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Lors du Conseil départemental du 4 octobre 2016, Jean-Paul Lecoq s’est exprimé sur le plan départemental de soutien à la filière pêche en commençant par un constat : « Nous le voyons bien à la lecture de cette étude, personne n’imaginerait demain la Seine-Maritime sans ses pêcheurs et pas seulement parce qu’ils concourent à l’identité, à la culture de notre Département, à son attractivité, ou encore au dynamisme local notamment au Havre, à Fécamp, sur St-Val, Dieppe et au Tréport. Aussi parce que la pêche, au même titre que l’agriculture, l’industrie, l’activité portuaire ou le tourisme sont des éléments essentiels à l’activité économique, et par conséquent à la création de richesses et d’emplois sur notre département ».

Et pourtant, « malgré cette évidence, malgré le professionnalisme et le courage des pêcheurs et des acteurs de cette filière, celle-ci n’en finit pas d’être menacée par des logiques économiques qui n’ont que faire des différents éléments précités pour ne viser que des critères de rentabilité. La flottille se réduit, le nombre de pêcheurs avec, le métier vieillit et on ne peut pas dire que les ressources des acteurs sont en progression ou encore qu’elles soient en adéquation avec l’engagement et les contraintes de la profession ».

C’est pourquoi, pour Jean-Paul Lecoq, « les contributions publiques que recense ce rapport sont indispensables à la sauvegarde de cette filière et ses emplois. Et moi quand la puissance publique se mêle de l’économie, cela me va bien, je n’ai pas de contradiction à gérer ! Je préconise d’ailleurs que cette même logique qui s’applique à la pêche, à l’agriculture ou au tourisme soit étendue à l’industrie et à l’économie en général ».

A ce titre, les différentes pistes avancées dans le futur plan d’action dont plusieurs aspects sont déjà traités par les communes, à l’image de Dieppe, sont qualifiées de « pertinentes » par les élus du groupe qui ont toutefois souhaité en ajouter d’autres : « L’intervention groupée en direction de l’Etat, avec les régions, tous les départements côtiers du nord-ouest et les professionnels de la filière. La loi oblige à établir une proposition conjointe avec la Région, c’est un premier pas, il faut aller plus loin. Car je ne vois pas aujourd’hui, comme d’ailleurs hier, de véritable stratégie et une volonté gouvernementale, visant à agir de manière cohérente et déterminée, pour préserver cette filière et la protéger des affres du libéralisme mondialisée. Or, la définition de cette stratégie nationale est cruciale ».

Jean-Paul Lecoq a avancé une seconde proposition : « Pour œuvrer efficacement en faveur d’une filière, il faut commencer par écouter ceux qui, par leur travail, la font vivre. Cela passe par une prise en compte de leur avis sur des dossiers et projets les concernant, le futur parc éolien en mer au large du Tréport par exemple ou encore les propositions récurrentes qu’ils formulent pour obtenir des facilités, bancaires notamment, pour l’achat ou la rénovation des bateaux ».

Enfin, Jean-Paul Lecoq a proposé « des assises de la pêche afin d’affiner avec les professionnels notre plan d’action et de l’adapter à l’évolution et aux nouveaux enjeux ou difficultés qui se font jour ». Il est ensuite revenu sur les enjeux du traité transatlantique de libre échange que ce gouvernement vient d’enterrer, tout en espérant que cette position ne soit pas qu’une manœuvre pré-Présidentielles…

Télécharger l’intervention de Jean-Paul Lecoq : 2-01-interv-jpl-filiere-peche