiste du Front de Gauche rappelle ainsi l’importance de ce port de pêche pour le Département, la filière pêche, pour les pêcheurs et leurs familles, mais aussi pour Le Havre et son quartier Saint-François notamment. Les havrais sont attachés à leur port de pêche comme l’a encore démontré récemment leur forte mobilisation lors des difficultés rencontrées par les pêcheurs dans la vente de la coquille Saint-Jacques en octobre.

Enfin, le groupe souhaite saluer l’action opiniâtre des pêcheurs et de leur Coopérative maritime, la COMHAV, à l’origine de ce port en 1996 suite à un forte action en lien avec la Municipalité Duroméa-Colliard et qui, depuis plusieurs années, alertent sur les conditions dégradées de ce port, orphelin de collectivité de rattachement et de financements.

L’intervention répétée et tout aussi opiniâtre au cours des dernières années des élus communistes de l’agglomération havraise, et notamment de  Jean-Louis Jégaden, Nathalie Nail, Michel Barrier, Céline Brulin, Jean-Paul Lecoq, Sophie Hervé ou Alban Bruneau, aura permis de faire bouger les choses. Ils restent cependant mobilisés pour s’assurer des suites concrètes qui seront données aux décisions.

20 navires de pêche sont immatriculés aujourd’hui au Havre sur les 136 que compte le Département

Pour télécharger le rapport de séance et le projet de délibération du Conseil départemental : Rapport du 11 Décembre 2017-1078-1083

Pour retrouver les différentes interventions de Jean-Paul Lecoq, Sophie Hervé et Alban Bruneau sur le port de pêche du Havre :

http://departement.elus76.com/2017/10/le-port-de-peche-du-havre-est-menace-sophie-herve-et-alban-bruneau-alertent-le-departement/

http://www.jeanpaul-lecoq.fr/spip.php?article159

http://www.jeanpaul-lecoq.fr/spip.php?article157

http://departement.elus76.com/2017/02/le-port-de-peche-du-havre-en-rade-dinvestissements-et-orphelin-de-collectivite-jean-paul-lecoq-saisit-la-prefete/

http://departement.elus76.com/2016/10/plan-departemental-de-soutien-a-la-filiere-peche-les-propositions-des-elus-communistes-au-departement/

 

 

 

Conseil départemental : pour les élus du Front de Gauche, l’urgence sociale est plus importante à traiter que l’urgence à rembourser les banques !

Le Conseil départemental du 22 novembre s’est ouvert sur le rapport annuel relatif à la situation du Département en matière de développement durable. Une occasion, pour Alban Bruneau, de rappeler que « le développement durable ne doit pas être un simple volet de notre politique, mais devenir la matrice de toutes nos réflexions », avant de réclamer des moyens adaptés aux enjeux, exemples à l’appui.

Mais cette séance fut surtout consacrée aux orientations budgétaires pour 2018. Un débat durant lequel les élus communistes du Front de Gauche ont demandé que « les seinomarins ne soient plus la variable d’ajustement », pour équilibrer « un budget qui consacre par ailleurs chaque année 20 millions pour rembourser les banques plus vite que la musique ». Stéphane Barré appelant le Président « à reconsidérer à la baisse les sommes mobilisées à cet effet, pour allouer à tous les secteurs qui le nécessitent, action sociale et éducation en tête, les moyens de répondre aux demandes et aux besoins exprimés par nos concitoyens ». Il en a conclu que « l’urgence sociale est surement plus importante à traiter que l’urgence à rembourser les banques ».

Au cours de cette séance ont également été débattus le bilan et les orientations du Département en faveur de l’égalité femmes-hommes, soutenus par le groupe, ou encore le retrait de la Région de la gestion de la base de loisirs de Jumièges, qualifié par Séverine Botte d’« aberrante et absurde venant de la collectivité chef de file de la compétence touristique », avant de « souhaiter que le Président de Région s’occupe de nos joyaux plutôt que de vouloir mettre la main sur nos ports nationaux ! ».

Le bilan très positif de l’action des conseillers à l’emploi intervenant auprès des bénéficiaires du RSA, a quant à lui permis à Sophie Hervé de « mettre les choses au point sur les prétendus assistés du système, argument avancé par certains pour exiger que tous les demandeurs d’emplois soit placés sous liberté surveillée, alors qu’à l’autre bout de la cordée, les privilégiés se gavent de richesses ». Et elle a souhaité revenir sur le mauvais sort réservé par le gouvernement aux contrats aidés. Une intervention qui a fait réagir le Vice-Président rapporteur qui s’est alors pris les pieds dans le tapis en dénonçant ces contrats qualifiés « de subventions déguisées » et invitant leurs défenseurs « à aller en bénéficier » pour se rendre compte, sous-entendu de leur inefficacité pour lutter contre le chômage… Sauf que le rapport qu’il venait de présenter démontrait le contraire…

Enfin, concernant le Fonds Départemental de Péréquation de la Taxe Professionnelle, dotation de l’Etat à destination des communes les plus pauvres et se trouvant sous le coup d’une double amputation pratiquée par l’ancien gouvernement et l’actuel, Stéphane Barré a déploré ce mauvais coup pour les communes, avant de soutenir les nouveaux critères de répartition de ce fonds en Seine-Maritime, proposés par le groupe de travail constitué au sein de la collectivité : « Le résultat de cette concertation demeurant un compromis acceptable entre le pire qui aurait consisté à ne rien faire et l’idéal qui aurait consisté à nous écouter entièrement ». Car si, comme le groupe l’avait souhaité, le critère du revenu par habitant a bien été pris en compte dans les nouvelles répartitions, celui du nombre de logements sociaux par commune n’a été soutenu en revanche… que par les élus communistes.

 

Pour télécharger le bulletin « En Direct » résumant les interventions de la séance : En Direct 2017 11

Pour télécharger sa version de synthèse : En Direct 2017 11 – Synthèse