Archive dans 20 novembre 2018

Lettre d’information de Sophie Hervé et Alban Bruneau

Sophie HERVE et Alban BRUNEAU, Conseillers départementaux, viennent de publier le dernier numéro de leur lettre d’information actuellement en cours de diffusion sur le canton du Havre III (Le Havre quartiers sud, Gonfreville l’Orcher, Gainneville, Rogerville).

Cette lettre revient notamment sur les débats et leurs interventions lors du Conseil départemental du 5 octobre.

Pour télécharger la lettre : La Lettre du Canton

Situation des mineurs non accompagnés après l’évacuation du squat des Brouettes, Stéphane Barré demande le respect des engagements pris

L’évacuation du squat du Hameau des Brouettes il y a deux semaines s’était accompagné d’un engagement du Département de mettre à l’abri les mineurs s’y étant abrités.

Sans méconnaitre les difficultés rencontrées par les services de la collectivité pour assurer la prise en charge de l’ensemble des mineurs non accompagnés actuellement présents sur notre département en raison de la progression des besoins, le groupe communiste du Front de Gauche a considéré que l’engagement pris reposerait sur le déploiement de moyens exceptionnels et adaptés à la nature des enjeux humains posés par cette situation.

En effet, le recours à l’occupation de locaux vacants par des mineurs pour leur éviter de dormir dans la rue, représente une situation extrême nécessitant une réaction immédiate et exemplaire.

Or, il semble bien que cet engagement n’ait pas été tenu et qu’il s’est assorti d’un délai d’évaluation de l’âge de certains jeunes concernés, la prise en charge n’ayant lieu qu’à l’issue, une fois la minorité confirmée.

Considérant l’émotion légitime suscitée par cette situation et ne pouvant se satisfaire des déclarations de la Vice-Présidente du Département relayées dans la presse, Stéphane Barré a écrit au Président Martin pour disposer d’un point précis sur la réalité des prises en charge opérées et des prises en charge en attente, depuis l’évacuation du squat.

Pour télécharger le courrier : 2018 11 08 – Courrier SB MNA ROUEN

Pour télécharger la réponse reçue : 2018 11 21 – Let rép. PMI CMS

 

Lettre d’information de Séverine Botte et Stéphane Barré

Séverine BOTTE et Stéphane BARRE, Conseillers départementaux, viennent de publier le dernier numéro de leur lettre d’information actuellement en cours de diffusion sur le canton de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Cette lettre revient notamment sur les débats et leurs interventions lors du Conseil départemental du 5 octobre.

Pour télécharger la lettre : 2018 11 – La Lettre des Cllers SER

Tribune du mois de novembre : Les limites de la communication

 

Tribune du Groupe Communiste et Républicain, Front de Gauche de Seine-Maritime

Bulletin départemental du mois de novembre 2018

 

LES LIMITES DE LA COMMUNICATION

A l’approche du budget 2019, nous invitons la majorité qui inscrit son action dans la droite ligne de celle du Chef de l’Etat et de son gouvernement, à faire preuve de cohérence entre ambitions affichées et réalité de ses actes.

Chacun, au sommet de l’Etat comme ici, semble avoir soudain oublié qu’il faisait de la politique, se déclarant hors parti, hors courant, au-dessus de la mêlé. Mais quand la communication tente alors de masquer l’action politique assumée, c’est le meilleur moyen de s’emmêler… Morceaux choisis :

« L’éducation : une priorité »…La dotation accordée aux collèges pour leur fonctionnement sera de – 7 % (- 1,07 millions) en 2019. Depuis le début du retour des droites au pouvoir, elle a fondu de 2,29 millions (- 13 %)…

« Il faut améliorerla couverture de l’offre de dépistage des infections sexuellement transmissibles »… 4 semaines après cette déclaration, le Département se désengage de la gestion des centres de dépistages locaux.

« Poursuivre l’accompagnement des établissements et services pour personnes âgées et adultes en situation de handicap »… En 2019, leur budget ne pourra pas excéder 0,5 % d’évolution (moins que l’inflation) par contrainte imposée par le Département.

« Soutien aux centres sociaux : un engagement historique ! »…9 centres sociaux situés pour beaucoup en quartier prioritaire de la politique de la ville voient leur subvention diminuer de 80.000 € sur 2 ans…

 

Pour télécharger la tribune : Tribune 2018 11

 

Inquiet face aux baisses de crédits, Stéphane Barré plaide pour la création d’un grand service public du sport

Inquiet par la baisse de crédits et les annonces de suppressions de postes qui toucheront pour la seconde année consécutive le ministère des sports, Stéphane Barré, Maire d’Oissel et Président du groupe communiste du Front de Gauche au Département, a publié ce jour une tribune dans « Paris-Normandie ».

Il rappelle notamment ce que les politiques publiques développées, en étroite collaboration avec les collectivités locales et les associations sportives, ont su créer au fil des années pour favoriser l’accès à la pratique sportive, comme pour accompagner et former nos champions.

Un élan mis à mal par les politiques gouvernementales, ce qui conduit de nombreux acteurs du mouvement sportif à se mobiliser.

Comme pour illustrer ce triste constat, la majorité LREM à l’Assemblée, sur proposition du gouvernement, vient de décider de supprimer le Centre National pour le développement du sport (CNDS). Jean-Paul Lecoq, Député de Seine-Maritime, s’y est opposé dans l’hémicycle.

Comme Stéphane Barré et les autres élus communistes, il plaide pour la création d’un grand service public du sport dans notre pays.

Pour télécharger la tribune parue dans « Paris-Normandie » : 2018 10 24 – PN tribune Stéphane Barré

Pour accéder à d’autres éléments concernant le CNDS  et le budget des sports : 

http://www.jeanpaul-lecoq.fr/spip.php?article474

http://www.jeanpaul-lecoq.fr/spip.php?article312

 

 

Réduction des effectifs dans les CMS et les services de PMI : le groupe communiste monte une nouvelle fois au front social

La fin de détachement annoncée à plusieurs infirmières puéricultrices intervenant au sein des Centres Médicaux Sociaux sur la métropole rouennaise, dans des missions de protection maternelle et infantile (PMI), a provoqué un mouvement social hier, marqué notamment par un rassemblement devant le CMS Ambroise Croizat, à Saint-Etienne-du-Rouvray.

Un nouveau signe inquiétant d’une baisse dans les effectifs des secteurs des solidarités et de l’enfance que les élus du groupe communiste du Front de Gauche ne peuvent accepter, eux qui au contraire plaident depuis des années pour un renforcement des moyens destinés à mieux prendre en compte une situation sociale dégradée touchant un nombre croissant de foyers.

Stéphane Barré, Président du groupe, présent pour soutenir ce mouvement social et les personnels départementaux, a saisi par écrit le Président du Conseil départemental Pascal Martin.

Il lui demande notamment de mettre carte sur table lors du prochain Conseil en affichant les effectifs réels des CMS actuellement et en les comparant avec ceux du début de mandat.

  

Pour télécharger le courrier de Stéphane Barre : 2018 10 18 – Courrier SB CMS SER – Réorga

Pour télécharger le tract de l’intersyndicale : 2018 10 05 – Tract plan social

 

Effectifs des CMS du Havre-Vallée et CMS de Gonfreville l’Orcher : 1+1=1,5 ?

Depuis plus d’un an Sophie Hervé et Alban Bruneau alertent le Département sur les effectifs insuffisants des Centres Médico-Sociaux (CMS) du Havre-Vallée et de Gonfreville l’Orcher. En cause notamment de la surcharge de travail des travailleurs sociaux concernés et de la difficulté pour les usagers à obtenir un accompagnement et une prise en charge satisfaisante : les absences pour longue maladie non remplacées d’une assistante sociale dans chacun de ces deux CMS.

Suite à leurs démarches, les deux conseillers départementaux communistes viennent d’obtenir enfin des mesures pour palier à cette situation. A ceci près que pour remplacer 2 assistantes sociales présentes sur deux secteurs géographiques différents, le Département a décidé de recruter… 1 assistante sociale… Quant aux postes et demi d’infirmière puéricultrice pour la Protection Maternelle et Infantile (PMI), ils se transforment en un poste tout court…

Erreur arithmétique ou volonté au passage de réaliser des économies à bon compte sur ses services publics de proximité ? La question est posée par Sophie Hervé et Alban Bruneau qui viennent d’engager de nouvelles démarches.

Pour télécharger le nouveau courrier adressé au Président : 2018 10 16 – Courrier AB SH CMS GO – Réorga

Pour télécharger la seconde réponse reçue : 2018 05 11 – Rép CMS GO

Pour télécharger le courrier de réaction signé de Sophie Hervé et d’Alban Bruneau : 2018 03 21 – Courrier AB CMS GO – Suites

Pour télécharger le courrier de réponse reçu : 2018 02 22 – Rép CMS GO

Pour d’autres éléments concernant cette situation :

Le Centre Médico-Social de Gonfreville l’Orcher a besoin de tous ses personnels pour fonctionner !

Conseil départemental du 5 octobre : pour les élus communistes du Front de Gauche, agir sur les causes et pas seulement sur les conséquences…

Conseil départemental, vendredi 5 octobre dernier, dans un climat quelque peu tendu entre une majorité oubliant soudain qu’elle était de Droite et qu’elle faisait de la politique, préférant placer son action sous le prisme du pragmatisme, et ses décisions ou orientations en revanche très partisanes, dénoncées par les oppositions.

Les débats de politique départementale, en ouverture de séance, sont revenus sur les plans « Pauvreté » et « Santé » du gouvernement, ainsi que sur les enjeux écologiques et sociaux.

La présentation du rapport d’activité des services de l’Etat, par Madame la Préfète, fut l’occasion ensuite pour les élus du groupe communiste du Front de Gauche de saluer « des agents exemplaires, dévoués, faisant de leur mieux avec des moyens rognés. Dans la police, les hôpitaux, toujours dans certaines écoles surchargées ou menacées, dans l’accompagnement des élèves handicapés, dans les services en charge des contrôles indispensables pour garantir la sécurité alimentaire ou lutter contre les fraudes ». Avant de dénoncer « les logiques libérales qui éloignent, regroupent, concentrent et compriment, alors que nos concitoyens aspirent à plus de proximité ».

Après avoir proposé d’étudier la mise en place de bourses pour les étudiants en chirurgie dentaire en contrepartie d’un engagement d’installation dans les bassins de vie sous dotés, dénoncé la fermeture de la crèche départementale et questionné sur les contrôles à opérer dans les hôtels où le département fait héberger des mineurs isolés afin de leur garantir des conditions d’accueil correctes, les élus du groupe ont bataillé contre plusieurs délibérations empreintes d’austérité départementale au lieu re renforcer les politiques publiques utiles pour les seinomarins.

Dans l’éducation : contre la baisse historique de la dotation aux collèges pour leur fonctionnement (- 7 %, – 1,07 million). Dans le domaine des solidarités : contre la réduction des dépenses des établissements et services pour personnes âgées et adultes en situation de handicap, leur budget ne pouvant pas excéder 0,5 % d’évolution (moins que l’inflation) l’année prochaine par contrainte imposée par le Département. Dans le domaine de la lutte contre le non-recours aux droits sociaux : pour réclamer un volontarisme de la part de la collectivité. Ou encore dans le domaine de la sécurité : pour restaurer les interventions gratuites des pompiers pour détruire les nids de frelons asiatiques.

Il fut aussi question au cours de la séance, du rapport de la Chambre Régionale des Comptes consacré à la Maison Départementale des Personnes Handicapées. Rapport qui, pour une fois, appelle des moyens supplémentaires pour résoudre les difficultés rencontrées par nombre d’ayant-droits. Un document qui tombait à pic pour illustrer les interventions des élus communistes du Front de Gauche invitant la majorité à sortir de ses logiques de rationnement comptable.

Pour télécharger le bulletin « En Direct » sur les débats de ce Conseil : En Direct 2018 10

Pour télécharger la version de synthèse du bulletin : En Direct 2018 10 Synthèse

Plan pauvreté du gouvernement, décryptage par le groupe communiste du Front de Gauche

Pour le premier débat de la séance du Conseil départemental du 5 octobre, le groupe communiste a choisi de revenir sur les enseignements et conséquences du « Plan Pauvreté » annoncé récemment par le Président de la République. Le groupe des indépendants ayant également choisi ce thème, le débat s’est déroulé après les interventions des deux présidents de groupe.

Pour Stéphane Barré, ce plan comporte « beaucoup d’effets d’annonce et de bonnes intentions. Certaines orientations semblent positives, mais nous en retenons globalement un manque d’ambition, de moyens et de crédibilité au regard des politiques conduites depuis un an et demi ».

Constatant que « plus la richesse nationale progresse, plus les riches deviennent riches et plus la pauvreté s’étend »et que « le ruissellement, érigé en principe économique par les libéraux, ne fonctionne pas, enfin dans ce sens-là », le président du groupe communiste du Front de gauche a estimé que « le choix de concentrer l’essentiel de ses politiques en faveur des plus fortunés, rend ce pouvoir Macronien peu crédible dans ses intentions d’éradiquer la pauvreté et de réduire les inégalités, les fractures de notre société ».

Et de citer comme dernière illustration en date, les orientations gouvernementales pour le budget 2019 de l’Etat : « 6 milliards de mesures en faveur des ménages (estimation revue à 3,5 milliards par l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques)… 42 milliards de mesures en faveur des entreprises (sans contrepartie) et des plus foyers les plus riches ».

Au titre des annonces positives de ce plan « car elles prolongent des mesures existantes », Stéphane Barré a retenu : « l’obligation de formation jusqu’à 18 ans, le renforcement du dispositif « Territoires zéro chômeur », les mesures sur la petite enfance et celles pour prévenir le décrochage scolaire. Ou encore l’extension de la Garantie jeunes ».Appelant toutefois « à être vigilant quant à leur mise en application, et notamment leur financement, d’autant que bien des interrogations demeurent sur les crédits mobilisés pour soutenir ce plan ».

Mais au-delà de ces annonces, il a regretté que ce plan « laisse de côté des sujets essentiels : l’accès au logement, l’accès aux soins. Or, on sait que la pauvreté est diverse ». Bref, pour Stéphane Barré, « une philosophie globale très macronienne avec la nécessité de remettre tout le monde sur le « chemin du travail » et de lutter contre « l’assistanat », sans dire qu’une partie de nos concitoyens ne peut pas exercer une activité professionnelle permanente. Et en oubliant que le travail ne protège plus nécessairement de la pauvreté ».

Rappelant ce que « le Président pense du coût des politiques sociales dans le budget de l’Etat »et soulignant que « 8,8 millions de nos concitoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté, 600.000 personnes de plus depuis la crise financière de 2008 », Stéphane Barré a appelé à la plus grande prudence quant à l’annonce d’un revenu universel d’activité à partir de 2020 « dont les contours ne sont pas définis mais qui fusionnerait plusieurs aides sociales, et serait assorti de sanctions. Un revenu sous conditions, ce qui l’éloigne fortement de la logique du revenu universel ou revenu de base qui est inconditionnel ».

Puis, il a mis en avant « la création d’un service public de l’insertiongaranti par l’Etat et qui placerait les départements au cœur du dispositif »et « la fin des sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance pour les jeunes à partir de leur 18 ans, décision attendue par plusieurs élus dans cet hémicycle ». Tout en précisant que « pour y parvenir il faudra fournir à chacun un logement, un emploi ou une formation, à l’initiative des départements, et à couvrir à défaut, une prise en charge jusqu’à 21 ans. Pour ce faire, il faudra donc un peu plus que les 50 millions d’euros que le gouvernement est prêt à mobiliser ».

En conclusion, il a repris le terme de « raz de marée de la misère » évoqué par le président du Secours Populaire à propos de l’afflux des sollicitations reçues, notamment par de plus en plus de retraités. Avant d’appeler « la collectivité, chef de file des solidarités, à s’impliquer avec encore plus de force dans cette grande cause nationale, en mettant les moyens nécessaires au niveau des besoins », estimant « qu’il arrive un moment où éradiquer cette misère dans l’un des pays les plus riches du monde, passe par des changements radicaux de politiques. Ce plan ne va pas dans ce sens, même s’il permettra d’agir utilement, fusse-t-il modestement, contre ce mal dont souffre notre société dite moderne ».

Pour le groupe des indépendants, Dominique Métot a prolongé cette intervention en souhaitant « que le Département puisse analyser et chiffrer les conséquences de ce plan pour la collectivité ». Il a également fait état de ses craintes d’une possible « recentralisation des politiques sociales ».

Pour la majorité, Blandine Lefebvre a dit partager beaucoup d’éléments évoqués et a souligné le « caractère embryonnaire et imprécis de ce plan, malgré l’ambition affichée ». Réaffirmant la nécessité « d’éradiquer la pauvreté dans ce département », elle a toutefois précisé que« seul nous ne pouvons rien faire, nous devons attendre que le gouvernement soit un peu plus précis sur ce qu’il envisage concrètement ».

Des appréciations consensuelles qui se sont arrêtées là, car Blandine Lefebvre a prolongé son propos sur un terrain glissant, en estimant que « le Chef de l’Etat a raison de donner une nouvelle grille de lecture. Un tiers du PIB est consacré aux dépenses sociales avec des résultats en demi-teinte des politiques passées dans ce domaine… Notre pays est l’un de ceux qui en Europe investi le plus sur le plan social et la pauvreté ne recule pas, elle stagne. Ceci étant, la part de sa population touchée par la pauvreté, 10 %, est l’une des plus faibles. Il n’empêche, nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation, ce phénomène doit nous mobiliser ». Soutenant dans la foulée « les orientations du Chef de l’Etat conditionnant la sortie de la pauvreté au retour à l’emploi ».

Pour le groupe socialiste, Caroline Dutartre a également « salué certaines mesures », tout en estimant que « le compte n’y est pas en termes de moyens », et en reprenant au passage des éléments, analyses et chiffres avancés par Stéphane Barré, sans oublier d’y mêler les « avancées obtenues dans ce domaine de la lutte contre la pauvreté par des élus socialistes en France et en Europe ».

Dans sa conclusion, Stéphane Barré a tenu à rappeler à la majorité qu’elle n’était pas « que dans une attente de précisions du gouvernement sur l’application de ce plan »puisqu’elle a procédé à « des coupes de près de 10 millions sur les budgets dédiés aux solidarités dans notre département ».

Pour télécharger l’intervention de Stéphane Barré : DPD Plan pauvreté – Interv SBA – Lecture

 

Débat sur l’écologie au Conseil départemental, Alban Bruneau alerte sur l’alimentation et sur le frelon asiatique

Le second débat de politique départementale du Conseil qui s’est déroulé le 5 octobre, ouvert par le nouveau groupe constitué par scission du groupe socialiste et baptisé « agir avec l’écologie au Département » portait sur… l’écologie.

Pour ce nouveau groupe qui ne s’est pas déclaré d’opposition comme le fit remarquer le Président du Conseil, et qui siège désormais au centre de l’hémicycle, Catherine Depitre, dans sa courte intervention, a notamment repris les constats et défendu l’ex-ministre de l’environnement Nicolas Hulot, appelant à devenir « le département le plus engagé en matière d’écologie ».

Pour la majorité des droites, Céline Sineau-Patry a eu des mots aimables pour le nouveau groupe avant de développer ses constats et de rebondir sur son appel, en énumérant dans le détail les politiques conduites par le Département en matière de développement durable.

Alban Bruneau a rappelé que, pour les élus communistes, « l’écologie ne doit pas être un simple volet des politiques publiques, mais en devenir la matrice », avant d’estimer que « nous en sommes encore loin, ici comme ailleurs. Même si, ici comme ailleurs, les choses bougent, des actions fortes sont engagées, des orientations salutaires sont prises ».

Il s’est attaché ensuite à émettre diverses propositions pour « développer l’alimentation durable au sein des collèges, pas seulement par contraintes réglementaires, mais pour le bien de nos jeunes, pour soutenir l’agriculture locale et préserver notre planète », considérant que « l’alimentation regroupe plusieurs thématiques relatives au développement durable : l’agriculture, les transports, l’économie, le social ou encore la santé ».

Puis, il est revenu sur le fléau du frelon asiatique qui « dépasse la seule question écologique puisque nous faisons face à un danger relevant de la santé publique ». Après avoir rappelé son interpellation à ce propos en décembre dernier « pour que le service départemental d’incendie et de secours prenne en charge en intégralité les destructions de nids », il a questionné sur l’état d’avancement de cette demande, soulignant que « l’enjeu environnemental et sanitaire de ces interventions ne peut pas reposer sur la seule faculté contributive des familles. Nous ne pouvons pas laisser des entreprises privées se saisir de ce problème pour en faire un marché, leurs interventions étant facturées jusqu’à 400 € ! ».

De même, il a sollicité une intervention forte de la collectivité pour « interpeller l’État afin qu’il prenne ses responsabilités en la matière, le décret précisant les conditions de destruction des nids de frelons asiatiques sur le domaine public ou privé n’ayant toujours pas été pris par la Préfète ».

Dans sa réponse, le vice-président Gautier a indiqué que « les sapeurs-pompiers interviennent sur ces nids dès lors qu’ils sont à proximité d’habitations, sur la voie publique ». Il a confirmé également qu’une « réflexion est menée avec l’Etat sur ce sujet »et a souligné que « le service départemental n’est pas forcément bien équipé pour ces interventions ».

Son collègue Patrick Chauvet a confirmé qu’il s’agissait « d’un problème d’ampleur » craignant « qu’il ne soit déjà trop tard pour l’éradiquer », puis Denis Merville a invité tous les élus à se mobiliser pour que l’Etat prenne cet arrêté.

Catherine Depitre a conclu le débat en déclarant : « Nous prolongerons ce débat et nos propositions en tête à tête avec notre collègue en charge du développement durable »

Pour télécharger l’intervention d’Alban Bruneau : DPD Ecologie – Interv AB

Un peu plus tard, au cours de la même séance, Alban Bruneau a profité de la présence de Madame la Préfète venue présenter le rapport d’activités des services de l’Etat en Seine-Maritime, pour revenir sur le fléau du frelon asiatique.

Alban Bruneau l’a interrogé sur le décret attendu pour l’éradication du frelon asiatique. La Préfète lui a répondu : « Si je dois prendre un arrêté je le prendrais, mais nous travaillons à une procédure et des moyens d’intervention adaptés ».