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Le chantage des dirigeants du groupe Total : Total’ment irresponsable !! Réaction de Jean-Paul Lecoq

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Pour faire suite aux votes de la grève dans les raffineries TOTAL et en réaction aux propos tenus par les dirigeants de ce groupe face au mouvement social, Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher – site de la raffinerie de Normandie – et Conseiller Départemental de la Seine-Maritime, a souhaité réagir à travers le communiqué ci-dessous et ci-joint :

Face à la grève,

le chantage à la Nation des dirigeants multimillionnaires du groupe TOTAL est

 TOTAL’MENT… IRRESPONSABLE !!

Le Gouvernement s’enlise dans son propre entêtement à vouloir imposer par la force un projet de loi nocif au monde du travail, très largement rejeté tant par l’immense majorité des salariés que par l’opinion publique.

Sa stratégie visant à diviser les Français pour se refaire une santé conduit le pays au mieux dans une impasse, au pire dans le mur.

Ne lui en déplaise, le droit de grève est aussi constitutionnel que son 49.3, mais à la différence qu’une grève est votée démocratiquement par la majorité des salariés d’une même entreprise.

Le Ministre Macron prétend vouloir contourner les syndicats en permettant aux salariés de s’exprimer directement dans leur entreprise, il est servi : les salariés de chaque site TOTAL sont en phase avec leur organisation syndicale majoritaire… Ils ont voté la grève !

Dans ces conditions, chercher à nuire au droit de grève ou le condamner comme ne cessent de le chanter les locataires précaires du pouvoir, comme d’ailleurs ceux qui s’y verraient bien demain et leurs commanditaires du Médef, est totalement anti-démocratique. Cela en dit long au passage sur leur conception de la Nation et de la démocratie !

La démocratie c’est souvent d’ailleurs ceux qui en parlent le plus qui la respectent le moins…

C’est dans ce contexte d’un gouvernement incendiaire et d’une Droite pyromane que les dirigeants du groupe TOTAL, en réaction à la grève, y vont de leur chantage en menaçant de s’en prendre aux investissements programmés dans les raffineries françaises.

Ce groupe, je le connais bien. Il doit tout au pays et à ses travailleurs. Il doit tout à l’Etat. Les menaces antinationales de ses dirigeants ne vont que révéler la vraie couleur de leur drapeau : celui de l’argent sans foi ni loi. Déjà, par ses délocalisations, ses recours massifs à l’intérim pour progressivement diminuer son apport à l’emploi dans notre pays, comme par ses stratégies de productivité, le groupe s’illustre depuis des années par un retrait larvé de son implantation en France. Les déclarations du jour sont également à lire sous cet éclairage.

Et, dans l’hypothèse où le groupe viendrait à mettre ses pitoyables menaces à exécution, l’Etat devra le nationaliser. Il pourra ainsi se rembourser les millions d’argent public versés au groupe à travers notamment le CICE, sans aucun effet sur l’emploi. Il pourra aussi aisément contribuer à la réduction des déficits publics en utilisant pour l’intérêt général et l’intérêt national, les bénéfices considérables qui servent aujourd’hui à gaver les actionnaires du groupe.

Dans l’attente, je réaffirme mon soutien aux salariés grévistes du groupe TOTAL qui ne se battent pas simplement pour eux mais pour l’emploi dans notre pays. Leurs organisations syndicales sont bien plus légitimes que ceux qui commandent les charges de CRS contre les salariés en lutte !!

Télécharger le communiqué : Communiqué Total

Usines des éoliennes offshore au Havre : Jean-Paul Lecoq et Jean-Louis Jégaden interpellent le 1er Ministre

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Afin de demander clairement au gouvernement de garantir la construction des éoliennes offshore au Havre conformément aux engagements pris précédemment, et ce malgré la probable absorption de l’espagnol Gamesa par l’allemand Siemens, Jean-Paul Lecoq, Conseiller départemental et Maire de Gonfreville l’Orcher et Jean-Louis Jégaden, Conseiller municipal du Havre et Président du Groupe Le Havre à Coeur, viennent d’interpeller le 1er Ministre par courrier.

Il s’agit de faire en sorte que le gouvernement se positionne clairement dans cette partie de Monopoly en agissant pour garantir l’intérêt national dans cette affaire.

Télécharger le courrier : Let commune 1er Ministre éolien offshore

Péage du Pont de Normandie : la Chambre de Commerce s’en prend aux abonnés !

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Les usagers se mobilisent pour obtenir le maintien des abonnements ALLEGRO.

Opposé au péage des ponts comme des bacs de la Seine, tout simplement parce que le fleuve ne doit plus être un frein, une contrainte ou une frontière mais bien un trait d’union facilitant les échanges, Jean-Paul Lecoq est cette fois encore monté au créneau contre la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Estuaire, gestionnaire du Pont de Normandie.

En cause, la décision prise dans la plus grande opacité par la Chambre de supprimer l’abonnement ALLEGRO, formule utilisée par de nombreux usagers résidant sur une rive et travaillant sur l’autre.

La formule de substitution proposée par la Chambre de Commerce et d’Industrie repose sur un péage systématique de chaque passage. Elle est donc de nature à réduire à leur strict minimum indispensable le nombre de passages des abonnés, tout en entrainant pour eux un surcout pouvant aller jusqu’à 100 euros mensuels selon la fréquence des passages hebdomadaires.

Dans un courrier au Président de la Chambre, Jean-Paul Lecoq demande l’annulation de cette décision regrettable qui, de plus, risque d’entrainer la suppression d’emplois de guichetiers.

« Ne doutant pas un instant que les dirigeants de la Chambre soient parfaitement au fait de la réalité sociale et financière dans laquelle se trouve l’immense majorité des salariés, vous comprendrez bien qu’une telle mesure entraine un préjudice totalement inacceptable et en tout état de cause disproportionné pour les usagers du pont ».

Il rappelle également que « le fleuve a fait et assure la richesse de nos départements et de ses acteurs économiques que vous représentez. Ils se doivent, en retour, d’assurer aux populations et territoires des deux rives de bonnes conditions de sa traversée ».

Par ailleurs, Jean-Paul Lecoq a sollicité l’intervention de la Région, du Département, de la CODAH et de la Communauté de Communes Caux Estuaire pour agir ensemble aux côtés des usagers afin qu’ils obtiennent la seule décision qui s’impose : le retour des abonnements ALLEGRO.

Pour télécharger :

 

Cimenterie Lafarge : en réponse à Macron, pour en finir avec le bal des hypocrites !

Lafarge

A l’occasion d’une question orale à l’Assemblée Nationale le 3 mai dernier, le gouvernement a semblé découvrir la gravité de la situation posée par le plan de reconversion de la cimenterie de Saint-Vigor-d’Ymonville, décrété par le groupe Lafarge/Holcim… exactement 3 mois après son annonce publique et ce malgré les multiples démarches et mobilisations ayant émaillé ces 12 dernières semaines.

Un plan de reconversion qui concerne 111 emplois comme rappelé par le Ministre, mais qui impacte également 700 à 750 emplois indirects liés à cette usine de production, selon la propre estimation fournie en 2013 par la direction du groupe Lafarge que Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller Départemental a dévoilé récemment.

Pourtant, dans sa réponse, le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron, tout comme la Préfète de Région dans son courrier au Sénateur Foucaud, ne font que justifier les arguments développés par la multinationale, ainsi que sa fusion avec le suisse Holcim, pourtant à l’origine de ce plan de casse industriel frappant l’axe Seine.

Défendant l’idée que « l’ambition industrielle ne passe pas partout par le maintien des emplois, mais par le développement d’activités nouvelles » le Ministre acquiesce explicitement à la reconversion du site de Saint-Vigor-d’Ymonville, en oubliant toutefois de préciser que « l’activité nouvelle » en question consiste à broyer du clinker importé d’ailleurs, plutôt que d’en fabriquer comme actuellement depuis la carrière du site dont les réserves sont estimées à 100 ans.

Pire encore pour celui qui devrait être le premier défenseur de l’industrie française et de ses emplois, le Ministre Macron rappelle que son action « pour la réindustrialisation du pays se traduit d’abord par la politique de compétitivité ». Appliquer à la situation chez Lafarge, cela consiste à délocaliser des productions et à supprimer des sites et des emplois en France pour accroitre la compétitivité du groupe.

  • Depuis quand fermer des usines et les transformer en simple station service concoure à réindustrialiser le pays ?
  • Depuis quand encourager des destructions d’unités de production rentables pour favoriser des productions délocalisées concoure à réindustrialiser le pays ?
  • Depuis quand couvrir des plans de restructurations et des suppressions d’emploi pour satisfaire des logiques boursières de rentabilité accrue, qui plus est au sein d’un groupe qui est déjà leader mondial dans sa partie, concoure à réindustrialiser le pays ?

Dans un communiqué publié aujourd’hui alors même que plusieurs sites Lafarge sont bloqués en France par les salariés pour s’opposer au plan national de leur direction, Jean-Paul Lecoq rappelle que dans cette affaire Lafarge, l’Etat et la Région disposent réellement des leviers pour mettre en échec ces logiques et véritablement conforter l’industrie Française à travers notamment :

  • Le montant des loyers et ses mécanismes qui défavorisent le transport fluvial, fixés par le Grand Port Maritime du Havre.
  • L’exploitation de la carrière de St-Vigor-d’Ymonville destinée dans le plan de reconversion à devenir un simple site de stockage.
  • Le recours au four de la cimenterie pour la valorisation en énergie des matériaux impropres de tout le bassin industriel du Havre.
  • Les futurs chantiers d’intérêt national de l’éolien en mer qui ont besoin du ciment local.
  • Les conséquences des engagements de la France lors de la COP21 en matière de réduction du bilan carbone, la direction de Lafarge estimant que la fermeture de son site de production au profit de l’installation d’une filière d’importation de clinker fabriqué ailleurs, entre dans ce cadre et permet d’obtenir une réduction de sa facture carbone.
  • Les versements de CICE au groupe Lafarge.

Jean-Paul Lecoq appelle le gouvernement « à cesser de se défausser en cherchant à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Les subtilités de la communication ont atteint leurs limites ! » avant de rappeler que « La politique ne vaut que si elle est en capacité d’influer sur le cours des choses. Il n’est plus l’heure de demander poliment au groupe Lafarge, en levant le doigt, de bien vouloir revenir sur son plan et se contenter de ses marges actuelles suffisamment confortables. Je l’ai déjà fait, sa réponse écrite rendue publique fut parfaitement claire quant à sa détermination.

L’heure est à la mobilisation et à la construction de la seule solution capable de sauvegarder notre cimenterie, ses savoir-faire, sa production locale et ses emplois. Cette solution : c’est une intervention directe de l’Etat et de la Région. L’intérêt national est en jeu. Assez de tergiversation. De l’action !

C’est ce que j’exprimerai le 30 mai lors de la table ronde que j’ai obtenu avec mes collègues Gilbert Le Maitre, Maire de Saint-Vigor-d’Ymonville et Thierry Foucaud, Vice-Président du Sénat, avec le soutien unanime de la CODAH et de la communauté de communes CAUX ESTUAIRE.

Nous nous y rendrons pour assurer l’avenir du site de production et non pour négocier les conséquences d’un plan social aberrant sur le plan économique, sur le plan humain et sur le plan environnemental et sociétal. »

Télécharger le communiqué de Jean-Paul Lecoq : Communiqué de presse annonces gvt

Contournement Est de Rouen : Hubert Wulfranc réclame un débat au Conseil départemental du 20 juin

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Le projet particulièrement controversé de contournement Est de Rouen va faire l’objet d’une enquête publique, du 12 mai au 11 juillet. L’occasion pour Hubert Wulfranc de réclamer un débat ouvert, en présence de la Préfète de Région, au sein du Conseil départemental qui tiendra séance le 20 juin. Son objet : faire toute la lumière sur les enjeux et les inepties économiques, environnementales et sociétales qu’il comporte.

Un projet à plus d’un milliard d’euros qui, souligne Hubert Wulfranc, « impacterait de nombreuses communes et leurs populations, tout en grevant durablement les capacités d’investissements des collectivités locales, et ce pour un gain particulièrement discutable en terme de report de trafic routier ».

Les élus communistes départementaux ne cessent d’alerter sur les conséquences de ce projet très couteux qui favoriserait la dévitalisation économique de l’axe Seine, en aidant les liaisons des poids-lourds depuis le nord de l’Europe vers l’ouest de la France ou la Région parisienne (axe Calais/Bayonne) alors qu’il convient au contraire de renforcer les échanges, les transports de marchandises et les déplacements sur l’axe ouest-est et vers le sud depuis l’Estuaire de la Seine.

De plus, cet ouvrage serait concédé à un grand groupe privé, matérialisant, si besoin était, la poursuite de l’abandon organisé, dans la logique Macron, des circulations ferroviaires et fluviales de fret, au profit du tout routier et de ses files de camions sur nos routes.

Pour télécharger le courrier d’Hubert Wulfranc : Let HW contournement Est

 

Cimenterie Lafarge : les élus de Caux Estuaire appuient à l’unanimité la demande de Jean-Paul Lecoq

CODAH

Si du côté de l’Etat et de la Région le silence est devenu « assourdissant » depuis que le groupe Lafarge/Holcim a annoncé début février le démantèlement de la cimenterie de Saint-Vigor-d’Ymonville, les élus locaux de toutes les sensibilités politiques (à l’exception symptomatique du Front National…) se mobilisent pour relayer l’appel lancé par Jean-Paul Lecoq afin qu’une table ronde soit organisée « toute affaire cessante ».

Cette initiative forte incombant à l’Etat et à la Région, doit permettre de créer les conditions du maintien de la cimenterie, de tous ses emplois et de la production du ciment Made in Normandie fabriqué à la partir de la carrière de Saint-Vigor-d’Ymonville.

Après la Communauté d’agglomération du Havre et plusieurs conseils municipaux, se sont les élus de la communauté de communes de Caux Estuaire qui viennent d’adopter à l’unanimité une requête en direction de la Préfète et de la Région Normandie pour appuyer la démarche.

Ils partagent l’ensemble des arguments développés par Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller départemental de Seine-Maritime qui a sonné la mobilisation générale aux côtés de Gilbert Le Maître, Maire de Saint-Vigor-d’Ymonville et de Thierry Foucaud, Vice-Président du Sénat, contre ce plan de licenciement boursier, véritable aberration sur le plan économique et social comme sur le plan environnemental et sociétal.

L’Etat et la Région ne pourront plus faire bien longtemps la sourde oreille d’autant que les salariés de chez Lafarge et leurs organisations syndicales multiplient les initiatives fortes pour se faire entendre et peser sur leur employeur.

Le courrier et la délibération adoptée par Caux Estuaire : Délibération Caux Estuaire

Situation chez Lafarge : l’Etat répond enfin au courrier… mais pas au problème !

Lafarge

A force de relances, Thierry Foucaud, Vice-Président du Sénat, et Jean-Paul Lecoq, Conseiller Départemental et Maire de Gonfreville l’Orcher, viennent enfin d’obtenir une réponse de la Madame la Préfète de Région suite aux démarches engagées, dès le 9 février, concernant le plan de restructuration annoncé par le groupe Lafarge/Holcim.

Ce plan prévoit la reconversion du site de production de St-Vigor-d’Ymonville près du Havre avec la perte localement de 111 emplois, un impact lourd sur les 700 à 750 emplois indirects liés à cette usine de production de ciment et de clinker, l’arrêt de l’exploitation de la carrière et sa reconversion en site de stockage, ainsi qu’un préjudice porté à l’économie circulaire, l’utilisation des fours de Lafarge étant fréquente pour valoriser en énergie des matériaux impropres.

Malgré cela, la principale représentante des services de l’Etat dans notre Région semble acter ce plan, sans même émettre un regret, et épouser les arguments du groupe Lafarge/Holcim. Elle ne répond pas par ailleurs à la demande de table ronde formulée par les élus pour assurer la pérennisation du site de production du ciment « Made in Normandie ».

Jean-Paul Lecoq vient par conséquent de la saisir de nouveau pour lui demander de se ressaisir compte tenu des enjeux.

Il renouvelle également avec insistance sa demande d’organisation de la table ronde et appelle les services de l’Etat à pousser leurs investigations en leur fournissant un certain nombre d’éléments.

De son côté la Région semble toujours « étudier la situation » tel qu’annoncé dans son courrier du 7 mars puisqu’à ce jour la Région n’a pris aucune initiative ou position dans cette affaire, ni répondu à la demande de table ronde.

Les élus communistes poursuivent leurs démarches pour que chacun prenne enfin ses responsabilités !

Le courrier de Madame la Préfète de Région : lafarge réponse préféte

Le courrier de réponse de Jean-Paul Lecoq : Let JPL PREFETE

Les droites veulent de nouveau faire payer les bacs sur la Seine…

Bac de Seine

Le groupe communiste et républicain Front de Gauche au Conseil départemental de Seine-Maritime vient d’apporter son soutien « sans réserve » aux démarches engagées par le comité de défense du bac de Quillebeuf-sur-Seine pour pérenniser un service de bac de qualité et gratuit pour les usagers, à Quillebeuf-sur-Seine, comme à Duclair.

Dans son courrier, Hubert Wulfranc dénonce tout d’abord « les regrettables et préjudiciables difficultés de fonctionnement » de ce bac en demandant à ce qu’elles soient « durablement résolues dans l’intérêt de ce lien indispensable aux échanges et au cadre de vie des habitants sur chaque rive de la Seine, dans l’Eure comme en Seine-Maritime ».

Avant de rappeler que « le fleuve a fait et assure la richesse de nos deux départements qui se doivent, en retour, d’assurer aux populations et territoires de chaque côté les bonnes conditions de sa traversée afin qu’il demeure un lien et non une frontière, un atout et non une contrainte. C’est cette logique qui nous a toujours guidée pour imposer la gratuité des traversées par la mise en place d’un véritable service public des bacs ou encore la gratuité totale du Pont de Bretonne.

Et c’est, malheureusement, une autre logique qui a poussé l’Etat et les collectivités à laisser au privé, à travers la Chambre de Commerce et d’Industrie du Havre, l’initiative de construire les deux autres ponts de Tancarville et de Normandie ».

Résultat : « ces deux ouvrages sont ainsi devenus, au-delà de leur utilité, des freins aux déplacements des riverains et surtout des points de rançonnement, des barrières plutôt que des passerelles ».

Le groupe communiste du Front de Gauche affiche par conséquent sa détermination : « Nous ne voulons pas que les bacs prennent ce chemin poussé par le libéralisme ambiant qui anime désormais les majorités des deux conseils départementaux depuis mars 2015. Sous prétexte de leur idéologie, ils aiment à faire payer l’usager pour contribuer au financement de services publics, alors même que lesdits services sont déjà financés par le contribuable et qu’ils sont rendus possibles uniquement en raison d’investissements financés par de l’argent public. Ils ont beau jeu ensuite de confier l’exploitation de ces services à des sociétés privées qui dégageront de belles marges pour leurs actionnaires sur le dos des usagers et des contribuables ».

Hubert Wulfranc concluant : « Ce n’est pas une fatalité et contrairement à ce qu’ils clament, l’argent existe, y compris dans les budgets départementaux, pour financer des services publics de qualité et gratuit. C’est simplement une question de choix politiques.

Lorsque le Département de Seine-Maritime décide d’offrir, comme il vient de le faire, 20 millions d’euros de plus aux banques au titre du désendettement accéléré, désendettement d’ailleurs tout relatif, ce seront 20 millions qui manqueront pour faire fonctionner les services publics et investissements publics en Seine-Maritime, utiles à tous.

Vous pouvez compter, non pas sur notre vigilance mais sur nos interventions actives, pour peser à vos côtés sur les décisions départementales en vue d’obtenir le fonctionnement d’un bac de qualité et gratuit ».

Télécharger le courrier complet : Courrier H Wulfranc bac

Insupportable : l’austérité jusqu’aux poches des personnes handicapées en foyer d’accueil !

Bienvenue en austérité

Pour renforcer le financement de l’aide sociale en Seine-Maritime mis en péril par les politiques gouvernementales successives, la nouvelle majorité de droite au Département applique désormais une directive d’austérité prise fin 2011 sous l’ancien président socialiste. Son objet : intégrer à ce financement tous les revenus des personnes handicapées placées en foyer, y compris leur argent de poche ! C’est ainsi par exemple que même les bien modestes intérêts du Livret A ouverts au nom de personnes handicapées en foyer d’accueil sont concernés !

Beaucoup de foyers d’accueil, considérant qu’il n’était pas dans leur rôle de jouer les supplétifs comptables du Département en fragilisant encore un peu plus leurs résidents, refusaient jusqu’à présent de collaborer à l’application de ces directives. Ils y sont désormais contraints, ce qui provoque un malaise certain dans la relation entre ces structures professionnelles et reconnues et la collectivité départementale.

Saisis par plusieurs familles et tuteurs de personnes handicapées, les élus communistes et républicains dénoncent avec force cette situation et exigent du Département qu’il cesse de faire ainsi les poches à des personnes vulnérables pour gagner quelques milliers d’euros.

C’est le sens du courrier qu’Hubert Wulfranc vient d’adresser au Président du Département :

« Cette véritable chasse aux ressources de personnes handicapées à des fins de financement de l’aide sociale, décrétée par l’ancienne majorité dans le cadre de son plan dit de consolidation de 2012 malgré notre opposition, serait ainsi visiblement appliquée désormais systématiquement, et donc aveuglement, depuis plusieurs mois en provoquant incompréhension et colère. (…)

Sur le fond, cette chasse aux petites économies est vécue, je vous en fais l’écho comme il nous parvient, comme un détroussage en règle de personnes vulnérables. (…)

Nous ne parlons pas ici de comptes « offshore » ou de plus-values d’actions dans des grandes multinationales, nous parlons de quelques dizaines ou au plus centaines d’euros par an. De l’argent de poche en quelque sorte que le Département vient désormais tenter de récupérer dans la poche même des personnes handicapées placées. (…)

Nous souhaitons par conséquent obtenir explication à ce sujet considérant que nous refusons de cautionner de telles pratiques que nous dénoncerons avec force si cette situation devait persister. »

Télécharger le courrier complet : Courrier HW taxation handicap

Axe Seine : les élus communistes alertent ! Attention danger : la Seine est à conforter, pas à « réinventer » !

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Le développement économique de l’axe Seine avec notamment le désenclavement de ses ports et la sauvegarde de ses industries, est devenu une question de priorité nationale urgente à l’heure où le canal Seine Nord vient d’être confirmé.

Les élus communistes et républicains ne se résignent pas à voir cet enjeu vital se réduire à un simple appel à projet touristique. La Seine n’est pas à réinventer, elle est à consolider. Ils souhaitent apporter leur éclairage et rappeler leurs propositions en faveur d’une vision nécessairement ambitieuse de l’aménagement du territoire.

Ils réclament un plan d’investissement d’un milliard à l’Etat en faveur de l’axe Seine pour transformer les bonnes intentions d’hier en réalités de demain, et les promesses en actes concrets.

Extraits du documents diffusés par les élus communistes et républicains de Seine-Maritime :

« Réinventons la Seine »… telle est l’invitation sympathique lancée par les maires de Paris, de Rouen et du Havre à travers un appel à projets visant à « valoriser et à revitaliser » 42 sites retenus le long du fleuve: bâtiments en friche, écuries, ponts… afin « d’instaurer de nouveaux rapports à l’eau » ou encore« d’innover dans les usages du fleuve : touristique, culturel, patrimonial ».

Il nous avait pourtant semblé que l’axe Seine, son potentiel et ses enjeux d’intérêt national majeur sur le plan économique, industriel, portuaire, sur le plan de l’emploi, sur le plan environnemental, faisait l’objet d’une mobilisation générale, toute sensibilité politique confondue, décrétée à grand renfort de publicité pré-électorale il y a quelques années à peine.

L’éléphant aurait-il finalement accouché d’une souris ?

Car avec cet appel à projets « petits-bras », on nous invite en quelque sorte à nous occuper de la vitrine, de la carte postale, et d’y investir de l’argent public alors même que le fonds de commerce est en péril, à terme, si une stratégie et des investissements publics massifs ne viennent pas rapidement consolider et développer les places portuaires et industrielles de l’axe Seine.

A l’heure même où le canal Seine Nord qui reliera directement les ports concurrents du nord de l’Europe au bassin parisien, menaçant de transformer la Normandie en Finistère touristique, vient d’être lancé, l’axe Seine doit obtenir les financements publics qu’il mérite. C’est vital.

A moins que les promoteurs de cette opération de marketing territorial anticipent par leur impuissance une agonie industrielle et portuaire de notre région et la destruction des dizaines de milliers d’emploi qui lui sont liés, « Réinventer la Seine » n’est pas à la hauteur des enjeux posés. Cela manque de souffle et d’ambition, de volonté politique et surtout de cohérence.

L’axe Seine est en panne comme l’a déclaré, peut être en soupirant, le nouveau Président de Région. Nous pourrions ajouter qu’il manque aussi d’un pilote dans l’avion, ou en l’occurrence dans le sémaphore, pour assurer l’essor et le bel avenir qu’il y a à peine 10 ans tout le monde lui promettait.

Nous élu-e-s communistes et républicains de Seine-Maritime ne nous résignons pas à ce manque de souffle et d’ambition.

Ce projet est certes meilleur que son titre mais il demeure sans commune mesure avec les besoins. Ainsi, nous aurions aimé constater dans les sites retenus : la seule cimenterie de Normandie menacée de fermeture boursière, le terminal multimodal du Havre pour le faire enfin fonctionner, la pérennisation de l’usine Chapelle Darblay, la raffinerie de Grand Couronne pour la ressusciter à partir du projet de ses ex salariés ou encore l’émergence d’un pôle de déconstruction navale pour se positionner sur ce marché éthique…

Réinventer la Seine ne doit pas constituer une diversion ou un lot de consolation. Il ne doit pas non plus amorcer la reconversion touristique d’un axe portuaire et industriel abandonné par les pouvoirs publics.

Ses atouts évidents d’un point de vue géographique comme du point de vue de son patrimoine industriel méritent une action politique volontariste.

L’axe Seine ayant cette particularité de voir représenté l’ensemble des filières économiques du pays, il faut le conforter, le valoriser et désenclaver les ports du Havre et de Rouen.

L’axe Seine n’est donc pas une page blanche sur laquelle tout serait à écrire tel que le suggèrent la Droite et le PS. Les élu-e-s communistes souhaitent faire connaître leurs propositions et leurs priorités pour un fleuve tourné durablement vers l’économie réelle et profitable à l’ensemble du territoire normand.

Nous demandons par conséquent à l’Etat, sous l’impulsion des régions concernées, de prendre ses responsabilités en annonçant d’ici la fin de l’année un plan d’investissements d’un milliard d’euros sur 5 ans dédié à l’axe Seine. Budget correspondant à la moitié de ce qu’il a accepté de débloquer pour la construction du canal Seine Nord.

Ce programme d’intérêt national créera au passage et à coup sûr des milliers d’emplois par la réalisation des investissements attendus ».

Et aux élus de joindre toute une série de propositions concrètes pour renforcer l’axe Seine, ses ports, ses industries et ses emplois…

Pour télécharger le document avec les propositions des élus communistes : SeineAxe Expression ADECR