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La protection n’est pas une fourniture scolaire : appel à la gratuité des masques !

Communiqué du Groupe des élus communistes et républicains du Front de Gauche au Conseil départemental de Seine-Maritime

Nous avons pris connaissance avec regret et incompréhension de la décision du gouvernement de ne pas procéder à la fourniture gratuite de masques de protection, à tous les élèves de plus de 11 ans alors même que, dans le cadre de la gestion de crise du Covid-19, le port du masque est rendu obligatoire dans les établissements scolaires et à leurs abords.

Outil de protection de la santé des élèves et mesure prise pour lutter contre la propagation du virus, le port du masque ne peut pas reposer sur la faculté contributive des familles, d’autant que le coût de cet équipement est sans commune mesure avec « la gomme ou le crayon » évoquée par le Ministre, un masque jetable devant être changé deux fois par jour.

Face à cette décision préjudiciable à la prévention de la santé et à la gratuité de l’enseignement pourtant garantie par la République, plusieurs régions et départements ont décidé d’assurer cette dotation de masques.

En Seine-Maritime, le Département va distribuer un masque lavable et réutilisable à chaque collégien. Une mesure que nous avions réclamé dès le mois de mai en sortie de confinement.

Nous saluons cette décision et souhaitons que notre collectivité intervienne auprès du gouvernement pour que ce dernier prenne enfin ses responsabilités dans ce domaine : gratuité des masques pour toutes et pour tous !

Les élus communistes et républicains du Front de Gauche

au Conseil Départemental de Seine-Maritime.

Stéphane Barré, Séverine Botte, Alban Bruneau, Sophie Hervé

Pour télécharger le communiqué : Communiqué gratuité masques

Généralisation du port du masque : au Havre, Sophie Hervé demande leur prise en charge par la Mairie

Alors que le gouvernement rend obligatoire le port du masque dans les espaces publics clos, aucune disposition n’est prise pour procéder à la distribution gratuite de masques. Qu’à cela ne tienne, au Havre, Sophie Hervé demande leur prise en charge par la Mairie.

Une mesure de justice sociale.

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Les élus communistes demandent la prise en charge des frais occasionnés par les collèges pour tenir le protocole sanitaire

Les élus du groupe communiste du Front de Gauche au Département, Stéphane Barré, Séverine Botte, Alban Bruneau et Sophie Hervé, viennent de saisir le Président du Conseil départemental pour demander une mesure financière exceptionnelle en faveur des collèges de Seine-Maritime.

Les quatre Conseillers départementaux ont participé la semaine dernière aux différentes réunions des conseils d’administration des collèges situés sur leurs cantons, ainsi que celui du collège Pablo-Picasso d’Harfleur au sein duquel Sophie Hervé siège en qualité de personne qualifiée désignée par le Conseil départemental.

Ils ont tenu tout d’abord à saluer l’engagement des personnels de l’Education Nationale et ceux du Département, pour avoir su créer les conditions, dans ces circonstances exceptionnellement graves liées à la gestion de crise du Covid-19, pour permettre la réouverture des établissements à compter de ce jour.

Ils ont également eu confirmation que, conformément aux engagements pris, la plupart des contrats des personnels départementaux concernés ont bien été prolongés jusqu’au 2 juin, échéance fixée par l’organisation actuellement mise en place dans les collèges jusqu’au nouveau point d’étape de la crise annoncé par le Gouvernement. Un point d’étape qui s’accompagnera de nouvelles orientations et décisions.

En revanche, ils s’étonnent que certains contrats n’aient été renouvelés que jusqu’à fin mai. Une latence de quelques jours qui devra être sans conséquence sur la bonne occupation de tous les postes requis dans les collèges concernés. C’est du moins ce qu’ils ont demandé au Président.

Au cours de ces réunions, ils ont constaté que les collèges avaient dû engager des frais importants pour se conformer aux dispositions du protocole sanitaire qui s’impose avec cette reprise de l’accueil des élèves : produits désinfectants, lingettes, gel, distributeurs à savon dans les toilettes, pose de plexiglass, et même des masques de protection comme pour le collège Paul-Eluard de Saint-Etienne-du-Rouvray

Les sommes mobilisées pour ces achats indispensables sont conséquentes et pèsent sur l’équilibre budgétaire des établissements, en particulier pour ceux comme le collège Pablo-Picasso d’Harfleur ou Paul-Eluard de Saint-Etienne-du-Rouvray qui sont déjà en forte tension dans leur gestion.

Aussi les 4 Conseillers départementaux demandent qu’une dotation financière exceptionnelle de la collectivité pour couvrir la surcharge financière occasionnée par ces achats liés à la gestion de crise pour les collèges de Seine-Maritime soit décidée.

Pour télécharger le courrier envoyé : Mesure financière pour les collèges

Pas de masques fournis par l’Etat, pas d’ouverture des collèges

Communiqué des élus communistes au Département

Un masque gratuit pour chaque collégien, chaque enseignant et chaque personnel de nos collèges : que le Gouvernement tienne ses engagements !

« Nous l’avons dit, le port du masque sera obligatoire, pour les professeurs bien entendu quel que soit le niveau d’enseignement, et à partir de la sixième au moment de la rentrée des classes pour les collégiens… Bien entendu c’est l’Éducation nationale, donc l’État, qui fournira les masques », Edouard Philippe, Premier ministre, devant le Sénat le 29 avril.

A quelques jours de la réouverture des collèges de Seine-Maritime, nous demandons au Préfet de faire respecter cet engagement du gouvernement en veillant aux dotations nécessaires dans chaque établissement.

Et, à défaut, nous demandons au Conseil départemental de ne pas autoriser la réouverture des établissements jusqu’à la bonne satisfaction de cette nécessité sanitaire, d’autant qu’un grand nombre de collégiens doivent recourir aux transports collectifs pour se rendre dans leur collège et que le port du masque y est obligatoire.

  • C’est le Président de la République qui a fixé, seul, la date du 11 mai pour la sortie progressive du confinement ;
  • C’est le gouvernement qui a décidé, seul, de la reprise des classes pour les élèves des 6ème et des 5ème à partir du 18 mai ;
  • C’est le Ministre de l’Education Nationale qui exerce la responsabilité de veiller au respect strict des protections sanitaires et de la sécurité des enfants et des personnels qui sont amenés à reprendre le chemin des collèges ;
  • C’est l’Etat qui a le pouvoir de réquisitionner les masques et autres protections indispensables au respect des protocoles sanitaires ;

En conséquence, si chaque collégien et chaque personnel des n’est pas doté d’ici là, nos collèges doivent rester fermer. Pas de masque, pas de collège. C’est une question de sécurité, c’est aussi le bon respect de la parole publique.

Groupe des élus communistes du Front de Gauche au Département

Stéphane Barré, Séverine Botte, Alban Bruneau, Sophie HervéConseillers départementaux

Pour télécharger le communiqué : Pas de masques, pas de collège

Carte scolaire de la rentrée 2020 : il y a comme un problème à Gainneville ! Sophie Hervé et Alban Bruneau interviennent

Le Ministre de l’Education Nationale a annoncé, il y a quelques semaines, deux positions de principe quant à l’élaboration de la carte scolaire de la rentrée de septembre :

  • pas de fermeture de classe dans les communes rurales sans l’accord du maire ;
  • pas de diminution du niveau d’encadrement (donc du nombre d’enseignants par rapport au nombre d’élèves) dans les communes urbaines et péri-urbaines, sans l’accord du maire…

Sauf que, la carte scolaire arrêtée par la direction des services départementaux de l’Education Nationale, le 15 avril dernier, prononce une fermeture de classe à la maternelle Louis-Aragon de Gainneville…

Ce retrait d’un poste au sein de cette école n’est donc pas conforme à la position du Ministre. 

En effet, le retrait d’un poste entrainant de facto une augmentation sensible du nombre d’élèves par classe, le taux d’encadrement s’en trouverait ainsi dégradé sur la commune, l’école élémentaire ne faisant pas l’objet d’un renforcement de ses moyens.

Par ailleurs, il semble que le Maire de Gainneville n’aurait pas été consulté dans le cadre de la préparation de cette carte scolaire et qu’il y serait opposé.

Des raisons qui conduisent Sophie Hervé et Alban Bruneau, conseillers départementaux du canton, à demander l’annulation de ce retrait de poste.

Pour télécharger le courrier d’alerte : Courrier au DASEN – Aragon

Gestion de crise du Covid-19 : les interventions des élus communistes du Front de Gauche au Département

Les élus du groupe communiste et républicain du Front de Gauche au Département vous rendent compte des positions prises et interventions faites dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire actuelle. En vous souhaitant bon courage, bienveillance et bonne santé dans cette période difficile que nous affrontons.

Carte scolaire 2020

Chaque année au mois de mars, le Conseil départemental de l’Education Nationale (CDEN) (placé sous la double autorité du Département et du Préfet), doit donner son avis sur le projet de carte scolaire pour la prochaine rentrée. Une carte scolaire préparée par la direction des services de l’Education Nationale qui envisage des fermetures et ouvertures de classes.

Compte tenu de la crise sanitaire que nous traversons, des mesures de confinement en vigueur qui empêchent les familles de se rendre dans leur mairie pour procéder aux inscriptions, mais aussi des annonces du Chef de l’Etat concernant le gel de toutes les réformes en cours, nous avons demandé le report du CDEN et la suspension des travaux relatifs à la carte scolaire. Une demande relayée également par de nombreux parlementaires, Sébastien Jumel, Hubert Wulfranc, Jean-Paul Lecoq et Céline Brulin en tête, ainsi que par les représentants des parents d’élèves.

Face à cette fronde, le Ministre a annoncé que toutes les fermetures de classes en milieu rural sont suspendues, mais quid des autres territoires ?

Nous demandons par conséquent que l’ensemble des fermetures de classes envisagées soit gelé sauf accord du maire concerné. Il serait incompréhensible qu’à l’issue du confinement, des familles se retrouvent dans l’impossibilité d’inscrire leur enfant dans l’école de leur secteur d’habitation.

Les dérives du dispositif « Ecole à la maison »

De très nombreuses familles indiquent être en difficulté, ou tout simplement empêchées, pour permettre à leurs enfants de suivre les devoirs et cours délivrés de manière dématérialisée par les enseignants.

C’est particulièrement vrai sur les secteurs d’habitations non connectés au réseau Internet où seules les liaisons en 4G sont possibles.

C’est également vrai pour des familles bénéficiant du Programme de Réussite Educative qui indiquent être en grande difficulté pour accompagner leurs enfants dans ce travail à distance.

Ainsi, malgré l’engagement méritant des enseignants, les inégalités se creusent, le risque de décrochage scolaire s’accentue et des parents se trouvent en souffrance, culpabilisant face à ces difficultés et craignant pour l’avenir de la scolarité de leurs enfants lors de la reprise des cours.

Au regard de ces éléments, les élus du groupe communiste ont questionné la direction de l’Education Nationale pour savoir :

  • Ce que risque concrètement un élève qui n’est pas en capacité de suivre un cours, et par exemple de rendre un devoir ?
  • Quelles sont les mesures correctives travaillées par les services afin de garantir un accès égalitaire au cours à distance pour chaque élève confiné à domicile dans cette période ?

Dispositions sanitaires

Nous avons demandé une augmentation urgente des places disponibles pour l’accueil des personnes sans domicile fixe, les premières mesures prises dans ce domaine ne suffisant pas pour couvrir l’ensemble des besoins, les capacités d’accueil étant régulièrement saturées.

Réseau postal

Nous alertons depuis des années, notamment en Commission départementale de suivi de la présence postale territoriale au sein de laquelle siège Sophie Hervé, et encore récemment lors d’un débat de politique départementale, sur la dégradation du service public postal.

Une dégradation marquée par des fermetures de bureaux, la diminution des horaires d’ouverture d’autres, les tournées de distribution de plus en plus dégradées. En cause, la stratégie du groupe La Poste qui diminue chaque année ses effectifs, privilégie les services commerciaux payants à ses missions de service public pour accroitre ses bénéfices tout en mobilisant de l’argent public. Pas étonnant dès lors qu’en pleine crise du Covid-19, le groupe soit incapable d’assurer ses missions essentielles. Un grand nombre de bureaux sont fermés, laissant les usagers dépourvus de carte bancaire sans solution pour retirer des espèces pour assumer leurs achats de première nécessité ; les tournées de distribution du courrier ont été interrompues puis rétablies que certains jours par semaine. Un constat accablant pour un groupe qui croule sous les bénéfices.

Les élus communistes au Département ont exigé le rétablissement des services postaux de proximité, des services essentiels en ces temps de crise, par l’embauche massive de personnels. Et tanpis pour les bénéficient du groupe cette année !

Consignes pour les résidences autonomie

Alban Bruneau a alerté concernant l’absence de directives précises délivrées aux gestionnaires de Résidences autonomies contrairement à celles en vigueur pour les EHPAD. Les publics et modalités d’accompagnement y sont très différents, et par conséquent les recommandations adressées par les services départementaux le sont également. Sauf que malgré les informations communiquées sous des formes multiples, variées et répétées, il est constaté une très grande difficulté pour les résidents de résidences autonomie à respecter les règles de confinement et à ne pas sortir plusieurs fois par jour parfois pour le pain, le journal, les courses, prendre l’air….

Aussi il semble opportun, compte-tenu de la vulnérabilité des personnes qui y sont accueillis de réfléchir à des dispositions plus contraignantes pour les aînés en résidence autonomie. La crainte de prendre des mesures attentatoires à la liberté de circulation des aînés en résidence autonomie ne doit pas annihiler la réflexion nécessaire du Département à mener en matière de réduction des  allers-venues des résidents. Sans ces dispositions, nous ne pouvons que craindre très fortement le risque d’une contamination d’une population qui, certes moins qu’en EHPAD mais malgré tout, est très vulnérable. Les personnels de ces résidences sont de fait, également exposés.

Les résidences Autonomie sont des établissements médico-sociaux placés sous la responsabilité du Département mais ne disposent à ce jour que de consignes très vagues et il conviendrait de ne pas laisser les gestionnaires d’établissement supporter seuls des décisions restrictives qui ne relèvent pas de leurs compétences en matière de circulation. 

Soutien au commerce de proximité

Stéphane Barré est intervenu en Commission permanente du Département pour soutenir, avec d’autres élus, la création d’un dispositif départemental de soutien aux commerces de proximité, en complément des mesures nationales en vigueur, pour les aider à traverser cette période difficile marquée par des fermetures obligatoires et par des baisses parfois très importantes de clientèle. Déjà fragilisés, il faut que nos commerces locaux puissent réouvrir à l’issue de cette crise.

Soutien aux associations

Dans cette période, de nombreuses associations sont également fragilisées en devant faire face, malgré l’arrêt de leurs activités, au paiement de leurs charges fixes. Nous avons demandé la création d’un fonds d’aide à la vie associative.

Le collège Picasso d’Harfleur de nouveau visé par des mesures de restriction

Le collège Pablo-Picasso d’Harfleur est exposé à une situation particulièrement délicate, notamment en raison de sa sortie inopportune du Réseau d’Education Prioritaire. Sortie qui obère les moyens éducatifs dont il devrait disposer au regard des problématiques auxquelles sont confrontés une part importante de ses élèves.

Cette situation sous tension est à l’origine, depuis des mois, d’un certain nombre d’alertes, de démarches et de mobilisations émanant de l’ensemble de la communauté éducative et des élus locaux.

Or, c’est dans ce contexte que nous apprenons la suppression d’une classe de troisième lors de la prochaine rentrée, débouchant sur des projections d’effectifs à 29 élèves par classe, dans des classes qui ne sont d’ailleurs pas configurées pour accueillir un tel effectif.

Cette annonce soulève incompréhension et colère, en donnant le sentiment que la gestion des dotations horaires par la Direction des services de l’Education Nationale ne prend absolument pas en compte les réalités sociales et éducatives de ce collège.

Les maires des communes d’Harfleur, de Gainneville et de Rogerville, ainsi que le Député Jean-Paul Lecoq, ont adressé un courrier au Directeur des services de l’Education Nationale (DASEN) pour lui demander de bien vouloir réétudier cette situation, en maintenant l’ensemble des classes actuelles de troisième.

Je m’y associe pleinement, en lui formulant à mon tour, en ma qualité de Conseillère départementale et membre du Conseil d’administration de ce collège, la même demande.

Pour télécharger le courrier des maires : Courrier des maires

Pour télécharger mon courrier au DASEN : Mon courrier au DASEN

Pour télécharger mon courrier au Vice-président du Département : Mon courrier à Nicolas Bertrand

Pour télécharger le courrier du Département : Le courrier du Département

Pour télécharger le tract de la FCPE : Tract

Pour télécharger la réponse de la direction de l’Education nationale : Réponse DASEN

Revue de presse :

https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/les-enseignants-s-opposent-a-la-fermeture-d-une-classe-de-3e-a-harfleur-pres-du-havre-KH16334439

https://www.lecourriercauchois.fr/actualite-230521-harfleur-greve-des-professeurs-au-college-pablo-picasso

https://actu.fr/normandie/harfleur_76341/incivilites-violences-baisse-moyens-college-pablo-picasso-greve-harfleur_23898132.html

Les revendications des sapeurs-pompiers portées par les élus communistes devant le Conseil départemental

La Vice-présidente Charlotte Masset a proposé la modification de la convention liant le Département au Service Départemental d’Incendie et de Secours, afin notamment d’intégrer le financement du remplacement des matériels endommagés lors de la catastrophe Lubrizol. Mais également l’acquisition d’un camion de commandement. Elle a tenu d’emblée à préciser que « Lubrizol s’est engagé à contribuer à dédommager les pertes en matériel du SDIS ».

Une délibération bien entendu soutenue par les élus communistes, qui ont toutefois demandé, sans l’obtenir, de connaître le montant de cette indemnisation.

L’occasion aussi pour Stéphane Barré de s’arrêter de nouveau sur cette catastrophe et ses enseignements : « Des pertes en matériel qui en disent longs au passage sur l’étendue de ce sinistre, et qui nous permettent une nouvelle fois de mesurer ce que nous devons tous aux femmes et aux hommes qui sont intervenus sur site. Sans la formation, l’entrainement, l’équipement, le savoir faire et leur engagement sans faille, cette catastrophe aurait pu se doubler de drames humains. C’est dire combien nos services publics sont précieux. C’est dire aussi que lorsque nous lisons, s’agissant des services de secours ou ceux de la santé, que la contribution des collectivités, ou de l’Etat s’agissant des hôpitaux, est encadrée par un objectif de maîtrise des coûts, nous bondissons ».

Et d’alerter : « Le regard que nous devons porter sur la sécurité comme sur la santé, ne s’apprécie pas avec les œillères des coûts à maitriser, c’est dangereux. Ce sont ici des services fondamentaux sur lesquels repose toute l’action publique, et sa crédibilité.  Les moyens à mobiliser doivent être fonction des besoins à couvrir. Point. Par conséquent, à l’heure où tout le monde loue, à juste titre, les mérites de nos sapeurs-pompiers, il serait bon que tout le monde s’y mette pour que ces derniers bénéficient enfin de la reconnaissance qu’ils méritent à travers la juste satisfaction de leurs revendications ».

Chiffres nationaux

 

 2017

4.651.500 interventions

+ 1.000.000 depuis 2012

Chiffres nationaux

 

2017 :

194.965 pompiers volontaires et 40.537 professionnels

2012 :

197.986 pompiers volontaires et 40.343 professionnels

 =

Des effectifs stables

malgré la forte progression des interventions

Stéphane Barré a alors rappelé que : « On ne peut pas d’un côté les applaudir et de l’autre leur envoyer les CRS et les enfumer, sans jeu de mot, sous les gaz lacrymigène. Depuis 5 mois les pompiers sont en grève et leur colère ne retombe pas. Chaque jour ils pallient aux carences, que dis-je, aux manquements de l’Etat. Les sollicitations explosent, avec un million d’interventions supplémentaires entre 2003 et 2018, et leurs effectifs restent stables. Au delà de ces besoins en recrutement, cette reconnaissance passe également par leur rémunération avec une revalorisation de la prime de feu à 28 % du salaire, contre 19 % aujourd’hui. Les pompiers veulent également le retrait du projet de loi de transformation de la fonction publique porté par Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, cette réforme ouvrant le recours massif à des contractuels, sans formation, sans concours. Ils s’opposent aussi à la réforme des retraites telle qu’elle est actuellement envisagée par le gouvernement ».

Et de conclure : « Alors que notre collectivité procède à la validation de cet avenant à sa convention avec le SDIS, il nous a semblé indispensable de porter dans cet hémicycle la voix des femmes et des hommes du SDIS ».

Dans sa réponse le Vice-président André Gautier : a complété tout d’abord les propos de sa collègue Charlotte Masset : « Je vous assure que l’ensemble des dépenses liées à Lubrizol figurent sur une facture intégralement réglée par Lubrizol ». Puis, il a indiqué que « le retour d’expérience de Lubrizol nous a aussi révélé quelques faiblesses, on les prend en compte aujourd’hui à travers cette délibération ». Avant de rejoindre les élus communistes concernant les revendications des pompiers : « Sur la prime de feu que vous avez évoqué : je redis que cette revendication est légitime. En revanche ce qui  ne l’est pas c’est la violence lors de leur manifestation à Paris et je suis d’accord avec vous sur la façon dont le gouvernerment a traité cette manifestation ». Il a cependant tenu à souligner : « Attention la prime ne doit pas être répercutée à la charge des SDIS sinon on ne règle rien, on déplacerait le problème ».

Le Président Bellanger a quant à lui admis « qu’il n’y a pas eu de recours contre Lubrizol, c’est une démarche volontaire de l’entreprise ».

Enfin pour le groupe des Indépendants, Dominique Metot a fait une proposition : « Nous pourrions aussi demander à l’Etat de remplir son rôle : l’ARS ne prend pas intégralement en charge les transports sanitaires qui de ce fait sont pris en charge par les communes et les départements ». Les élus communistes lui ont répondu qu’ils étaient volontaires !

La délibération a été votée à l’unanimité.

Pour télécharger l’intervention complète de Stéphane BarréConvention SDIS

Le Département se désengage-t-il d’InserSanté ? Alerte de Stéphane Barré

La majorité des droites au Département envisagerait un retrait conséquent, à hauteur de 33 %, des financements alloués à l’équipe de psychologues du Relais d’Aide et d’Ecoute Psychologique (R.A.E.P.) et du réseau d’Accompagnement des Personnes en Difficulté avec l’Alcool (A.P.D.A.). d’InserSanté.

Conséquence directe d’une telle décision : une diminution de 4 postes de psychologues en équivalent temps plein, réduisant ainsi l’équipe à 3 psychologues, contre 7 actuellement, pour couvrir tout le territoire départemental.

Quant au réseau d’Accompagnement des Personnes en Difficulté avec l’Alcool (A.P.D.A.), l’équipe passerait de 9 à 4 personnes.

Le groupe des élus communistes du Front de Gauche ne comprend pas les motivations qui pourraient guider une telle décision budgétaire portant atteinte au travail de prévention, d’accueil de la souffrance psychique des plus fragiles et d’accompagnement vers des soins adaptés.

D’autant plus que le travail de ces réseaux de proximité agit directement sur l’insertion sociale et professionnelle, mission au cœur des compétences de la collectivité départementale.

Stéphane Barré a par conséquent écrit au Président du Conseil départemental pour lui demander des explications et surtout connaître les délibérations cadres votées par le Conseil sur lesquelles se fonderaient une telle diminution de ses subventions.

Les élus communistes du Front de Gauche restent mobilisés contre ce qui pourrait bien être un nouveau coup dur porté par les droites au financement des besoins de santé sur nos territoires. L’année dernière, le Département s’était retiré de la gestion et du financement des centres d’accueil, d’information et de dépistage des maladies sexuellement transmissibles.

Pour télécharger le courrier de Stéphane Barré  : Interv-SB.pdf

Mobilisation pour sauver le complexe sportif Eugène Friot des Neiges : Sophie Hervé interpelle le Maire du Havre

La Ville du Havre engage la démolition du complexe sportif Eugène Friot dans le quartier des Neiges, ce qui provoque l’incompréhension des habitants, d’autant qu’ils ont déjà un sentiment d’abandon de la part de la Municipalité.

Sophie Hervé a souhaité relayer leurs doléances auprès du Maire du Havre en le mettant en garde sur les conséquences de ce choix politique douteux.

Une démarche qui vient ainsi amplifier les nombreuses interventions en ce sens des élus communistes au Conseil municipal et du Député Jean-Paul Lecoq.

Pour télécharger le courrier de Sophie Hervé  : Interv-SH.pdf