Résultats de recherche pour dans A29

Reprise des démarches en vue de la suppression du péage d’Epretot sur l’A29

Comme développé à plusieurs reprises, la RD6015, et ponctuellement la RD34, sont exposées à de fortes concentrations de trafic en entrée et sortie de l’agglomération havraise, alors que l’autoroute A29 parallèle demeure particulièrement fluide.

Plusieurs collectivités relayées par Jean-Paul Lecoq puis par Alban Bruneau, imputent cette situation à l’existence d’une barrière de péage autoroutière, à hauteur d’Epretot, dont le coût pour les usagers les dissuade d’utiliser cet axe routier totalement adapté et sécurisé. Elles plaident donc pour le rachat du tronçon autoroutier couvert actuellement par ce péage.

Suite aux différentes démarches entreprises, le Département a accepté d’organiser deux tables rondes réunissant l’ensemble des acteurs concernés, le 23 juin 2016, puis le 11 septembre 2018. Lire la suite

Requalification de la RD6015 Yvetot/Le Havre : sans une action sur les péages de l’A29 rien ne sera réglé

Après l’aménagement de la section Yvetot/Barentin, le vice-président Bazille a présenté devant le Conseil départemental du 10 décembre, les orientations retenues pour la requalification de la RD6015 (ex RN15), entre Yvetot et Le Havre.

Le projet consiste à :

  • Supprimer les créneaux à 3 voies sur les 40 km et aménager le long de la chaussée à 2 voies des bandes multifonctionnelles afin d’offrir de meilleures conditions de sécurité ainsi qu’une visibilité renforcée dans les carrefours traversés et un cheminement sécurisé pour les modes doux.
  • Aménager ponctuellement une voie verte de 3 mètres de large.
  • Aménager les principaux carrefours en giratoires afin de sécuriser et de fluidifier les échanges entre la route départementale et les voies d’accès aux communes dans le but de favoriser la desserte des territoires traversés, aménager les traversées des agglomérations en améliorant la perception des usagers pour les inciter à réduire leur vitesse.

La maîtrise d’ouvrage sera assurée par le Département pour un coût global 9,4 millions € HT dont 6,6 par le Département et 4,7 pour la Région.

 Trafic = 11.000 à 16.000 véhicules par jour ouvrable

Pour le groupe communiste du Front de Gauche, Alban Bruneau a rappelé que « la RD 6015 est l’épine dorsale de communication terrestre de notre Département. Son importance dans l’organisation des déplacements, et son tracé géographiquement stratégique, comme la configuration territoriale de la Seine-Maritime, conduisent à lui faire supporter des fonctions, des attentes, multiples et contradictoires. Elle accueille en effet un trafic de traversée départementale, du Havre à Rouen sur une soixantaine de kilomètres, mais aussi de l’Estuaire vers le Nord, via Yvetot-Yerville-Tôtes, puisqu’il n’existe pas de route côtière suffisamment adaptée pour faciliter une liaison continue de l’Estuaire jusqu’au Tréport. Par ailleurs, elle prend en charge l’essentiel des déplacements entre les nombreuses communes situées sur l’axe départemental ouest-est ».

Un rappel destiné à souligner que « cette triple vocation pose de nombreux problèmes : 

  • Accidentologie marquée,
  • nuisances pour les riverains des communes que la RD6015 traverse,
  • difficultés pour les habitants de nombreuses communes de pouvoir s’y insérer aux heures de pointe, je pense notamment aux Gainnevillais et Rogervillais,
  • présence prégnante d’engins agricoles, de poids-lourds, de voiturettes électriques et même de convois exceptionnels.

Sans compter, et je le comprends fort bien, que des communes situées sur ce tracée tiennent à maintenir des feux tricolores pour ralentir la circulation et surtout permettre les entrées et sorties de la RD sur les routes et rues perpendiculaires. C’est le cas à Gainneville avec un carrefour à feu bien connu des automobilistes de l’agglomération qui pestent tous les matins et soirs pour pouvoir le franchir. C’est le cas également à Saint-Romain et à Yvetot avec ses 13 carrefours à feux qu’il faut passer pour traverser la commune, l’itinéraire de contournement occasionnant un détour important et étant encombré par les poids-lourds ».

En conclusion de quoi, Alban Bruneau a estimé que « ce projet décide non plus de concilier ce qui semble devenu inconciliable entre trafic de transit et trafic local, mais tranche clairement en faveur du second ». Sauf qu’il y voit certains écueils : « Aujourd’hui pour effectuer le trajet Le Havre / Rouen et ses 88 km ou Le Havre / Dieppe et ses 98 km par la RD6015, vous devez compter 1h30 au mieux, plutôt 2h00 à certaines heures. Ce qui donne en moyenne des vitesses de 45 à 58 km/h. Avec les créneaux de dépassement à 3 voies que les orientations se proposent de supprimer, et notamment sur les côtes du secteur de Bolbec ou d’Harfleur/Gonfreville, la dissuasion s’accentue pour les automobilistes qui veulent utiliser la RD pour des déplacements majeurs ».

Il a donc alerté : « Ces orientations s’entendent mais à une seule condition : faciliter et non contraindre les reports de trafic de transit de la RD sur l’autoroute. Car en effet, la solution pour les moyens et longs trajets, c’est l’A29 dont l’itinéraire est tellement parallèle à la RD6015 qu’à bien des endroits on distingue le trafic autoroutier depuis la départementale. Une autoroute pour les liaisons Saint-Romain / Le Havre, Bolbec / Le Havre, Fauville / Le Havre, Yvetot / Le Havre, Dieppe / Le Havre et Rouen / Le Havre, et une RD6015 pour les courts trajets et les liaisons locales. L’ensemble des aménagements proposés trouverait ainsi toute sa pertinence ».

 Coût trajet Le Havre / Rouen

par la RD6015 = 9 €

 Coût par l’autoroute parallèle

= 18 € dont 8,30 € de péages

Et de s’en prendre aux péages : « Il y a un hic de taille : les péages autoroutiers prohibitifs. 8,30 € dont 3,30 € rien que pour les 13 Km sur l’A150 et 1,10 € pour les 8 Km entre la sortie du Havre et Epretot. Il y a quelqu’un ici pour défendre cela aujourd’hui ? Oui, un jour peut être quand le ferroviaire sera enfin doté des stratégies et des moyens publics qu’il mérite et en particulier sur la calamiteuse ligne Le Havre / Paris ».

 Coût du péage d’Epretot

= 1,10 € pour 8 km

 

Coût du péage Yvetot/Barentin

= 3,30 € pour 13 km

Pour Alban Bruneau : « Les péages autoroutiers sont le nœud du dilemme. Car si l’autoroute ne devient pas plus attractive et que nos aménagements conduisent, comme c’est d’ailleurs l’objet, à décourager les trafics de transit sur la RD6015, alors nous allons passer à côté de notre sujet et tout compliquer. J’espère que depuis le 17 novembre tout le monde a bien pris conscience que la ponction dans le porte monnaie des automobilistes ne devait plus être considérée comme la panacée des politiques publiques ? ».

Avant de poursuivre : « Pour ne pas rallonger mon propos, je ne développerai pas sur ce qui a conduit notre pays à se retrouver tributaire du bon plaisir des concessionnaires autoroutiers qui croulent sous les profits en faisant les poches des usagers de la route. Mais ne l’oublions pas pour autant. C’est sur cela aussi que débouche le libéralisme économique ».

Puis, Alban Bruneau a indiqué que son groupe « votera ces orientations parce qu’elles répondent aux attentes des maires et des habitants concernés directement par la RD 6015. Mais nous les voterons avec deux préconisations pour reprendre une formule à la mode :

  • que la concertation avec les maires se poursuive et débouche sur des aménagements acceptés d’un commun accord. Y compris si elle conduit pour cela à revoir localement certaines orientations présentes ici, je pense aux suppressions des 3e voies ponctuelles.
  • Et que notre collectivité s’engage avec force et détermination pour agir sur la réduction des péages sur l’A29, et en particulier la suppression du péage d’Epretot.

Ce n’est pas un choix ici entre faire payer le contribuable et l’usager, l’usager étant contribuable, il paye aujourd’hui deux fois. C’est un choix de justice fiscale et d’aménagement du territoire. C’est aussi un choix environnemental, puisque les autoroutes existent autant qu’elles absorbent un maximum de trafic ».

Pour le groupe socialiste, Bastien Coriton a dit soutenir ce rapport en ajoutant « mais attention aux mesures anti poids-lourds sur la RD6015 en raison de leurs conséquences sur les autres axes ».

Pour la majorité, Charlotte Masset a défendu le projet et ses visées, en ces termes : « Il est urgent d’intervenir sur cet axe ».

Visiblement gêné dans sa réponse par la démonstration du groupe communiste du Front de Gauche, Alain Bazille s’est borné à souligner « la complexité de la problématique des péages autoroutiers puisqu’il existe des concessions de l’Etat qui s’imposent à tous ».

La délibération a été adoptée à l’unanimité.

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban Bruneau : 5.01 – RN6015 – AB

Pour télécharger le rapport de séance et la délibération : Rapport du 10 Décembre 2018 – RD6015

Sophie Hervé et Alban Bruneau obtiennent une nouvelle table ronde consacrée à la suppression du péage d’Epretot sur l’A29

Depuis des années, les Conseillers départementaux communistes de l’agglomération havraise sont mobilisés, aux côtés de nombreux autres élus locaux et des usagers, pour obtenir la suppression du péage, au tarif prohibitif, d’Epretot sur l’A29.

Un péage qui entrave gravement les déplacements à l’entrée d’une agglomération ceinturée de péages, en reportant un trafic conséquent venant congestionner la route départementale 6015 (voir articles précédemment publiés sur ce blog).

A force d’interventions, le Vice-Président du Département en charge des routes, Alain Bazille, a décidé de convoquer une nouvelle table ronde sur le sujet, fin juin, début juillet, avec tous les acteurs concernés : concessionnaire autoroutier, élus départementaux, régionaux et représentants des deux intercommunalités directement impactées par ce péage.

Une très bonne nouvelle qui, si elle ne présume pas des suites qui seront données, constitue pour l’heure une reconnaissance supplémentaire de la justesse de cette revendication portée par Alban Bruneau et Sophie Hervé, Conseillers départementaux, et relayée en direction de l’Etat par Jean-Paul Lecoq, Député.

Le Département de Seine-Maritime prend en tout cas le sujet à bras le corps.

Liens sur ce sujet : 

http://departement.elus76.com/?s=A29

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles démarches en vue d’obtenir la gratuité du péage d’Epretot sur l’A29

Particulièrement surpris et insatisfaits par la réponse apportée par le Vice-Président en charge des infrastructures au Département concernant leurs démarches engagées en vue d’obtenir la gratuité du péage d’Epretot sur l’A29, Sophie Hervé et Alban Bruneau viennent de le saisir à nouveau pour que toute la transparence soit faite sur ce dossier.

Ce péage autoroutier au tarif prohibitif dissuade en effet depuis des années les habitants et salariés de la Pointe de Caux de recourir à l’autoroute pour leurs déplacements quotidiens, entrainant ainsi un report de circulation sur les routes départementales désormais engorgées.

Pour télécharger le courrier du Vice-Président : 2018 03 14 – Rép. Dépt péages

Pour télécharger le courrier de réponse de Sophie Hervé et Alban Bruneau : 2018 04 04 – Let Bazille péage Epretot

Pour retrouver tous les éléments concernant ce sujet :

Poursuite de nos démarches en vue d’obtenir la suppression de la barrière de péage d’Epretot sur l’A29

Poursuite de nos démarches en vue d’obtenir la suppression de la barrière de péage d’Epretot sur l’A29

Poursuivant leurs démarches en vue d’obtenir la fin des barrières de péages routiers ceinturant l’agglomération havraise, phénomène unique en France pour une agglomération de cette dimension, Jean-Paul LECOQ, Député, ainsi que Sophie HERVE et Alban BRUNEAU, Conseillers départementaux, viennent d’engager différentes initiatives.

Concernant la barrière de péage sur l’A29, à hauteur d’Epretot, Sophie HERVE et Alban BRUNEAU viennent d’écrire au Département pour relancer le projet de gratuité. Cette hypothèse avait été évoquée sous forme d’une expérimentation, lors de la table ronde organisée sur ce sujet en juin 2016 par le Vice-Président en charge des routes au Département et par Jean-Paul LECOQ, alors Conseiller départemental.

Par ailleurs, le groupe communiste du Front de Gauche interviendra lors de la séance du Conseil départemental du 11 décembre sur la problématique des péages en Seine-Maritime.

Concernant cette même problématique mais également celle des péages sur les ponts de Tancarville et de Normandie, Jean-Paul LECOQ vient de saisir la Ministre des Transports. Il avait évoqué ce thème lors de sa rencontre au Havre avec la Ministre à la fin du mois d’octobre.

Pour télécharger le courrier de Sophie HERVE et Alban BRUNEAU : 2017 11 30 – Let Bazille sécurité route de St Laurent

Pour télécharger le courrier de Jean-Paul LECOQ : pagesintervention28-11-2017

Article du « Courrier Cauchois » du 19 janvier 2018 : 2018 01 19 – Courrier Cauchois péages

Article de « Paris Normandie » du 2 février 2018 : 2018 02 02 – Presse Havraise

Pour télécharger le courrier de réponse du Département : 2018 03 14 – Rép. Dépt péages

 

Suppression du péage de St-Romain sur l’A29 : un premier pas encourageant !

image_content_general_20001082_20160117232258

Pour faire suite aux démarches engagées par Jean-Paul LECOQ, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller départemental, visant à sécuriser la route départementale 34 sillonnant la vallée du Saint-Laurent entre Harfleur et Saint-Laurent-de-Brèvedent et à obtenir la suppression du péage de St-Romain/Epretot sur l’A29, cause des reports de trafic sur les axes secondaires de l’agglomération havraise, le Département vient d’accepter d’organiser une table ronde avec l’ensemble des partenaires concernés.

Rappelons que la section de l’autoroute A29, à partir de sa jonction avec l’A131 en sortie du Havre jusqu’au péage de Saint-Romain-de-Colbosc/Epretot, est sous utilisée par les automobilistes résidant et travaillant dans la grande agglomération havraise en raison de l’obligation d’acquitter un droit de péage de 1,10 Euro totalement disproportionné par rapport aux 8 kilomètres parcourus.

Le Conseil municipal de Rogerville lors de sa séance du 29 février vient d’ailleurs de plaider dans le même sens en adoptant à l’unanimité un vœu pour demander la suppression de ce péage prohibitif.

Dans son courrier de réponse aux démarches de Jean-Paul LECOQ, le Vice-Président du Département en charge des infrastructures confirme cette analyse et soutient leurs solutions même si, prudemment il rappelle que ce projet avait avorté en 2010 faute d’un accord sur son financement.

Pour Jean-Paul LECOQ : « il s’agit donc désormais d’obtenir à la fois une action volontariste de l’Etat prié de ne pas rester aux abonnés absents à partir du moment où il concède la gestion des autoroutes à des concessionnaires qui, jusqu’à preuve du contraire, réalisent de substantielles plus-values, et la mobilisation financière de toutes les collectivités concernées : la Région Normandie, le Département, la Communauté d’agglomération du Havre et la Communauté de communes Caux-Estuaire ».

Et de conclure : « La suppression de cette barrière de péage (qui pour le « coût » prend tout son sens !) est devenue une question d’intérêt général. Tous les partenaires publics et privés concernés doivent l’entendre ! ».

Télécharger le communiqué de Jean-Paul LECOQ : Communiqué péages St Romain 2

Télécharger la réponse du Département : Péage St Romain, réponse Département

Télécharger le voeu adopté par le Conseil municipal de Rogerville : PV CM Rogerville du 29 février 2016 – Extrait

Télécharger le communiqué de presse initial du mois de janvier 2015 : Scan communiqué JLP péage St Romain

Jean-Paul Lecoq demande au Département d’intervenir pour la suppression du péage de St Romain sur l’A29

Halte péageHalte_Peage

Relayant la préoccupation des riverains de la vallée du Saint-Laurent confrontés à un accroissement du trafic sur la route départementale 34 entre la commune d’Harfleur, le hameau de Gournay-en-Caux sur Gonfreville l’Orcher, la commune de Gainneville et celle de Saint-Laurent-de-Brèvedent, malgré sa configuration étroite et sinueuse, Jean-Paul Lecoq vient de saisir Alain BAZILLE, Vice-Président du Département en charge des infrastructures.

L’objet de sa démarche vise à obtenir des aménagements de sécurité routière sur cette RD 34 à hauteur de la commune de Gainneville-Vallée, la portion de cette route située sur Gournay-en-Caux faisant déjà l’objet d’un projet de réaménagement conséquent financé par la Ville de Gonfreville l’Orcher et le Département à partir d’une large concertation conduite avec les riverains.

Mais cette démarche vise également à obtenir du Département un engagement fort pour porter de nouveau, avec la Région, la demande de suppression du péage de Saint-Romain-de-Colbosc sur l’A29, véritable cause du report de circulation sur la RD 34 mais également de la congestion récurrente de la RD6015.

Il est en effet patent que la portion de l’autoroute A29, à partir de sa jonction avec l’A13 en sortie du Havre jusqu’au péage de Saint-Romain-de-Colbosc/Epretot, est sous utilisée par les automobilistes résidant et travaillant dans la grande agglomération havraise en raison de l’obligation d’acquitter un droit de péage, qui plus est fixé au tarif de 1,10 Euro totalement disproportionné par rapport aux 8 kilomètres parcourus.

Résultat, le flux de circulation se reporte sur la RD6015 et désormais sur la RD34.

Et de rappeler que : « Sous l’impulsion de Michel Barrier, le Département et ses collectivités partenaires ont fortement investi ces dernières années en région havraise pour améliorer les conditions de circulation et de sécurité. Il n’est pas tolérable que dans le même temps un concessionnaire d’autoroute continue de faire payer de manière excessive les automobilistes en étant ainsi responsable de reports de trafic sur d’autres axes dans le seul but d’accroitre ses profits. Profits déjà suffisamment importants me semble-t-il ».

Affaire à suivre…

L’intervention complète de Jean-Paul Lecoq à télécharger : Scan courrier JPL à Alain Bazille

Le communiqué à télécharger : Scan communiqué JLP péage St Romain

Réaménagement de la RD6015 : Alban Bruneau et Sophie Hervé exigent sa terminaison jusqu’à Harfleur

Dans le cadre du réaménagement de la RD 6015 entre Yvetôt et Le Havre, le Conseil départemental du 30 septembre s’est prononcé en faveur de la modification et la sécurisation du carrefour d’Allouville-Bellefosse avec les RD 926 vers Fauville et l’A29, et RD 33 vers Allouville. L’occasion pour Sophie HERVE et Alban BRUNEAU de hausser le ton afin d’exiger que ce programme de réaménagement départemental puisse rapidement concerner également la section Gainneville-Gonfreville l’Orcher-Harfleur actuellement oubliée et confrontée à de graves difficultés.

Extrait de leur intervention en Conseil :

« Le Conseil départemental a adopté, en 2018, la nécessité de réaménager la section de la RD6015 entre Yvetot et Le Havre pour « améliorer la sécurité et les conditions de circulation » sur cette route départementale majeure qui traverse la Seine-Maritime.

Après avoir réalisé le réaménagement de plusieurs tronçons, dont Barentin/Yvetot, puis une partie du tronçon Yvetot/Saint-Romain, nous avons été invités à participer à une réunion du Comité de pilotage de ce projet, le lundi 17 mai dernier.

Et là, nous avons appris que la suite du réaménagement projeté s’arrête à la limite de la commune de Gainneville située à 15 km de l’entrée du Havre, sans aucun élément sur la suite et fin jusqu’au Havre.

Or, le tronçon Gainneville/Le Havre est le plus congestionné de cette route départementale, avec notamment des flux de circulation particulièrement denses et des ralentissements conséquents à hauteur de la commune de Gainneville et de son intersection avec les communes de Rogerville et de Saint-Laurent-de-Brèvedent, ainsi qu’en traversée de Gonfreville l’Orcher. Cette situation entraine d’importantes nuisances et des problématiques de pollution et de sécurité sur ces différentes communes.

Par ailleurs, en terminaison de la RD6015 vers Harfleur, dans la côte dite de Gainneville, nous avons eu plusieurs fois l’occasion d’alerter sur des questions de sécurité routière imputables notamment à l’état de la chaussée, au marquage au sol et à l’insuffisance de l’éclairage public.

Aussi, nous ne concevons pas que ce tronçon ne fasse pas l’objet du projet global, alors que visiblement il est à bien des égards prioritaire en matière de réaménagement.

Dans votre réponse du 5 août, Monsieur le Vice-président, vous nous avez indiqué que vous considériez ce réaménagement déjà réalisé au motif qu’il n’existe plus de voie de dépassement entre Gainneville et Le Havre, ce qui d’ailleurs au passage n’est pas exact. Et donc qu’aucun autre projet n’existe. On ne peut pas l’accepter car l’insécurité routière demeure !

Lire la suite

Schéma directeur des mobilités : les fortes réserves du groupe communiste

Anciennement « Schéma directeur routier », ce document présenté devant le Conseil départemental du 8 avril, doit permettre au Département, selon le Vice-président Alain Bazille, « de s’adapter aux évolutions techniques et sociétales mais aussi de se doter d’un outil de référence technique et politique lui permettant d’assurer la continuité de son réseau, de l’exploiter et de l’entretenir ».

De réelles avancées ont tout d’abord été constatées et saluées par Alban Bruneau au nom du groupe communiste : « Que ce soit le covoiturage avec une augmentation de plus de 300 % du nombre de covoitureurs en 8 ans ; la mise en place du fauchage tardif pour préserver la biodiversité ; ou encore le développement des vélos routes qui en plus de développer la mobilité douce et active, est à la fois bonne pour la santé et l’environnement, et un facteur d’attractivité pour notre Département. »

Tout comme « les 8 bacs actuels gérés par le département permettent à 3,2 millions de véhicules de franchir la Seine chaque année, et ce, gratuitement. Cet accès libre aux bacs tient particulièrement à coeur des élus communistes qui le défendent depuis des années, et nous sommes ravis que votre majorité ait accepté de maintenir ce service public libre d’accès à toutes et à tous. »

Cependant Alban Bruneau a pointé ensuite de nombreux absences dans ce schéma :

  • « Quid des ponts ? Pourquoi certains usagers devraient payer le franchissement de la Seine et d’autres non ? Nous réitérons une nouvelle fois notre demande pour la mise en œuvre de la gratuité sur l’ensemble des ponts permettant de franchir la Seine. D’autant plus qu’un péage est fatalement une entrave à la libre circulation mais aussi à l’attractivité d’un territoire… Il serait judicieux que notre collectivité prenne position pour demander cette libération des péages. Au nom justement de l’équité entre seinomarins et entre normands. »
  • « De même, libérons le péage d’Epretot sur l’A29 qui pénalise fortement les mobilités en entrée d’agglomération du Havre et qui occasionne des reports de trafics nuisants sur la RD6015. »
  • « Et puisque j’évoque les péages, ne pourrait-on pas engager également une réflexion sur le niveau de celui de l’A150 entre Yvetot et Barentin ? 5,60 Euros pour 23 km c’est dissuasif, et ce coût surenchérit la liaison autoroutière nord entre Le Havre et Rouen à 13,20 Euros pour un aller simple. »
  • « L’autre absence que je souhaite relever dans ce schéma, c’est celui du ferroviaire. Le Parlement étudie actuellement la « Loi climat », même le président de la République après s’être évertué à affaiblir la SNCF parle désormais de nécessité de redevélopper le ferroviaire. Mais ici pas un mot. Nous l’avons noté, c’est la première fois que nous allons voter un « schéma directeur des mobilités », ce document se nommait auparavant schéma directeur des routes. Ce changement de nom a du sens, nous devons dorénavant agir sur l’enjeu mobilité dans sa globalité et non plus seulement sur la problématique routière. »

Lire la suite

Débat sur les mobilités : Alban Bruneau et Stéphane Barré plaident pour une ambition et une cohérence

Le second débat de politique départementale du Conseil du 20 juin, avait pour thème les mobilités sur les territoires, à l’initiative du groupe Pour l’écologie au Département.

Dans son introduction, Catherine Depitre s’est arrêtée sur le Projet de Loi sur les Mobilités (LOM) qu’elle a qualifié d’en « deçà des attentes ». Elle a estimé que « les mobilités obligent à repenser les inégalités sociales et territoriales, car la métropolisation absorbe les moyens et les réponses mobilisées au détriment des autres territoires. Pourtant 7 travailleurs sur 10 utilisent leur véhicule et la moitié pour plus de 15 km ».

Elle a ensuite fortement critiqué les projets prévus par la Région et la SNCF en Seine-Maritime et dans l’Eure pour le ferroviaire : « Le vice-président Gastinne dit que cela permettra de mieux consommer le train et de désacraliser l’heure de pointe. Sauf que les usagers du train ne sont pas des consommateurs, et que cette remarque est injurieuse pour les territoires ruraux et leurs habitants ».

Enfin, elle a relayé « les analyses critiques sur le projet routier de contournement Est de Rouen. Elles rejoignent notre combat ».

Alban Bruneau, pour le groupe communiste, est allé dans le même sens : « Chacun le constate, favoriser les mobilités par la création et l’entretien des infrastructures, comme à travers les politiques incitatives, tarifaires par exemple, constituent, et constitueront de plus en plus, des atouts indispensables à l’attractivité de nos territoires. L’urgence de la transition écologique à opérer, que désormais plus personne ne conteste, mais aussi les besoins et attentes à couvrir passent par des politiques publiques fortes. C’est ce que cherche à fixer avec beaucoup de mal d’ailleurs, cette loi actuellement en discussion au Parlement. La planification revenant de fait à la mode compte tenu par exemple du niveau de mobilisation d’argent public nécessaire dans ce domaine, profitons-en pour corriger les erreurs du passé récent. Et d’abord en faveur, et plus au détriment du ferroviaire dont les logiques libérales ont conduit pendant plusieurs décennies à fermer des gares et à supprimer des kilomètres de rails sur toute l’étendue du territoire ».

Il a rappelé qu’en 2018, « l’ensemble du secteur des transports, avec 347,8 milliards de tonnes-kilomètres, a émis 30 % des gaz à effet de serre alors que notre pays possède (encore) le second réseau ferré européen, sauf que 9,6 % des marchandises sont transportées par le train », avant de plaider pour « l’engagement d’un plan de reconquête ferroviaire et fluvial qui appelle des investissements massifs, leur rentabilité sociale, sociétale et écologique étant assurée d’avance ».

Cependant, pour Alban Bruneau, « il ne saurait être question que l’amélioration indispensable des conditions de circulation sur les lignes principales, et notamment sur la ligne Le Havre-Rouen-Paris, se fasse au détriment des lignes secondaires. Le maillage ferroviaire étant crucial pour faire reculer le trafic sur nos routes ».

Pour « tenir les deux bouts », il a ensuite demandé à ce que la collectivité départementale soit « en première ligne pour peser sur les décisions nationales et régionales. Non pas selon la logique de ce que l’on peut faire, mais à partir de ce qui doit être fait. Au delà du ferroviaire, se posent les enjeux des transports en commun routiers pour renforcer leur accès par des politiques tarifaires basses voir inexistantes ».

Rappelant que « notre Département a été précurseur dans ce domaine avec les tarifs pratiqués sur les lignes départementales, avant qu’elles ne deviennent régionales, même si cette ambition a été contrariée en fin de mandat dernier par le désengagement opéré dans le financement des transports scolaires », il a proposé que « les autorités organisatrices des transports en commun fassent le pari de la gratuité, les premiers retours d’expérience des agglomérations l’ayant mis en place s’avérant particulièrement encourageantes ».

Quant à la route et après avoir insisté pour « favoriser le recours au mode doux de transport », Alban Bruneau a mis en garde : « On mesure bien que ce ne sont pas des politiques punitives envers les automobilistes qui seraient susceptibles d’en réduire l’utilisation. Là encore, à travers l’entretien des routes, des ponts, la création des aires de covoiturage, la gratuité maintenue sur les bacs de Seine passée quelques tentations de les tarifer, notre collectivité agit ».

Et à ce sujet, il a rappelé la position et les démarches des élus communistes : « Il faut se mobiliser plus activement contre les péages qui freinent les mobilités et engorgent nos routes secondaires avec les effets que l’on connaît en matière de sécurité, de nuisances pour les riverains et de pollution. Nous l’avons notamment démontré lors de l’examen du projet de restructuration de la RD6015 entre Yvetot et Le Havre, sans une action sur les péages de l’A29 parallèle, nos investissements importants risquent fortement de compliquer les mobilités sur l’axe routier transversal et structurant notre département ».

A contre-courant dans ce débat, le vice-président Bazille a estimé que « la loi LOM est très importante et changera la vie des habitants, notamment sur les territoires ruraux. Une loi qui lance également le projet de Ligue Nouvelle Paris Normandie ». Il a ensuite défendu le projet routier de contournement Est de Rouen qui « est de nature à faciliter les déplacements quotidiens au sein de la métropole régionale ». Décidément sous le charme des politiques gouvernementales, il a conclu que le projet de fusion des 3 grands ports maritimes allait dans le bon sens pour « nous mobiliser autour de l’axe seine ». En revanche, sur la question de la lutte contre les péages dont il n’a pas dit un mot, il a préféré parler de la nécessité de « lutter contre l’auto-solisme ».

Pour le groupe socialiste, Christophe Bouillon s’est arrêté sur la loi LOM pour expliquer que si elle contenait « des choses que personne ne peut contester ou critiquer, elle souffre d’un certain nombre de défauts ».

Il a par exemple révélé que pour le projet de ligne nouvelle Paris Normandie, « il manque 500 millions par an dans son financement pour atteindre les objectifs fixés, et encore par rapport au scénario médian, pas sur le plus ambitieux ! ».

Le débat s’est ensuite concentré sur le projet routier de contournement Est de Rouen, Stéphane Barré sonnant à nouveau la charge : « Premiers freins à la reprise d’emploi, la mobilité de nos concitoyens mérite toute notre attention car elle est essentielle au développement des territoires. A bien des égards, notre collectivité tente de répondre à ses questions. Seul bémol, et pas des moindres, votre choix délibéré de soutenir et de financer de manière inconsidérée le projet de Contournement Est de Rouen à hauteur de 22 Millions d’€ sans répondre, et on le sait maintenant, aux objectifs locaux et départementaux qui lui sont assignés. J’insiste sur ce point en étayant mes propos mais aussi en me référant à l’évaluation socio-économique contradictoire que nous avons commanditée avec les communes réunies au sein du collectif ACCES, pour que chaque élu et chaque citoyen puisse prendre conscience des enjeux qui sont liés à ce projet autoroutier d’un autre temps ».

Et d’étayer ses propos par le contenu de la contre-expertise adressée au Conseil d’Etat :

« Manifestement, il est à déplorer, malgré les engagements des uns et des autres, le manque de précision quant au montant des péages envisagés pour les usagers et la répercussion de ce tarif de péage en termes de report de trafic potentiel. Ce choix de recourir à une concession autoroutière sans véritable justification par l’Etat, alors même que le projet de contournement sera financé pour près de la moitié par de l’argent public (moitié Etat, moitié collectivités territoriales dont le Département de Seine-Maritime), ce qui pose vraiment la question de la pertinence d’une concession » ;

« Le niveau de qualité des études de trafic très insuffisant » ;

« Le coût d’investissement en valeur actuelle nette de 523 millions, selon l’Etat, alors qu’en réalité ce coût devrait être estimé entre 890 millions et 1,1 milliard, soit dans une version pessimiste, plus du double du chiffre avancé par l’Etat »;

« L’absence de réponse de l’Etat de modifier l’évaluation socio-économique suite aux critiques émises par le Commissariat général à l’investissement, concernant l’analyse socio-économique des différentes variantes du tracé. En effet, il ressort que d’un point de vue socio-économique le tracé retenu n’est pas celui qui est le plus avantageux, sans que cela n’ait été justifié par l’Etat » ;

« L’absence de justification par l’Etat permettant d’affirmer que ce projet présente une réelle utilité publique alors qu’il a été démontré que des incertitudes planent sur son financement, que les impacts sur la consommation d’espaces agricoles et forestiers sont plutôt négatifs, que le phénomène de périurbanisation et l’impact du projet sur la ressource en eau potable sont bien réels ».

Stéphane Barré a estimé en conclusion qu’« il est regrettable que notre collectivité s’engage financièrement dans un projet comme celui-là totalement inadapté et dépassé. Croyez-moi, l’argent public consacré pourrait facilement trouver sa justification dans la promotion des solidarités et de la cohésion territoriale. Collectivement, du travail reste à mener pour tous nos concitoyens, sans doute pas au doigt mouillé comme dans cette affaire du Contournement Est de Rouen ! ».

Pour télécharger l’intégralité de l’intervention d’Alban Bruneau :

Intervention mobilités 1

Pour télécharger l’intégralité de l’intervention de Stéphane Barré :

Intervention mobilités 2