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Pour Jean-Paul Lecoq : l’Etat stratège doit faire son retour au printemps, il en va de l’avenir de nos ports !

Dans une interview au journal « L’Humanité » du 3 mars, Jean-Paul LECOQ, Conseiller départemental du Havre et Maire de Gonfreville l’Orcher revient sur la situation du port du Havre en appelant l’Etat stratège à faire son grand retour après les élections du printemps. Question de salut public pour nos ports et tous ses emplois !

Réponses à l’interview Table Ronde sur les ports

« L’Humanité »

Jean-Paul Lecoq,

Maire, Conseiller départemental, Vice-Président de l’agglo Havraise,

Membre du Conseil de développement du Grand Port Maritime du Havre

On peut observer un certain retard de développement des ports de commerce français par rapport à ceux du Range nord-européen par exemple. Pourquoi une telle situation perdure-telle ?

Oui, à l’évidence ! Depuis deux décennies nos ports souffrent d’un manque d’investissements pour les doter des outils et infrastructures nécessaires aux enjeux qu’ils portent dans leur sillage.

Dans le même temps, les ports concurrents européens ont bénéficié de financements sans précédent. L’écart se creuse donc dangereusement. D’autant plus que le gouvernement a validé imprudemment la construction du Canal Seine Nord qui, dans l’état actuel de la situation, va bénéficier aux ports du nord de l’Europe au détriment des ports normands.

Dans son rapport annuel, la Cour des comptes vient de dresser le bilan, huit ans après son adoption, de la réforme portuaire. Si bien des aspects de ce rapport sont contestables au regard des lunettes libérales utilisées par les sages, je rejoins l’une de leurs conclusions : l’Etat stratège n’est pas au rendez-vous. Le rapport parle d’un saupoudrage d’argent public là où il faudrait un plan massif d’investissements.

A la fin des années 90, le gouvernement Jospin et son ministre communiste Gayssot avait créé Port 2000, le Président Chirac n’y était pas pour rien. Il y avait une unité d’action. Depuis plus rien. 15 ans plus tard, le port du Havre attend toujours son désenclavement, ferroviaire notamment. L’objectif de l’époque était d’approcher à l’horizon 2020, 25 % de fret ferroviaire à partir du trafic conteneurs. Nous en sommes aujourd’hui à 4,5 %.

Les arguments de l’OCDE mettant en cause les « relations sociales » ou un déficit de l’ « esprit commercial » dans ce retard  sont-ils pertinents ?

Non, ce retard est dû tout simplement aux gouvernements successifs, sous Sarkozy comme sous Hollande, qui ont été imbibés par la pensée libérale. Celle que Fillon ou Macron cherchent d’ailleurs à amplifier malgré le désastreux bilan de ces politiques.

La pensée libérale, c’est le laisser faire, la confiance pour le coup mal placée dans les multinationales, les banques et les actionnaires pour que leur action, aidée massivement par l’argent public, viennent servir l’intérêt général. C’est une escroquerie. A l’arrivée ils se servent, ils servent leurs intérêts, jamais ceux des nations, des peuples et des territoires.

La direction du Grand Port Maritime du Havre est largement dominée par des représentants de grandes entreprises qui ont des intérêts ici comme dans les autres ports européens. Beaucoup ont misé sur le transport routier et on attend d’eux qu’ils favorisent le fret ferroviaire ? C’est un patronat volatile et volage. Leur avoir laissé la main est un renoncement qui coûte cher au pays.

L’excuse utilisée, ici comme ailleurs, est de faire supporter au travail, au coût du travail, le poids des turpitudes du système économique. Résultat, l’Etat a investi par exemple 135 millions d’euros avec les collectivités locales concernées dans un terminal multimodale automatisé au Havre, confié au privé, pour se passer des dockers et des cheminots. Résultat, il ne fonctionne pas et se retrouve au bord de la faillite ! Pour le sauver on en vient à les appeler aux secours dans le cadre d’un nouveau mode de gestion où le public ferait son retour. C’est édifient !

Autre exemple, la nouvelle filière industrielle de l’éolien en mer au large de nos côtes et à partir de nos ports, porteuse de milliers d’emplois et de formations qualifiantes, portée par AREVA, vient d’être bradée à une multinationale allemande lorsque Macron était ministre.

La vérité c’est que l’Etat a été défaillant, dans le domaine portuaire, comme dans le domaine industriel. En période de crise économique et de chômage aussi fort, c’est une faute inexcusable qui se paye cash.

Quelles solutions envisager  pour sortir de la situation ? Et sur quelle base d’investissement public ?

La solution ? Tourner le dos aux politiques libérales pour en revenir à une véritable action publique volontariste qui définit des stratégies, impulse des politiques publiques dans l’économie et utilise l’argent public à bon escient.

Nos ports ont besoin d’un plan pluriannuel d’investissements massifs pour le ferroviaire, pour le fluvial. Et leurs résultats bénéficieront à la nation, à l’emploi, au développement économique.

Le 1er Ministre vient d’annoncer précipitamment 300 millions en faveur du développement de l’axe Seine. Un chiffre sans commune mesure avec les 2 milliards qu’il va consacrer à la création du canal Seine-Nord, et très éloigné des enjeux qui se posent et des investissements nécessaires à la consolidation du port de Rouen et au développement du port du Havre.

Depuis des mois, avec les autres élus communistes, je ne cesse d’interpeller le gouvernement sur le péril que fait peser sur le complexe industriel et portuaire normand l’absence de stratégie maritime et industrielle de l’Etat, tout comme sa décision, sur demande de l’Union Européenne, de construire le canal Seine-Nord.

Le prochain gouvernement se doit par conséquent d’investir 1 milliard sur l’axe Seine afin de garantir que le canal ne vienne pas concurrencer de manière déloyale nos ports et ses emplois. Avec les 300 millions annoncés, nous sommes loin du compte.

La richesse et la force de la France, c’est sa large façade maritime et sa position géographique en Europe. Il suffit de regarder une carte pour s’en rendre compte. C’est aussi le savoir faire et la conscience des salariés, des ouvriers, mais aussi de tous ces artisans, ces entrepreneurs qui vivent et investissement sur nos territoires. Qui croient en leur avenir.

L’axe Seine représente 1/3 du PIB national, 10 millions d’habitants, 5 millions d’emplois. Le complexe industrialo portuaire du Havre c’est 32.000 emplois dont 14.400 dans le maritime et portuaire. 1.138 entreprises et établissements divers.

Il est urgent de définir une véritable stratégie portuaire, tout comme une stratégie ferroviaire et industrielle d’ailleurs pour que les atouts du pays servent au pays et cessent d’être pillés par les multinationales et la finance.

Télécharger l’interview : 2017 02 00 – L’Huma, Table ronde port

Télécharger ci-dessous les pages du journal :

 

 

 

Le port de pêche du Havre en rade d’investissements et orphelin de collectivité ? Jean-Paul Lecoq saisit la Préfète

Le port de pêche du Havre qui a besoin d’investissements se retrouverait actuellement dépourvu d’une collectivité de tutelle compétente pour son financement… Ce méli-mélo, résultat des diverses réformes sur les compétences voulues par les gouvernements successifs pour officiellement « simplifier » le mille feuille administratif, débouche une fois encore sur des situations ubuesques… Forcément l’objectif était ailleurs : faire des économies au nom de l’austérité pour concentrer l’argent public ailleurs, c’est-à-dire dans les poches des actionnaires ! Pour le coup c’est réussi, plus personne semble pouvoir financer le port de pêche !

Jean-Paul Lecoq a décidé de ne pas en rester là et a donc saisi la Préfète de Région pour qu’elle clarifie les choses.

« Madame la Préfète,

Comme vous le savez, le port de pêche du Havre constitue un maillon important de la filière des produits de la mer en Seine-Maritime, la pêche maritime étant un secteur essentiel pour l’activité économique, l’attractivité et l’identité de notre département.

C’est notamment ce qu’il ressort de l’étude réalisée par l’ancienne agence Seine-Maritime Expansion en juin 2016, présentée en Conseil départemental le 4 octobre dernier.

Or, ce port de pêche est confronté à un besoin urgent d’investissements publics qu’une absence d’identification de son autorité administrative compétente pour sa gestion bloque visiblement.

Ainsi, de par la loi et son statut, le Grand Port Maritime du Havre ne s’estime plus compétent en matière de port de pêche, ce que son directeur m’a confirmé ce matin à l’issue du Conseil de développement.

Le Département de la Seine-Maritime le serait de fait, à ceci près qu’il n’a pas délibéré pour adopter cette compétence, d’autant plus que la Région pourrait également le devenir en raison de son positionnement en faveur des ports de dimension régionale et de leurs activités.

Aussi, à ce jour, aucune collectivité ne s’estime compétente pour agir et travailler avec les marins pêcheurs à l’émergence d’un plan d’investissements. Cette situation ne saurait durer, la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République étant censée clarifier les compétences administratives et non les compliquer davantage. 

Il me serait donc utile de pouvoir connaître la position de l’Etat concernant cette situation, tout en vous suggérant de bien vouloir organiser une réunion sur cette question avec les représentants des différents acteurs concernés. Réunion à laquelle je sollicite d’être invité.

Dans ces attentes,

Je vous prie de croire, Madame la Préfète, en l’assurance de toute ma considération. »

Pour télécharger le courrier : 2017 02 09 – Port de pêche du Havre

 

 

 

 

Situation de l’EPA Helen Keller au Havre-Bléville et des majeurs protégés en établissement d’accueil : intervention de Sophie Hervé et Jean-Paul Lecoq

En raison de leurs liens et de leur implication au sein de l’ESAT de l’Estuaire, Sophie Hervé et Jean-Paul Lecoq ont été saisis par des parents de majeurs protégés, constitués en collectif, sur la situation de l’Etablissement Public Administratif (EPA) Helen Keller du Havre.

Son foyer d’hébergement accueille aujourd’hui 38 personnes aux prises avec différents handicaps, dont 20 ne sont plus éligibles aux conditions d’accueil, du fait de leur impossibilité de fréquenter l’Etablissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) également implanté sur site.

Les parents de ces 20 personnes ont donc été priés de rechercher des places disponibles vers des établissements plus appropriés, la vocation de l’EPA Helen Keller étant d’accueillir prioritairement des travailleurs handicapés au sein de l’ESAT.

Sauf que, les places disponibles en question semblent de toute évidence manquer cruellement pour recevoir des majeurs vieillissants confrontés, pour certains, à des pathologies nouvelles.

Et visiblement cette situation n’est pas isolée et impose une implication forte du Département pour y remédier.

Cependant et sur la situation spécifique de l’EPA Helen Keller, il semblerait que la transformation de son foyer d’hébergement en Maison d’Accueil Médicalisée (MAS) permettrait d’apporter une solution adaptée à ces personnes, en même temps qu’elle constituerait une réponse d’avenir dans la prise en compte de cette problématique.

Rejoignant le constat dressé par le collectif comme quoi la société, pour ne pas dire le pouvoir politique au niveau national et départemental, n’a pas su prendre en compte, dans les temps, les problématiques posées par l’allongement de la vie et notamment la prise en compte des besoins liés au vieillissement, il s’agit donc aujourd’hui, prioritairement, de pouvoir apporter des réponses aux situations concrètes qui se posent.

C’est pourquoi les deux conseillers départementaux ont décidé d’interpeller le Président du Département à travers un courrier rendu public pour connaître ses intentions concernant le problème soulevé par le collectif de parents de l’EPA Helen Keller, ainsi que son position sur la transformation possible de son foyer d’hébergement en Maison d’Accueil Médicalisée.

Pour télécharger le courrier adressé au Président du Département : Courrier EPA Helen Keller

Suite à cette intervention, la situation semble se débloquer comme vient de l’écrire le collectif des parents…

Pour télécharger le courrier du collectif : Courrier suite

 

 

Pour que Le Havre se donne les moyens de soutenir ses étudiants : les élus communistes appuient les revendications de l’UNEF du Havre

En réponse au courrier adressé par l’UNEF du Havre à l’ensemble des élus siégeant au sein de la Communauté de l’agglomération havraise (CODAH), les élus communistes ont tenu à apporter, à travers un courrier collectif rendu public, leur « total soutien pour obtenir la satisfaction de vos revendications légitimes en matière de transport et de stationnement pour les étudiants au Havre« .

Avant de rappeler que « les étudiants doivent pouvoir bénéficier d’un vrai statut et donc, notamment, de tarifs particuliers pour les transports en commun ou la gratuité des parkings autour des espaces universitaires. Il en va de même pour les conditions d’accès à une restauration collective proche des sites universitaires.

Le Havre qui veut être reconnue comme une grande ville universitaire doit se donner les moyens de soutenir ses étudiants.

Plus globalement, nous militons contre la généralisation du stationnement payant au Havre et ses effets inacceptables sur le pouvoir d’achat de nombreux usagers. Nous plaidons également pour une action volontariste sur les tarifs des transports en commun, beaucoup trop couteux et totalement inadaptés si l’on veut vraiment développer le recours aux transports collectifs sur l’agglomération havraise.

Ces idées font leur chemin, même si elles se heurtent encore aux logiques comptables de certains élus qui, alors que l’argent public finance déjà le transport et le stationnement via l’impôt notamment, n’ont aucun scrupule à demander à l’usager de les financer une seconde fois. Et, qui plus est, sans se préoccuper de leur capacité financière.« 

Les élus communistes de la CODAH, tous signataires du courrier (Christine Morel, Jean-Paul Lecoq, Nathalie Nail, Gaby Brault, Alban Bruneau, Marie-Claire Doumbia et Michel Toulouzan) ont prévu d’intervenir de nouveau sur ce sujet lors du Conseil communautaire du jeudi 9 février.

Pour télécharger l’intégralité de la réponse des élus communistes : Let UNEF transport et stationnement

Ci-dessous le courrier adressé par l’UNEF à l’ensemble des élus de la CODAH :

« Messieurs, Madame, les élus,

Je vous contacte au nom de la section locale de l’UNEF à propos de la campagne transport que nous menons depuis plusieurs mois.

En effet nous avons questionné près de 1000 étudiant.e.s par rapport à leurs problématiques vis à vis de leurs moyens de déplacements.

De ces questionnaires sont ressortis deux exigences principales : la nécessité de la création d’un véritable tarif étudiant aligné sur le tarif précaire, qui est de 12,20€ et la gratuité des parkings autour des sites universitaires.

Sur la base de ces deux exigences nous avons fait  une pétition qui a déjà plus de 2000 étudiant.e.s. signataires.

Il apparaît clairement que la situation financière des étudiant.e.s au Havre est extrêmement précaire et que les tarifs du réseau LiA, ou des parkings autour des sites universitaires, sont beaucoup trop élevés pour des budgets de plus plus en restreints.

De plus, en comparaison à d’autres villes (Rouen, Grenoble ou Marseille pour n’en citer que quelques unes) les tarifs sont au Havre très élevés, pour un réseau de taille très limitée et des parkings souvent surchargés.

Nous avons demandé un rendez-vous avec le maire du havre et président de la CODAH monsieur Edouard Philippe nous n’avons pour le moment reçu aucune réponse de sa part, malgré une interpellation publique lors du Forum des Enseignements Supérieurs le 27 janvier 2017. Nous aimerions le soutien d’élus au conseil communautaire de la CODAH auquel vous appartenez.

Nous souhaiterions, en effet, que vous souteniez les demandes des étudiant.e.s auprès de la CODAH.

De plus nous aimerions, si possible, directement intervenir au prochain conseil communautaire  de la CODAH se déroulant le 9 février prochain.

Pourrions nous compter sur votre soutien dans le cas où nous seront présent.e.s devant le  conseil communautaire  de la CODAH ?

Nous vous prions d’agréer Madame, Messieurs, l’expression de nos sentiments distingués. »

 

Axe Seine : le gouvernement navigue à vue !

Suite à la visite de Bernard Cazeneuve hier à Rouen et à ses effets d’annonce concernant l’axe Seine, Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller Départemental a souhaité réagir à travers un communiqué.

« Tentant de répondre aux nombreuses démarches engagées contre les graves menaces pour les ports, l’économie et l’emploi normands que comporte, en l’état, la construction du Canal Seine Nord validée récemment par le Gouvernement, le 1er Ministre a annoncé 300 millions d’apport de l’Etat en faveur du développement de l’axe Seine.

Un engagement sans commune mesure avec les 2 milliards qu’il va consacrer à la création du canal, et très éloigné des enjeux qui se posent et des investissements nécessaires à la consolidation du port de Rouen et au développement du port du Havre. »

Avant de réclamer : « L’Etat se doit par conséquent d’investir 1 milliard d’euros (soit la moitié de ce qu’il met sur la table pour le canal) sur l’axe Seine afin de garantir que le canal ne vienne pas concurrencer de manière déloyale nos ports et ses emplois. Avec 300 millions annoncés hier, nous sommes loin du compte. »

Vendredi, Thierry Foucaud, Sénateur communiste de Seine-Maritime avait également interpellé le 1er Ministre : « A l’heure même où le canal Seine Nord qui reliera directement les ports concurrents du nord de l’Europe au bassin parisien, menaçant de transformer la Normandie en Finistère touristique, vient d’être lancé, l’axe Seine doit obtenir les financements publics qu’il mérite.

J’étais d’ailleurs intervenu en séance publique au Sénat lors de l’examen de la loi Macron pour alerter sur ces problématiques d’aménagement du nord de la France, où emplois et savoir-faire normands seront demain sacrifiés aux profits des ports concurrents du nord de l’Europe.

Avec Hubert Wulfranc notamment, nous avons porté à plusieurs reprises ces inquiétudes et un certain nombre de propositions au sein de la Métropole Rouen Normandie – où nous n’avons pas eu d’écho auprès de la majorité socialiste – ainsi qu’auprès du ministère des transports, comme ont pu le faire mes collègues Jean-Paul Lecoq sur l’estuaire, Sébastien Jumel dans le nord du département et nos élus un peu partout dans notre grande région.

Au Sénat, nous demandons avec le Groupe Communiste Républicain et Citoyen depuis le mois de septembre dernier au gouvernement l’organisation d’un débat sur la politique industrielle de la France.

Nous n’avons eu aucune réponse.

Fin décembre, je suis encore intervenu dans le cadre des questions d’actualités, afin d’interpeller directement le Premier Ministre en séance publique sur notre exigence à ce que se tiennent ces discussions.

Les élu-e-s communistes et républicains de Seine-Maritime formulent la demande concrète d’un plan d’investissements d’un milliard d’euros sur 5 ans dédié à l’axe Seine, budget correspondant à la moitié de ce qui a été débloqué par l’Etat pour la construction du canal Seine Nord.

Cet apport serait à même de participer à définir une stratégie publique de sauvegarde du complexe industriel présent sur l’axe Seine et notamment de ses composants essentiels que sont la cimenterie, la pétrochimie, l’automobile, la sidérurgie et la papeterie. »

Au printemps, les élus communistes avaient publié un livre blanc sur la nécessité d’investir massivement en faveur de l’axe Seine, de ses ports et de ses industries.

Télécharger le communiqué de Jean-Paul Lecoq : communiqué de JP Lecoq

Télécharger le communiqué de Thierry Foucaud : Communiqué Thierry Foucaud

Télécharger le livre blanc consacré à l’Axe Seine publié par les élus communistes : SeineAxe Expression ADECR

 

Risque industriel : vivre à côté du risque sans avoir peur !

A lire l’interview de Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller départemental de Seine-Maritime dans la revue « Progressistes » du mois de décembre consacrée au risque industriel.

« AZF Toulouse : mémoire d’un traumatisme, d’une prise de conscience derrière d’autres noms martyrs associés à travers le monde aux dérives de sociétés chimiques ou pétrolières qui, pour accroître leurs marges, leurs bénéfices, ont joué avec la vie de leurs salariés et des populations voisines.

Si toute production industrielle comporte sa part de risque et si le risque zéro est un mythe, faut-il considérer que ces productions doivent s’éteindre en oubliant qu’il ne peut y avoir de développement durable sans développement tout court ? Faut-il considérer qu’elles doivent trouver refuge aux confins de contrées isolées, dépourvues de population, quitte à accroitre les transports eux-mêmes générateurs de dangers ?

Ou faut-il considérer que la coexistence entre vie quotidienne et vie industrielle est nécessaire, l’industrie concourant à la vie sociale, à la vie économique, à la vitalité d’un territoire à commencer par les emplois qu’elle génère.

C’est la voie de la coexistence soumise à des règles de protection drastique, que la commune de Gonfreville l’Orcher, 10.000 habitants aux portes d’un Havre de 180.000 âmes, terre d’accueil de la plupart des entreprises classées à risque sur l’estuaire de la Seine, a choisi, de concert avec ses habitants. »

(…)

Télécharger l’interview complète de Jean-Paul Lecoq : REVUE PROGRESSISTES N°14-24-25

Télécharger l’intégralité de la revue : REVUE PROGRESSISTES N°14

Conseil départemental des 5 et 6 décembre : Les François d’un côté, Guy-Môquet de l’autre…

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L’ombre ou le spectre, c’est selon, des François (Fillon et Hollande) planait sur les débats du Conseil départemental des 5 et 6 décembre. Mais, pour le groupe communiste et républicain du Front de Gauche, c’est surtout le nom de Guy-Môquet qu’il convenait d’invoquer pour faire échouer la décision prise par la droite de fermer ce collège du Havre-Caucriauville. Sophie Hervé remettant notamment à cet effet au président du Département, les 4 pétitions signées dans ce quartier pour s’y opposer.

Plus globalement durant cette session, le groupe a plaidé pour que l’éducation soit une priorité absolue dans toutes les politiques publiques, « il n’y a rien de plus urgent », et pour que l’éducation spécialisée bénéficie enfin des moyens dont les éducateurs ont besoin pour conduire leurs missions d’intérêt général comme Hubert Wulfranc l’a demandé.

Le nouveau schéma Enfance-Famille, le soutien en faveur du logement pour les personnes défavorisées ou le budget 2017 ont également donné lieu à des interventions fortes de Séverine Botte, de Sophie Hervé, de Jean-Paul Lecoq et d’Hubert Wulfranc qui ont dénoncé les ravages des politiques libérales et appelé à « une autre voie » et à « des choix en faveur des seinomarins et non au profit des banques ».

Une séance marquée par la création de la nouvelle agence de développement « Seine-Maritime Attractivité » au sein de laquelle le groupe a obtenu de siéger, Jean-Paul Lecoq souhaitant y porter le devoir d’ingérence de la puissance publique « pour préserver le tissu industriel et ses emplois ».

Enfin, profitant de plusieurs délibérations sur les routes, Jean-Paul Lecoq a présenté une proposition stratégique comportant l’intensification des démarches pour obtenir la réduction des péages autoroutiers, la suppression des péages des ponts, la modification du projet de contournement Est de Rouen et l’aménagement d’un axe routier adapté Ouest-Nord, Le Havre-Le Tréport.

Télécharger le compte-rendu des débatsen-direct-2016-12

Télécharger la version de synthèseen-direct-2016-12-synthese

Pour le groupe communiste et républicain du Front de Gauche, le budget 2017 du Département a perdu de vue l’essentiel !

Finanzplan

L’analyse du budget 2017 présenté en Conseil départemental du 6 décembre, est revenue, pour le groupe communiste et républicain du Front de Gauche, à Jean-Paul Lecoq qui a soumis d’entrée « une équation simple dans l’attente d’une réponse claire » : « Si dans votre budget annuel, vos ressources baissent et que dans le même temps vos dépenses incompressibles augmentent, et que malgré tout vous choisissez cette période de disette pour bloquer des sommes considérables en faveur du désendettement (20 millions), où allez-vous chercher l’équilibre budgétaire ? ».

Et d’expliquer cette démarche : « Car à vous entendre, vous nous répondez qu’aucune politique publique portée par notre collectivité n’est en recul et ce malgré le contexte de grave crise et de désengagement sans précédent de l’Etat. Vous comprendrez, ne croyant que modérément à la magie, que nous sommes fondés à penser que vous ne dites pas totalement la vérité ».

Jean-Paul Lecoq a alors invité la droite « à assumer ses choix et contribuer ainsi à redonner de la valeur à la parole publique, de la clarté au débat public. Dites-nous franchement que l’objectif purement comptable de réduction dogmatique de la dette et de diminution des services publics vous conduit à renier, les uns après les autres, les moyens du service public départemental, comme les contenus de nos politiques publiques ».

Puis il a dénoncé les premières mesures prises au détriment de l’éducation, des services d’incendie et de secours, la suppression de postes de fonctionnaires « 60 postes prévus en 2017 ». Sans oublier les sommes considérables dédiées au désendettement : « Dans cette séquence de crise à durée indéterminée, il ne nous semble pas que le désendettement accéléré soit une priorité, dès lors qu’il vient percuter les attentes et les besoins fondamentaux des seinomarins. 20 millions de plus, chaque année, pour rembourser les banques, ce sont 20 millions de moins pour les habitants, les associations, les communes, le carnet de commande des entreprises ».

Rappelant que le désendettement accru était, en fin de mandat dernier, de 10 millions par an, « ce qui nous posait déjà problème à l’époque car cela accentuait l’austérité départementale. En 2015, vous avez doublé la mise avec près de 21 millions sur la table. Et cette année, vous portez l’addition à 51 millions grâce aux transferts à la Métropole rouennaise ».

Estimant ainsi que « si vous en étiez restés à un désendettement normal plutôt que de vouloir faire du zèle en raison de votre vision phobique de la dette, nous disposerions sur notre exercice de dizaines de millions pour conduire nos politiques publiques dans un contexte, encore une fois, où la crise frappe fort et le gouvernement encore plus fort ».

C’est toute une logique que Jean-Paul Lecoq a ainsi décortiqué : « Utilisant comme vous le faite l’excuse de la dette, vous avez cela en commun, entre autre, avec le gouvernement qui fait 50 milliards d’euros d’économies sur la période 2015-2017 dont 11 milliards d’euros sur les collectivités locales. Une économie, plutôt d’ailleurs un détournement de fonds publics, qui vient d’un côté asphyxier nos budgets et de l’autre alimenter les profits. C’est un tour de passe-passe, on ne désendette rien du tout, on prend simplement dans les caisses publiques pour abonder des comptes en banque privés ». Et de revenir sur le CICE : « le gouvernement a débloqué 20 milliards d’euros par an de cadeaux aux entreprises depuis 2013 (source La Tribune) avec le résultat que l’on connaît : seulement 50.000 à 100.000 emplois créés ou sauvegardés en échange de ce sponsoring massif d’argent public… ».

Résultat, l’Etat met les collectivités en danger par la baisse de ses dotations : « cette baisse des dotations entraîne pour notre Département une perte cumulée de 44,9 millions entre 2013 et 2016, soit plus d’un quart de notre dotation forfaitaire de 2013. Dans le même temps, l’Etat et ses gouvernements successifs, parfaitement incapables de nous faire sortir de la crise, se lave les mains de la progression de la demande sociale, dont il est par ailleurs responsable. La hausse des dépenses sociales, + 2,4 % par an entre 2011 et 2015 (+ 17,9 millions) dont + 12 millions des allocations RSA, étant financé en grande partie, non pas par la solidarité nationale mais par le budget départemental ».

Jean-Paul Lecoq s’est également arrêté sur la question fiscale : « Manquant de courage et de volonté pour engager la véritable réforme de la fiscalité dont la nécessité est devenue criante pour remettre un peu de justice fiscale dans ce monde de brutes, le gouvernement en vient maintenant à offrir des baisses d’impôts sur le revenu en refilant la facture aux collectivités ».

Il a enfin dressé un constat alarmant sur le faible niveau d’investissement du Département : « Je veux à nouveau tirer la sonnette d’alarme sur la baisse de nos investissements : – 15,3 %, soit 29,2 millions en moins pour construire, bâtir, rénover, équiper et soutenir l’emploi. Des dépenses réelles d’investissement hors dette qui sont passées de 340 millions en 2008 à 161,8 millions en 2015, soit – 52 %».

En conclusion, pour le groupe, le constat est sans appel : « Vous conveniez dans vos orientations budgétaires le mois dernier que « le Département doit continuer à traiter la souffrance sociale de nos concitoyens et à accompagner l’aménagement et l’animation des territoires ». Ce projet de budget 2017 a visiblement perdu de vue cet impératif, dans un contexte où l’urgence sociale se fait sentir dans de nombreux domaines et nécessite plus de République et de soutien collectif et solidaire, dans l’action sociale, l’aide à l’enfance, l’éducation notamment. Nous nous y opposerons ».

Dans sa présentation le Vice-Président Lemonnier a annoncé un budget probablement en déséquilibre l’année prochaine « si l’Etat ne change pas ses politiques en direction des collectivités locales » et a mis en cause la sincérité du budget 2017 de l’Etat. En réponse à Jean-Paul Lecoq, tout en lui reconnaissant « une constance certaine dans ses positions », il s’est défendu de « tout désendettement accéléré, rappelant que le désendettement est de 7 % ».

Pour le groupe socialiste, Tacko Diallo puis Pierre Carel, ont rejoint les arguments développés sur la baisse des crédits en faveur de l’éducation et des solidarités, tout en dénonçant l’absence de sincérité de ce projet de budget. Le Président Martin a fait état pour sa part de sa conviction que le gouvernement « veut la peau des départements ».

Le budget 2017 a été adopté avec les voix de la droite et des indépendants.

Pour télécharger l’intervention complète de Jean-Paul Lecoq3-10-interv-jpl-budget-2017

Création de Seine-Maritime Attractivité : Jean-Paul Lecoq y sera pour porter en permanence le soutien à l’emploi et à la sauvegarde du tissu industriel

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La nouvelle agence en charge du développement, « Seine-Maritime Attractivité », née de la fusion du Comité Départemental du Tourisme, de Seine-Maritime Expansion et de l’Agence Technique Départementale a été officialisée par le Conseil départemental du 6 décembre dernier, avec le soutien du groupe communiste et républicain du Front de Gauche qui a, malgré tout, fait état d’« un manquement évident dans ses objectifs ».

Jean-Paul Lecoq en a expliqué les raisons : « Il nous semble indispensable que notre nouvelle agence puisse être clairement mandatée pour intervenir dans le domaine de la sauvegarde et du développement de notre tissu industriel, et de ses emplois. Et en particulier lorsque ceux-ci sont menacés, non pas par des difficultés économiques liées au marché, à la demande, mais par des stratégies patronales, boursières et actionnariales visant à accroitre les marges et les plus-values au détriment de l’emploi. La recherche d’alternatives pour mettre en échec ces stratégies néfastes n’est pas une question de compétence, c’est un devoir public et une question de volonté politique ».

Car pour Jean-Paul Lecoq s’il faut en effet d’« œuvrer pour le développement des start-ups, commerçants, artisans et très petites entreprises, ou favoriser l’insertion, le compte n’y est pas. Les sauvegardes ou créations d’emplois espérés étant très loin de compenser les pertes d’emplois de nos industries. D’autant que nombre de petites entreprises, d’artisans, de commerçants et de start-ups sont dépendantes de l’activité, de la vitalité de notre tissu industriel, de ses commandes ».

Jean-Paul Lecoq a demandé d’inscrire « dans les objectifs assignés à cette nouvelle organisation, le soutien aux emplois et activités industrielles ».  Et d’ajouter : « Je préconise que cette agence soit chargée d’étudier systématiquement les situations des entreprises menacées et des plans sociaux annoncés, afin de rechercher, en toute circonstance, des alternatives à ces fermetures et à ces destructions d’emplois. Notamment en faisant appel et en favorisant la reprise d’activité par les salariés eux-mêmes ».

La demande a été ignorée, Jean-François Bures pour la majorité se contentant de rappeler « les liens étroits que la nouvelle agence assurera avec les entreprises ». Néanmoins, le groupe a obtenu un siège parmi les représentants du Département au sein de la nouvelle agence. Jean-Paul Lecoq y siègera donc pour « porter en permanence le soutien à l’emploi et à la sauvegarde du tissu industriel ».

La délibération a été adoptée à l’unanimité.

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Plan pluriannuel d’accès à l’emploi titulaire au sein du Département : un quota d’austérité dénoncé par Séverine Botte

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Au terme des dispositions réglementaires issues de la loi relative aux droits et obligations des fonctionnaires, 105 agents du Département sont actuellement éligibles à la titularisation au sein de la collectivité dans le cadre d’une sélection professionnelle. Or, sur 105 agents éligibles à une titularisation, seuls 26 agents seront susceptibles d’être titularisés au regard du quota fixé par le Département. C’est le résultat de la délibération proposée au Conseil départemental du 6 décembre dernier.

Une situation inacceptable pour le groupe communiste et républicain du Front de Gauche exprimée par Séverine Botte : « Ce quota faible est fixé au regard des mesures d’austérité en vigueur ici. En d’autres termes, les postes permanents occupés par les 79 agents non retenus pour passer la sélection professionnelle sont donc susceptibles d’être supprimés ou redéployés, la collectivité ne souhaitant pas titulariser les agents occupant ses postes depuis plusieurs années. Cette décision s’analyse à l’aune de vos déclarations sur les effectifs prétendument pléthoriques du Conseil Départemental ».

Elle a annoncé que le groupe « s’abstiendra pour dénoncer vos orientations en matière de gestion des effectifs tout en permettant néanmoins aux 26 agents concernés de pouvoir bénéficier potentiellement d’une mesure de titularisation ».

Pour le Vice-Président Lemonnier, la délibération reflète une position « pragmatique et mesurée ».

Le groupe socialiste a rejoint le constat du groupe communiste mais a voté le rapport.

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