Archive dans 24 octobre 2018

Inquiet face aux baisses de crédits, Stéphane Barré plaide pour la création d’un grand service public du sport

Inquiet par la baisse de crédits et les annonces de suppressions de postes qui toucheront pour la seconde année consécutive le ministère des sports, Stéphane Barré, Maire d’Oissel et Président du groupe communiste du Front de Gauche au Département, a publié ce jour une tribune dans « Paris-Normandie ».

Il rappelle notamment ce que les politiques publiques développées, en étroite collaboration avec les collectivités locales et les associations sportives, ont su créer au fil des années pour favoriser l’accès à la pratique sportive, comme pour accompagner et former nos champions.

Un élan mis à mal par les politiques gouvernementales, ce qui conduit de nombreux acteurs du mouvement sportif à se mobiliser.

Comme pour illustrer ce triste constat, la majorité LREM à l’Assemblée, sur proposition du gouvernement, vient de décider de supprimer le Centre National pour le développement du sport (CNDS). Jean-Paul Lecoq, Député de Seine-Maritime, s’y est opposé dans l’hémicycle.

Comme Stéphane Barré et les autres élus communistes, il plaide pour la création d’un grand service public du sport dans notre pays.

Pour télécharger la tribune parue dans « Paris-Normandie » : 2018 10 24 – PN tribune Stéphane Barré

Pour accéder à d’autres éléments concernant le CNDS  et le budget des sports : 

http://www.jeanpaul-lecoq.fr/spip.php?article474

http://www.jeanpaul-lecoq.fr/spip.php?article312

 

 

Réduction des effectifs dans les CMS et les services de PMI : le groupe communiste monte une nouvelle fois au front social

La fin de détachement annoncée à plusieurs infirmières puéricultrices intervenant au sein des Centres Médicaux Sociaux sur la métropole rouennaise, dans des missions de protection maternelle et infantile (PMI), a provoqué un mouvement social hier, marqué notamment par un rassemblement devant le CMS Ambroise Croizat, à Saint-Etienne-du-Rouvray.

Un nouveau signe inquiétant d’une baisse dans les effectifs des secteurs des solidarités et de l’enfance que les élus du groupe communiste du Front de Gauche ne peuvent accepter, eux qui au contraire plaident depuis des années pour un renforcement des moyens destinés à mieux prendre en compte une situation sociale dégradée touchant un nombre croissant de foyers.

Stéphane Barré, Président du groupe, présent pour soutenir ce mouvement social et les personnels départementaux, a saisi par écrit le Président du Conseil départemental Pascal Martin.

Il lui demande notamment de mettre carte sur table lors du prochain Conseil en affichant les effectifs réels des CMS actuellement et en les comparant avec ceux du début de mandat.

  

Pour télécharger le courrier de Stéphane Barre : 2018 10 18 – Courrier SB CMS SER – Réorga

Pour télécharger le tract de l’intersyndicale : 2018 10 05 – Tract plan social

 

Effectifs des CMS du Havre-Vallée et CMS de Gonfreville l’Orcher : 1+1=1,5 ?

Depuis plus d’un an Sophie Hervé et Alban Bruneau alertent le Département sur les effectifs insuffisants des Centres Médico-Sociaux (CMS) du Havre-Vallée et de Gonfreville l’Orcher. En cause notamment de la surcharge de travail des travailleurs sociaux concernés et de la difficulté pour les usagers à obtenir un accompagnement et une prise en charge satisfaisante : les absences pour longue maladie non remplacées d’une assistante sociale dans chacun de ces deux CMS.

Suite à leurs démarches, les deux conseillers départementaux communistes viennent d’obtenir enfin des mesures pour palier à cette situation. A ceci près que pour remplacer 2 assistantes sociales présentes sur deux secteurs géographiques différents, le Département a décidé de recruter… 1 assistante sociale… Quant aux postes et demi d’infirmière puéricultrice pour la Protection Maternelle et Infantile (PMI), ils se transforment en un poste tout court…

Erreur arithmétique ou volonté au passage de réaliser des économies à bon compte sur ses services publics de proximité ? La question est posée par Sophie Hervé et Alban Bruneau qui viennent d’engager de nouvelles démarches.

Pour télécharger le nouveau courrier adressé au Président : 2018 10 16 – Courrier AB SH CMS GO – Réorga

Pour télécharger la seconde réponse reçue : 2018 05 11 – Rép CMS GO

Pour télécharger le courrier de réaction signé de Sophie Hervé et d’Alban Bruneau : 2018 03 21 – Courrier AB CMS GO – Suites

Pour télécharger le courrier de réponse reçu : 2018 02 22 – Rép CMS GO

Pour d’autres éléments concernant cette situation :

Le Centre Médico-Social de Gonfreville l’Orcher a besoin de tous ses personnels pour fonctionner !

Conseil départemental du 5 octobre : pour les élus communistes du Front de Gauche, agir sur les causes et pas seulement sur les conséquences…

Conseil départemental, vendredi 5 octobre dernier, dans un climat quelque peu tendu entre une majorité oubliant soudain qu’elle était de Droite et qu’elle faisait de la politique, préférant placer son action sous le prisme du pragmatisme, et ses décisions ou orientations en revanche très partisanes, dénoncées par les oppositions.

Les débats de politique départementale, en ouverture de séance, sont revenus sur les plans « Pauvreté » et « Santé » du gouvernement, ainsi que sur les enjeux écologiques et sociaux.

La présentation du rapport d’activité des services de l’Etat, par Madame la Préfète, fut l’occasion ensuite pour les élus du groupe communiste du Front de Gauche de saluer « des agents exemplaires, dévoués, faisant de leur mieux avec des moyens rognés. Dans la police, les hôpitaux, toujours dans certaines écoles surchargées ou menacées, dans l’accompagnement des élèves handicapés, dans les services en charge des contrôles indispensables pour garantir la sécurité alimentaire ou lutter contre les fraudes ». Avant de dénoncer « les logiques libérales qui éloignent, regroupent, concentrent et compriment, alors que nos concitoyens aspirent à plus de proximité ».

Après avoir proposé d’étudier la mise en place de bourses pour les étudiants en chirurgie dentaire en contrepartie d’un engagement d’installation dans les bassins de vie sous dotés, dénoncé la fermeture de la crèche départementale et questionné sur les contrôles à opérer dans les hôtels où le département fait héberger des mineurs isolés afin de leur garantir des conditions d’accueil correctes, les élus du groupe ont bataillé contre plusieurs délibérations empreintes d’austérité départementale au lieu re renforcer les politiques publiques utiles pour les seinomarins.

Dans l’éducation : contre la baisse historique de la dotation aux collèges pour leur fonctionnement (- 7 %, – 1,07 million). Dans le domaine des solidarités : contre la réduction des dépenses des établissements et services pour personnes âgées et adultes en situation de handicap, leur budget ne pouvant pas excéder 0,5 % d’évolution (moins que l’inflation) l’année prochaine par contrainte imposée par le Département. Dans le domaine de la lutte contre le non-recours aux droits sociaux : pour réclamer un volontarisme de la part de la collectivité. Ou encore dans le domaine de la sécurité : pour restaurer les interventions gratuites des pompiers pour détruire les nids de frelons asiatiques.

Il fut aussi question au cours de la séance, du rapport de la Chambre Régionale des Comptes consacré à la Maison Départementale des Personnes Handicapées. Rapport qui, pour une fois, appelle des moyens supplémentaires pour résoudre les difficultés rencontrées par nombre d’ayant-droits. Un document qui tombait à pic pour illustrer les interventions des élus communistes du Front de Gauche invitant la majorité à sortir de ses logiques de rationnement comptable.

Pour télécharger le bulletin « En Direct » sur les débats de ce Conseil : En Direct 2018 10

Pour télécharger la version de synthèse du bulletin : En Direct 2018 10 Synthèse

Plan pauvreté du gouvernement, décryptage par le groupe communiste du Front de Gauche

Pour le premier débat de la séance du Conseil départemental du 5 octobre, le groupe communiste a choisi de revenir sur les enseignements et conséquences du « Plan Pauvreté » annoncé récemment par le Président de la République. Le groupe des indépendants ayant également choisi ce thème, le débat s’est déroulé après les interventions des deux présidents de groupe.

Pour Stéphane Barré, ce plan comporte « beaucoup d’effets d’annonce et de bonnes intentions. Certaines orientations semblent positives, mais nous en retenons globalement un manque d’ambition, de moyens et de crédibilité au regard des politiques conduites depuis un an et demi ».

Constatant que « plus la richesse nationale progresse, plus les riches deviennent riches et plus la pauvreté s’étend »et que « le ruissellement, érigé en principe économique par les libéraux, ne fonctionne pas, enfin dans ce sens-là », le président du groupe communiste du Front de gauche a estimé que « le choix de concentrer l’essentiel de ses politiques en faveur des plus fortunés, rend ce pouvoir Macronien peu crédible dans ses intentions d’éradiquer la pauvreté et de réduire les inégalités, les fractures de notre société ».

Et de citer comme dernière illustration en date, les orientations gouvernementales pour le budget 2019 de l’Etat : « 6 milliards de mesures en faveur des ménages (estimation revue à 3,5 milliards par l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques)… 42 milliards de mesures en faveur des entreprises (sans contrepartie) et des plus foyers les plus riches ».

Au titre des annonces positives de ce plan « car elles prolongent des mesures existantes », Stéphane Barré a retenu : « l’obligation de formation jusqu’à 18 ans, le renforcement du dispositif « Territoires zéro chômeur », les mesures sur la petite enfance et celles pour prévenir le décrochage scolaire. Ou encore l’extension de la Garantie jeunes ».Appelant toutefois « à être vigilant quant à leur mise en application, et notamment leur financement, d’autant que bien des interrogations demeurent sur les crédits mobilisés pour soutenir ce plan ».

Mais au-delà de ces annonces, il a regretté que ce plan « laisse de côté des sujets essentiels : l’accès au logement, l’accès aux soins. Or, on sait que la pauvreté est diverse ». Bref, pour Stéphane Barré, « une philosophie globale très macronienne avec la nécessité de remettre tout le monde sur le « chemin du travail » et de lutter contre « l’assistanat », sans dire qu’une partie de nos concitoyens ne peut pas exercer une activité professionnelle permanente. Et en oubliant que le travail ne protège plus nécessairement de la pauvreté ».

Rappelant ce que « le Président pense du coût des politiques sociales dans le budget de l’Etat »et soulignant que « 8,8 millions de nos concitoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté, 600.000 personnes de plus depuis la crise financière de 2008 », Stéphane Barré a appelé à la plus grande prudence quant à l’annonce d’un revenu universel d’activité à partir de 2020 « dont les contours ne sont pas définis mais qui fusionnerait plusieurs aides sociales, et serait assorti de sanctions. Un revenu sous conditions, ce qui l’éloigne fortement de la logique du revenu universel ou revenu de base qui est inconditionnel ».

Puis, il a mis en avant « la création d’un service public de l’insertiongaranti par l’Etat et qui placerait les départements au cœur du dispositif »et « la fin des sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance pour les jeunes à partir de leur 18 ans, décision attendue par plusieurs élus dans cet hémicycle ». Tout en précisant que « pour y parvenir il faudra fournir à chacun un logement, un emploi ou une formation, à l’initiative des départements, et à couvrir à défaut, une prise en charge jusqu’à 21 ans. Pour ce faire, il faudra donc un peu plus que les 50 millions d’euros que le gouvernement est prêt à mobiliser ».

En conclusion, il a repris le terme de « raz de marée de la misère » évoqué par le président du Secours Populaire à propos de l’afflux des sollicitations reçues, notamment par de plus en plus de retraités. Avant d’appeler « la collectivité, chef de file des solidarités, à s’impliquer avec encore plus de force dans cette grande cause nationale, en mettant les moyens nécessaires au niveau des besoins », estimant « qu’il arrive un moment où éradiquer cette misère dans l’un des pays les plus riches du monde, passe par des changements radicaux de politiques. Ce plan ne va pas dans ce sens, même s’il permettra d’agir utilement, fusse-t-il modestement, contre ce mal dont souffre notre société dite moderne ».

Pour le groupe des indépendants, Dominique Métot a prolongé cette intervention en souhaitant « que le Département puisse analyser et chiffrer les conséquences de ce plan pour la collectivité ». Il a également fait état de ses craintes d’une possible « recentralisation des politiques sociales ».

Pour la majorité, Blandine Lefebvre a dit partager beaucoup d’éléments évoqués et a souligné le « caractère embryonnaire et imprécis de ce plan, malgré l’ambition affichée ». Réaffirmant la nécessité « d’éradiquer la pauvreté dans ce département », elle a toutefois précisé que« seul nous ne pouvons rien faire, nous devons attendre que le gouvernement soit un peu plus précis sur ce qu’il envisage concrètement ».

Des appréciations consensuelles qui se sont arrêtées là, car Blandine Lefebvre a prolongé son propos sur un terrain glissant, en estimant que « le Chef de l’Etat a raison de donner une nouvelle grille de lecture. Un tiers du PIB est consacré aux dépenses sociales avec des résultats en demi-teinte des politiques passées dans ce domaine… Notre pays est l’un de ceux qui en Europe investi le plus sur le plan social et la pauvreté ne recule pas, elle stagne. Ceci étant, la part de sa population touchée par la pauvreté, 10 %, est l’une des plus faibles. Il n’empêche, nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation, ce phénomène doit nous mobiliser ». Soutenant dans la foulée « les orientations du Chef de l’Etat conditionnant la sortie de la pauvreté au retour à l’emploi ».

Pour le groupe socialiste, Caroline Dutartre a également « salué certaines mesures », tout en estimant que « le compte n’y est pas en termes de moyens », et en reprenant au passage des éléments, analyses et chiffres avancés par Stéphane Barré, sans oublier d’y mêler les « avancées obtenues dans ce domaine de la lutte contre la pauvreté par des élus socialistes en France et en Europe ».

Dans sa conclusion, Stéphane Barré a tenu à rappeler à la majorité qu’elle n’était pas « que dans une attente de précisions du gouvernement sur l’application de ce plan »puisqu’elle a procédé à « des coupes de près de 10 millions sur les budgets dédiés aux solidarités dans notre département ».

Pour télécharger l’intervention de Stéphane Barré : DPD Plan pauvreté – Interv SBA – Lecture

 

Débat sur l’écologie au Conseil départemental, Alban Bruneau alerte sur l’alimentation et sur le frelon asiatique

Le second débat de politique départementale du Conseil qui s’est déroulé le 5 octobre, ouvert par le nouveau groupe constitué par scission du groupe socialiste et baptisé « agir avec l’écologie au Département » portait sur… l’écologie.

Pour ce nouveau groupe qui ne s’est pas déclaré d’opposition comme le fit remarquer le Président du Conseil, et qui siège désormais au centre de l’hémicycle, Catherine Depitre, dans sa courte intervention, a notamment repris les constats et défendu l’ex-ministre de l’environnement Nicolas Hulot, appelant à devenir « le département le plus engagé en matière d’écologie ».

Pour la majorité des droites, Céline Sineau-Patry a eu des mots aimables pour le nouveau groupe avant de développer ses constats et de rebondir sur son appel, en énumérant dans le détail les politiques conduites par le Département en matière de développement durable.

Alban Bruneau a rappelé que, pour les élus communistes, « l’écologie ne doit pas être un simple volet des politiques publiques, mais en devenir la matrice », avant d’estimer que « nous en sommes encore loin, ici comme ailleurs. Même si, ici comme ailleurs, les choses bougent, des actions fortes sont engagées, des orientations salutaires sont prises ».

Il s’est attaché ensuite à émettre diverses propositions pour « développer l’alimentation durable au sein des collèges, pas seulement par contraintes réglementaires, mais pour le bien de nos jeunes, pour soutenir l’agriculture locale et préserver notre planète », considérant que « l’alimentation regroupe plusieurs thématiques relatives au développement durable : l’agriculture, les transports, l’économie, le social ou encore la santé ».

Puis, il est revenu sur le fléau du frelon asiatique qui « dépasse la seule question écologique puisque nous faisons face à un danger relevant de la santé publique ». Après avoir rappelé son interpellation à ce propos en décembre dernier « pour que le service départemental d’incendie et de secours prenne en charge en intégralité les destructions de nids », il a questionné sur l’état d’avancement de cette demande, soulignant que « l’enjeu environnemental et sanitaire de ces interventions ne peut pas reposer sur la seule faculté contributive des familles. Nous ne pouvons pas laisser des entreprises privées se saisir de ce problème pour en faire un marché, leurs interventions étant facturées jusqu’à 400 € ! ».

De même, il a sollicité une intervention forte de la collectivité pour « interpeller l’État afin qu’il prenne ses responsabilités en la matière, le décret précisant les conditions de destruction des nids de frelons asiatiques sur le domaine public ou privé n’ayant toujours pas été pris par la Préfète ».

Dans sa réponse, le vice-président Gautier a indiqué que « les sapeurs-pompiers interviennent sur ces nids dès lors qu’ils sont à proximité d’habitations, sur la voie publique ». Il a confirmé également qu’une « réflexion est menée avec l’Etat sur ce sujet »et a souligné que « le service départemental n’est pas forcément bien équipé pour ces interventions ».

Son collègue Patrick Chauvet a confirmé qu’il s’agissait « d’un problème d’ampleur » craignant « qu’il ne soit déjà trop tard pour l’éradiquer », puis Denis Merville a invité tous les élus à se mobiliser pour que l’Etat prenne cet arrêté.

Catherine Depitre a conclu le débat en déclarant : « Nous prolongerons ce débat et nos propositions en tête à tête avec notre collègue en charge du développement durable »

Pour télécharger l’intervention d’Alban Bruneau : DPD Ecologie – Interv AB

Un peu plus tard, au cours de la même séance, Alban Bruneau a profité de la présence de Madame la Préfète venue présenter le rapport d’activités des services de l’Etat en Seine-Maritime, pour revenir sur le fléau du frelon asiatique.

Alban Bruneau l’a interrogé sur le décret attendu pour l’éradication du frelon asiatique. La Préfète lui a répondu : « Si je dois prendre un arrêté je le prendrais, mais nous travaillons à une procédure et des moyens d’intervention adaptés ».

Débat sur le Plan santé du gouvernement en Conseil départemental : un manque d’ambition et de moyens

Pour le troisième débat de politique départementale en ouverture du Conseil du 5 octobre, le groupe majoritaire des droites s’est penché sur le « Plan Santé » divulgué la semaine dernière par le gouvernement.

Marine Caron, pour la majorité, a déroulé bien des statistiques dans son intervention, pour chercher à mettre en évidence un paradoxe entre le niveau des dépenses publiques consacrées à la santé d’une part et les difficultés qui persistent de l’autre, avant de détailler l’état des lieux de ces difficultés. Puis elle a valorisé les principaux axes du Plan santé annoncé par le gouvernement.

Une bien belle occasion, pour Séverine Botte, qui a alors tenu à préciser que « sur ce sujet majeur, comme sur tant d’autres, il ne faut pas seulement poser un diagnostic, mais bien de rechercher les causes qui ont conduit à devoir traiter aujourd’hui les maux diagnostiqués », avant d’interroger : « Comment a-t-on pu, en moins de 20 ans, en arriver là, dans l’un des pays les plus riches du monde, un pays qui disposait d’un système de santé reconnu mondialement comme l’un des plus performants et protecteurs ? ».

En cause pour Séverine Botte, « les orientations, les choix, la philosophie même du libéralisme économique appliqué par les gouvernements successifs, à l’origine de tout ce gâchis conduisant aujourd’hui ici à devoir s’impliquer pour sauver et relancer notre système de santé. Notamment à l’hôpital ».

Dénonçant « ceux qui ont cru pouvoir gérer un hôpital comme en entreprise privée, et réduit, détourné de son essence même la Sécurité Sociale, cette idée si moderne 70 ans après sa création, celle d’assurer à tous une couverture complète en fonction de ses besoins, par une solidarité contributive s’exerçant en fonction de ses moyens », elle a admis que « oui, aujourd’hui il faut ramer, il nous faut tous ramer, pour restaurer notre système de santé ».

Pour cela, le groupe communiste du Front de gauche préconise d’en « revenir à une présence, une prise en charge de proximité. Quel que soit son lieu de vie, chacun doit pouvoir accéder aux soins et suivis médicaux dont il a besoin », Séverine Botte soulignant « que la réponse ne soit pas que capacitaire pour reprendre le terme employé par la directrice de l’ARS, nous voulons bien l’entendre, sauf que le parcours de soin évoqué en réponse à cette crise, passe par des prises en charge qui ne se limitent pas à un ordinateur ou au domicile du patient ».

Concernant« le volontarisme affiché par le Département en faveur de l’accès aux soins », elle a estimé qu’il manquait « d’ambition, de moyens et quelquefois aussi de cohérence », illustrant son propos par « le désengagement de la collectivité de la gestion des centres de dépistage des infections sexuellement transmissibles, infections qui pourtant repartent à la hausse ».

Une décision « mal venue et difficilement compréhensible quelques semaines seulement après le débat que nous avons eu ici sur le Programme Régional de Santé qui affichait justement une volonté de renforcer les moyens dédiés à l’information et au dépistage des IST ».

L’ambition départementale passe, pour Séverine Botte, « par des initiatives nouvelles, en soutenant par exemple le développement du dispositif Sport sur Ordonnanceque certaines de nos communes lancent actuellement. En reprenant des dispositifs qui ont fait leur preuve dans d’autres départements, comme les bourses d’études pour les étudiants en médecine en contrepartie d’un engagement d’installation. Je ne développe pas, nous vous avons adressé une question orale à ce sujet monsieur le Président ».

Ou encore, « en s’impliquant sur un secteur qui nous préoccupe au plus haut point, et qui n’a pas l’air d’affoler plus que cela l’ARS, je veux parler de la pédopsychiatrie. Sur plusieurs de nos bassins de vie, un enfant détecté nécessitant une prise en charge doit attendre de 8 mois à 12 mois avant de disposer d’un suivi. Un an, autant dire toute une éternité pour un gamin qui tente de se construire ou qui se trouve exposé à l’échec scolaire, à des problématiques familiales lourdes et j’en passe ».

En conclusion, elle a invité ses collègues de la majorité, « à plus d’ambition et à plus de cohérence, sans pour autant nier les actions déployées, pour que notre collectivité prenne plus que sa part dans la restauration de notre système de santé. Pour permettre à chacun de nos concitoyens de disposer d’une réelle prise en charge médicale, réactive et efficace ».

Pour le groupe des indépendants, Dominique Métot réagissant aux propos de Marine Caron, a estimé que « nous ne sommes pas à la hauteur dans notre département au regard de l’urgence que nous vivons ». Considérant que « le gouvernement ne semble pas avoir pris conscience de cette urgence », il a soutenu que « dans les zones défavorisées, on doit obliger les médecins formés à s’y installer. Ce ne sont pas des secrétaires médicales qui vont soigner, ni des opticiens qui se transformeront en ophtalmos ». Il a aussi rappelé que « des maisons de santé ont été créées par les communes et le département, comme le préconise l’Etat, or aujourd’hui certaines sont vides ! ».

Caroline Dutartre, pour le groupe socialiste, a chargé contre l’inaction du Département en matière de santé, avant de questionner : « Que fait le département pour les seinomarins les plus exposés ? Médecins du monde dénonce une catastrophe sanitaire auprès des plus fragiles ! ». Elle a ensuite repris les considérations développées par Séverine Botte sur l’avenir des centres d’information et de dépistage, avant de sortir « un carton rouge pour le Département ».

La vice-présidente Nathalie Lecordier, concernant la gestion de ces centres, a estimé que « ce qui appartient à l’Etat revient à l’Etat », laissant à penser que le Département est simplement venu dépanner les services de l’Etat dans la gestion de ces centres.

Sa collègue Marine Caron enfonçant le clou : « L’endettement du Département conduit à faire de tels choix ».

Pour télécharger l’intervention de Séverine Botte : DPD Plan santé – Interv SBO

 

Politique sociale du Département : passe d’armes entre actuel et ancien président

Le dernier débat introductif du Conseil départemental du 5 octobre, porté par le groupe socialiste, visait les politiques sociales du Département.

Pour le groupe socialiste, Nicolas Rouly a estimé que « le plan pauvreté du gouvernement est un pauvre plan financé par les pauvres », mais que dans ce domaine, la nouvelle majorité au Département n’a rien à lui envier… Et de revenir, dans le détail, sur toutes les coupes budgétaires réalisées dans les secteurs des solidarités notamment, plaçant ces chiffres en contradiction avec les propos affichés et les ambitions affirmées par la Droite.

Puis il a conclu à l’adresse du Président : « Vous laissez à penser que ces décisions sont dues à la fatalité, mais en réalité ce sont des choix fait politiquement par la Droite en marche dans notre département. Des politiques antisociales… D’ailleurs, le gouvernement est la référence des interventions des membres de votre majorité… Nous sommes ici dans le laboratoire du macronisme, du macro-philippisme ».

C’est le Président Martin qui est monté au créneau pour répondre : « Vos interventions n’ont qu’un seul objet, celui de caricaturer pour que la presse s’en fasse écho. Une grosse ficelle politicienne… Les électeurs de ce département ont voulu une autre politique… Une telle sanction de l’électorat devrait vous inviter à l’humilité, d’autant que la même sanction a été enregistrée au niveau régional et national… Vos critiques excessives n’ont aucune crédibilité… Vous êtes animé par le spectre de la revanche et de l’amertume… Les socialistes au pouvoir ici, c’était toujours plus de dépenses pour moins de services ».

Puis il s’est lancé à son tour dans l’énumération exhaustive de toutes les réductions budgétaires réalisées par les socialistes au cours des précédents mandats. Quant à l’action du gouvernement, il a déclaré : « Nous ne sommes pas manichéens comme vous. Nous ne sommes pas pour ou contre le gouvernement, nous regardons ce qu’il fait et nous nous prononçons en fonction de ce qu’il nous semble bon ou pas pour les seinomarins ».

Dominique Métot, pour le groupe des indépendants, a rappelé que « le PS défendait ici systématiquement le gouvernement » avant de fustiger le « débat politicien stérile »qui s’est engagé. Il a cependant mis en garde contre des mesures prises dans le département et qui peuvent aggraver les situations, notamment la forte baisse des dotations aux collèges.

Le débat s’est poursuivi entre injectives et propos agressifs entre le bloc des élus socialistes et celui de la majorité des droites.

Contrôle des hôtels accueillant des mineurs non accompagnés placés par le Département

Alban Bruneau a profité des débats du Conseil départemental du 5 octobre, pour s’assurer « que la collectivité procède bien au contrôle des bonnes conditions d’accueil et d’hébergement des mineurs non accompagnés dans les hôtels sous convention », ajoutant : « Je suis en effet saisi par plusieurs associations, dont la Ligue des Droits de l’Homme, sur des conditions d’accueil visiblement dégradées dans certains hôtels ».

Rappelant que la convention financière entre les hôteliers et le Département stipule que « des contrôles s’effectuent sur la base d’échanges téléphoniques et de rencontres durant la prise en charge du mineur », il a demandé si « ces contrôles intègrent systématiquement des visites sur site, y compris dans les chambres, et si les agents départementaux sont bien en mesure de les assurer ».

Le Président Martin a rappelé les enjeux et les mesures prises dans ce domaine en concluant :« Nous faisons notre maximum ».

Sa vice-présidente Blandine Lefebvre a admis « qu’il peut y avoir des soucis, mais les professionnels font remonter les difficultés rencontrées et on agit. Il faut nous les signaler. Le zéro problème cela n’existe pas même si l’ensemble des professionnels sont extrêmement attentifs aux conditions d’accueil des jeunes ».

Pour télécharger l’intervention d’Alban Bruneau : 0.00 – Hôtel MNA – Interv AB

Pour télécharger la convention entre le Département et les hôtels d’accueil : 2018 05 28 – Délib CP hotel MNA

Le groupe communiste propose une bourse pour les étudiants en chirurgie dentaire en contrepartie d’un engagement d’installation

A l’occasion d’une question orale rédigée pour le Conseil départemental du 5 octobre, Stéphane Barré n’a pas souhaité « revenir sur la teneur des débats qui ont accompagné la présentation du nouveau Projet Régional de Santé lors du précédent Conseil », mais il s’est arrêté « sur un aspect particulier mis en avant : l’insuffisance de praticiens sur plusieurs bassins de vie de notre département ».

Sur cette situation précise des déserts et des déficits médicaux, il a rappelé que les élus communistes estiment qu’il convient d’aller plus loin que les actions engagées « en contractualisant avec les étudiants volontaires l’apport d’une aide financière publique conditionnée à un engagement d’exercer sur des secteurs sous dotés en praticiens de même spécialité ».

Or, il a relevé, « qu’ici comme au niveau national, cette proposition s’est heurtée au refus des majorités en place, au prétexte que les médecins, et leurs organisations, y étaient défavorables. Et que la coercition ne saurait résoudre les difficultés rencontrées ».

Avant d’annoncer que, pourtant, « un dispositif analogue existe dans plusieurs départements en direction des étudiants en chirurgie dentaire, dont l’évaluation permet de confirmer toute sa pertinence »et qu’il « apparaît qu’il est soutenu par le Conseil départemental de l’Ordre des Chirurgiens Dentistes ! ».

Rappelant que la Seine-Maritime compte, dans cette spécialité, seulement 43 praticiens pour 100.000 habitants, soit 1 praticien pour 2.326 seinomarins, Stéphane Barré a demandé au Président « de diligenter une étude, en lien avec le Conseil départemental de l’Ordre des Chirurgiens Dentistes, dont l’objectif serait de permettre de disposer en Seine-Maritime d’un dispositif incitatif analogue ».

Le Président Martin a indiqué que cette proposition nécessitait un examen approfondi des services et qu’il y répondrait par conséquent lors du prochain Conseil.

Pour télécharger le texte de la question : 2018 09 24 – Texte question orale VL

Pour télécharger la réponse apportée : 2018 10 04 – Rép Pdt Question orale