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Jeu du chat et de la souris entre la Droite et le PS lors de la session plénière du Conseil départemental du 2 février consacrée notamment au budget. Simple « jeu de rôle » dénoncé par le groupe communiste et républicain Front de Gauche, qui a appelé à une « rupture » avec des politiques économiques et sociales similaires qui conduisent dans le mur… celui se trouvant au fond de l’impasse de l’austérité !

Une séance au cours de laquelle les élus du groupe ont occupé le terrain sur le mode « On lâche rien ! » à travers notamment une douzaine d’interventions argumentées sur les différents sujets à l’ordre du jour :

  • pour la consolidation du secteur public de l’aide à domicile ;
  • pour le respect de la décision du juge judiciaire en matière d’allocations et de contributions familiales pour les enfants placés ;
  • pour que l’aménagement des véloroutes ne s’accompagne pas de destruction de voies ferrées délaissées par la SNCF ;
  • pour que les entreprises percevant des financements publics soient contraintes de devenir mécènes ou partenaires des collectivités locales ;
  • pour que le développement du numérique s’accélère et soit garanti ou encore pour que le schéma de développement touristique intègre un volet dédié au tourisme social, industriel et portuaire…

Changement de stratégie, opportunisme, ralliement ou simple coïncidence (?…) le groupe socialiste est intervenu à plusieurs reprises pour soutenir les positions prises et pour relayer, certes avec d’autres termes, les arguments des élus communistes, Front de Gauche.

Quant à la Droite, visiblement gênée pour mettre en cohérence ses propos de campagne avec la réalité de ses actes maintenant qu’elle est assise dans le poste de pilotage, elle a paré au plus pressé entre modification de dispositifs départementaux, effets d’annonce et postures de gestion estampillées « Chambre Régionale des Comptes ». Une Droite qui s’est privée des quelques marges de manœuvre existantes, dans un contexte de baisse historique des dotations et compensations de l’Etat, en jetant tous les crédits disponibles dans le remboursement accéléré de la dette (50 millions dont 30 résultant des transferts à la métropole rouennaise). Elle a engagé ainsi son œuvre d’austérité départementale, ce choix entrainant des premières conséquences concrètes sur la baisse du niveau d’intervention du Département.

Enfin, le groupe des deux élus indépendants du canton de Bolbec s’est souvent réjoui de la simplification des dispositifs départementaux et du régime engagé en faveur du désendettement… tout en craignant, paradoxalement, que les communes en soient les principales victimes…

Le résumé des débats et interventions du groupe communiste et républicain, Front de Gauche, à télécharger : En Direct 2016 01

Les meilleurs extraits des interventions à télécharger : En Direct 2016 01 – Extraits