Convention de partenariat entre le Département et le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS)

Le Vice-Président Lemonnier a présenté, lors du Conseil départemental du 11 décembre, un projet de convention pluriannuelle destinée à augmenter la participation du Département au budget du Service Départemental d’Incendie et de Secours, de 300.000 € chaque année jusqu’en 2021.

Pour Alban Bruneau et le groupe communiste du Front de Gauche, « cette convention de financement destinée à accompagner le SDIS au cours des prochaines années, dans un cadre budgétaire en évolution maitrisée, nous laisse dubitatif. Car, comme le note d’ailleurs parfaitement le début du rapport, nous cofinançons ici un service public qui, par nature, ne peut maitriser le niveau de son activité, donc la hauteur de ses besoins budgétaires. Le SDIS a été confronté, au cours de ces dernières années, à une augmentation de ses interventions, notamment en ce qui concerne les secours à personnes. Personne n’est en mesure de déterminer aujourd’hui ce qu’il en sera demain ».

Pour cette raison, le groupe communiste considère qu’« affecter 300.000 € de plus annuellement ne peut s’entendre que comme un cadre souple, un guide, un repère, une orientation et non comme un carcan. Nous estimons en effet, et c’est particulièrement vrai s’agissant de la protection et de la santé de nos concitoyens, que le service public doit tout simplement disposer des moyens budgétaires nécessaires à ses missions. Dans ce domaine, l’austérité ne doit pas avoir droit de cité ».

Or, comme l’a rappelé Alban Bruneau, le groupe avait déjà eu l’occasion de dénoncer « une certaine forme d’austérité il y a deux ans lors de l’adoption de la carte et l’organisation des services de secours dans notre Département. Un schéma marqué notamment par des fermetures de casernes mais aussi par l’abandon de missions d’intervention jugées facultatives. Des interventions dites « diverses » qui avaient d’ailleurs à l’époque déjà diminuées de 75 %. Sauf que, à ma connaissance, dans le cadre de ces interventions dites facultatives, les pompiers n’étaient pas appelés pour dépanner des machines à laver ou récupérer des chats trop haut perchés… Ils intervenaient notamment sur les nids d’insectes nuisibles qui représentent un danger pour les personnes alentours ou pour l’environnement ».

Et c’est justement le cas du frelon asiatique. Après avoir détaillé les dangers de ces insectes nuisibles, « au point que certains experts n’hésitent pas à parler de catastrophe écologique si ces frelons continuent de prospérer » et la nécessité de procéder à la destruction des nids, Alban Bruneau a demandé que « ce type d’intervention soit désormais assuré intégralement par le SDIS ».

Bastien Coriton, pour le groupe socialiste, a salué cette convention, mais en rappelant « qu’il y a deux ans, la majorité a retiré dans son financement au SDIS 930.000 € d’un coup et malgré les besoins qui étaient déjà en vigueur. Avec les 300.000 € par an annoncés aujourd’hui, vous redonnez d’une main ce que vous avez pris de l’autre. Il faudra attendre 2021 pour atteindre un niveau de financement proche de ce qu’il était avant votre arrivée ».

Une démonstration contestée par le Président Martin : « Le plan de contraintes de 2015 était applicable à tous, il existe désormais quelques marges, certes modestes, nous en profitons pour accompagner un peu plus le financement de ce service majeur ». Concernant le cas du frelon asiatique, il a rappelé que « le SDIS est un établissement autonome, c’est lui qui doit déterminer le type d’intervention qu’il couvre ». Le Vice-Président Gautier a cependant confirmé que le SDIS y travaille, et a salué l’intervention d’Alban Bruneau sur ce sujet.

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban Bruneau : 3.04 – Interv AB – Convention SDIS