Les Conseillers départementaux étaient appelés, en séance du 18 juin, à valider la répartition des financements accordés aux services d’aides à domicile (SAD), au titre du nouveau dispositif voté en fin d’année 2025 pour soutenir la mobilité et les temps de dialogue et de partage des bonnes pratiques au sein de ces services. Le département compte 28 SAD associatifs, 74 SAD privés et 26 SAD publics.
Le fond de soutien créé à cet effet s’élève pour la Seine-Maritime à 1,8 Million. Il permet de financer des actions telles que l’achat ou la location de véhicules, d’abonnements de transport, le permis de conduire, le financement des indemnités kilométriques, des formations au dialogue, des interventions d’animateurs, des mises à disposition de salles et d’espaces dédiés… Sauf que sur les 75 dossiers déposés pour obtenir un financement sur ce fonds, 38 sont proposés avec un rejet. Un taux qui a interpellé les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine qui se sont exprimés par la voix de Maryline Fournier.
« Monsieur le Président,
Quand on parle aujourd’hui des services autonomie à domicile, il ne faudrait pas que les chiffres, les dispositifs et les tableaux budgétaires nous fassent oublier de qui nous parlons réellement. Nous parlons de femmes. À 95 %, ce sont des femmes.
Des femmes qui permettent chaque jour à nos aînés de demeurer chez eux. Des femmes qui accompagnent des personnes âgées, malades ou en situation de handicap. Des femmes qui font la toilette, préparent les repas, assurent le lien avec les familles, rompent l’isolement et apportent souvent un peu pour ne pas dire beaucoup d’humanité là où la solitude s’installe.
Et pourtant, elles demeurent parmi les travailleuses les moins reconnues. Ce sont souvent des temps partiels imposés. Des journées découpées du matin au soir. Des kilomètres chronométrés et parcourus entre deux interventions. Des salaires qui restent insuffisants. Une pénibilité largement sous-estimée.
