Les deux élus indépendants ont proposé de réformer la séquence des débats de politique départementale qui permet à chaque groupe d’animer un débat de son choix en ouverture de chaque séance du Conseil départemental.
Pour le groupe des élus de la gauche combative, communiste et républicaine, par la voix de sa présidence Séverine Botte, a défendu l’existence de ces débats, tout en rappelant qu’il appartient au président de se saisir des propositions qui y sont avancées pour, au moins les étudier. Elle a également rappelé que les élus communistes demandent le droit de déposer des motions soumises au vote.
« Tous les groupes présents au sein de ce Conseil départemental étant attachés à la démocratie comme à notre république, personne ne peut remettre en cause l’utilité et l’importance de débattre, de confronter nos opinions, d’exprimer nos convictions, nos propositions ou encore de développer nos arguments, de porter nos revendications.
Mais comme l’ordre du jour de nos conseils étant une exclusivité du président et de sa majorité, l’opposition ne peut se contenter des espaces de débat ouverts par les délibérations inscrites. Nous avons besoin aussi de prendre l’initiative en fonction de l’actualité, ou de nos propres aspirations.
Le débat de Politique Départementale (DPD) est également un outil pour nous permettre d’être force de proposition. Et ce que nous pouvons regretter dans le format actuel, c’est que les propositions concrètes et étayées, mises en avant par les groupes d’opposition lors de cet exercice, soient trop ignorées par l’exécutif qui pourrait au contraire, s’en saisir pour au moins en étudier certaines.
Puisque la procédure des questions orales, permise par notre règlement intérieur, n’ouvre pas droit à la discussion et que le droit à déposer des motions pour en débattre, comme c’est le cas dans nombre de collectivités, nous est refusé par la Droite, depuis qu’elle est majoritaire dans cette assemblée, ces débats de politique départementale ont, à notre sens, cette vocation.
Pascal Martin du temps où il était dans votre fauteuil Monsieur le Président, comme vous même depuis, avez toujours eu à cœur de rechercher et d’obtenir un consensus sur l’établissement du règlement intérieur de notre assemblée. Nous saluons cette position et nous avons joué le jeu.
Nous avons accepté, en 2015 comme en 2021, de ne pas pouvoir déposer de motion, au profit de l’organisation de ces DPD, à raison d’une thématique proposée par groupe, et ce, quelle que soit la taille du groupe.












