Le vice-président Alain Bazille a proposé au Conseil départemental du 20 juin, un plan pluriannuel d’investissements 2019-2023 dédié au port de Fécamp à hauteur de 6.605.000 € HT. Le Département en financerait 30 %.

Contenu du plan d’investissements

Plaisance : 2.725.000 € HT

Commerce : 2.710.000 € HT

Pêche : 1.170.000 € HT

Un engagement salué par Alban Bruneau pour le groupe communiste, car « un port qui se porte bien et dans lequel on investi, c’est toujours une excellente nouvelle pour l’activité économique et tous les emplois locaux qui en dépendent. C’est aussi une bonne nouvelle pour notre Département maritime et ses territoires directement concernés par les activités portuaires ».

Puis il a souhaité profiter de cette délibération pour « saluer la réalisation des premiers investissements sur le port de pêche du Havre. Un port que notre collectivité a permis de remettre à flot, après des années d’alertes de la part de la coopérative maritime, des pêcheurs et de plusieurs élus locaux, sur sa fragilisation progressive et les menaces qui pesaient sur son avenir ».

Avant de renouveler ses « appels en faveur de la coopération entre les ports normands ». Certes, ils relèvent de compétences différentes, Département, Région, Etat, « mais ils doivent former à l’évidence un ensemble cohérent parce qu’ils constituent un maillage portuaire sur toute l’étendue de nos côtes. C’est un atout précieux. Leur complémentarité doit alimenter leurs coopérations, en particulier dans une période où la transition écologique, la transition énergétique, va forcément s’accentuer tant dans le maritime que le portuaire. A défaut de quoi, une logique de concurrence, de compétition, finira fatalement par en fragiliser certains. Sans réengager le débat de ce matin sur les mobilités, la capacité des ports à réduire leur empreinte carbone fait partie de ces enjeux ».

Alban Bruneau a tenu, pour terminer son intervention, « à parler de la SNSM et de ses sauveteurs cruellement touchés par le drame de la semaine dernière au large des Sables d’Olonne. Ce drame vient nous rappeler l’immense service public rendu, et parfois le sacrifice, de ces 8.000 sauveteurs bénévoles qui assument, par délégation et depuis 200 stations, une mission incombant à l’Etat. 9.000 personnes en difficulté ont ainsi été secourues l’année dernière ».

Or, « la SNSM est confrontée à un problème récurent de financement. Son budget de 32 Millions est financé à plus de 70% par des dons privés et pour 30% seulement de fonds publics (Etat et collectivités territoriales). La subvention annuelle de fonctionnement de l’Etat demeure insuffisante pour permettre notamment les investissements nécessaires ».

Par conséquent l’élu communiste a estimé « qu’il faut aller plus loin et assurer aux sauveteurs les moyens matériels dont ils ont besoin ». Il a relayé « une proposition de loi déposée à l’initiative de Sébastien Jumel et nous l’espérons bien de nombreux autres députés dans une logique transpartisane, pour qu’une contribution au financement de la SNSM soit demandée aux plaisanciers qui représentent 80 % des interventions en mer. Cette contribution modeste de 5 à 30 par an, en fonction de la longueur du navire, dégagerait un produit de plus de 5 Millions par an ».

En réponse, le Président Martin a annoncé avoir écrit au président de la SNSM qui « sait combien nous les soutenons », avant de rappeler ce que le Département fait en faveur de cette « mission de service public permanente qui repose sur un total bénévolat ».

Toutefois et malgré la relance d’Alban Bruneau, il a refusé de se positionner en faveur de la proposition de loi déposée.

Enfin, Alain Bazille, toujours en écho aux propos du groupe communiste du Front de Gauche, a fait savoir qu’une « étude vient d’être lancée pour renforcer les mutualisations entre les ports de Seine-Maritime… ».

La délibération a été adoptée à l’unanimité.

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban Bruneau : Intervention port de pêche de Fécamp