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Tribune du mois de septembre : Réinvestir pour nos services publics

Tribune du Groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine

Bulletin départemental du mois de septembre 2026

Réinvestir pour nos services publics

Cela fait 20 ans que les dépenses publiques sont comprimées par un régime d’austérité, et que la dette augmente, parce que cela fait 20 ans que tous les gouvernements, de Sarkozy à Macron, pratiquent l’injustice fiscale et sociale :

  • 20 ans de coupes dans les dépenses publiques pourtant indispensables à la cohésion sociale et à la satisfaction des besoins quotidiens de nos concitoyens : dans la santé, la sécurité sociale, l’éducation, le logement, le médico-social, la prévention…
  • 20 ans de transferts de richesses vers les actionnaires, les multinationales, les ménages les plus aisées… Pour eux 20 ans d’évitement à l’impôt, au détriment de la très grande majorité de la population.

A l’heure où 36.000.000.000 Euros (36 milliards) d’argent public sont, d’un coup, trouvés pour financer l’armement sans que nous soyons demain plus en sécurité, nos services publics, eux, continuent d’être désarmés.

Or, les services publics qui reculent c’est la République qui s’efface, l’État de Droit qui s’affaiblit, la cohésion nationale qui se fissure faisant le lit de l’extrême-droite, de la loi du plus fort, du « chacun pour sa peau »…

Cela suffit !

Il y a urgence à réarmer nos services publics avec des moyens humains suffisants pour répondre aux besoins de la population et préserver l’égalité républicaine sur l’ensemble des territoires.

Notre pays qui voit ses richesses, produites par tous, croître d’année en année, en a largement les moyens. C’est une question d’orientations politiques, donc d’abord une question de mobilisation et de vote.

gauchecombative.76@gmail.com

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de Septembre 2026

Notre camarade Christine Morel s’en est allée, le groupe est en deuil

Le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine au Département de Seine-Maritime est en deuil. Christine Morel, Conseillère départementale s’en est allée samedi matin, emportée par une longue maladie.

Maire d’Harfleur de 2015 à 2026, Christine fut élue en binôme avec Jérôme Dubost, Maire PS de Montivilliers, lors des élections départementales du mois de juin 2021 sur le canton du Havre II regroupant les communes d’Harfleur, de Montivilliers, la commune associée de Rouelles et le quartier havrais de Caucriauville.

Elle fut une femme engagée dans de très nombreux combats, sur les terrains notamment de l’éducation, du droit des femmes, de l’écologie ou encore de la citoyenneté, reconnue pour sa tempérance, son opiniâtreté, sa simplicité.

Ses camarades au Conseil départemental, Séverine Botte, Alban Bruneau, Maryline Fournier, Sophie Hervé, Laurent Jacques, Nicolas Langlois et Joachim Moyse présentent toutes leurs condoléances émues à son mari, à ses enfants, à sa famille et à ses amis.

« C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris la disparition ce matin de mon amie et camarade Christine Morel, ancienne Maire d’Harfleur et actuelle Conseillère départementale du canton d’Harfleur-Rouelles-Caucriauville-Montivilliers.

Christine était une femme, une militante, une élue d’une grande humanité, éprise de paix, pédagogue, combative. Sa pondération, sa simplicité, son opiniâtreté forçaient le respect de ceux qui l’ont côtoyé. Elle va nous manquer…

Sincères condoléances à son mari, à ses enfants, à ses proches, à ses camarades »

Jean-Paul Lecoq, Député

« C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Christine Morel, conseillère départementale du canton Le Havre 2.

Elle siégeait au sein du groupe d’opposition de la gauche combative, communiste et républicaine.

Demain, lors de la Commission permanente, je lui rendrai hommage.

Elle était une femme de convictions, passionnée, avenante, simple, engagée pour Harfleur dont elle a été une Maire dévouée.

Mes pensées vont d’abord à sa famille, aux Harfleuraises et Harfleurais ainsi qu’à Jérôme Dubost, son binôme départemental, Maire de Montivilliers, qui avait un lien particulier avec elle, bien que siégeant dans un autre groupe d’opposition.

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Tribune du mois de juin : Un bouclier départemental contre la vie chère

Tribune du Groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine

Bulletin départemental du mois de juin 2026

Un bouclier départemental contre la vie chère

Face à la vie chère, la vie devenue trop chère – sujet d’inquiétude majeur pour les familles -, le Département doit agir. Ce n’est pas ici que nous pouvons décider de bloquer les prix pour mettre fin à la spéculation et établir des tarifs justes, ou baisser la TVA sur l’énergie, ce que le gouvernement refuse de faire. MAIS ici au Conseil départemental, nous pouvons apporter des réponses concrètes pour améliorer la vie.

Pour les financer, nous pouvons anticiper les recettes de TVA supplémentaires dues à l’explosion des prix et celles issues des taxes sur l’électricité. Nous défendons avec ce financement un plan d’urgence pour soutenir le pouvoir d’achat des Seinomarins.

Pour les jeunes :

  • Le rétablissement des bourses pour les collégiens et du « Pass Jeune » à 100 € pour le sport et la culture.

Contre la précarité alimentaire :

  • Une tarification progressive de la cantine jusqu’à la gratuité pour les plus fragiles.
  • Un triplement du budget alloué aux épiceries solidaires et associations qui œuvrent dans les solidarités, en demandant aux grandes entreprises présentes en Seine-Maritime d’abonder ce budget.

Pour les parents solos :

  • Un « bonus solidaire » sur les prestations augmentées d’un tiers ou l’application de tarifs réduits selon les dispositifs.

Pour les salariés modestes :

  • Un élargissement au niveau du SMIC des conditions d’accès au Fonds de Solidarité Logement (FSL) et aux autres dispositifs de solidarité.

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Réaménagement de la RD6015 entre Gainneville et Harfleur : pour Sophie Hervé et Alban Bruneau il est urgent d’avancer mais aussi de libérer le péage d’Epretot sur l’A29

Comme déjà abordé par courriers et à travers de nombreuses interventions en Conseil départemental, Sophie Hervé et Alban Bruneau viennent à nouveau de saisir le vice-président du Département en charge des infrastructures pour être associés, dans les meilleurs délais désormais, à la définition du programme de requalification de la RD6015 entre Gainneville et Harfleur, via Gonfreville l’Orcher.

Outre les maires de Gainneville, d’Harfleur et de Gonfreville l’Orcher, ils demandent d’y associer les maires de Rogerville et de Saint-Laurent-de-Brèvedent compte tenu de la forte connexion de ces communes avec cette route départementale.

« La requalification de la RD6015 entre Yvetot et Le Havre a été prise en considération par une délibération du Conseil départemental de décembre 2018, et si la plupart des sections ont été traitées depuis, ou sont programmées à partir d’un projet validé par le Conseil départemental à l’instar de la section Saint-Aubin-Routot / Gainneville, la section la plus congestionnée, entre Gainneville et Harfleur, se trouve toujours en attente de définition.

Lors de la réunion organisée le 20 juin 2025, un diagnostic réalisé en 2023 a été présenté et confirme la non-conformité de géométrie avec des rabattements trop courts et mal aménagés, des risques de contresens depuis les bretelles, un manque de lisibilité de l’accès de plusieurs bretelles ou encore des défauts de signalisation.

Si ce diagnostic constitue une base utile, de nombreuses problématiques sont à ce jour posées par les maires et en attente de discussions pour pouvoir les intégrer le cas échéant au projet de requalification. D’où notre demande pressante de réunion de travail à ce sujet.

De nombreux projets sont en effet réalisés ou engagés par les communes de Gainneville et de Gonfreville l’Orcher qui sont de nature à impacter ce projet de requalification :

  • ouverture du centre de recyclage de la Communauté Urbaine Le Havre Seine Métropole sur la ZAC du Cantipou ;
  • projet d’habitat sur le site de Bévilliers ;
  • projet 200 logements sur le site des Jonquilles ;
  • projet de zone d’activités économiques en face du site des Jonquilles ;
  • projet de voie verte entre Rogerville Gainneville et Gonfreville l’Orcher par la rue du 11 novembre 1918 ;
  • projet d’équipement sportif de la Plaine de la Paix.

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Sophie Hervé et Alban Bruneau interviennent pour le maintien du bureau de poste Eure/Brindeau au Havre

Sophie Hervé et Alban Bruneau, Conseillers départementaux communistes du canton Le Havre III, viennent de saisir la direction de La Poste pour obtenir des précisions quant aux projets envisagés sur le bureau du quartier de l’Eure/Brindeau. Ils ont réitéré son importance et celle d’y affecter constamment un nombre de guichetiers suffisant.

« Plusieurs alertes, et notamment par mouvement de grèves des agents de La Poste, font état d’une dégradation des conditions de travail qui affecte également le niveau et la qualité de service offert aux usagers, dans les 15 bureaux implantés sur l’agglomération.

En cause, un manque d’agents guichetiers entrainant notamment une insatisfaction des usagers avec comme conséquence un accroissement des incivilités et la fermeture ponctuelle de bureaux sur des créneaux où ils sont pourtant annoncés ouverts.

Dans ce contexte déjà sensible du point de vue de la qualité du service public, nous apprenons le projet de fermetures qui viserait plusieurs bureaux du Havre dont celui de Brindeau sur notre canton. 

Un bureau extrêmement important pour la vie quotidienne de ce quartier socialement sensible du Havre, dont une large partie est retenue au titre des quartiers prioritaires de la politique de la ville, et qui a déjà fait l’objet d’une baisse de ses amplitudes horaires d’ouverture. »

Pour télécharger le courrier de Sophie Hervé et Alban Bruneau : La Poste Brindeau 2026

(Cliquer sur les images pour agrandir)

Les députés Jean-Paul Lecoq pour la région havraise et Edouard Bénard pour la région rouennaise sont également intervenus concernant plusieurs menaces de fermetures de bureaux de poste sur les deux agglomérations.

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Tribune du mois de mars : Pour que vivent communes et départements

Tribune du Groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine

Bulletin départemental du mois de mars 2026

Pour que vivent communes et départements

La crise démocratique provoquée par la déconnexion des présidents et gouvernements depuis Nicolas Sarkozy, avec la réalité des besoins, des aspirations et de l’expression des classes populaires et moyennes, des jeunes et des travailleurs en particulier, pour ne servir que les intérêts des plus aisés, des détendeurs des capitaux, épargne néanmoins les communes.

Les Français demeurent ainsi attachés à leurs villes, villages, hameaux, et à leurs départements. N’en déplaise à ces mêmes présidents et gouvernements qui, depuis Nicolas Sarkozy, font tout pour éloigner les centres de décision, restreindre l’accès aux pouvoirs, limiter le nombre de contre-pouvoirs.

Le lien, l’estime, la confiance des habitants avec leur commune, communautés de vies, de générations, de projets, c’est le plébiscite de la proximité, de l’accessibilité, de la portée de main, à la poignée de mains.

Le Maire, on n’est pas toujours d’accord avec lui, on peut même franchement être en désaccord, il n’empêche qu’il est là, il vit là. Et puis les élections municipales c’est choisir une équipe, un programme, demander des comptes ou changer de politique.

Tout ceci à condition que communes et départements puissent avoir les moyens budgétaires et l’autonomie financière pour continuer d’agir, de construire, de répondre, d’investir. Et non d’être transformés en simple guichet des politiques nationales décidées ailleurs.

C’est cette autonomie, ce pouvoir collectif local, ces moyens budgétaires locaux que vous pouvez défendre par votre bulletin de vote, car ils sont bel et bien menacés.

gauchecombative.76@gmail.com

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de Mars 2026

Pour le maintien des moyens éducatifs et d’égalité territoriale en Seine-Maritime

Accompagnés par les parlementaires communistes Céline Brulin, Jean-Paul Lecoq et Edouard Bénard, et par des maires, les 8 Conseillers départementaux du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine de Seine-Maritime, ont écrit pour contester auprès du Ministère de l’Education nationale et du Rectorat, la baisse des dotations horaires globales (DHG, c’est à dire l’enveloppe des heures d’enseignement dont disposent les établissements) annoncées pour la rentrée prochaine dans nos écoles, collèges et lycées.

Ils sont, ainsi que la Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE), très inquiets sur les conséquences concrètes que vont avoir ces suppressions de postes : 272 postes en moins dans l’Académie de Normandie répartis entre 135 postes dans les écoles, 119 dans les collèges et lycées, et 18 postes administratifs.

« Ces décisions vont directement fragiliser l’accompagnement de tous les élèves, et en particulier de ceux qui ont besoin d’un soutien spécifique.

Le Ministère et le Rectorat justifient ces suppressions par une baisse des effectifs. Or, si cette situation était réellement avérée, elle pourrait au contraire constituer une opportunité pour renforcer les moyens alloués aux établissements et améliorer les conditions d’encadrement. Par ailleurs, cette justification ne correspond pas à la réalité : certains collèges voient leur dotation horaire globale diminuer alors même que leurs effectifs restent stables !!

Il existe donc un décalage entre l’argument avancé et la situation constatée sur le terrain.

Ces coupes budgétaires vont entrainer des suppressions de classes, des fermetures de postes, mais vont également entrainer la réduction d’options et de spécialités, ainsi que l’affaiblissement des projets pédagogiques. Cette logique purement comptable, appliquée selon une « règle à calcul » déconnectée des réalités de terrain, ne tient pas compte des besoins réels des élèves ni des conséquences durables des crises successifs (sociale et économique) notamment de la crise sanitaire sur leurs apprentissages. »

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Tribune du mois de janvier : Pour une bonne année : la relance à la place de l’austérité !

Tribune du Groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine

Bulletin départemental du mois de janvier 2026

Pour une bonne année : la relance à la place de l’austérité !

10 ans qu’ils nous font le coup de la réduction des dépenses publiques, donc de nos services publics, de nos protections individuelles et collectives, pour diminuer une dette… qui finalement augmente !

10 ans que l’hôpital est compressé, que l’éducation est rationnée, que le logement est en crise, que nos communes et départements sont asphyxiés, que de la protection de l’enfance à l’accompagnement de nos aînés, toutes les politiques publiques manquent de budgets…

10 ans que 270 Milliards d’argent public sont détournés chaque année au profit des plus riches, des rentiers, des grandes entreprises et haut patronat, « quoi qu’il en coûte » au reste de la population et aux travailleurs en particulier.

10 ans que tout ceci ne marche pas ! Aggravant les injustices sociales et fiscales, la dette de l’État.

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Retour sur le Conseil département du 4 décembre…

Le Conseil départemental, réuni à Rouen en séance plénière le 4 décembre, fut essentiellement tourné vers la protection de l’enfance, avec la présentation du rapport de la Mission d’information et d’évaluation (MIE) mise en place il y a un an, sur proposition de nos groupes de Gauche.

Une délégation syndicale s’est exprimée en début de séance pour saluer les travaux de cette Mission,avec le regret toutefois qu’il ait fallu attendre une situation aussi dégradée pour réagir. Après avoir rappelé la souffrance des enfants confiés à l’ASE (Aide sociale à l’enfance anciennement DDASS), et celle des professionnels qui s’épuisent, les représentants syndicaux ont dit combien il était nécessaire de créer un Comité de suivi afin que les préconisations de la Mission soient traduits dans les faits.

Au cours des interventions et des débats faisant suite à la présentation de ce rapport, Maryline Fournier, au nom des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, a dit combien notre République a le devoir de préserver la santé, la sécurité, l’intégrité, l’éducation, l’émancipation des plus jeunes de sa population…

En rappelant que pour cela il faut que l’Etat par ses gouvernements prennent ses responsabilités par la mobilisation de moyens, budgétairement notamment, à la hauteur des besoins à couvrir.

En conclusion des débats, la création de 3 Comités locaux de prévention de l’enfance (un par arrondissement : Rouen, Le Havre, Dieppe), et l’installation d’un comité de suivi de cette Mission ont été décidés.

Puis, profitant de la procédure des questions orales au président, Maryline Fournier a alerté sur la situation de l’EHPAD privée La Varenne à Arques-la-Bataille, en demandant l’intervention du Département et de l’Agence Régionale de Santé. Elle lui avait remis avant la séance une pétition des familles et des agents de l’établissement.

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Situation préoccupante à l’EHPAD La Varenne : Maryline demande l’intervention du Département

Maryline Fournier a utilisé, en séance du 4 décembre, la procédure des questions orales au Président pour interpeller de nouveau le Conseil département sur la situation préoccupantes dans lequel se trouve l’EHPAD privé « La Varenne » situé à Arques-la-Bataille. 

Elle avait tout d’abord remis au Président du Conseil départemental en début de séance, une pétition portée par les élus communistes, les salariés et les familles des résidents.

« Monsieur le Président,

La situation de l’EHPAD La Varenne (groupe « Colisée »), à Arques-la-Bataille, soulève aujourd’hui une préoccupation majeure. Depuis le 22 septembre, les salariés de l’établissement sont en grève. Ils disent leur épuisement, leur manque de moyens, et l’impossibilité dans laquelle ils se trouvent d’assurer l’accompagnement digne auquel les résidents ont droit.

Lors d’une rencontre avec eux, ils ont décrit une charge de travail devenue insoutenable. Le mi-temps d’une aide-soignante n’est pas remplacé, le sixième poste promis n’a jamais été créé, les absences ne sont que rarement comblées. Les temps de pause sont régulièrement annulés sans compensation. Et ce manque chronique d’effectifs fragilise jusqu’aux missions essentielles d’hygiène, pourtant décisives pour la dignité des résidents.

Concrètement, une agente d’entretien doit assurer seule le ménage de 28 chambres, plus les parties communes. Dans ces conditions, un nettoyage approfondi est impossible, et le lien humain – pourtant indispensable dans un EHPAD – disparaît faute de temps. En cuisine, les constats sont identiques : pas de remplacements, et 5,31 € seulement pour préparer le petit-déjeuner, le déjeuner, la collation et le dîner. Les salariés parlent, eux, d’un rationnement. Quant à la lingerie, une seule personne, seule, assume l’ensemble des tâches : lavage, étiquetage, repassage du linge des résidents et des nappes du restaurant. Dans un local inadapté, mal ventilé, mal équipé.

Après le scandale Orpéa, qui a mis en lumière les dérives de certains groupes privés lucratifs dans le secteur, chacun pouvait espérer que ces pratiques appartiendraient au passé. Or, les témoignages recueillis à Arques-la-Bataille laissent craindre l’installation d’une forme de maltraitance institutionnelle – non pas par manque de professionnalisme des personnels, mais par manque de moyens et de considération pour leurs métiers. Et pire encore, parce que certaines personnes ont comme pour seules ambitions de faire du profit sur le dos de la dignité humaine.

Les résidents, qui s’acquittent pourtant de tarifs élevés (parfois jusqu’à 4000 euros mensuel), et les professionnels, déjà mis à rude épreuve, ne doivent pas être les variables d’ajustement de modèles économiques basés sur la rentabilité.

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