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Tribune de mars 2016 : La concentration dessert la Nation !

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Tribune du Groupe communiste et républicain, Front de Gauche

Bulletin départemental du mois de mars 2016

Dans une course frénétique, absurde, aux économies d’échelle, certains en viennent à oublier qu’en supprimant des barreaux, c’est tout l’équilibre sur l’échelle qui s’en trouve fragilisé.

Trop de fonctionnaires, trop de communes, trop de régions, trop de feuilles dans le millefeuille territorial, trop de règlementation, trop de pages dans le code du travail, trop d’Etat, trop de dettes…, la mode est à la réduction, à la compression, à la concentration, à la simplification. Une simplification conduisant au simplisme.

L’arithmétique, la comptabilité sont appelées à la rescousse pour fixer des quotas, des ratios, des objectifs arbitraires dont l’équation sera résolue, loin du peuple et de ses intérêts, par des initiés qui ont l’avantage de penser tous pareillement, c’est plus commode.

Ce petit jeu attentatoire à l’intérêt général a bien failli avoir raison des Départements, même s’ils ne sont pas sauvés pour autant lorsque l’on constate la manière dont les gouvernements successifs les assèchent pour les priver de leur moyens à agir et à servir.

Que faudra-t-il pour que ceux qui se partagent, en alternance, le même pouvoir depuis des décennies, en France comme en Europe, comprennent qu’il est plus que temps de changer de matrice, de changer de politique et d’ouvrir de nouvelles perspectives ?

Une réaction citoyenne !

Les élus communistes du Front de Gauche s’y emploient.

Télécharger la tribune : Tribune 2016 03

Pour le maintien de la cimenterie de Normandie à St Vigor d’Ymonville

Usine de Lafarge à Saint-Vigor d?Ymonville, près du H

Dès le lendemain de l’annonce par le groupe multinational Lafarge/Holcim de son plan de restructuration visant à la reconversion de la cimenterie de Saint-Vigor-d’Ymonville en simple station de broyage, Jean-Paul Lecoq a demandé, avec Thierry Foucaud, Vice-Président du Sénat et Gilbert Le Maitre, Maire de Saint-Vigor-d’Ymonville, à la Région Normandie, chef de file de l’action économique depuis la loi NOTRe, et à l’Etat d’organiser une table ronde.

Celle-ci doit permettre d’assurer l’avenir de ce site de production, de ses 144 emplois et de ses apports d’intérêt général en particulier pour les 600 emplois indirects concernés.

Nous sommes toujours dans l’attente de la réaction de l’Etat et de la Région que les élus du Front de Gauche de cette assemblée viennent de relancer par courrier collectif.

De son côté, Jean-Paul Lecoq a saisi l’ancienne Députée de la circonscription, devenue entre-temps Ministre, Estelle Grelier, afin qu’elle rende compte des initiatives qu’elle a pris dans ce sens depuis qu’elle siège au sommet de l’Etat.

Dans le prolongement de cette démarche, il vient également d’écrire au Président Directeur Général du groupe Lafarge/Holcim pour lui demander de revenir sur ce plan de reconversion aberrant sur le plan économique, sur le plan social, environnemental et sociétal ou, à défaut, de bien vouloir envisager et chiffrer la vente de cette usine à un futur groupement d’investisseurs publics et éventuellement privés qu’il appelle de ses vœux.

Enfin, Jean-Paul Lecoq a saisi par courrier le Grand Port Maritime du Havre pour que l’activité de l’actuelle cimenterie ne soit pas défavorisée en matière de loyer en raison de son impact modeste sur le trafic portuaire. Considérant en effet qu’elle génère un important trafic fluvial qui, lui, n’est pas suffisamment pris en compte comme élément modérateur du loyer réclamé, des solutions existent pour consolider la rentabilité de la cimenterie par la baisse de ses charges fixes non liées à la masse salariale.

Ces démarches appuient l’appel que lance aujourd’hui Jean-Paul Lecoq :

« Aujourd’hui, pressé par ses salariés, par les élus, par l’opinion publique, le groupe multinational Lafarge/Holcim, numéro 1 mondial du ciment, doit revenir sur sa décision de fermer le site de production de St Vigor d’Ymonville ou envisager sa cession à un groupement d’investisseurs publics et éventuellement privés que j’appelle de mes vœux.

Il est du devoir de l’Etat, de la Région, des autres collectivités concernées, de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Havre et du Médef de s’engager pour maintenir la production du ciment Made in Normandie, celle-là même qui a construit le Pont et qui assure aujourd’hui une activité pleinement rentable, économiquement comme sur le plan sociétal. Ils doivent, ensemble, impulser une alternative publique/privée à cette fermeture annoncée.

Les salariés et leurs organisations syndicales sont mobilisés pour mettre en échec un plan cynique de casse de l’emploi et de l’industrie. Collectivités, élus, décideurs économiques, chefs d’entreprise de l’estuaire de la Seine ont les moyens et l’opportunité pour agir et s’en saisir. Chacun sera alors gagnant.
C’est l’objet de la table ronde que je demande à la Région et à l’Etat d’organiser pour assurer et construire la pérennisation de la cimenterie de Normandie ».

Les annexes à télécharger :

L’appel de Jean-Paul Lecoq : NOTE LAFARGE

Le courrier de Jean-Paul Lecoq à la direction nationale de Lafarge : Let JPL DIRECTION LAFARGE

Le courrier des élus du Front de Gauche au Président de Région : DEMANDE TABLE RONDE LAFARGE

Le courrier de Jean-Paul Lecoq à la Ministre Estelle Grelier : Let JPL GRELIER

Le courrier de Jean-Paul Lecoq au Grand Port Maritime du Havre : Let JPL GPMH

Le premier communiqué de presse : Communiqué de presse

2016 : une rentrée scolaire au rabais ? Les élus communistes interpellent le Département et le Gouvernement

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Pour prolonger leurs interventions lors du dernier Conseil départemental de Seine-Maritime consacré au budget 2016, les élus communistes et républicains, Front de Gauche au Département souhaitent réagir face aux conditions inquiétantes dans lesquelles se prépare la prochaine rentrée scolaire à quelques jours du Conseil Départemental de l’Education Nationale de Seine-Maritime (CDEN).

« De nombreux représentants des parents d’élèves de Seine-Maritime, d’élus locaux et d’enseignants expriment une totale incompréhension et un profond malaise face à l’accumulation combinée des mauvais coups qui se préparent autour des conditions d’enseignement pour la prochaine rentrée. Aux mesures gouvernementales imposant une réforme des collèges mal ficelée qui va fragiliser les élèves et affaiblir l’enseignement dans le secondaire, aux nouvelles mesures de carte scolaire comptable que se prépare à annoncer la Direction de l’Education nationale condamnant des classes pourtant utiles au prétexte qu’elles ne seraient pas numériquement rentables, s’ajoutent les choix d’austérité de la majorité UDI/Républicains au Département de Seine-Maritime (…).

Loin d’être une priorité, les politiques éducatives du Gouvernement et du Département sont réduites à la portion congrue.

Les élus du Front de Gauche ont rejeté ces orientations au Parlement et au Département. Nous soutenons les initiatives des parents d’élèves qui, nombreux, demandent pour le pays et le Département une autre politique éducative. Une autre ambition et d’autres moyens pour sortir de l’impasse de l’austérité ».

Télécharger le communiqué complet : Communiqué rentrée scolaire

L’article de Paris-Normandie :

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/5234942/les-elus-communistes-et-du-front-de-gauche-redoutent-une-rentree-au-rabais-dans-les-colleges-en-seine-maritime#.Vt2TC-a1oUO

 

Suppression du péage de St-Romain sur l’A29 : un premier pas encourageant !

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Pour faire suite aux démarches engagées par Jean-Paul LECOQ, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller départemental, visant à sécuriser la route départementale 34 sillonnant la vallée du Saint-Laurent entre Harfleur et Saint-Laurent-de-Brèvedent et à obtenir la suppression du péage de St-Romain/Epretot sur l’A29, cause des reports de trafic sur les axes secondaires de l’agglomération havraise, le Département vient d’accepter d’organiser une table ronde avec l’ensemble des partenaires concernés.

Rappelons que la section de l’autoroute A29, à partir de sa jonction avec l’A131 en sortie du Havre jusqu’au péage de Saint-Romain-de-Colbosc/Epretot, est sous utilisée par les automobilistes résidant et travaillant dans la grande agglomération havraise en raison de l’obligation d’acquitter un droit de péage de 1,10 Euro totalement disproportionné par rapport aux 8 kilomètres parcourus.

Le Conseil municipal de Rogerville lors de sa séance du 29 février vient d’ailleurs de plaider dans le même sens en adoptant à l’unanimité un vœu pour demander la suppression de ce péage prohibitif.

Dans son courrier de réponse aux démarches de Jean-Paul LECOQ, le Vice-Président du Département en charge des infrastructures confirme cette analyse et soutient leurs solutions même si, prudemment il rappelle que ce projet avait avorté en 2010 faute d’un accord sur son financement.

Pour Jean-Paul LECOQ : « il s’agit donc désormais d’obtenir à la fois une action volontariste de l’Etat prié de ne pas rester aux abonnés absents à partir du moment où il concède la gestion des autoroutes à des concessionnaires qui, jusqu’à preuve du contraire, réalisent de substantielles plus-values, et la mobilisation financière de toutes les collectivités concernées : la Région Normandie, le Département, la Communauté d’agglomération du Havre et la Communauté de communes Caux-Estuaire ».

Et de conclure : « La suppression de cette barrière de péage (qui pour le « coût » prend tout son sens !) est devenue une question d’intérêt général. Tous les partenaires publics et privés concernés doivent l’entendre ! ».

Télécharger le communiqué de Jean-Paul LECOQ : Communiqué péages St Romain 2

Télécharger la réponse du Département : Péage St Romain, réponse Département

Télécharger le voeu adopté par le Conseil municipal de Rogerville : PV CM Rogerville du 29 février 2016 – Extrait

Télécharger le communiqué de presse initial du mois de janvier 2015 : Scan communiqué JLP péage St Romain

Dotation Horaire Globale des collèges havrais : la Ministre renvoyée à sa (mauvaise) copie

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A l’heure où la Ministre de l’Education parade en région havraise pour découvrir les bienfaits d’une école modèle, Sophie Hervé, Conseillère départementale l’interpelle concernant l’insuffisance « historique » des dotations horaires des collèges du Havre et de son agglomération. Une baisse des moyens d’enseignement pour les collèges qui en dit long sur la volonté du gouvernement de faire de l’éducation une priorité et la réalité de sa prétendue réforme du collège.

Le courrier de Sophie Hervé à télécharger : Let SH Ministre EN DHG Havre

Terminal multimodal du port du Havre : Jean-Paul Lecoq en appelle au retour en force du public et de l’intérêt général !

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Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller départemental, membre du Conseil de Développement du Grand Port Maritime du Havre (GPMH), a souhaité rendre public le courrier qu’il a adressé à la direction du GPMH pour demander qu’elle prenne rapidement l’initiative pour sortir le terminal multimodal, pourtant flambant neuf, de l’impasse privée dans laquelle il se trouve.

Jean-Paul Lecoq propose notamment l’organisation d’une table ronde avec les différents acteurs concernés, ou susceptibles d’être mobilisés, dont le savoir-faire pourrait garantir la pleine réussite de cet outil attendu : dockers, portuaires, cheminots, logisticiens, SNCF, Voies Navigables de France sous l’égide du GPMH.

Dans le même temps, il a également sollicité le Président de la CODAH afin que l’agglomération havraise puisse relayer cette proposition, en demandant l’inscription de ce dossier à l’ordre du jour du prochain Bureau communautaire.

Jean-Paul Lecoq estime que « l’expérience calamiteuse qui peut être facilement tirée de la gestion privatisée et privative de ce dossier plaide en effet pour une mobilisation large, dans un esprit d’intérêt général et non de rentabilité financière à court terme et donc de courte vue, de tous ceux qui ont à cœur de doter la place portuaire havraise d’un outil de développement durable et de développement commercial éthique ».

Cet outil destiné à favoriser le transport par le fer et par le fluvial des marchandises débarquées au Havre a couté 137 millions d’euros dont 70 millions d’argent public. Laissé aux mains d’opérateurs privés incapables de le faire fonctionner, il est aujourd’hui planté et avec lui les belles ambitions qu’il portait.

Télécharger la lettre ouverte de Jean-Paul LecoqLet JPL GPMH

 

Cimenterie Lafarge : Thierry Foucaud interpelle le gouvernement

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Thierry Foucaud, Sénateur, a relayé la démarche de Jean-Paul Lecoq et de Gilbert Le Maître, Maire de St Vigor, pour demander au Ministre de l’économie et à la Préfète de Région l’organisation d’une table ronde pour sauvegarder le site Lafarge, ses emplois et sa production locale.

Pour télécharger les courriers de Thierry Foucaud : Let TF Lafarge Mme la Préfète / Let T. Foucaud à Macron

Cimenterie Lafarge : mobilisation pour sauver le site de production et ses emplois

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Jean-Paul Lecoq, Conseiller départemental et Maire de Gonfreville l’Orcher, accompagné du Maire de St Vigor d’Ymonville Gilbert Le Maître, a rencontré les représentants et la direction de l’usine Lafarge près du Havre. A l’issue il a appelé à la mobilisation générale pour la sauvegarde de la cimenterie, de tous ses emplois et de la production de clinker et de ciment « Made in Le Havre Normandie ». Il demande de la tenue d’une table ronde d’urgence à cet effet.

Le groupe Lafarge, fusionné depuis l’année dernière avec le suisse Holcim, vient d’annoncer un plan de restructuration de ses usines en France entrainant, avant la fin de l’année, la reconversion de son site de la zone industrialo-portuaire alimenté par la carrière de St Vigor d’Ymonville, en simple station de broyage de clinker importé.

Cette décision, si elle était mise en œuvre, entrainerait la perte localement de 111 emplois sur les 144 emplois actuels, un impact lourd sur les 700 à 750 emplois indirects liés à cette usine de production de ciment et de clinker, l’arrêt de l’exploitation de la carrière et sa reconversion en station de stockage, ainsi qu’un préjudice porté à l’économie circulaire, l’utilisation des fours de Lafarge étant fréquente pour valoriser en énergie des matériaux impropres.

Elle aurait également comme conséquence, dans le cadre des futurs chantiers de construction de notre région, de recourir à du clinker importé et du ciment frabriqué ailleurs alors même que nous disposons actuellement d’un site de production qui a largement fait ses preuves, tant en matière écologique, qu’en matière de qualité.

Ce plan de restructuration est une aberration sur le plan social, sur le plan sociétal, sur le plan écologique, il l’est également sur le plan économique, l’usine de St Vigor étant parfaitement viable.

La décision du nouveau groupe prenant prétexte de la baisse constante du marché depuis le début de la crise de 2008, s’inscrit dans une logique de rentabilité financière toujours plus forte pour les actionnaires. En effet, ni les parts de marché de Lafarge (stables depuis le début de la crise), ni ses marges bénéficiaires proches de 30 % (constantes également depuis des années) permettent de considérer cette décision stratégique comme une conséquence de difficultés économiques telle que l’absence de rentabilité.

C’est d’autant plus avéré qu’en 2013, la direction nationale du groupe avait fait adopter par les salariés du site normand un plan de compétitivité qui a dépassé ses objectifs en 2015. 80 millions d’investissements devaient l’accompagner, 17 millions ont été réalisés.

Or, le plan de restructuration annoncé se trouve en totale contradiction avec chaque point de l’argumentaire développé en 2013 par la direction nationale du groupe. Cet argumentaire vantait les mérites économiques, sociaux, sociétaux et environnementaux d’une production locale de ciment, en opposition avec les stations de broyage de clinker importé, alors portées par ses concurrents.

Télécharger le communiqué de Jean-Paul Lecoq : Communiqué de presse

Télécharger l’intervention de Thierry Foucaud, Sénateur, auprès du Gouvernement : Let T. Foucaud à Macron

Conseil départemental du 2 février : le Front de Gauche, vent debout contre l’austérité, ne lâche rien !!

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Jeu du chat et de la souris entre la Droite et le PS lors de la session plénière du Conseil départemental du 2 février consacrée notamment au budget. Simple « jeu de rôle » dénoncé par le groupe communiste et républicain Front de Gauche, qui a appelé à une « rupture » avec des politiques économiques et sociales similaires qui conduisent dans le mur… celui se trouvant au fond de l’impasse de l’austérité !

Une séance au cours de laquelle les élus du groupe ont occupé le terrain sur le mode « On lâche rien ! » à travers notamment une douzaine d’interventions argumentées sur les différents sujets à l’ordre du jour :

  • pour la consolidation du secteur public de l’aide à domicile ;
  • pour le respect de la décision du juge judiciaire en matière d’allocations et de contributions familiales pour les enfants placés ;
  • pour que l’aménagement des véloroutes ne s’accompagne pas de destruction de voies ferrées délaissées par la SNCF ;
  • pour que les entreprises percevant des financements publics soient contraintes de devenir mécènes ou partenaires des collectivités locales ;
  • pour que le développement du numérique s’accélère et soit garanti ou encore pour que le schéma de développement touristique intègre un volet dédié au tourisme social, industriel et portuaire…

Changement de stratégie, opportunisme, ralliement ou simple coïncidence (?…) le groupe socialiste est intervenu à plusieurs reprises pour soutenir les positions prises et pour relayer, certes avec d’autres termes, les arguments des élus communistes, Front de Gauche.

Quant à la Droite, visiblement gênée pour mettre en cohérence ses propos de campagne avec la réalité de ses actes maintenant qu’elle est assise dans le poste de pilotage, elle a paré au plus pressé entre modification de dispositifs départementaux, effets d’annonce et postures de gestion estampillées « Chambre Régionale des Comptes ». Une Droite qui s’est privée des quelques marges de manœuvre existantes, dans un contexte de baisse historique des dotations et compensations de l’Etat, en jetant tous les crédits disponibles dans le remboursement accéléré de la dette (50 millions dont 30 résultant des transferts à la métropole rouennaise). Elle a engagé ainsi son œuvre d’austérité départementale, ce choix entrainant des premières conséquences concrètes sur la baisse du niveau d’intervention du Département.

Enfin, le groupe des deux élus indépendants du canton de Bolbec s’est souvent réjoui de la simplification des dispositifs départementaux et du régime engagé en faveur du désendettement… tout en craignant, paradoxalement, que les communes en soient les principales victimes…

Le résumé des débats et interventions du groupe communiste et républicain, Front de Gauche, à télécharger : En Direct 2016 01

Les meilleurs extraits des interventions à télécharger : En Direct 2016 01 – Extraits

Débat de politique départementale du 2 février : le Front de Gauche dénonce les jeux de rôle !

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La séance du Conseil départemental du 2 février s’est ouverte par le traditionnel débat de politique départementale dont le maintien avait été obtenu en début de mandat par le groupe communiste, Front de Gauche.

La Droite a lancé le débat en fustigeant le plan de lutte contre le chômage annoncé récemment par le Président de la République, le réduisant à de « simples effets d’annonce non financés, de courte vue… des mesurettes cosmétiques » avant de revenir sur la progression du nombre de demandeurs d’emploi et de la pauvreté en Seine-Maritime. Le reste de l’intervention s’est transformé en plaidoyer en faveur des propositions du MEDEF et de réquisitoire contre les 35 heures, se réjouissant au passage que « le gouvernement en vienne progressivement à des mesures que nous proposons depuis longtemps », tout en regrettant que cela arrive « bien tardivement ».

L’occasion pour Didier Marie (PS) de défendre l’action du gouvernement et d’appeler à se « rassembler » contre le chômage plutôt que de prendre « en otage » les privés d’emploi. Se croyant bon d’énumérer toutes les mesures prises en faveur des entreprises pour justifier la politique suivie pour lutter contre le chômage, il a invité chacun à « plus de responsabilité », ajoutant que l’augmentation du chômage serait également due à la démographie dynamique de la France !!

Hubert Wulfranc pour le groupe communiste, Front de Gauche, a rebondi sur cette intervention pour constater « qu’en effet le chômage rassemble aujourd’hui, il rassemble pour l’aggraver ! » avant « d’énoncer pour les dénoncer » les mesures en cause : « euthanasie programmée des 35 heures, réforme du contrat de travail et du code du travail (…) témoignent en effet d’un rassemblement mais surement pas celui que les salariés et les privés d’emploi attentent ». Ironisant sur le fait que « la Droite se plaint finalement que le gouvernement n’avance pas suffisamment vite sur ses propres propositions » il a appelé à une autre politique « de toute urgence ! ».

Pour le deuxième débat de la matinée à l’initiative du groupe des indépendants, Dominique Métot s’est félicité de la suppression des Contrats de Proximité et de Solidarité et du 276, « dispositifs trop complexes », avant de s’inquiéter des nouveaux critères envisagés par la majorité en matière de soutiens destinés au bloc communal. Des nouveaux critères risquant de conduire à un « désengagement des zones les plus peuplées en faveur des zones rurales ».

La Droite, par la voix de Blandine Lefebvre, a justifié « la refonte engagée des dispositifs avec pour objectif un recentrage des aides en raison des difficultés financières et de la dette abyssale du Département… Il convient également d’aller vers plus de simplification et de concertation, les élus locaux ne devant plus rentrer dans des cases pour obtenir un soutien départemental ». Le groupe socialiste avait alors beau jeu de rappeler que les dispositifs supprimés, dont il a donné la liste, « répondaient justement à un souci de répartition équitable et transparente de l’aide Départementale en faveur des communes et intercommunalités ».

Hubert Wulfranc a tenu pour sa part à préciser, en faisant allusion à la célèbre phrase de David Vincent que « le cauchemar a déjà commencé !! » en matière d’équité, citant la prochaine modification du calcul des subventions versées par le Département et appelée modulation :

« La modulation : c’est doux comme une mélodie, le réveil sera pourtant brutal pour certaines associations et communes ! Car elle consiste à tenir compte des ratios comptables des collectivités locales plutôt que de la richesse de ses habitants. En clair, les subventions départementales serviront en priorité les territoires dont les populations sont les plus favorisées. Une belle mesure de Droite ! Ce n’est pas une mesure de justice mais une mesure d’iniquité. Les communes ou intercommunalités ayant une population pauvre vont encore être défavorisées alors que des communes résidentielles avec une faible activité économique et sociale, mais avec une population aisée, seront les grandes gagnantes de cette modulation ».

Le troisième débat fut ouvert par Hubert Wulfranc sur le thème : « l’Assemblée des Départements de France et le Département de Seine Maritime en guerre contre le Gouvernement ? De la parole aux actes… ». Partant du constat de « leur incapacité à régler les problèmes auxquels notre société est confrontée depuis des années, sous le coup de l’urgence sociale frappant une majorité de nos concitoyens, les pensionnés du pouvoir, ceux d’aujourd’hui comme ceux d’hier qui s’y verraient bien y retourner demain, font diversion pour masquer leurs propres compromissions, bien qu’ils partagent globalement la même feuille de route libérale ».

 Prenant l’exemple de l’Association des Départements de France dominée aujourd’hui par la Droite « qui multiplie les coups de menton médiatique pour marquer son opposition au Gouvernement sur la question du financement des allocations individuelles de solidarité et en particulier du RSA » il a raillé « le simple jeu de rôle » auquel se livrent le PS et la Droite selon qui est au gouvernement et qui est dans l’opposition : « Or loin de ces coups de menton, et des propos guerriers contre l’austérité imposée par le Gouvernement, c’est un repli austéritaire assumé qu’organise la droite et ce, en totale osmose avec la politique gouvernementale des Valls, Macron, Sapin et Lebranchu. A ce titre, permettez-moi de vous illustrer cette osmose idéologique et politique ». Et de développer les exemples sur la dégressivité de l’indemnisation du chômage, le code du travail, les 35 heures, les licenciements ou encore les accords d’entreprise « là où la pression patronale est la plus forte ».

Fustigeant cette « course à l’échalote de l’austérité », Hubert Wulfranc a appelé à un changement de cap porté par les élus communistes : « lutter contre le chômage, ce n’est pas faciliter les licenciements ou accorder des cadeaux au patronat dans l’espoir d’hypothétiques embauches. C’est d’abord défendre l’économie française sur tous les fronts par une intervention forte de l’Etat : pour construire une politique portuaire et maritime, pour un développement du transport ferroviaire, pour une politique agricole basée sur la proximité, pour une politique de réindustrialisation, une politique du raffinage, une politique de relocalisation ».

Poursuivant en dénonçant « cette accointance idéologique et politique entre le gouvernement et la Droite », Hubert Wulfranc a souligné que lutter contre le chômage, c’est aussi « mettre en échec, en frappant là où ça fait mal, c’est-à-dire sur leurs comptes en banque, les dirigeants d’entreprise et actionnaires qui licencient abusivement. A ce titre, je me permets de vous rappeler que les parlementaires communistes ont soumis en 2013 une proposition de loi visant à interdire les licenciements boursiers ainsi que les licenciements abusifs. Lutter pour l’emploi, c’est aussi encourager la reprise d’entreprise par ses salariés ou encore la commande publique et notamment avoir le droit de favoriser celles qui misent sur l’emploi local, sur la production locale ».

Et de conclure que « déplorer ou dénoncer ne suffit pas. Il faut agir et aller chercher l’argent là où il se trouve, par exemple en ouvrant le chantier d’une véritable réforme de la fiscalité qui mettrait davantage à contribution les produits financiers et les bénéfices, ou autres plus-values, qui s’exonèrent très largement aujourd’hui de la solidarité nationale via de savants montages financiers et fiscaux tolérés par nos lois nationales ».

Agnès Firmin Le Bodo, pour la Droite, s’est « défendue d’être en guerre contre qui que ce soit, juste une démarche pragmatique : simplifier le mille-feuille, en revenir à la notion de juste droit en matière d’aide sociale et obtenir de l’Etat la compensation des allocations de solidarité », avant de dérouler la feuille de route que s’est fixée la majorité départementale.

Hubert Wulfranc a tenu à remercier sa collègue pour sa « réponse technique » tout en lui faisant remarquer qu’il s’agissait de sa part « d’une interpellation politique ». Puis d’ajouter : « j’invite nos contradicteurs à plus de clarté. J’aimerais entendre : oui au nom de la liberté nous assumons le choix de laisser les chefs d’entreprise faire ce qu’ils veulent… oui entre Macron et nous il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de cigarette ! ». Des précisions qui auront visiblement laissé le groupe socialiste sans voix puisqu’aucun de ses membres n’est intervenu dans ce débat.

Pour le dernier débat de la matinée à l’initiative du groupe socialiste, Nicolas Rouly a dressé le premier bilan de la majorité départementale en la plaçant devant ses contradictions et en rappelant celui de la précédente mandature. Concluant que l’équation à laquelle est soumise la majorité « ne relève pas des mathématiques mais de la magie », il a dénoncé son GPS : « un GPS qui n’est pas un Grand Projet Seinomarin mais une Grave Panne Sociale ». Une feuille route qu’il a résumé en deux mots : «Artifice et Sacrifice ». « Une leçon d’autosatisfaction » pour le Président Martin qui a rappelé au groupe socialiste le résultat et les enseignements à tirer des dernières élections avant de refermer le débat. Un débat matinal qui tourna au théâtre lorsque Marie Le Vern voulant répliquer à la Droite en citant du Molière s’est emmêlée les pieds dans les vers.

Pour télécharger l’intervention complète d’Hubert Wulfranc : Intervention DPD février 2016