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Halte à la répression syndicale : les élus communistes saisissent le gouvernement au Sénat

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A la demande notamment des élus communistes de la région havraise Sophie Hervé, Jean-Louis Jegaden, Jean-Paul Lecoq, Christine Morel et Nathalie Nail relayés par Thierry Foucaud Sénateur de Seine-Maritime, Jean-Pierre Bosino, Sénateur de l’Oise, a interpellé cet après-midi le gouvernement, lors des questions d’actualité, sur la situation chez SIDEL et sur les nombreuses autres luttes sociales conduites à travers le pays. Il a dénoncé notamment une criminalisation de l’action syndicale en demandant que le gouvernement entende les salariés et cesse la casse du Code du travail.

Pour télécharger le texte de la question : JPB-10-12-15

Pour prendre connaissance de la réponse apportée par le gouvernement :

http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video31050.html

Conférence Eco’Choix de St Romain, Jean-Paul Lecoq dénonce les logiques du Libéralisme…

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Invité aux côtés de Sylvie Barbier par le réseau Eco’Choix, le vendredi 9 octobre, à l’occasion d’une conférence sur les dangers démocratiques des traités internationaux, Jean-Paul Lecoq est longuement revenu sur l’histoire et les logiques du libéralisme. Il a achevé son intervention en appelant à la contre-offensive citoyenne…

« Le libéralisme ne s’assume pas, il ne peut pas s’assumer sans apparaitre sous son vrai visage et être ainsi démasqué pour ce qu’il est : une machine inégalitaire qui oppose les gens, les peuples, les individualisant pour leur couper leur capacité de rébellion, de réaction. Une machine au service de privilégiés, des castes dominantes qui ne sont jamais rassasiées.

Mais le libéralisme porte en lui les germes de sa propre destruction : ses contradictions…

La recherche du profit, la liberté totale de s’enrichir sans limite induit fatalement la concentration et la concentration porte en elle l’impossibilité de maintenir un marché libre et non faussé.

L’activité économique étant en évolution perpétuelle, de nouvelles pratiques, de nouveaux marchés s’ouvrent et se ferment. Aujourd’hui « l’uberisation », « l’I Commerce », les nouvelles technologies apportent au libéralisme un nouveau terrain d’enjeux. Un terrain d’autant plus propice qu’il repose sur l’initiative individuelle. Ces start-up symbolisent le libéralisme triomphant mais leur croissance exponentielle les conduits à devenir rapidement des monstres qui prennent des positions plus que dominantes puisqu’elles frisent le monopole.

Partant du principe que le libéralisme est contraire à l’intérêt de l’homme et des sociétés humaines, partant du principe qu’il est anti-démocratique en cela qu’il détourne et se joue de la démocratie pour servir ses intérêts, la contre attaque doit s’organiser au niveau de la société, au niveau collectif.

Tout d’abord par la prise de conscience du peuple des dangers et des réalités du libéralisme, de ses conséquences présentes et à venir sur la situation de la grande partie de la population. Une prise de conscience qui passe par démasquer les acteurs réels, les promoteurs et les serviteurs de ce libéralisme.

Ensuite par l’action collective, l’action citoyenne, le réveil de la solidarité et de la fraternité pour combattre les inégalités et tendre vers l’égalité.

Ils ont aujourd’hui le pouvoir, nous avons le nombre. Cette formule bien connue résume bien à mon sens la position des forces en présence. La démocratie demeure notre plus belle arme, utilisons là.

Dans les différents contacts que nous avons chaque jour, dans le cercle privé, au travail, à travers les initiatives que nous organisons ou encore sur les réseaux sociaux, c’est là que se joue la bataille de l’opinion, nous devons être présents et parler. Parler pour informer, parler pour dénoncer, parler pour sensibiliser, parler pour convaincre et parler pour agir.

Cette présence active, cet activisme, cette proximité comme cette constance demeurent nos principaux atouts.

L’étude de l’histoire universelle le démontre, rien n’est inéluctable, rien n’est écrit. De la lutte nait l’espoir et l’espoir déplace les montagnes ! »

L’intégralité de l’intervention de Jean-Paul Lecoq… Intervention JPL conf St Romain

Interco en région havraise : pour ouvrir le débat que l’Etat refuse, Jean-Paul Lecoq écrit aux maires

LECOQ

En matière d’intercommunalité, l’Etat remet le couvert en ne tirant visiblement aucun enseignement de ses erreurs passées. Les gouvernements se succèdent, les mêmes logiques demeurent. Il convient coûte que coûte de regrouper les intercommunalités au gré des intérêts politiques du pouvoir en place, sans cohérence, sans réelle concertation des habitants, sans prise en compte des réalités qu’ils vivent au quotidien.

La région havraise s’est déjà vue privée arbitrairement de sa vocation à devenir la métropole de l’Estuaire pour ne pas faire d’ombre à la métropole rouennaise naissante. Ce n’est du reste que partie remise !

Cette fois l’Etat veut marier l’agglomération havraise (237.000 habitants) avec la communauté de communes de Criquetot l’Esneval en grande difficulté budgétaire (16.400 habitants), se refusant à envisager dans le même temps un élargissement vers l’est et la communauté de communes de Saint-Romain, Caux Estuaire (18.000 habitants), qui elle, est autorisée par l’Etat à rester seule.

Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher, Vice-Président de l’agglomération havraise et Conseiller Départemental du Havre, vient d’adresser un courrier à l’ensemble des maires concernés pour les appeler à ouvrir le débat et ainsi ouvrir la porte d’une collaboration intelligente que le gouvernement a décidé de laisser fermer à double tour pour ne pas contrarier les élus socialistes.

Pour télécharger la lettre ouverte… Let ouverte JP Lecoq

Régionales 2015, l’appel des élus du Front de Gauche au Département…

Bandeau de l'appel

Pour amplifier le rassemblement dans une contre-offensive anti-libérale et porter ensemble une alternative politique : citoyens, acteurs du mouvement social, militants ou sympathisants Front de Gauche, écologistes, Nouvelle Donne, NPA, socialistes en rupture avec le social-libéralisme gouvernemental, unissons nos efforts partout en Normandie.

Débattons ensemble, élaborons en commun dans des ateliers, des assemblées citoyennes afin de construire, avec les organisations politiques, un projet régional social, écologiste, féministe et solidaire.

Il est absolument impératif que celles et ceux qui partagent pour l’essentiel les mêmes aspirations soient largement rassemblés sur une même liste.

Les élus communistes et républicains, Front de Gauche, au Département de Seine-Maritime signe et appellent à signer l’appel lancé par le Parti Communiste Français, Ensemble et le Front de Gauche…

* Le texte de l’appel à télécharger… adresse résister unir construire en Normandie

* Pour renvoyer votre appel signé : Groupe Front de Gauche – Département de Seine Maritime – 16 quai Corneille 76000 Rouen ou par mail auprès de sebastien.giard@seinemaritime.fr

Conseil Départemental du 22 juin, les élus communistes face aux défenseurs du Libéralisme…

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Après l’installation en avril du nouveau Conseil Départemental, la séance plénière du 23 juin fut l’occasion pour la nouvelle majorité de Droite, de prendre ses premières mesures qui, sans surprise, consistent à donner priorité au désendettement, au détriment du renforcement de l’investissement (désormais à un niveau historiquement bas) et de la couverture à un niveau adapté, des besoins des seinomarins…

Se défendant pourtant, face aux interventions répétées des élus du groupe qui sont montés au front inlassablement durant toute la séance, de renforcer l’austérité précédemment engagée par les socialistes, le Président n’a pas su, et pour cause, expliquer comment il pouvait tout à la fois : renforcer les moyens des services notamment dans les secteurs des solidarités, conforter les investissements, maintenir le maillage de proximité des services départementaux, aider davantage les communes, tout en n’augmentant pas la fiscalité et en diminuant l’endettement, le tout dans un contexte marqué par une baisse sans précédent des dotations de l’Etat… Et pour cause, la seule réponse de la Droite à cette équation s’appelle l’austérité et par conséquent la suppression ou la diminution de services ou de dispositifs départementaux, mais chut, ceci est un secret… de polichinelle. Le Département prépare bel et bien un « service minimum » comme l’avait dénoncé Hubert Wulfranc lors de l’élection du Président.

La nouvelle majorité aurait-elle honte d’être libérale ?

C’est la question que Jean-Paul Lecoq puis Hubert Wulfranc ont par conséquent posé à plusieurs reprises, notant au passage que le début de certaines interventions comme celle de la Présidente du Groupe de la majorité ou du Vice Président en charge de l’agriculture (sur la nécessité d’une nouvelle politique agricole, sur la baisse des dotations de l’Etat ou encore sur l’importance du service public de proximité), ressemblaient beaucoup à ce que les élus communistes disent depuis longtemps. Les mettant en contradiction, les élus communistes ont rappelé que vouloir une intervention de l’Etat et des collectivités dans l’économie, ce n’était pourtant pas très libéral… Quant aux élus socialistes, bien silencieux dans l’ensemble en comparaison au nombre et à la force des interventions des élus communistes et républicains, aucun doute possible : tous derrière le gouvernement en attendant des jours meilleurs et une reprise de la croissance que l’un d’eux a même affirmé avoir constaté, ce qui n’a pas manqué de provoquer les éclats de rire de l’assemblée…

En Direct juin 2015

Projet de canal Seine Nord, une table qui ne tourne pas rond…

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Pour répondre aux nombreuses démarches engagées contre les graves menaces pour les ports, l’économie et l’emploi normands que comporte, en l’état, la construction du Canal Seine Nord validée récemment par le Gouvernement, une table ronde était organisée ce matin par les représentants de l’Etat, en sous-préfecture du Havre.

L’occasion pour les acteurs sociaux, économiques et les élus du territoire qui ne sont pas restés silencieux, de réaffirmer que le gouvernement a encore la possibilité de faire de la construction de ce canal européen un projet qui unisse au lieu de diviser les territoires, de les opposer.

Cela nécessite des investissements importants pour accroitre le fret fluvial et ferroviaire et ainsi rattraper le retard considérable accumulé dans ce domaine par nos ports, en raison de l’absence d’une volonté forte de l’Etat, pour développer les atouts considérables de notre façade maritime.

Mais de stratégie au service du développement maritime national, de volonté politique claire pour miser sur les ports français et favoriser leur empreinte écologique indispensable à leur attractivité, il n’en fut guère question ce matin de la part des représentants de l’Etat.

Une simple navigation à vue, sans cap, ni carburant. A ce rythme le Gouvernement joue clairement contre l’intérêt national pour se ranger une fois de plus derrière celui de Bruxelles.

(lire la suite…)

communiqué de JP Lecoq après table ronde

Projet de Canal Seine Nord, la mobilisation des élus communistes commence à payer…

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Pour faire suite aux précédentes démarches engagées par les élus communistes et républicains, notamment lors de la séance du Conseil Départemental du lundi 23 juin (voir les billets précédents publiés sur ce blog), le Conseil Départemental de Seine Maritime vient de prendre une position claire et conforme à ce que nous en attendions sous l’impulsion de Jean Paul Lecoq.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEAN PAUL LECOQ

 CANAL SEINE NORD, LE DEPARTEMENT PREND POSITION

Lors de la séance du Conseil Départemental du lundi 23 juin 2015, mes camarades du groupe Communiste et Républicain, Front de Gauche, et moi même sommes intervenus à de multiples reprises pour inviter le Département à adopter une position forte concernant le projet de Canal Seine Nord, qui, en l’état, menace gravement les ports et l’économie normande.

La Commission Transport du Département s’est réuni ce jour à cet effet et a adopté, à l’unanimité des votants – les élus socialistes semblant ou feignant de découvrir ce sujet et ses enjeux – la motion ci-jointe. Je m’en réjouis, convaincu que le rassemblement des forces vives normandes, élus, décideurs, acteurs économiques, syndicats et habitants, au delà de leurs sensibilités, est de nature à faire de ce futur canal un projet unissant les territoires au lieu de les diviser, de les opposer, comme il est question aujourd’hui. Il doit également garantir un parfait respect de l’environnement ce qui, là encore, n’est pas le cas actuellement.

Car l’enjeu est bel et bien de doter les ports normands des investissements indispensables pour accroitre le fret fluvial et ferroviaire et ainsi rattraper le retard considérable accumulé dans ce domaine. La réduction de l’empreinte carbone des marchandises transportées qui semble guider Bruxelles et le gouvernement français dans leur empressement à construire ce canal ne peut pas être à géométrie variable, surtout en cette année où notre pays va accueillir la COP 21, la conférence des nations sur les changements climatiques. Ce qui est valable pour le projet de canal en matière de réduction de l’empreinte carbone des marchandises l’est tout autant pour les ports normands.

Sans une action résolue de l’Etat à travers les investissements attendus pour que les ports normands et en particulier celui du Havre améliorent considérablement leurs atouts écologiques, leur compétitivité s’en trouvera profondément affectée et par conséquent les emplois et activités qui leur sont liés.

C’est ce que j’entends défendre lors de la table ronde organisée par l’Etat, lundi au Havre.

Jean Paul LECOQ

Maire de Gonfreville l’Orcher,

Vice Président de la CODAH,

Conseiller Départemental

Le Havre, le 26 juin 2015

Avis du Département – communiqué de JP Lecoq

Projet de Canal Seine Nord, attention danger ! Une motion des élus du Front de Gauche au Département de Seine Maritime, pour unir les territoires au lieu de les diviser…

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En décidant de concentrer, à la demande de Bruxelles, des sommes publiques considérables pour creuser un canal qui risque de devenir un aspirateur à marchandises entre les ports du Benelux et l’Ile de France, le gouvernement vient de jouer contre l’intérêt national et porter un très mauvais coup à la Seine Maritime et à la Normandie.

En effet, en l’état, ce projet se construit au détriment de l’axe Seine Le Havre – Rouen – Paris et de ses ports qui, pour leur part, attendent depuis plus de 10 ans des investissements indispensables.

Cependant, il n’est pas trop tard pour que ce projet de canal devienne compatible avec les intérêts départementaux et régionaux, pour qu’il puisse unir les territoires plutôt que de les diviser. Cela implique une mobilisation de tous les acteurs institutionnels et privés, de la population, des salariés.

C’est la raison pour laquelle les conseillers départementaux communistes et républicains de Seine Maritime ont proposé au Président de l’assemblée départementale de bien vouloir faire étudier une motion à l’occasion de la session du lundi 22 juin. Ce dernier n’a pas répondu favorablement à cette proposition constructive, au motif que le règlement intérieur ne le permettait pas.

Ne se résignant pas à ce silence annoncé de leur assemblée sur un sujet majeur porteur de nombreuses préoccupations pour leur Département, ils ont choisi de diffuser leur projet de motion en l’état et interviendront en séance à ce sujet.

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Comment les services de l’Etat sont invités à utiliser le numérique pour réduire leur présence de proximité… La dématérialisation au service de l’austérité ?

austérité

La réduction des horaires d’ouverture au public des centres des finances publiques, comme dans cet exemple celui d’Harfleur, est expliquée par la Direction Régionale, par la nécessité de tenir compte du numérique ou du développement des procédures d’instruction par téléphone… Bah voyons, on ne prendrait pas les habitants et les élus pour des imbéciles du côté de ceux qui sont chargés de maquiller l’austérité ?

En tout cas, cela a fait bondir François Guégan, Maire d’Harfleur dont le Conseil Municipal a adopté un voeu contre cette décision, tout comme son collègue Jean Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller Départemental qui vient de répondre à la direction régionale…

Madame l’Administratrice,

Par courrier daté du 4 mai, vous m’informez d’une nouvelle réduction, à compter du 1er juin 2015, des horaires d’ouverture au public du Centre des Finances publiques d’Harfleur dont dépendent les habitants et professionnels de Gonfreville-l’Orcher.

Cette décision serait prise, selon vos termes, par la nécessité de tenir compte « du développement de nouveaux modes de contact à distance, plus modernes et plus accessibles » alors que, jusqu’à preuve du contraire, l’échange direct entre un administré et une administration, demeure bien ce qu’il peut se faire de plus accessible et de plus souhaitable. Rien ne remplacera jamais le contact humain.

Derrière cette énième mesure qui dissimule mal, malgré l’habillage de modernité – notion du reste toujours très relative -, une volonté de l’Etat de réduire les moyens humains dédiés au bon fonctionnement des services publics, se cache un nouvel acte d’austérité que je condamne avec force.

Et, puisque vous m’invitez à faire connaître à mes concitoyens cette décision, je le ferai savoir ainsi. Sachez d’ores et déjà que le Conseil Municipal de la Ville de Gonfreville-l’Orcher, réuni en séance le lundi 18 mai dernier a fait part à l’unanimité de sa désapprobation lorsqu’il a appris cette décision.

A l’heure où tant de Français rechignent à payer l’impôt, soit parce qu’ils en ont plus les moyens en ces temps de crise qui s’enkyste, soit parce qu’ils estiment la fiscalité française trop injuste ou trop complexe, l’Etat choisi de réduire sa présence de proximité, son maillage des territoires qui pourtant représente non seulement un atout considérable pour accompagner nos concitoyens, mais également un devoir pour tout service public digne de ce nom.

Le développement de la dématérialisation, des plate-formes téléphoniques sont en effet de nature à prendre en compte les besoins et les demandes d’une partie de nos administrés, notamment en raison de leurs contraintes en matière de disponibilité ou de leur volonté de recourir aux voies de communication électronique.

Cependant développer ces voies au détriment d’un accueil personnalisé qui, par opposition à la modernité affichée dans le premier cas, serait désormais prétendument archaïque ou dépassé, constitue une grave erreur, lourde de conséquence. Elle contribue à isoler encore un peu plus certains publics, à les détourner des services publics ou à multiplier les sources d’erreur.

Je souhaite fortement que cette décision inacceptable soit corrigée dans les meilleurs délais. Pas seulement pour rétablir, mais bien pour étendre et adapter aux besoins des usagers, les plages horaires d’ouverture au public des services fiscaux. Je pense notamment à l’instauration de permanences sur le temps du midi ou en fin d’après-midi.

Car, c’est bien là que se cache ce que d’aucun pourrait qualifier de perfidie, avec de nouveaux horaires au public limités à une plage le matin de 09h à 12h et à une autre de 14h à 16h en semaine uniquement, vous excluez ainsi une grande partie des salariés de toute possibilité de venir auprès de vos services.

Dans ce contexte, vous n’aurez surement aucune difficulté – mais par contre je l’espère quelques scrupules ! -, à nous expliquer l’année prochaine que faute d’un nombre suffisant d’usagers qui fréquenteront ces permanences fiscales, il sera nécessaire de les réduire plus encore…

Dans cette attente et ne désespérant pas que la raison humaine finisse par l’emporter contre les logiques comptables d’austérité,

Je vous prie de croire, Madame l’Administratrice, en l’expression de mes sincères salutations.

Jean-Paul LECOQ

Les élus communistes et républicains saisissent le Président du Département concernant les services de proximité

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Rappelant que tous les habitants de Seine-Maritime doivent pouvoir bénéficier des mêmes services départementaux à proximité de leur lieu de vie et ce, quelque soit le territoire où ils résidents, les élus du Groupe ont décidé de saisir le Président du Département pour connaître ses projets concernant :
– L’avenir des Maisons du Département et, en cas de suppression confirmée de ces antennes, le dispositif prévu pour permettre le maintien de ce maillage territorial qui ne saurait se limiter à la simple nomination de 3 Vice-Présidents territoriaux.

– Les décisions et renforts de moyens envisagés concrètement au sein des différentes UTAS (Unité territoriale de l’Action Sociale) pour prendre en compte l’urgence sociale, et notamment pour permettre un accueil social suffisant à destination de tous les seinomarins amenés à nous saisir en raison des difficultés croissantes qu’ils rencontrent.
Cette question écrite sera posée en séance plénière du Département lundi 22 juin prochain, le Président Martin ayant décidé d’y répondre en fin de réunion…

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Après la lecture par Hubert Wulfranc de la question transmise préalablement, le Président Martin a confirmé, dans sa réponse, la suppression des Maisons du Département, estimant qu’elles ne remplissaient plus leur rôle d’intérêt général mais qu’elles ont été « dévoyées » pour les besoins spécifiques de certains élus de l’ancienne majorité. Les statistiques de fréquentation seraient de ce point de vue accablant, tout comme le dernier rapport de la Chambre Régionale des Comptes.

Pour autant, le Président s’est défendu de vouloir diminuer la présence de proximité du Département et a promis que les moyens dédiés aux Maisons du Département seront réaffectés sur les services déconcentrés (UTAS notamment), ses personnels étant redéployés auprès desdits services ou des services sociaux MDPH notamment où 4 postes seront créés. A la fin du dernier mandat, Mireille Garcia était intervenue à maintes reprises pour dénoncer des moyens insuffisants notamment pour la MDPH (Maison Départementale Pour le Handicap).

« Je suis libéral, mais j’ai une conscience sociale et j’agis en responsabilité », a conclu le Président, « Je remets ainsi au pot commun les moyens dédiés à certains élus, pour répondre à l’urgence sociale pour reprendre le terme de votre question ». Il a annoncé par ailleurs la création de Délégations territoriales, sur Le Havre, Rouen et Dieppe, ouvertes sous l’impulsion des vice-présidents territoriaux, à disposition des gens et des élus locaux.