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Avenir des CMS, la concertation doit être de mise

Les Centre Médico-Sociaux sont des relais indispensables des services publics au plus près des habitants dans le département. Leur proximité et leur accessibilité est donc un atout essentiel pour les familles qui les fréquentent. Si des changements d’organisation doivent avoir lieu pour les CMS, ils doivent faire l’objet d’une concertation approfondie des élus et des agents. En tous les cas, leur réorganisation ne peut se faire selon des objectifs comptables.

Plus globalement, la question d’une concertation améliorée avec les organisations syndicales se pose avec force au regard du mal être exprimé par le personnel du Département.

En ce sens, Jean-Louis Jegaden et Claude Collin, membres du Comité Technique Paritaire, se sont adressés au Président du Département dans le courrier suivant:

Monsieur le Président, cher collègue,

Nous avons été particulièrement surpris de voir les organisations syndicales boycotter le CTP du 10 juin dernier. Cette situation qui devient courante laisse percer un profond mal être de l’ensemble des personnels. Cela nous inquiète vivement sur le manque de concertation avec les organisations syndicales et sur le devenir des services départementaux.

Dans ce contexte, nous avons discuté avec Patrick Jeanne, Président du CTP, de la nécessité d’organiser sous votre égide des réunions préparatoires associant les organisations syndicales, afin de rétablir le dialogue et faire évoluer les points de blocage.

De plus, nous venons de recevoir l’ordre du jour du CTP prévu le 24 juin prochain qui concerne l’organisation territoriale des CMS, faite sans concertation des élus de la majorité, malgré les multiples demandes effectuées lors de différents CTP.

Un premier examen des mesures nous conduit à considérer qu’il s’agit d’une véritable dégradation du service public.

Nous sollicitons donc un réexamen collectif de cette question dans sa globalité et UTAS par UTAS, tout en sachant que si cet ordre du jour était maintenu le 24 juin nous serions contraints de voter contre.

Vous remerciant de prendre ces remarques en considération, nous vous prions d’agréer Monsieur le Président, cher collègue, l’expression de nos salutations respectueuses.

Jean-Louis Jegaden, Président du groupe communiste, membre du CTP

Claude Collin, membre du CTP

Alerte des Conseillers Généraux communistes de Seine-Maritime

Les conseillers généraux communistes de Seine-Maritime lancent l’alerte sur le développement et les conséquences de l’austérité dans le département.

Ils proposent la rédaction de Cahiers de doléances pour faire le point sur les conséquences des politiques de renoncement et mobiliser en faveur des solutions d’avenir.

Pour retrouver cette alerte lire ici Alerte des Conseillers généraux communistes de Seine-Maritime juin 2013

Pour déposer vos doléances, écrire vos commentaires, vos remarques…

cahiersdoleances76@gmail.com

Prévention spécialisée : un communiqué de Jean-Louis JEGADEN au nom des conseillers généraux communistes

Prévention spécialisée : les élus communistes

en désaccord avec la baisse des budgets alloués.

 

Communiqué de Jean-Louis Jégaden,

Président du Groupe communiste au Conseil Général

 

 

Lors du vote du budget, des décisions financières nous ont amené à nous abstenir. C’est le cas notamment pour celui alloué aux associations de prévention spécialisée, qui est divisé par deux. Pour les associations qui œuvrent au quotidien auprès des seino-marins les plus en difficulté, cette nouvelle est un coup de massue. Réduire ainsi le budget, ce serait aller vers de multiples licenciements dans les différentes structures et vers une réduction significative de l’aide apportée à la population.

Nous constatons pourtant que  la situation économique et sociale des seino-marins ne s’est pas améliorée ces derniers mois, surtout dans les quartiers sensibles, fortement touchés par la crise. Les besoins en matière de prévention spécialisée se sont plutôt accrus.

A l’occasion des rencontres qui ont eu lieu entre notre groupe et les présidents des associations, ainsi qu’au moment du débat budgétaire, nous avons exprimé fortement notre désaccord avec cette décision, prise unilatéralement et uniquement pour des raisons financières.

Nous partageons l’incompréhension des salariés et des responsables associatifs, et leur volonté de voir la situation se débloquer. Nous soutenons leur mobilisation en faveur d’une décision de modification budgétaire, ainsi que la demande de table ronde réunissant les différents acteurs concernés.

Cette décision, complètement injuste, doit en effet être corrigée. Au moment où des rencontres ont  lieu avec le Département pour examiner les situations individuelles des associations, nous restons extrêmement attentifs aux réponses qui seront apportées aux sollicitations de celles-ci.

De façon générale, les politiques de solidarités développées par le Département ne doivent pas être les variables d’ajustement de l’austérité nationale et  d’un budget départemental en souffrance.  Nous soutenons un choix alternatif : prendre les mesures nécessaires localement et nationalement pour desserrer  l’étau de l’austérité, et donner de nouvelles ressources aux Départements afin de leur permettre de conduire à bien leurs missions.

 

Le 21 janvier 2013