Archive dans 20 novembre 2020

Rapport annuel sur le développe durable : les propositions d’Alban Bruneau, notamment sur l’éolien marin

Le Conseil départemental du 19 novembre a longuement débattu du rapport annuel sur le développement durable. Pour le groupe communiste et républicain du Front de gauche, Alban Bruneau a fait état de nombreuses propositions.

« Pour commencer, je tiens à remercier les services pour la qualité de ce travail documenté et la plaquette fort bien faite réalisée. Il nous permet de mesurer le travail effectué par notre collectivité en matière de développement durable, mais aussi le chemin qu’il nous reste à parcourir.

Que ce soit la disparition de la biodiversité ou la multiplication des catastrophes naturelles, le constat est là, l’urgence climatique se fait, chaque jour, plus prégnante et appelle à ne jamais se satisfaire de l’action présente. Lire la suite

Rapport 2020 sur la situation en matière d’égalité Femmes/Hommes : intervention de Séverine Botte contre la privatisation du 39.19

Ce rapport annuel obligatoire, présenté devant le Conseil départemental du 19 novembre, apprécie la réalité, mais aussi les évolutions, de la situation en matière d’égalité Femmes/Hommes au sein du Département.

Mais il évalue également les politiques publiques dans lesquelles le Département est investi, pour lutter contre les violences dont sont victimes les femmes.

Pour le groupe communiste et républicain du Front de Gauche, Séverine Botte a analysé ces deux volets en faisant des propositions.

Et elle a souhaité lancer un appel contre la privatisation du 39.19, la ligne nationale d’écoute « violences femmes info » qui permet aux femmes le sollicitant une écoute, des conseils, une information et une orientation.

« Sur le premier volet, ce rapport n’amène pas de remarques particulières au niveau des éléments qu’il recense utilement. En revanche, il soulève quelques questions relatives à ce qu’il ne précise pas.

Quelles sont les actions et les outils que vous mettez ou comptez mettre en place pour renforcer notre intervention contre les discriminations dont peuvent être sujettes les femmes au sein de notre collectivité ?

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Les investissements du Département dépendront-ils des fonds de pension à l’avenir ?

La question est posée par le groupe communiste et républicain du Front de gauche, lors de l’examen par le Conseil départemental du 19 novembre, d’une délibération qui propose de recourir à un programme d’émissions obligataires (EMTN) en remplacement des emprunts bancaires.

En d’autres termes, cette proposition de la majorité des droites, vise à contractualiser directement avec les porteurs de liquidités pour couvrir les besoins d’investissements du Département, en réduisant le rôle des banques à un simple rôle de conseil et de placement.

Un projet qui devait passer comme une simple formalité, avant que Stéphane Barré ne demande son examen en séance…

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Orientations budgétaires 2021 : « Rien qui ne soit à la hauteur de la vague qui nous attend »

C’est par ces mots que Stéphane Barré a achevé son intervention sur l’analyse portée par les élus communistes et républicains du Front Gauche, sur les orientations budgétaires proposées par la majorité des droites agglomérées au sein du Conseil département, lors de la séance du 19 novembre.

Extrait… « La crise frappait déjà fort l’année dernière et vous vous contentiez de la gérer tant bien que mal, obnubilés que vous étiez par le désendettement zélé, et donc sans mobiliser les moyens, humains notamment, que requérait une urgence sociale en progression.

Cette année, la crise va frapper encore plus fort et dans des proportions que nul ne peut encore imaginer, et vos orientations viennent simplement nous dire ce que vous comptez faire en gestionnaire comptable… Sur la dette, l’épargne brute, sur la capacité d’investissement…

Mais rien qui ne soit réellement à la hauteur de la vague qui nous attend.

Nous verrons dans un mois si vous avez pris la mesure des mesures qu’il nous faut sans plus tarder mettre en œuvre… »

Les autres analyses majeures développées par Stéphane Barré : 

UNE URGENCE SOCIALE EN HAUSSE, DES EFFECTIFS EN BAISSE, NOTAMMENT DANS LES SECTEURS DES SOLIDARITES…

« Des remerciements, une fois n’est pas coutume, à la Chambre Régionale des Comptes pour son petit coup main apprécié, donné aux groupes d’oppositions de notre Conseil (…) sur la nécessité d’une meilleure information sur nos effectifs. 

Faute de temps, je n’ai pas eu le loisir de compter le nombre de fois où mes collègues et moi-même vous avons demandé de disposer de ces données comparatives pluriannuels de nos effectifs, en particulier dans le champs des solidarités. Mais ce que je peux vous en dire en revanche, c’est que cela valait le coup de les attendre. Car ces données valident nos analyses et nos inquiétudes.

Tous les rapports présentés devant cette assemblée dans le champ des solidarités, n’ont cessé de démontrer, année après année, que cette crise impactait fortement de trop nombreux seinomarins, sans que visiblement les politiques conduites dans la même période au sommet de l’Etat parviennent à nous en sortir.

Et bien durant toute cette période sous tension pour faire face aux urgences sociales, au sein de la collectivité des solidarités par excellence, qu’observe-t-on aujourd’hui :

  • Vous avez diminué les effectifs de 7%, 474 postes supprimés. Nous les avions estimé et dénoncé à plusieurs reprises à hauteur de 500, avouez que nous n’étions pas loin du compte.
  • Au sein de la filière médico-social, la baisse des moyens humains fut même de 8,52 % sur les emplois non titulaires et titulaires cumulés, avec 72 postes en moins…

Voilà pour le passé, enfin pour le passif plus précisément, d’avant la sur-crise provoquée par la COVID. Lire la suite

Mineurs non accompagnés remis à la rue : protestation et proposition des élus communistes

Les élus du groupe communiste et républicain du Front de Gauche au Département ont été informés que le vendredi 6 novembre dernier, en fin de journée, deux mineurs non accompagnés avaient été remis à la rue à l’issue d’une évaluation conduite par le CAPS qui les avait préalablement mis à l’abri le lundi précédent.

D’après les informations en leur possession, ces deux mineurs sont nés en février 2005 et lors du premier confinement, ils avaient été mis à l’abri par le CAPS et évalués à la fin du confinement.

Au nom du groupe, Stéphane Barré a saisi le Président du Conseil départemental pour s’indigner et rappeler la proposition portée par les élus communistes pour mettre un terme à ces situations inhumaines.

« Mes collègues du groupe communiste et républicain du Front de Gauche et moi-même sommes choqués par cette situation qui va à l’encontre de la loi sur l’Etat d’urgence sanitaire et tout simplement de l’humanité la plus élémentaire qui doit guider notre action publique.

Afin de mettre un terme à ces situations, nous vous proposons que soit appliquée une suspicion de minorité à tous les jeunes non accompagnés dont la majorité ne peut être établie, mesure que nous défendons dans le cadre des travaux de la Mission d’information et d’évaluation relative à l’accueil et à la mise à l’abri des mineurs non accompagnés en Seine-Maritime.

Car en cette période de crise sanitaire il est encore moins acceptable de laisser à la rue des mineurs.

Dans ces attentes et persuadés de pouvoir compter sur votre intervention, nous vous prions de croire, Monsieur le Président et cher collègue, en l’expression de nos meilleurs sentiments. »

Pour télécharger le courrier de Stéphane Barré : Mineurs remis à la rue

Aider les maires à se mettre en conformité avec le Règlement départemental de la défense contre l’incendie (DECI)

Le Règlement Départemental de la défense extérieure contre l’incendie (DECI) applicable depuis le mois d’octobre 2017 préoccupe de nombreux maires qui se trouvent confrontés, notamment dans les communes rurales étendues où l’habitat est souvent diffus, à de fortes difficultés techniques et budgétaires pour se mettre en conformité.

En milieu rural, ce règlement impose une source d’alimentation permettant un débit de 30 m3 à l’heure à 400 m des habitations, contre 60 m3 à 200 m des habitations en zone urbaine. Mais de nombreuses communes en sont loin, d’autant que les investissements nécessaires sont couteux même si les bornes incendie peuvent être remplacées par des réserves enterrées.

Pour ce faire, et sans remettre en cause le bien fondé des obligations prescrites par ce règlement, il semble que le nécessaire accompagnement des maires n’ait pas tout à fait été anticipé lors de son adoption.

C’est le sens de la question posée par Stéphane Barré au Président du Département qui, par application du règlement intérieur de Conseil départemental, lui apportera réponse lors de la séance du 19 novembre prochain.

Pour télécharger le texte de la question déposée par Stéphane Barré : DECI question déposée

Pour la réouverture des commerces de proximité : des Maires et Conseillers départementaux se mobilisent

Depuis plusieurs jours et la mise en place du confinement 2ème version, toutes les associations d’élu(e)s alertent sur le sort fait aux commerces qualifiés de « non-essentiels » par le Président de la République.

Élu(e)s de Seine-Maritime, engagés au quotidien dans nos territoires, nous nous mobilisons pour défendre les intérêts de nos commerçants de proximité.

Un courrier signé par plus de 80 maires de Seine-Maritime vient d’être adressé au Président de la République et au Premier Ministre. Stéphane Barré et Alban Bruneau sont signataires.

Les commerces de proximité ont démontré leur capacité depuis le printemps à mettre en place et à tenir les protocoles sanitaires adaptés pour lutter contre la propagation du virus, ils doivent vivre !

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Tribune du mois de novembre : Pour un plan de relance de nos services publics

Tribune du Groupe Communiste et Républicain, Front de Gauche de Seine-Maritime

Bulletin départemental du mois de novembre 2020

 

Pour un plan de relance de nos services publics

La crise sanitaire a encore prouvé le rôle crucial des collectivités et des services publics, leur capacité à agir en proximité, leurs savoir-faire et connaissances des réalités locales, des populations.

Comment cette crise aurait-elle pu être gérée sans les départements menacés de disparition il y a peu, par une doctrine qui cherchait à réduire le maillage territorial qui fait la force de notre pays ? Sans les communes dangereusement affaiblies d’année en année par les gouvernements successifs, en réduisant leur rôle et leurs moyens ? Sans nos services publics pourtant régulièrement démantelés ?

Or le gouvernement fait peser sur les collectivités et services publics une bonne partie de la facture de son plan de relance de l’économie : 10 Milliards de cadeaux aux entreprises financés par la baisse des impôts de production servant au financement des communes et des départements.

C’est 10 Milliards en moins pour nos services publics, nos investissements publics qui représentent une part majeure de l’activité économique et pas seulement dans le bâtiment.

En Macronie, le monde d’après ressemble furieusement à celui d’avant.

C’est dans ce contexte que le Département prépare son budget. Nous interviendrons pour que la majorité des Droites ne vienne pas en rajouter en reportant l’addition sur nos services publics de proximité dont nous avons tant besoin et sur l’indispensable solidarité.

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de novembre