Contrat financier : la Droite place le Département sous la tutelle financière du gouvernement

A l’ordre du jour du Conseil départemental du 21 juin, le contrat financier imposé par le gouvernement aux collectivités locales a été défendu de manière zélée par le Vice-Président Lemonnier qui a justifié la volonté du gouvernement d’obtenir une nouvelle baisse de la dépense publique pour se conformer aux objectifs européens. Qualifiant ce contrat « d’excellente nouvelle » il a indiqué que les dotations d’Etat resteraient stables si le Département maintenait son niveau actuel de dépenses maîtrisées.

Vent debout contre ce contrat financier, le groupe communiste du Front de Gauche n’a pas mâché ses mots… Ainsi pour Stéphane Barré « tout sonne faux dans ce contrat, à commencer par son titre. Une fois de plus il procède à une révision en règle du dictionnaire pour satisfaire ses effets de com. Car un Contrat, c’est un accord de volonté en vue de créer une ou des obligations. C’est un engagement volontaire, pas sous la contrainte ».

Le qualifiant de « diktat gouvernemental inacceptable », il en a énuméré les objectifs: « C’est une atteinte à l’autonomie des collectivités locales. Il impose un ratio qui ne tient pas compte des spécificités locales, des besoins à couvrir, des objectifs poursuivis à travers leurs politiques publiques par les collectivités… Il ne permet pas de mieux gérer les services publics, mais de diminuer des services, des capacités d’intervention… C’est une remise en cause de la décentralisation au profit d’une gestion technocratique… Une régression grave, un pas vers la recentralisation, qui permet à l’Etat de décider à la place des collectivités de ce qui est bon pour les habitants ».

Stéphane Barré a estimé qu’à travers ce dispositif « Macron poursuit ainsi ce que Sarkozy a engagé et ce qu’Hollande a amplifié (11 milliards de ponctions sur les budgets des collectivités), l’habillage change mais l’objectif reste le même : diminuer la dépense publique, donc les moyens des services publics ».

Puis il a rappelé que l’ensemble des associations d’élus, l’Association des Maires de France, l’Association des Départements, celle des Régions, considèrent « que ces contrats contreviennent aux objectifs des politiques publiques ».

Le groupe a donc voté « contre ce faux contrat, ce marché de dupes ». Toutefois son appel aux autres composantes du Conseil départemental pour « en faire de même afin de ne pas cautionner ce que, par ailleurs, nous dénonçons tous » n’aura été entendu que par le groupe socialiste qui a également voté contre, et celui des indépendants qui s’est abstenu.

En réponse à une question posée par Nicolas Rouly pour le groupe socialiste, le Président Martin a du reconnaître que ces contrats divisent : « Une majorité de départements considère que le compte n’y est pas. 20 % signeront, 50 % aujourd’hui ne signeraient pas et 30 % hésitent. Même situation en Normandie, la Région ne signera pas, le Département de l’Eure a signé, celui de la Manche a refusé ».

Denis Merville, élu de la majorité, a également relayé ces réserves : « Il s’agit d’un rapport nouveau dont nous sommes un certain nombre à penser que nous aurions pu nous en dispenser. Que les collectivités prennent leur part dans le désendettement certes, mais au niveau de leur propre responsabilité. Ce n’est pas le cas ici, le poids de la dette que l’on fait supporter aux collectivités est bien supérieur. Et les conséquences sont là : l’investissement chute, ce n’est pas bon pour l’emploi, ni pour les communes, ni pour les services ». Après avoir énoncé un certain nombre de restrictions déjà subies par les collectivités, il a estimé que « tout cela conduit à une perte d’autonomie des collectivités. J’ai connu la centralisation, puis la décentralisation, aujourd’hui on peut en effet parler de recentralisation ».

Télécharger l’intervention complète de Stéphane Barré 3.16 – SBA – Contractualisation

Télécharger le communiqué commun des associations d’élus : Communiqué commun assos élus

Propos de la directrice en charge du service d’adoption : réaction du groupe communiste du Front de Gauche

Réaction à l’interview de la responsable du service adoption

du Département de Seine-Maritime

Les propos tenus par la responsable du service adoption de notre collectivité départementale, sur les ondes de France Bleu, ont entrainé aussitôt de vives réactions et condamnations à la hauteur de l’infamie des mots prononcés.

Parmi elles, celle du Président du Conseil départemental. Nous saluons cette réactivité et cette unanimité.

Nous, élus du groupe communiste et républicain du Front de Gauche au Conseil départemental les avons condamnés fermement, comme d’ailleurs tout propos ou toute pratique remettant en cause l’égalité de droit dont chaque citoyen doit pouvoir bénéficier au sein de notre République, quels que soient ses origines, ses opinions, ses revenus, ses orientations sexuelles ou sa religion éventuelle.

Par ces mots exprimant une discrimination des couples homosexuels dans les procédures d’adoption, ce cadre départementale s’est écartée de la déontologie qui s’impose à tout fonctionnaire du service public.

Mais elle a également jeté de sérieux doutes sur l’existence de pratiques discriminantes au sein même de l’institution dans les procédures d’adoption.

Pour lever ces doutes et restaurer la confiance dans notre collectivité, il convient, au-delà de la suspension de ce cadre, qu’un audit extérieur et indépendant puisse être diligenté afin notamment d’établir que l’égalité de droit a bien été respectée dans toutes les procédures d’adoption.

Pour télécharger le communiqué : 2018 06 20 – Adoption communiqué groupe

Alerte sur les sous effectifs des personnels du Centre Pénitentiaire du Havre

Alertés par les syndicats des personnels du Centre Pénitentiaire du Havre, Sophie Hervé et Alban Bruneau, Conseillers départementaux, viennent à nouveau de saisir la Sous-Préfecture du Havre pour obtenir des mesures d’urgence.

Depuis son ouverture en 2010, le centre pénitentiaire du Havre souffre d’un sous-effectif chronique tant au niveau des gardiens que des personnels en charge de la probation et de la réinsertion des détenus.

Or, cette situation risque de se dégrader plus encore dès ce mois de juin. D’ici juillet, il manquerait en effet au tableau des effectifs 35 surveillants sur un organigramme comptant 183 agents. Un niveau historiquement bas. Sans compter les difficultés de même ordre affectant le bon fonctionnement du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP)

La dégradation des conditions de travail, comme les exigences de sécurité sont incompatibles avec une carence aussi prononcée des effectifs, d’autant que ce centre accueille tout type de détenus : petites peines, longues pleines et détenus radicalisés.

Les deux conseillers départementaux demandent donc à l’Etat d’augmenter sans délai les effectifs.

Le Député Jean-Paul Lecoq à pour sa part saisi la Ministre.

Pour télécharger leur courrier : 2018 06 01 – Let AB SH CP LH

Pour télécharger la réponse obtenue : 2018 07 03 – Réponse Etat CP Le Havre

Stéphane Barré aux côtés des agents du Centre Hospitalier du Rouvray

  

Avec Hubert Wulfranc, député, Thierry Foucaud, sénateur de la Seine-Maritime, Benoît Hamon, Président de Générations, Joachim Moyse, maire de Saint-Etienne du Rouvray et Conseiller régional, Stéphane Barré, maire d’Oissel et président du groupe communiste du Front de Gauche au Département est venu soutenir dans leur lutte, au nom du groupe, les agents du Centre Hospitalier du Rouvray.

Sept d’entre-eux ont engagé une grève de la faim pour obtenir simplement les moyens d’exercer leurs compétences et de soigner les patients dignement.

Motion de soutien du syndicat SUD du Département de Seine-Maritime : 2018 06 04 – Courrier PCD CHSR juin 2018

Mise à l’abri des mineurs isolés non accompagnés : les élus communistes proposent que la Préfecture réquisitionne des chambres dans les hôtels

La Commission Permanente du Département a décidé ce jour d’établir des conventions financières de prise en charge hôtelière et de restauration avec des hôtels, pour permettre de renforcer l’hébergement de mineurs isolés non accompagnés, faute d’un nombre de places suffisant en établissements compte tenu du nombre de mineurs concernés.
Le groupe communiste du Front de Gauche propose d’aller plus loin : que la Préfecture, sur demande du Département, puisse réquisitionner des chambres en nombre suffisant et pas uniquement concentrées sur quelques hôtels. Charge à l’Etat d’aider le Département à financer ces hébergements auprès des hôteliers.
La mise à l’abri des mineurs est, rappelons-le, une obligation légale couverte par toutes les conventions internationales.
La délibération adoptée : 2018 05 28 – Délib CP hotel MNA

Sophie Hervé et Alban Bruneau obtiennent une nouvelle table ronde consacrée à la suppression du péage d’Epretot sur l’A29

Depuis des années, les Conseillers départementaux communistes de l’agglomération havraise sont mobilisés, aux côtés de nombreux autres élus locaux et des usagers, pour obtenir la suppression du péage, au tarif prohibitif, d’Epretot sur l’A29.

Un péage qui entrave gravement les déplacements à l’entrée d’une agglomération ceinturée de péages, en reportant un trafic conséquent venant congestionner la route départementale 6015 (voir articles précédemment publiés sur ce blog).

A force d’interventions, le Vice-Président du Département en charge des routes, Alain Bazille, a décidé de convoquer une nouvelle table ronde sur le sujet, fin juin, début juillet, avec tous les acteurs concernés : concessionnaire autoroutier, élus départementaux, régionaux et représentants des deux intercommunalités directement impactées par ce péage.

Une très bonne nouvelle qui, si elle ne présume pas des suites qui seront données, constitue pour l’heure une reconnaissance supplémentaire de la justesse de cette revendication portée par Alban Bruneau et Sophie Hervé, Conseillers départementaux, et relayée en direction de l’Etat par Jean-Paul Lecoq, Député.

Le Département de Seine-Maritime prend en tout cas le sujet à bras le corps.

Liens sur ce sujet : 

http://departement.elus76.com/?s=A29

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contrats d’Accueil Provisoire Jeune Majeur (APJM) : le groupe interpelle le Président du département

 

Saisi par un Groupement de citoyen.ne.s indigné.e.s qui met en cause la décision du Conseil départemental de la Seine Maritime « de se positionner vers une restriction drastique et unilatérale de la durée des mesures d’accompagnement d’Accueil Provisoire Jeunes Majeurs (APJM) qui ne dépasserait plus 18 ans et quatre mois », le groupe communiste et républicain du Front de Gauche au Département vient d’interpeller le Président du Conseil Départemental.

Les APJM permettent d’accompagner des mineurs suivis par des établissements et services de la protection de l’enfance lors du passage à leur majorité.

Pour télécharger le courrier : 2018 05 09 – let SB au Pdt – Maintien APJM

 

 

 

Tribune du mois de mai : Ne jamais rogner sur les solidarités

 

 

Tribune du Groupe Communiste et Républicain, Front de Gauche de Seine-Maritime

Bulletin départemental du mois de mai 2018

NE JAMAIS ROGNER SUR LES SOLIDARITES

A l’exception de l’Aide Personnalisée à l’Autonomie (APA) et d’un effort pour le handicap que nous avons salué, le budget 2018 du Département, chef de file des solidarités, porte une baisse de toutes les autres dépenses sociales à hauteur de 4 millions d’euros.

Déjà, depuis 2015, nous constatons et dénonçons des moyens rabotés, sous couvert de « réorganisations », malgré des besoins en progression du fait des conséquences d’une crise économique qui n’en finit pas de percuter la vie quotidienne de nombreux seinomarins.

Un foyer sur dix nécessite un accompagnement régulier du Département, sans compter les familles qui ne font pas appel, souvent par méconnaissance, aux soutiens qu’elles peuvent prétendre au regard de leur situation.

Les équipes des Centres Médico Sociaux de proximité sont à la peine, ceux de l’Aide Sociale à l’Enfance alertent sur leurs conditions d’exercice dégradées. Les bourses aux collégiens ont disparu. Les subventions à de nombreux centres sociaux ont été diminuées. La baisse généralisée des crédits de solidarité ne va rien arranger.

Il est grand temps d’inverser la tendance en adaptant les moyens aux besoins au lieu de compresser les besoins pour consacrer les moyens départementaux à d’autres fins…

Pour télécharger la tribune : Tribune 2018 05

 

Limitation de vitesse à 80 km/h : le groupe communiste demande la tenue d’un débat au sein du Département

Stéphane Barré, président du groupe communiste et républicain du Front de Gauche au Conseil départemental de Seine-Maritime, a saisi le président Pascal Martin pour lui demander d’organiser un débat sur la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes départementales, décrétée par le Premier Ministre, afin que le Département de Seine-Maritime puisse, le cas échéant, engager des démarches en vue d’obtenir l’aménagement de cette décision.

« Monsieur le Président, cher collègue,

Comme vous le savez, la décision prise par le gouvernement, sans aucune concertation préalable notamment auprès des départements, de limiter uniformément à 80 km/h la vitesse autorisée sur les routes départementales à deux voies à compter du 1er juillet soulève une forte opposition.

De la part des associations d’usagers de la route, de la part de nombreux Conseils départementaux dont 31 ont pris l’initiative d’écrire au 1er Ministre pour lui demander d’aménager cette mesure ou encore de la part de milliers d’élus locaux.

Il faut reconnaître que l’empressement gouvernemental à annoncer cette décision brutale manque particulièrement de discernement et entraine une forte incompréhension, ainsi qu’un fort doute sur la réelle efficacité de cette mesure. 

D’autant plus que l’analyse pour le moins sommaire sur laquelle repose cette décision est contestée par des éléments factuels tirés notamment de l’expérimentation conduite dans ce domaine sur plusieurs départements. Expérimentation qui a mis en évidence que cet abaissement de la vitesse autorisée n’a non seulement pas conduit à une diminution du nombre d’accidents mais qu’au contraire, les accidents légers se sont accrus.

Enfin, il nous paraît incompréhensible s’agissant de routes dont la gestion a été confiée par les lois de décentralisation aux départements, et alors même que nos collectivités sont en charge des collèges départementaux de sécurité routière amenés à analyser et à proposer des mesures correctives après chaque accident mortel survenu, nous ne puissions dire mot quant à l’application uniforme de cette limitation à 80 km/h.

En l’absence de Conseil départemental durant cette période et considérant que notre prochaine séance se situera quelques jours seulement avant l’entrée en vigueur de cette décision, notre groupe souhaiterait la tenue d’un débat, lors d’une réunion spécifique de la Commission infrastructure ou en Commission permanente afin de pouvoir déterminer la position de notre collectivité sur cette question et, le cas échéant, pouvoir engager des démarches en vue de demander l’aménagement de cette décision.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Président et cher collègue, en l’expression de nos sincères salutations. »

Pour télécharger ce courrier : 2018 04 12 – Let Pdt 80 km h

Article de « Paris-Normandie » du 16 avril : 2018 04 16 – PN

Nouvelles démarches en vue d’obtenir la gratuité du péage d’Epretot sur l’A29

Particulièrement surpris et insatisfaits par la réponse apportée par le Vice-Président en charge des infrastructures au Département concernant leurs démarches engagées en vue d’obtenir la gratuité du péage d’Epretot sur l’A29, Sophie Hervé et Alban Bruneau viennent de le saisir à nouveau pour que toute la transparence soit faite sur ce dossier.

Ce péage autoroutier au tarif prohibitif dissuade en effet depuis des années les habitants et salariés de la Pointe de Caux de recourir à l’autoroute pour leurs déplacements quotidiens, entrainant ainsi un report de circulation sur les routes départementales désormais engorgées.

Pour télécharger le courrier du Vice-Président : 2018 03 14 – Rép. Dépt péages

Pour télécharger le courrier de réponse de Sophie Hervé et Alban Bruneau : 2018 04 04 – Let Bazille péage Epretot

Pour retrouver tous les éléments concernant ce sujet :

Poursuite de nos démarches en vue d’obtenir la suppression de la barrière de péage d’Epretot sur l’A29