Le dernier débat introductif du Conseil départemental du 5 octobre, porté par le groupe socialiste, visait les politiques sociales du Département.

Pour le groupe socialiste, Nicolas Rouly a estimé que « le plan pauvreté du gouvernement est un pauvre plan financé par les pauvres », mais que dans ce domaine, la nouvelle majorité au Département n’a rien à lui envier… Et de revenir, dans le détail, sur toutes les coupes budgétaires réalisées dans les secteurs des solidarités notamment, plaçant ces chiffres en contradiction avec les propos affichés et les ambitions affirmées par la Droite.

Puis il a conclu à l’adresse du Président : « Vous laissez à penser que ces décisions sont dues à la fatalité, mais en réalité ce sont des choix fait politiquement par la Droite en marche dans notre département. Des politiques antisociales… D’ailleurs, le gouvernement est la référence des interventions des membres de votre majorité… Nous sommes ici dans le laboratoire du macronisme, du macro-philippisme ».

C’est le Président Martin qui est monté au créneau pour répondre : « Vos interventions n’ont qu’un seul objet, celui de caricaturer pour que la presse s’en fasse écho. Une grosse ficelle politicienne… Les électeurs de ce département ont voulu une autre politique… Une telle sanction de l’électorat devrait vous inviter à l’humilité, d’autant que la même sanction a été enregistrée au niveau régional et national… Vos critiques excessives n’ont aucune crédibilité… Vous êtes animé par le spectre de la revanche et de l’amertume… Les socialistes au pouvoir ici, c’était toujours plus de dépenses pour moins de services ».

Puis il s’est lancé à son tour dans l’énumération exhaustive de toutes les réductions budgétaires réalisées par les socialistes au cours des précédents mandats. Quant à l’action du gouvernement, il a déclaré : « Nous ne sommes pas manichéens comme vous. Nous ne sommes pas pour ou contre le gouvernement, nous regardons ce qu’il fait et nous nous prononçons en fonction de ce qu’il nous semble bon ou pas pour les seinomarins ».

Dominique Métot, pour le groupe des indépendants, a rappelé que « le PS défendait ici systématiquement le gouvernement » avant de fustiger le « débat politicien stérile »qui s’est engagé. Il a cependant mis en garde contre des mesures prises dans le département et qui peuvent aggraver les situations, notamment la forte baisse des dotations aux collèges.

Le débat s’est poursuivi entre injectives et propos agressifs entre le bloc des élus socialistes et celui de la majorité des droites.