Le Conseil départemental du 9 avril était invité à valider sans débat, par la procédure dite « de l’affichage des rapports de séance », l’actualisation des critères de subventions pour les associations de personnes âgées. Une réforme qui vise à réduire l’accès à ces subventions notamment pour les associations de retraités d’entreprise et, pire encore, de supprimer les subventions actuellement attribuées à 17 associations.
Pour le groupe des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, Sophie Hervé a mis cette délibération en débat et s’est opposée à ce projet, tout en faisant une contre-proposition plus juste, rendant ainsi cette réforme plus acceptable.
« Monsieur le Président, chers collègues,
535 subventions votées l’année dernière au titre de ce dispositif de soutien départemental, c’est 535 associations, comités, amicales rassemblant des personnes âgées qui développent des activités en Seine-Maritime.
Beaucoup sont des petites structures, avec des petits budgets, qui créent du lien, qui font du bien, oeuvrant contre l’isolement, défendant les droits de nos ainés, et ou organisant des activités de loisirs.
Beaucoup sont fragiles parce qu’elles ont des petits moyens, parce qu’elles éprouvent des difficultés pour renouveler leurs dirigeants ou à faire adhérer les bénéficiaires de leurs activités.
En tout cas, toutes ces structures sont bien utiles et méritent d’être accompagnées même modestement. Ne serait-ce que par respect.
Car les 270.000 Euros qui leur sont consacrés, cela fait en moyenne une aide bien modeste de 500 Euros par an et par structure…
Qu’aujourd’hui on nous dise qu’il faut veiller à ce que les subventions attribuées soient bien limitées aux structures ayant leur siège dans le département, cela s’entend.
Qu’ils doivent disposer d’une année de fonctionnement effectif avant de prétendre à une première subvention, c’est logique.
Qu’ils doivent rassembler au moins 10 adhérents, pourquoi pas.
Mais que vous vouliez ici trier ces structures, non on ne peut pas cautionner cela.
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