En raison de la création d’une ZFE (zone à faibles émissions) sur la Métropole de Rouen, le Conseil départemental du 23 juin a mis en place un dispositif d’aide individuelle pour les automobilistes aux revenus modestes, domiciliés en dehors de la Métropole rouennaise, et contraints de s’y rendre pour raison professionnelle. Une aide pour contribuer à changer de véhicule (électrique, hydrogène, hybride ou gaz) afin de pouvoir pénétrer dans le large périmètre concerné par la ZFE.
En fonction du véhicule et des ressources de l’automobiliste, l’aide du Département varie de 4.000 à 500 € (et de 2.000 à 500 € sans condition de ressource pour l’électrification d’un véhicule thermique). L’enveloppe budgétaire consacré par le Département pour ce dispositif est de 500.000 €. Pour les habitants de la Métropole un dispositif analogue existe : 4.000 € sous conditions de ressources en complément des aides de l’Etat.
Joachim Moyse s’est exprimé, au nom du groupe de la Gauche combative, communiste et républicain sur ce dispositif.
« La loi Climat et Résilience impose aux métropoles la mise en place des zones à faibles émissions de gaz polluant à échéance fin 2024. Ces zones limitent, entre autres, le type de véhicule qui pourra désormais circuler dans les périmètres urbains concernés.
La Métropole de Rouen a décidé d’anticiper cette mise en œuvre afin qu’elle soit réalisée avant la date obligatoire d’entrée en vigueur, ignorant visiblement les conséquences immédiates qu’elle entraîne pour les automobilistes extérieurs à la Métropole et qui pourtant sont contraints de s’y rendre. Notamment pour impératif professionnel.
Donc le Département se propose aujourd’hui de venir aider celles et ceux qui ont de faibles ressources, se retrouvent pris au piège.
Je tiens à préciser que nous soutenons l’esprit de la démarche qui vise à baisser les émissions de gaz polluant, prenant acte de l’urgence écologique à laquelle nous sommes confrontés.










