En ouverture du Conseil Départemental du 8 octobre, lors des débats de politique départementale, la question de la baisse démographique dans les collèges et lycées a été posée, avec comme fil conducteur : que faire des moyens budgétaires que cette baisse des effectifs dégagera ?
Pour les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, la seule réponse possible c’est qu’ils soient affectés à 100% à l’amélioration des conditions d’accueil, d’accompagnement et d’enseignement des collégiens et des lycées, faisant notamment écho au mouvement des lycéens de très forte ampleur ces derniers jours. C’est Sophie Hervé qui s’est exprimée :
« Chers collègues,
Je ne reviendrai presque pas sur les chiffres avancés par nos collègues, car il y aura en effet une forte baisse des effectifs dans les collèges et les lycées généraux et technologiques sur les 10 prochaines années, de l’ordre de 13%.
Nous contestons uniquement les données avancées par le Ministère concernant les lycées professionnels.
Parce qu’en fonction des orientations prises en matière d’enseignement professionnel, le résultat des projections peut varier du simple au double.
Si le lycée pro de demain, c’est le chemin que lui destine visiblement la droite, cela se réduit à une machine à former sur des métiers jugés prioritaires par le marché, donc au service uniquement des entreprises, alors en effet les effectifs risquent de s’effondrer.
Alors que faire face à cette baisse annoncée des effectifs ? D’abord se rafraichir la mémoire…
En 10 ans, entre 2015 et 2025, les collèges et lycées ont accueilli 112.100 élèves supplémentaires.
Sur la même période de 10 ans, le ministère a invoqué la baisse prévisionnelle des effectifs, qui n’était en fait qu’une réalité dans les écoles maternelles et élémentaires, pour justifier la suppression de 10.000 postes d’enseignants dans les collèges et les lycées.
Résultat, la France est désormais le pays occidental où les classes sont les plus chargées. Les enseignants Français figurent parmi les moins bien rémunérés de l’OCDE. Le métier a perdu en attractivité.
Voilà une partie du funeste bilan de l’Éducation Nationale sous la Macronie. Avec la santé et le logement, l’éducation restera marquée comme la grande sacrifiée des orientations gouvernementales, avec une austérité et une vision comptable court termiste.








