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Réaménagement du carrefour de Penly sur la RD925 : les fortes réserves de Laurent Jacques

Un projet de reconfiguration du carrefour desservant la centrale nucléaire de Penly, sur la RD925, était proposé au vote du Conseil départemental le 28 mars. Laurent Jacques a soulevé de fortes réserves sur la solution proposée, doutant que les 990.000 € investis soient de nature à répondre aux enjeux posés par la mise en service du futur EPR.

Pour visionner l’intervention de Laurent JACQUES : Carrefour de Penly vidéo – LJ

« Pour qui emprunte régulièrement les ronds-points dont nous sommes si friands en France, et particulièrement en Seine-Maritime, il est évident que ce carrefour est problématique.

En effet, son implantation et sa forme de cacahuète font que, inévitablement, les automobilistes venant des villes sœurs seront pénalisés et contraints à une très longue attente aux heures de pointe.

Si cet aménagement était implanté en un point quelconque du territoire, cela ne me choquerait pas. Mais il s’agit d’un site stratégique. On parle de 7.600 salariés, mais au fil du temps, on se rend bien compte que les besoins en personnel vont évoluer. Je ne serais pas étonné que la barre des 10.000 employés soit franchie au moment de la construction. Aux heures de pointe, c’est un flot ininterrompu de véhicules qui se présenteront.

Les plus nombreux arriveront de la voie venant de Dieppe et les automobilistes venus des villes sœurs seront incapables de franchir un tel cortège. Ceux qui voudront se rendre à la centrale vont « sécher » un bon moment. Et je ne parle même pas de ceux qui, de longue date parfois, font la route en direction de Dieppe chaque matin, guettant fébrilement le moment où ils pourront enfin appuyer sur l’accélérateur ; risquant le carambolage chaque jour.

Il n’est pas question d’opposer nos deux territoires. Si tel est le but, c’est peine perdue, chacun s’en doute.

Nous travaillons main dans la main pour faire aboutir ce projet de grand chantier. Son acceptabilité est acquise dans nos rangs. Elle l’est aussi parmi la population, mais elle ne doit pas être entachée par la colère légitime que ressentiraient les usagers de la route empêtrés dans les bouchons au quotidien. Il est inenvisageable de prendre une partie d’entre eux en otage chaque jour, de les reléguer au rang de citoyens de seconde zone.

Ils vont déjà bien voir, et logiquement s’interroger, sur le doublement de la voie sur le tronçon allant de Dieppe à Penly, alors que le secteur allant de Penly au Tréport restera le parent pauvre de la voirie départementale.

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Gratuité des ponts, le nouvel appel des élus communistes

Le Conseil départemental du 28 mars a adopté, à l’unanimité, un programme de 11 Millions consacré à l’entretien du pont de Brotonne. Sophie Hervé a saisi la balle au bond pour inviter de nouveau le Conseil départemental à agir auprès de l’Etat afin de libérer les ponts de Tancarville et de Normandie des péages auxquels leurs usagers sont soumis.

« Monsieur le Président, Chers Collègues,

Quelques mots pour saluer ce programme pluriannuel d’entretien et de confortement du pont départemental de Brotonne, à hauteur de 11 Millions d’euros.

Mais aussi pour saluer de nouveau la décision prise, il y a quelques années, par notre Département de rendre sa traversée gratuite et de la maintenir depuis.

Auparavant, seuls les habitants de Seine-Maritime et de l’Eure étaient exemptés du péage, mais comme la législation a évolué, il a fallu faire un choix entre le rendre payant pour tous ou gratuit pour tous. C’est le choix de la gratuité qui a été fait, tout comme celui de confirmer la gratuité des traversées sur les bacs de Seine.

C’est heureux car un pont c’est un lien, cela ne doit pas être un frein ou un impôt déguisé.

L’occasion par conséquent pour notre groupe de réaffirmer la nécessité de libérer les ponts de Normandie et de Tancarville de leurs péages, en rappelant que les habitants et les salariés de l’estuaire de la Seine sont, en France, les seuls usagers d’un pont, en dehors des autoroutes, à qui l’on demande leur porte-monnaie ou carte bancaire pour le franchir.

La concession accordée par l’Etat à la Chambre de commerce pour exploiter ces ponts jusqu’à 2026 a été prolongée jusqu’en 2031, pour amortir les conséquences des confinements et restrictions provoquées par la crise sanitaire.

Cela nous donne le temps nécessaire pour nous mobiliser auprès du Ministère des transports afin de peser sur sa future décision relative à l’exploitation des deux ponts à partir de 2031.

Plusieurs scénarios étant à l’étude, nous devons intervenir officiellement pour faire valoir la nécessité d’acter la gratuité des passages dans le choix qui sera fait. Il en va de l’égalité de traitement des usagers de la route de notre Département.

Compte tenu du contexte dégradé qu’affrontent nos finances départementales, je ne propose pas que notre collectivité se porte candidate pour assumer la prochaine concession, quoi que cela aurait du sens. Mais d’intervenir clairement sur ce sujet et cet enjeu.

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Plan Culture 2024-2029 : le « oui mais » des élus communistes

Une proposition d’une nouvelle politique culturelle du Département pour la période 2024 à 2029 a été étudiée puis validée par le Conseil départemental du 28 mars. Les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine s’y sont associés, non sans avoir profité de l’occasion pour rappeler certains fondamentaux notamment afin de débloquer des moyens humains à la hauteur des objectifs annoncés… C’est Séverine Botte qui s’est exprimée sur ce programme.

« Ce nouveau plan départemental de soutien à la culture intervient au moment où le gouvernement vient de décider la suppression de 204 Millions dans le budget 2024 du Ministère de la Culture.

L’ensemble de ses missions est touché : patrimoine, création, soutien aux établissements, dans un secteur où, déjà, le nombre de structures connaissant des difficultés de trésorerie ne cesse de progresser, et où la pérennité du travail est constamment menacée et précarisée.

Rien que pour la création, ce sont 96 Millions de crédits qui disparaissent…

Notre collectivité va quant à elle augmenter la part de son budget consacré à la culture de près de 7%.

De là à y voir, pour les structures comme pour les artistes, un « je te prends d’une main ce que je donne de l’autre », il n’y a qu’un pas.

Car s’il y a notamment un domaine où le soutien à la création, le soutien au patrimoine ou encore les politiques publiques d’accès à la culture nécessite bien un effort conjugué et non soustrait, de l’Etat et de toutes les collectivités locales, c’est bien la culture !

J’espère que vous nous rejoindrez sur cette considération et j’espère aussi entendre vos voix aux côtés des nôtres pour protester contre ces coupes budgétaires.

Concernant le contenu du plan pluriannuel qui nous est proposé, nous considérons en effet qu’il constitue un soutien accru à la culture, sous ses différents volets, et nous le soutiendrons.

Il étend les dispositifs de soutien et propose des orientations qui vont dans le bon sens.

Nous retenons en particulier l’accès élargi et équitable à l’Éducation Artistique et Culturelle au collège, en s’engageant dans une démarche « 100 % EAC » en lien avec l’Education Nationale. Encore faut-il cependant que les moyens mobilisés par l’Education Nationale le permettent…

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Aides départementales aux investissements des communes : les propositions des élus communistes

Le Conseil départemental du 28 mars se prononçait sur les ajustements du dispositif de soutien financier que le Département apporte aux investissements des communes et des intercommunalités. Face aux difficultés rencontrées par les Maires en raison du contexte financier mais aussi des politiques gouvernementales, pour maintenir leurs projets de construction, de rénovation et d’entretien de leurs équipements et bâtiments, Séverine Botte a appelé à aller plus loin et, pour se faire, a rappelé les propositions défendues par les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine. 

Les propositions défendues :

  • Doubler les pourcentages de prise en charge quand il s’agit d’isolation thermique, de performance énergétique (passer de 30% à 60%).
  • Renforcer le soutien aux villes moyennes, pour déplafonner le nombre de projets soutenus par année dans les villes de plus de 5.000 habitants.
  • Inscrire des bonus quand la commune et/ou l’équipement concerné a des fonctions de centralité.
  • Accompagner particulièrement le territoire dieppois, et un peu plus largement celui de la vallée de la Bresle, dans le cadre de l’EPR et du grand chantier pour les investissements structurants.
  • Soutenir les projets d’investissements inscrits dans les conventions Action Cœur de Ville ou Petites villes de demain.
  • Accentuer l’effort pour les équipements sportifs et culturels que les communes ont du mal à assumer en raison de leurs difficultés budgétaires, les piscines en particulier.

La loi ELAN de Macron/Philippe a envoyé le logement social dans le mur !… Et accentué la crise du logement

L’examen du rapport d’activité annuel d’Habitat 76, premier bailleur social de Seine-Maritime, par le Conseil départemental du 28 mars a permis au groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine de dénoncer la crise du logement et les effets de la loi ELAN voulue par Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Une loi qui s’avère désastreuse pour le logement social et qui a fortement contribué à aggraver la crise du logement.

Joachim Moyse est longuement revenu sur cette crise et ses conséquences. A lui seul, le bailleur Habitat 76 doit faire face à 46.000 demandes de logement ou relogement en attente !

Pour visionner l’intervention de Joachim MOYSE : Habitat 76 vidéo – JM

« Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, Chers Collègues,

Ce rapport d’activité annuel vient confirmer encore une fois, malheureusement, les craintes et les alertes que nous avons déjà pu exprimer depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.

Tout avait commencé par la baisse décrétée des aides au logement, les APL, dès le début de son premier quinquennat, au moment même où il décidait de supprimer l’impôt sur la fortune…

Puis rapidement, ce fut la loi du gouvernement Philippe censée donner un nouvel élan au logement, d’où son nom. On pourrait en sourire si le sujet n’était pas si grave. Elle traduisait surtout un nouvel élan aux revenus du patrimoine en s’attaquant au logement social.

Aujourd’hui, on mesure combien cette loi ELAN à non seulement envoyé le logement social dans une impasse, mais contribué à la crise sans précédent qui frappe tout le secteur du logement dans le notre pays.

Secteur privé compris d’ailleurs, c’est dire l’ingratitude des plus riches.

Sous Macron, nous avons connu une concentration sans précédent du patrimoine immobilier dans notre pays. 5% de la population possède 1 tiers du parc de logement.

Et dans le même temps : 3,8 millions de personnes souffrent de mal-logement ou d’absence de logement (source : Fondation Abbé Pierre) et 2,4 millions de ménages attendent un logement social, c’est 400.000 de plus qu’en 2016 : un record !

Quant aux bailleurs sociaux, on le voit bien pour Habitat76 dans ce rapport, leur situation est fragilisée.

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Habitat inclusif et aide à la vie partagée (AVP) : quand l’Etat se désengage et que le Département acquiesce…

Les politiques gouvernementales hostiles aux collectivités locales étaient, le mois dernier, au coeur du débat d’orientations budgétaires qui a animé le Conseil départemental. Un mois plus tard, à l’occasion d’une délibération portant sur l’accompagnement financier des aides à la vie partagée (AVP), l’Etat s’illustre par une baisse de son financement que le Département devra compenser sur son propre budget. Mais cette fois, pas un mot dans les rangs de la majorité de droite pour dénoncer cette décision, ni pour s’associer à la démarche collective que Christine Morel a proposé en direction du gouvernement…

Pour visionner l’intervention de Christine MOREL : Habitat partagé et AVP vidéo – CM

« Monsieur le Président, Chers Collègues,

L’habitat inclusif et l’accompagnement qu’il nécessite à travers les services et projets financés par les AVP, les aides à la vie partagée, sont des sujets qui avancent bien, à partir d’un bon travail partenarial. L’installation en 2020 de la conférence des financeurs de l’habitat inclusif (CFHI) 76 en est l’une des illustrations.

L’habitat inclusif ne constitue pas qu’une alternative entre le maintien dans son logement, et le logement en établissement, mais il développe une nouvelle forme d’habitat en favorisant le bien vivre dans et grâce à son environnement immédiat.

Il est aussi, un levier utile pour rompre avec l’isolement et créer des liens.

C’est exactement aussi le rôle des Résidences autonomies présentes de longue date dans de nombreuses communes, sous l’impulsion des municipalités et de leurs CCAS et je sais Madame la Vice-Présidente que vous y êtes très attentive.

Malheureusement l’accompagnement qui leur est réservé est très différent. Si je prends l’exemple d’Harfleur, la résidence portée par le CCAS et donc la mairie concerne environ 76 habitants. L’année dernière, le forfait autonomie annuel que nous avons perçu est de 23.226€. Et cela pour mettre en place des actions favorisant le lien social, l’inter-généralité ou encore des actions bénéfiques pour la santé de nos résidents soit 305€ annuel par habitant. Vous conviendrez que l’aide est très éloignée du montant prévu dans ce rapport.

Les 16 nouveaux projets d’AVP, que nous saluons bien évidemment, vont concerner 134 habitants sur le Département.

Je souhaite être très clair dans mes propos. Il ne s’agit pas d’opposer ces types d’hébergement qui d’ailleurs sont complémentaires, mais de rappeler que tous méritent d’être accompagnés par l’Etat et par le Département.

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Contrat Local des Solidarités pour éradiquer la pauvreté ? Maryline Fournier dénonce le « piège à com » de Macron

Au début de son premier quinquennat Emmanuel Macron a lancé un plan destiné à éradiquer la pauvreté… 5 ans plus tard, elle a explosé ! Mais loin de tirer les conséquences de ce fiasco en prenant enfin les mesures qui s’imposent, il remet ça sur les mêmes bases qu’en 2018, à travers le lancement de « Contrats Locaux des Solidarités » conclus entre l’Etat et les Départements. Le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine a dénoncé ce « piège à com » et rejeté ce plan qui ne règlera rien comme Maryline Fournier en a fait la démonstration.

Pour visionner l’intervention de Maryline FOURNIER : Contrat Local des Solidarités vidéo – MF

« Monsieur le Président, Chers Collègues,

Jeudi 13 septembre 2018, un an après son accession à la Présidence de la République, Emmanuel Macron déclare la guerre à la pauvreté et se propose ni plus ni moins, je cite : « d’éradiquer la pauvreté extrême », à travers le lancement d’une stratégie nationale…

Il aime bien le vocabulaire guerrier le Président, tout comme les phrases incantatoires, mais il est moins adepte des moyens à mobiliser…

A peine cette stratégie énoncée, les associations doutaient déjà du résultat, et notamment parce que cette stratégie ne s’appuyait pas sur une revalorisation des minimas sociaux… mais des petits-déjeuners gratuits, des tarifs sociaux dans les cantines, la mixité sociale dans les crèches… comme si les communes et les départements avaient attendu Jupiter pour les instaurer…

Par contre, rien sur le logement, peu de chose sur la santé et une seule mesure pour les jeunes à travers l’obligation d’offrir une solution à tout décrocheur… mais jusqu’à 18 ans. Et une obsession, remettre tout le monde au boulot ! Et de brandir toute une série de messages stigmatisants, méprisants, culpabilisants à l’adresse des bénéficiaires du RSA et des demandeurs d’emploi.

A cette date, notre pays comptait 8,8 Millions de personnes touchées par la pauvreté dont 3 Millions de très pauvres. 5 ans plus tard, l’INSEE en dénombre 9,2 Millions, soit 15% de la population. Le Sénat dans son rapport sur le sujet, souligne que la pauvreté a explosé et que la précarité s’est fortement étendue. Les principaux concernés sont les demandeurs d’emploi dont 39% vivent sous le seuil de pauvreté…

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Pour un droit à l’alimentation en Seine-Maritime, avec le soutien des élus communistes

Le débat animé par le groupe socialiste en ouverture du Conseil départemental du 28 mars, portait sur l’instauration d’un droit à l’alimentation en Seine-Maritime. Une mesure soutenue par les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine comme Maryline Fournier l’a expliqué.

Pour visionner l’intervention de Maryline FOURNIER : Droit à l’alimentation vidéo – MF

« Chers collègues,

Je prends la parole aujourd’hui sur un sujet crucial : le droit à l’alimentation que je préfère appeler le droit de bien manger.

Alors que l’inflation est galopante et que la majorité départementale a augmenté les tarifs de cantine dans un tiers des collèges, principalement dans les communes et quartiers les plus modestes, une part grandissante des Français éprouve de plus en plus de difficultés à se nourrir, alors même qu’il s’agit d’un droit fondamental, relevant tout autant d’une logique de justice sociale que de qualité alimentaire.

Avec un taux de pauvreté de 15,4% en 2021 (source de l’Insee), notre département n’est pas épargné. Et pour les jeunes le constat est encore plus alarmant : Un quart des moins de 30 ans vit sous le seuil de pauvreté en Seine-Maritime. Selon le Secours populaire, en septembre 2023, c’est même 1 personne sur 3 qui n’était toujours pas en capacité de se procurer une alimentation saine en quantité suffisante pour se nourrir 3 fois par jour.

Le droit à l’alimentation est un droit humain fondamental, reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’homme et par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Il implique que toute personne a le droit d’avoir accès à une nourriture suffisante et saine, à la fois quantitativement et qualitativement, pour assurer sa croissance et son développement.

Malheureusement, ce droit est encore loin d’être une réalité pour tous. Dans notre département, on assiste à une augmentation du nombre de personnes vivant en situation d’insécurité alimentaire. Cela signifie qu’elles n’ont pas toujours la certitude de pouvoir se nourrir correctement, elles-mêmes ou leurs familles.

Cette situation est inacceptable. Elle est contraire aux principes fondamentaux de notre République et elle a des conséquences graves sur la santé et le bien-être des personnes touchées.

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Grands projets et urgences climatiques, quelles priorités ?

C’est en ces termes que le groupe des élus écologistes ont posé le cadre du débat qu’ils ont animé en introduction du Conseil départemental du 28 mars. Le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine y est allé de sa contribution et de ses propositions par la voix de Nicolas Langlois.

Pour visionner l’intervention de Nicolas LANGLOIS : Urgences climatiques et grands projets  – NL

Séverine Botte argumente pour l’expérimentation d’un Revenu d’autonomie pour les jeunes en Seine-Maritime

Pour la traditionnelle séance des débats de politique départementale en ouverture du Conseil départemental du 28 mars, le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine a choisi comme thème : « Enfance/Jeunesse : pas de coupes budgétaires mais de l’audace ! ».

L’occasion pour Séverine Botte de dénoncer les restrictions de budget que le gouvernement vient d’annoncer, notamment en défaveur de l’Education Nationale, de refuser le principe des classes à double niveaux en collège qui instaureraient une véritable ségrégation sociale, mais aussi d’argumenter pour convaincre le Conseil d’expérimenter en Seine-Maritime la création d’un Revenu minimum pour les jeunes, à l’image de mesures analogues prises avec succès par plusieurs autres départements en France…

Pour visionner l’intervention de Séverine BOTTE : Priorité à la jeunesse vidéo – SB

« Rarement un Ministre de l’économie ne se sera autant trompé dans ses prévisions sur lesquelles ont reposé la construction du budget annuel de l’État… ignorant au passage les recommandations de l’OCDE, de l’INSEE et même de la Banque de France, excusez du peu…

Monsieur Le Maire, fervent libéral de son état, traverse les gouvernements, je serai tenté de dire les époques, emportant avec lui toujours plus d’austérité. Résultat, il annonce 10 Milliards de coupes budgétaires, première étape d’un plan plus important allant jusqu’à 20 Milliards en 2025.

Malgré les urgences climatiques et sociales, malgré les crises multiples dans la santé, le logement, l’éducation, le sport, malgré l’état de nos services publics. Ce plan d’austérité laisse craindre le pire avenir pour les finances de notre Département.

Et dans l’œil du viseur, la jeunesse et l’éducation.

Le budget de l’Education Nationale est amputé de 692 Millions. Celui de la recherche et de l’enseignement supérieur de 900 Millions. L’accès au logement de 300 Millions. C’est reparti pour un tour, on taille dans la dépense publique sans se préoccuper de la recette publique…

On oublie que les aides aux entreprises représentent sous Macron 200 Milliards d’argent public sans aucune contrepartie (chiffre « Les Echos »). Un record absolu. C’est devenu le premier poste budgétaire de l’État. Ici on peut voir où se place la grande cause nationale.

En comparaison, l’Education Nationale et la jeunesse, c’est un budget de 82 Milliards…

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