Le Conseil départemental, réuni à Rouen en séance plénière le 4 décembre, fut essentiellement tourné vers la protection de l’enfance, avec la présentation du rapport de la Mission d’information et d’évaluation (MIE) mise en place il y a un an, sur proposition de nos groupes de Gauche.
Une délégation syndicale s’est exprimée en début de séance pour saluer les travaux de cette Mission,avec le regret toutefois qu’il ait fallu attendre une situation aussi dégradée pour réagir. Après avoir rappelé la souffrance des enfants confiés à l’ASE (Aide sociale à l’enfance anciennement DDASS), et celle des professionnels qui s’épuisent, les représentants syndicaux ont dit combien il était nécessaire de créer un Comité de suivi afin que les préconisations de la Mission soient traduits dans les faits.
Au cours des interventions et des débats faisant suite à la présentation de ce rapport, Maryline Fournier, au nom des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, a dit combien notre République a le devoir de préserver la santé, la sécurité, l’intégrité, l’éducation, l’émancipation des plus jeunes de sa population… En rappelant que pour cela il faut que l’Etat par ses gouvernements prennent ses responsabilités par la mobilisation de moyens, budgétairement notamment, à la hauteur des besoins à couvrir.
En conclusion des débats, la création de 3 Comités locaux de prévention de l’enfance (un par arrondissement : Rouen, Le Havre, Dieppe), et l’installation d’un comité de suivi de cette Mission ont été décidés.
Puis, profitant de la procédure des questions orales au président, Maryline Fournier a alerté sur la situation de l’EHPAD privée La Varenne à Arques-la-Bataille, en demandant l’intervention du Département et de l’Agence Régionale de Santé. Elle lui avait remis avant la séance une pétition des familles et des agents de l’établissement.
Au cours de cette séance, le Conseil départemental a également fixé les niveaux de financement, pour 2026, des établissements et services accueillant des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et ceux dans le champ de l’enfance. Les élus communistes se sont abstenus, Sophie Hervé expliquant qu’un effort légèrement supérieur à la hausse des prix était certes fait, mais qu’il reste inférieur aux nécessités de dépenses des établissements pour assurer une qualité d’accueil et de services pourtant indispensables pour leurs résidents et leurs familles.




