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Tribune du mois de mai : Voter ne suffit jamais… mais demeure essentiel

Tribune du Groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine

Bulletin départemental du mois de mai 2022

Voter ne suffit jamais… mais demeure essentiel

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne connaissons pas l’issue des élections présidentielles, ni l’intérêt civique qu’elles auront suscité.

Mais quel qu’en soit le résultat, la campagne des élections législatives désormais engagée est capitale pour permettre à notre démocratie de préserver le pluralisme des opinions. Notamment à travers une Assemblée Nationale au sein de laquelle les futurs député(e)s seront pleinement représentatifs de la diversité de la Nation.

Santé, éducation, retraites, pouvoir d’achat, emploi, transports, alimentation, énergie, environnement, services publics, solidarités, sport, culture, sécurité… Quoi que nous fassions, quel que soit notre âge, nos revenus, notre condition sociale, quels que soient nos besoins, nos attentes… cette future Assemblée Nationale fera des choix qui auront des conséquences directes sur nos vies quotidiennes, sur notre avenir et celui de nos proches.

Alors autant participer à ces choix, autant peser sur cette élection en nous exprimant sur ce que nous voulons et sur ce que nous ne voulons plus. C’est vrai, le vote ne suffit jamais mais en démocratie il demeure pourtant essentiel.

Au sein du Conseil départemental, nous en faisons souvent la démonstration en portant la voix et les besoins de toutes celles et de tous ceux qui méritent dans leur quotidien plus de considérations et de justice, face à des droites toujours concentrées sur les défenses des intérêts des plus riches. Et pour qui les services publics, pourtant si essentiels, demeurent soumis à des critères de rentabilité et d’austérité.

gauchecombative.76@gmail.com

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de Mai 2022

Les élus de la Gauche combative appellent en Conseil départemental des réponses réelles aux besoins réels : pour l’Education, pour les EHPAD, la protection de l’enfance… et le pouvoir d’achat !

Conseil départemental du 10 mars à Rouen où les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, ont porté la voix et les revendications des personnels des EHPAD, des aides à domicile, des travailleurs sociaux dont ceux de la protection de l’enfance, pour qu’enfin ils bénéficient des moyens nécessaires pour tout simplement pouvoir exercer correctement leur métier et leurs missions d’accompagnement auprès des plus fragiles !

Ils ont exprimé leur ras-le-bol des ratios comptables, rappelant que ce sont les besoins réels qu’il faut couvrir. Dans les EHPAD par exemple, ils ont demandé l’application d’un taux d’accompagnement de 1 personnel pour 1 résident « sans virgule ni décimale ».

Ils ont aussi utilisé de nombreuses délibérations à l’ordre du jour, et notamment celle sur le projet de budget 2022, pour proposer un dispositif départemental de soutien au pouvoir d’achat des ménages face à la hausse des coûts des carburants, du gaz, de l’électricité, des dépenses alimentaires. Silence total sur ces questions dans les rangs des élus des droites…

Une séance où les élus de la Gauche combative ont obtenu la modification d’une délibération portant sur de nouveaux projets de véloroutes afin de préserver les rails ferroviaires existants sur l’axe Le Havre/Fécamp via Goderville que le Département envisageait de supprimer avec un peu trop d’empressement, et où ils ont rendu un hommage appuyé aux travailleurs portuaires et aux dockers à l’occasion d’une délibération qui acte l’éviction de la Chambre de Commerce du Havre Seine Estuaire de la gestion calamiteuse du port départemental de Fécamp et du port de pêche du Havre.

Enfin, le groupe a animé le matin un débat pour affirmer la priorité à donner à l’Education, et en finir avec la baisse de moyens dans le secondaire, les fermetures de classe… « des baisses masquées grossièrement par le Ministère par un recours massif aux heures supplémentaires qui obligent des enseignants à perdre leur temps et leur énergie dans des déplacements inutiles entre de multiples collèges sur une même journée. » Ils ont demandé que la baisse des effectifs prévue par l’INSEE dans les collèges pour les 10 ans à venir, soit mise à profit pour au contraire renforcer les conditions d’enseignement de nos gamins. En baissant les moyennes d’élèves par classe, en faisant de l’école inclusive une réalité pour tous les jeunes concernés, en préservant l’esprit des classes relais…

Parce que gérer la crise et les pénuries ne suffit plus, les élus de la Gauche combative dénoncent un budget 2022 sans perspective

La séance du Conseil départemental du 10 mars dernier a été marquée par l’examen du budget départemental pour l’année 2022, mais c’est sur ce même projet de budget que les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine se sont fortement démarqués. Joachim MOYSE rappelant notamment que « se contenter de bien gérer une administration ne suffit plus. Il s’agit au contraire de déterminer en quoi une collectivité locale souveraine, dirigée par des élus, peut agir concrètement pour aider au quotidien les gens au-delà des réponses qui existent déjà. Si ces réponses étaient déjà suffisantes, si elles étaient réellement à digne hauteur des enjeux, cela se saurait et on pourrait ici se contenter de gérer. »

« Chers collègues,

Deux ans de crise sanitaire ont bousculé bien des dogmes et pointé cruellement, factuellement, combien près de 20 ans d’application de logiques libérales d’austérité ont fait mal à notre société, à notre république, à notre démocratie comme à notre planète.

  • Dans nos hôpitaux, dans nos EHPAD, dans nos services de secours, à l’école, malgré l’engagement exemplaire des personnels ;
  • Parmi toutes ces professions si utiles, si essentielles, qui ont tenu bon en première ligne malgré des rémunérations au lance-pierre, dans nos commerces, sur nos routes et nos ports, dans le médico-social, les solidarités, la culture ;
  • Au sein de nos collectivités locales ;

Que n’ont-ils pas entendu ces agents publics et ces salariés des activités essentielles, comme témoignages de reconnaissance de leur engagement si précieux, pour les pousser à assumer des plans de charge repoussés parfois au-delà des limites de l’acceptable pour leur propre santé ?

Du quoi qu’il en coûte, aux promesses tintées de l’accent du « plus jamais ça », cette crise annonçait un nouveau modèle de société, plus juste, plus humain, plus écologique, plus à l’écoute.

Or nous en sortons à peine que voilà les promoteurs du monde d’avant reprendre tranquillement comme si de rien n’était. Adieu les belles promesses pour un monde d’après bien meilleur.

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