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Egalité entre les femmes et les hommes : Christine Morel réitère la proposition d’agir par le levier de la commande publique

Etait inscrit à l’ordre du jour du Conseil départemental du 6 février, le rapport 2024 sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes en Seine-Maritime et sur la lutte contre les violences faites aux femmes.

Christine Morel est intervenue au cours des débats, au nom du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine pour faire état d’un certain nombre de considérations et de propositions, dont celle consistant à utiliser le levier de la commande publique et des marchés publics pour garantir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

« Ce rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes, rendu obligatoire par la loi, est toujours un exercice très instructif pour mesurer le chemin qu’il nous reste encore à parcourir, mais également pour voir les efforts que nous avons fourni en la matière et réfléchir à comment nous pourrions, encore, améliorer les choses.

Or, force est de constater que, dans chaque rapport sur l’égalité femmes/hommes, plusieurs indicateurs sont révélateurs, justement, des inégalités sociales qui persistent entre les deux.

Le recours au temps partiel fait partie de ces chiffres qui trahissent encore le « choix » que font certaines femmes de prendre une journée ou une demi-journée par semaine pour garder leur enfant, souvent le mercredi, alors que les hommes ne le font pas.

C’est révélateur d’une conception genrée de notre société qui s’appuie sur un héritage historique et culturel, ainsi que sur la persistance des stéréotypes de genre qui ont des incidences directement sur le monde du travail.

Et malheureusement, comme le décrit le dernier rapport de l’observatoire de l’égalité entre femmes et homme, nous reculons à ce propos.

Et la cause est un véritable phénomène sociétal car c’est la diffusion d’idées réactionnaires par le biais des réseaux sociaux ventant les comportements masculinistes. C’est un message porté par certains partis politiques, qui parfois se retrouvent au pouvoir et qui souvent s’en rapproche trop dangereusement.

Plus concrètement, on mesure la difficulté de lutter contre les stéréotypes lorsque l’on s’intéresse aux professions et à leur répartition entre homme et femme.

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Pour renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes, Séverine Botte demande des moyens humains supplémentaires

En Conseil départemental du 6 février, au cours du débat qui a suivi l’examen du rapport 2024 sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes en Seine-Maritime, Séverine Botte a dénoncer le décalage entre les déclarations de bonne intention au sommet de l’Etat et la réalité des moyens budgétaires mobilisés pour éradiquer les violences faites aux femmes. En Seine-Maritime, elle a également demandé des moyens supplémentaires pour agir davantage.

« Ce rapport nous est présenté au lendemain du « Procès Pelicot ». Un procès qui a mis au jour la culture du viol et qui oblige à regarder en face ce que notre société produit depuis des siècles : la violence systémique à l’égard des femmes.

Les violences perpétrées à leur encontre, et les féminicides ne sont pas des agressions isolées, mais le résultat d’un continuum de violences, alimenté par des comportements quotidiens tels que des remarques sexistes, des contrôles jaloux ou des attitudes condescendantes. Et le courage de Mme Pelicot doit provoquer une véritable réaction politique pour mettre fin aux violences dans toutes ses formes et à l’impunité. 

En effet, il faut maintenant du courage politique et des moyens à la hauteur des besoins. Cela doit commencer notamment par un ministère de plein exercice pour piloter les politiques en matière de droits des femmes.

Rappelons que Emmanuel Macron s’est dit « inattaquable sur la lutte contre les violences faites aux femmes » alors que dans le même temps il confirme la culture du viol en défendant Gérard Depardieu, nomme de nouveau Gérald Darmanin au gouvernement, et n’a donné aucun moyen supplémentaire aux associations œuvrant dans ce champs.

Ou bien encore les déclarations du président du Sénat, Gérard Larcher, à la veille de l’inscription de l’IVG dans la Constitution (je cite : « la Constitution n’est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux »).

Ce ne sont ici que quelques exemples de propos ou postures adoptés par des figures, se trouvant à des postes clés, niant ou minimisant la réalité vécue par les femmes et ou déplaçant la responsabilité sur la victime plutôt que sur l’agresseur. Et ces violences (non exhaustives) du quotidien montrent l’ampleur de la tâche quant au changement de mentalité de la société.

S’agissant du département de la Seine-Maritime, le rapport met indéniablement en avant une visée volontariste dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes, intrafamiliales, sexistes et sexuelles.

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Orientations budgétaires 2025 du Département : quand c’est flou c’est qu’il y a un loup…

Le débat annuel obligatoire portant sur les orientations budgétaires du Département s’est tenu devant le Conseil départemental du 6 février. Un rapport d’orientations présenté par la majorité de droite a servi de base à ce débat. Cette année il a été construit autour de la notion de « faire face », avec une charge contre les impacts des décisions de l’Etat (donc des gouvernements) sur les départements, dont 70% des dépenses relèvent de décisions de l’Etat, sans concertation et sans compensation…

Un rapport qui dénonce un mode de financement « paradoxale » pour ne pas dire inadapté des départements : avec des recettes en fonction du dynamisme de l’activité économique (DTMO – droits de mutation -, TVA…) mais des dépenses principales fonction des difficultés économiques (politiques et allocations de solidarité)…

Comment être aussi critique localement envers des gouvernements qu’ils soutiennent pourtant nationalement ? C’est la question que les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine ont posé à leurs collègues de la majorité présidentielle.

Ils se sont également étonnés que différents mauvais coups portés à l’encontre des collectivités dans le budget de l’Etat préparé par le gouvernement Bayrou, n’ont pas été intégrés dans les orientations budgétaires du département, rendant ainsi ces orientations budgétaires départementales assez floues… Y aurait-il un loup ? Probablement… 

C’est Joachim Moyse qui est intervenu au nom du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine.

« Je pourrais reprendre les mots que j’utilisais déjà en 2024 pour décrire le contexte dans lequel se présente ce débat d’orientations budgétaires départementales 2025 : Un contexte dégradé, mêlé d’inquiétudes, d’incertitudes et d’absence de visibilité.

Les chiffres économiques de la France restent mauvais.

La reprise tant espérée se fait attendre et, alors qu’un vrai plan de relance serait nécessaire, c’est la chasse à la dette au niveau de l’état qui est engagée.

Pourtant des secteurs entiers sont en souffrance : c’est le cas dans le domaine des bâtiments et des travaux publics en lien avec la baisse des mises en chantier et la crise de l’immobilier. L’industrie française est aussi malmenée et des sites sont menacés comme dans la vallée de la Seine avec Exxon Mobil. En tout, 2025 pourrait voir la suppression de 300 000 emplois dans ces secteurs.

Et tout cela a des conséquences sur les recettes et les dépenses de notre département. Par exemple, la baisse des Droits de Mutation à Titres Onéreux est directement liée à la crise de l’immobilier et des taux de crédits élevés en 2024.

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Les élus de la Gauche combative demandent le maintien du dispositif d’accès aux activités nautiques dans les collèges

Dans un courrier qu’ils viennent d’adresser au Président du Conseil départemental, les 8 élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine demandent que le dispositif spécifique favorisant l’accès aux pratiques nautiques pour les collégiens soit maintenu. Celui-ci vient en effet d’être supprimé…

« De longue date, et pour des raisons évidentes liées à son identité, à sa culture maritime, le Département de Seine-Maritime a favorisé l’accès aux pratiques nautiques telles que la voile, l’aviron, le canoë kayak, pour les élèves des classes de différents collèges de Seine-Maritime.

Organisée de concert avec les fédérations sportives et les clubs, cette politique spécifique a fait ses preuves en apportant aux collégiens qui en bénéficient, au-delà de ses vertus physiques, sportives, éducatives, une approche à l’éducation à l’environnement par la découverte des milieux aquatiques.

Or, sans qu’un quelconque bilan ne soit venu contester l’utilité de cette politique, ou ses aspects bénéfiques, vous avez souhaité y mettre en terme, en renvoyant sur le dispositif global de réussite éducative (CRED), objet d’une réforme l’année dernière, la possibilité pour les équipes éducatives de recourir aux activités nautiques au sein d’une offre globale de services renforcée.

Lorsque les partenaires ont été informés, en début d’année 2024, que le dispositif spécifique de soutien à l’accès aux activités nautiques serait fondu dans le CRED, ils vous avaient alerté, et nous en avions fait autant, sur le risque de voir cette spécialité régresser, voir se dissoudre.

Ces alertes n’ayant pas été entendues, vous avez persisté et supprimé ce dispositif spécifique. Or, il semble bien que les premiers éléments qui remontent des partenaires depuis la mise en œuvre de cette réforme confirment les craintes émises…

Par ailleurs, les partenaires associatifs se retrouvent confrontés à une absence de visibilité sur les heures qu’ils peuvent durablement dispenser auprès des collégiens, ce qui fragilise leur fonctionnement, leurs finances et leurs emplois.

Ne doutant pas de votre attachement à continuer de permettre l’accès aux pratiques nautiques pour nos collégiens, nous souhaitons que des solutions puissent être recherchées et trouvées avec les partenaires pour redonner aux activités nautiques une place toute particulière. »

Pour télécharger le courrier adressé par le groupe : Activités nautiques collèges

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Tribune du mois de janvier : Pour une année enfin solidaire !

Tribune du Groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine

Bulletin départemental du mois de janvier 2025

Pour une année enfin solidaire !

Malgré le résultat des élections, les politiques macronistes se poursuivent avec le soutien de l’extrême-droite, fragilisant toujours un peu plus le lien social, au profit d’une fragmentation de la société où les tensions, les colères et les peurs sont exacerbées.

Des politiques de droite ne répondant toujours pas à l’urgent besoin de restaurer un pouvoir d’achat permettant à chacun de faire face à ses besoins fondamentaux, et de réinvestir dans nos services publics pour résoudre les crises que nous affrontons : santé, médico-social, logement, éducation…

Dans ce contexte qui dégrade la qualité de vie du plus grand nombre, mais aussi la démocratie, communes et départements se retrouvent en première ligne pour tenter de répondre aux attentes des habitants dans tous les domaines de la vie.

Pourtant, le gouvernement allié à la droite et l’extrême-droite continue de leur faire les poches en voulant leur faire payer la facture de ses choix iniques.

Aussi, avons-nous tous besoin d’un Département pleinement mobilisé, ancré dans la vie réelle et faisant preuve de volontarisme :

  • En créant des centres de santé avec médecins salariés pour garantir un médecin pour chacun ;
  • En expérimentant un revenu d’autonomie pour les jeunes ;
  • En ouvrant les dispositifs de solidarité aux salariés insuffisamment rémunérés ;
  • En soutenant tous les projets de réussite éducative plutôt qu’en réduisant les crédits dans un tiers des collèges…

C’est ce que nous défendons dans le cadre du budget départemental pour que cette année 2025 soit un peu meilleure qu’elle ne s’annonce !

gauchecombative.76@gmail.com

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de Janvier 2025

Le CMS du secteur d’Eu sous forte tension : Laurent Jacques demande un renforcement urgent de ses moyens

Le Centre Médico-Social (CMS) du secteur d’Eu se trouve sous forte tension depuis plusieurs mois en raison de plusieurs arrêts maladie. Les conséquences du sous-effectif résultant de cette situation sont lourdes pour les usagers. Les personnes suivies par le CMS se trouvent déjà dans un état de vulnérabilité sociale lorsqu’elles sont prises en charges, aussi toute défaillance, tout retard dans le traitement et le suivi de leurs besoins peut être fortement préjudiciable.

De plus, certaines aides de solidarité ne peuvent être déclenchées que par les agents du Département de Seine- Maritime et les employés des CCAS des communes d’Eu ou du Tréport, malgré toute leur bonne volonté, ne peuvent s’y substituer.

Cette situation intervient dans un climat général particulièrement difficile généré par une inflation toujours présente et par la défaillance de certains services publics rendus de moins en moins accessibles, surtout pour les publics fragiles.

Ce constat relatif au CMS pourrait être compréhensible s’il était ponctuel, mais il perdure à tel point qu’il semble être devenu un mode de fonctionnement. Tout récemment encore, alors que l’un des CCAS  soumettait un cas urgent au CMS, un rendez-vous à une échéance de plus d’un mois a été proposé !

Face à cette situation, Laurent Jacques est intervenu auprès du Président du Conseil départemental afin que des moyens humains soient affectés en renfort de l’équipe de ce CMS.

(Cliquer sur l’image pour agrandir ou télécharger le fichier en bas de page)

Pour télécharger le courrier de Laurent JACQUES : CMS Eu – LJ 2024

Conseil département du 5 décembre : des élus communistes particulièrement combatifs contre l’austérité à tous les étages et pour un changement radical de politique

Conseil départemental aujourd’hui à Rouen, reporté à 14h à la demande des 8 élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine : Séverine Botte, Alban Bruneau, Maryline Fournier, Sophie Hervé, Laurent Jacques, Nicolas Langlois, Christine Morel et Joachim Moyse. Un report pour exprimer leur soutien aux agents des fonctions publiques mobilisés ce jour contre les multiples atteintes portées par les gouvernements successifs à leur pouvoir d’achat, à leur statut et l’affaiblissement des moyens consacrés  par l’Etat pour nos services publics, nos communes et départements.

Rien que sur ce point, la censure votée la veille par l’Assemblée Nationale pour faire tomber le gouvernement Barnier se justifiait, tellement son projet de budget allait encore aggraver la situation de nos services publics et collectivités locales.

C’est notamment ce qu’ils ont exprimé en ouverture de ce Conseil à l’occasion du débat de politique départementale unique organisé en début de séance. Ils ont appelé à un changement radical de politique pour établir de la justice sociale et fiscale dans notre pays, réinvestir dans nos services publics, redonner du pouvoir d’achat aux habitants et des moyens budgétaires à nos communes et départements.

Ils ont rappelé que de l’argent il y en a pour financer tout cela, 200 milliards sont absorbés dans le budget de l’Etat pour des cadeaux aux entreprises, sans contrôle et sans contrepartie. Sans compter l’envolée des richesses pour une petite minorité… D’où l’urgent besoin de redistribuer tous ces moyens pour qu’ils bénéficient à tous.

Au cours de ce Conseil départemental, et au gré de l’examen des délibérations inscrites à l’ordre du jour, ils sont intervenus successivement :

  • Pour l’ouverture de places en IME (Institut Médico Éducatif) : 1.900 orientations en IME étant à ce jour en attente de solution en Seine-Maritime !

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Sophie Hervé et Christine Morel demandent l’exclusion des commandes publiques des entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale femmes/hommes

Le Conseil départemental examinait, lors de sa séance du 5 décembre, le bilan et les orientations 2025/2026 du Schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables mis en place par le Département. Si les choses progressent sur les clauses éthiques imposées dans les marchés publics et les commandes passées par les services départementaux, en matière d’insertion et de développement durable, Sophie Hervé est intervenue au nom de Christine Morel (qui a du quitter la séance avant l’examen de cette délibération, pour rejoindre une réunion des maires de la Communauté Urbaine du Havre) pour demander que l’égalité salariale entre les femmes et les hommes soit également intégrée dans ces clauses.

« Comme chaque année, j’ai lu ce rapport avec attention et je suis heureuse de constater que les indicateurs vont dans le bon sens. Il y a des années, dans d’autres instances, lorsque je parlais d’intégrer des indicateurs concernant l’intégration de l’insertion professionnelle aux marchés publics, on me disait que ce serait compliqué. Et aujourd’hui je vois que notre ténacité nous a permis de faire bouger des lignes et notre société en avait bien besoin.

Je voudrais aussi souligner l’importance dans le Schéma de Promotion des Achats publics Socialement et Ecologiquement Responsables (SPASER) 2025/2026 de favoriser le respect de l’égalité salariale Femmes/Hommes, en pénalisant, voir en excluant des marchés les entreprises qui ne respectent pas cet engagement. Et plus généralement intégrer des clauses de lutte contre les discriminations dans la commande et les marchés publics. Ces éléments figurent dans le document (page 17 / page 246 du rapport de séance) mais au conditionnel. Et cela change beaucoup de chose.

Nous nous devons de prendre des mesures effectives qui visent à réduire les inégalités femmes-hommes, au sein de notre personnel mais y compris à direction des habitants.

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Rapport d’activités d’Habitat 76 : Laurent Jacques dénonce la crise du logement social imputable à Emmanuel Macron et l’augmentation des loyers fixée par le bailleur

Le rapport d’activités annuel du bailleur Habitat 76, pour l’année 2023, était inscrit à l’ordre du jour du Conseil départemental du 5 décembre. Pour les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, Laurent Jacques s’est arrêté sur les politiques Macronistes qui ont affaibli les bailleurs sociaux et aggravé la crise du logement, en l’étendant au passage au secteur privé. Il a également regretté qu’Habitat 76 ait décidé pour faire face à ces difficultés, d’augmenter les loyers de ses locataires à compter du 1er janvier à un niveau bien supérieur à celui de la hausse des prix, et ce contre l’avis des représentants des locataires.

« Monsieur le Président, Chers collègues,

Cette présentation annuelle du rapport d’activité du bailleur départemental Habitat 76 intervient alors que la question du logement demeure, avec celle de la santé et celle du pouvoir d’achat, les principales préoccupations des Français.

La crise du logement qui sévit dans notre pays n’est pas nouvelle. Mais au lieu de la résorber, la loi ELAN de 2018, conçue dès l’arrivée aux manettes du premier gouvernement Macron, a considérablement amplifié cette crise du logement qui s’est désormais étendue au secteur privé.

On ne peut pas faire l’impasse lors de l’examen du bilan annuel 2023 d’Habitat 76 sur la responsabilité portée par les politiques macronistes en matière de logement et sur les conséquences qu’elles entrainent sur les capacités à répondre aux besoins croissants de nos concitoyens en matière de logement.

Le concept de « La France de tous propriétaires » prôné par Sarkozy pendant son quinquennat avait déjà porté atteinte au logement social et à la mixité en créant notamment les surloyers. Mais la nécessité de préserver le secteur public du logement s’est imposée, surtout lorsque de nombreux autres pays dépourvus d’un tel secteur public ont commencé à s’en doter dans les suites de la crise financière de 2008.

La casse du secteur public du logement fut donc remise à plus tard, et c’est Macron qui à peine élu s’en est chargé avec cette loi ELAN.

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L’évaluation des établissements de l’ASE renforce l’importance de la mission ouverte par le Conseil départemental

Le rapport annuel sur la gestion des établissements et des services habilités par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) en Seine-Maritime était à l’ordre du jour du Conseil départemental du 5 décembre. Pour les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, Sophie Hervé a rappelé la nécessité de renforcer les politiques publiques en faveur de l’ASE et souligné que la Mission d’information et d’évaluation de l’ASE, créée à l’initiative des groupes de gauche, devait y contribuer.

« Monsieur le Président,

Depuis plus d’un an, à chaque séance du Conseil départemental, les travailleurs sociaux du secteur de la protection de l’enfance (ASE) se mobilisent pour dénoncer les conditions de prise en charge des jeunes qu’ils accompagnent, le manque de moyens et de places dont ils disposent, ou encore des décisions de protection prises par la justice qui ne sont pas appliquées. Des interpellations, une colère, une souffrance et une impuissance aussi, qui rejoignent d’autres alertes reçues sur tous nos cantons.

Ce rapport, présenté aujourd’hui, résume les évaluations obligatoires qui ont été conduites sur la gestion des établissements et des services habilités par l’Aide Sociale à l’Enfance en Seine-Maritime.

8.000 enfants sont confiés à l’ASE dont 4.600 sont accueillis dans les 150 structures habilitées par le Département. 42% des bénéficiaires de l’ASE ont entre 12 et 15 ans, c’est dire l’importance de ces établissements !

Les contrôles, les évaluations, le rappel des exigences c’est important, mais quand une structure se retrouve avec un sureffectif accueilli d’une part et d’autre part avec un nombre de professionnels formés en baisse, elle fait comment ? 

10 structures sont concernées par une non-conformité aux critères impératifs qu’elles doivent respecter (6,6% des structures) dont 5 pour le critère de respect de la dignité et de l’intégrité de la personne accompagnée, 2 pour le critère de liberté d’opinion et de croyances et 5 pour des faits de maltraitance et de violence.

Le rapport mentionne que certains gestionnaires alertent sur la surcapacité et le sureffectif qu’ils connaissent qui ne « favorise pas un accueil de qualité permettant une prévention de la survenue des événements indésirables ». Il mentionne aussi la perte d’attractivité des métiers avec des gestionnaires devant faire appel à des professionnels non formés, « accentuant la survenue d’évènements indésirables ».

Je ne dis pas que rien n’est fait au sein du Département, et je le répète ici, mais ces évaluations obligatoires confirment bel et bien le malaise général dans ce secteur.

Ce rapport nous annonce également la création d’un Comité de qualité départemental pour favoriser la qualité des échanges entre le Département et les gestionnaires de structure. Celui-ci peut aider mais ce n’est pas lui qui va résoudre l’équation que je viens d’évoquer.

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