Catégorie dans Intervention

Plan départemental de soutien à la filière pêche : les propositions des élus communistes au Département

marin-pecheur

Lors du Conseil départemental du 4 octobre 2016, Jean-Paul Lecoq s’est exprimé sur le plan départemental de soutien à la filière pêche en commençant par un constat : « Nous le voyons bien à la lecture de cette étude, personne n’imaginerait demain la Seine-Maritime sans ses pêcheurs et pas seulement parce qu’ils concourent à l’identité, à la culture de notre Département, à son attractivité, ou encore au dynamisme local notamment au Havre, à Fécamp, sur St-Val, Dieppe et au Tréport. Aussi parce que la pêche, au même titre que l’agriculture, l’industrie, l’activité portuaire ou le tourisme sont des éléments essentiels à l’activité économique, et par conséquent à la création de richesses et d’emplois sur notre département ».

Et pourtant, « malgré cette évidence, malgré le professionnalisme et le courage des pêcheurs et des acteurs de cette filière, celle-ci n’en finit pas d’être menacée par des logiques économiques qui n’ont que faire des différents éléments précités pour ne viser que des critères de rentabilité. La flottille se réduit, le nombre de pêcheurs avec, le métier vieillit et on ne peut pas dire que les ressources des acteurs sont en progression ou encore qu’elles soient en adéquation avec l’engagement et les contraintes de la profession ».

C’est pourquoi, pour Jean-Paul Lecoq, « les contributions publiques que recense ce rapport sont indispensables à la sauvegarde de cette filière et ses emplois. Et moi quand la puissance publique se mêle de l’économie, cela me va bien, je n’ai pas de contradiction à gérer ! Je préconise d’ailleurs que cette même logique qui s’applique à la pêche, à l’agriculture ou au tourisme soit étendue à l’industrie et à l’économie en général ».

A ce titre, les différentes pistes avancées dans le futur plan d’action dont plusieurs aspects sont déjà traités par les communes, à l’image de Dieppe, sont qualifiées de « pertinentes » par les élus du groupe qui ont toutefois souhaité en ajouter d’autres : « L’intervention groupée en direction de l’Etat, avec les régions, tous les départements côtiers du nord-ouest et les professionnels de la filière. La loi oblige à établir une proposition conjointe avec la Région, c’est un premier pas, il faut aller plus loin. Car je ne vois pas aujourd’hui, comme d’ailleurs hier, de véritable stratégie et une volonté gouvernementale, visant à agir de manière cohérente et déterminée, pour préserver cette filière et la protéger des affres du libéralisme mondialisée. Or, la définition de cette stratégie nationale est cruciale ».

Jean-Paul Lecoq a avancé une seconde proposition : « Pour œuvrer efficacement en faveur d’une filière, il faut commencer par écouter ceux qui, par leur travail, la font vivre. Cela passe par une prise en compte de leur avis sur des dossiers et projets les concernant, le futur parc éolien en mer au large du Tréport par exemple ou encore les propositions récurrentes qu’ils formulent pour obtenir des facilités, bancaires notamment, pour l’achat ou la rénovation des bateaux ».

Enfin, Jean-Paul Lecoq a proposé « des assises de la pêche afin d’affiner avec les professionnels notre plan d’action et de l’adapter à l’évolution et aux nouveaux enjeux ou difficultés qui se font jour ». Il est ensuite revenu sur les enjeux du traité transatlantique de libre échange que ce gouvernement vient d’enterrer, tout en espérant que cette position ne soit pas qu’une manœuvre pré-Présidentielles…

Télécharger l’intervention de Jean-Paul Lecoq : 2-01-interv-jpl-filiere-peche

Plan d’actions départemental suite aux attentats de l’été : les élus du Front de Gauche s’y associent avec un bémol

marianne

La prévention de la radicalisation était au cœur du plan d’action départemental présenté en Conseil départemental le 4 octobre, suite aux attentats terroristes de l’été après un hommage rendu aux victimes en début de séance. Un plan renforçant également les mesures de sûreté des établissements départementaux, CMS et collèges notamment.

Pour le groupe communiste et républicain du Front de Gauche, Séverine Botte a souligné que « ce plan s’emploie, et c’est une bonne chose, à prévenir les causes de radicalisation, notamment parmi des mineurs et des jeunes adultes. Il décline une série de mesures tenant au soutien des gens en difficulté, à l’accompagnement social, à l’adoption de mesures éducatives, de promotion de la citoyenneté et du respect, en plus des indispensables mesures de sûreté des bâtiments départementaux ». Sauf que, « si ce plan apparaît équilibré, il implique néanmoins des moyens financiers supplémentaires pour le rendre pleinement effectif. Sans moyen complémentaire ce plan d’actions restera une déclaration de principes ».

Et d’ajouter un souci de cohérence qui fait défaut : « Le secteur de la prévention spécialisée mentionné dans le plan d’actions doit retrouver des marges de manœuvres financières pour être en capacité de redynamiser son action auprès des jeunes et des familles des quartiers prioritaires. Sur cette question et sur celles toutes aussi décisives de la santé, de l’éducation, de l’accès à la culture ou encore de la contribution à la rénovation urbaine, les élus communistes du Front de gauche seront particulièrement intransigeants. L’action du Département ne serait être bornée par des impératifs comptables étriqués. Il faut absolument assécher les terreaux sur lesquels la violence est susceptible de pousser ». En conclusion, elle a demandé que « le Département se donne les moyens de son action au quotidien ».

Les élus socialistes se sont associés, en d’autres termes, à cette demande. Quant à la vice-présidente Agnès Firmin-Le Bodo, répondant à Séverine Botte, elle a indiqué que le budget de la prévention spécialisée sera revalorisé de + 1,7 % auquel il convient d’ajouter 150.000 € dédiés aux appels à projets dans ce secteur. Répondant ensuite aux questions d’Hubert Wulfranc, le Président Martin a indiqué, concernant la sécurité, que « 110.000 € de crédit sont d’ores et déjà inscrits en urgence. Ils seront complétés au budget 2017 ».

Télécharger l’intervention de Séverine Botte : 3-04-interv-sb-plan-actions-suite-attentats

Le Département et la Ville du Havre veulent fermer le collège Guy Môquet : les élus communistes vent debout contre cette décision qui en appelle d’autres

siteon0

Le groupe communiste et républicain, Front de Gauche, au Département de Seine-Maritime s’est fortement opposé, lors du Conseil départemental du 4 octobre, à la fermeture du collège Guy Môquet au Havre.

D’autant plus que cette décision préfigure d’autres regroupements d’établissements en région rouennaise et dieppoise comme stipulé dans la délibération, voir même sur Le Havre de nouveau puisque plusieurs élus de la majorité de Droite n’ont pas écarté cette hypothèse au cours des débats.

La majorité départementale ayant refusé, comme le réclamait le groupe, de dissocier cette décision de fermeture du reste de la délibération portant sur le plan d’investissement en faveur des collèges pour les années à venir, les élus communistes et républicains ont voté contre ce rapport, finalement adopté par la Droite et le binôme indépendant de Bolbec, les élus socialistes s’étant abstenus.

***

Le programme d’investissement de 356 millions d’€ sur 5 ans pour les travaux dans les collèges de Seine-Maritime, s’inscrivant dans la lignée des précédents plans pluriannuels d’investissements en faveur des conditions d’accueil et d’enseignement a été fortement entaché de l’annonce de la fermeture du collège Guy Môquet au Havre-Caucriauville.

Le groupe, vent debout contre cette décision, a fortement réagi par Jean-Paul Lecoq : « Pour le Ministère de l’Education Nationale et ses services rectoraux, il y a bien longtemps, cela ne date pas de ce gouvernement, que le ratio comptable a remplacé l’appréciation humaine et objective des situations locales. On ferme des classes dès que l’excuse des effectifs permet d’habiller la décision. Bien éloigné de l’intérêt de l’enfant, de celui des conditions d’enseignement, des spécificités des territoires, de leurs populations, de leurs besoins et problématiques, on fait dans le comptable à courte vue au lieu de faire dans l’investissement à long terme ».

Pour Jean-Paul Lecoq « cette règle austéritaire est clairement inscrite dans ce rapport d’orientation. Un collège, en l’occurrence Guy Môquet au Havre, est désigné comme devant fermer ses portes au prétexte qu’il n’atteint pas une taille critique. Ca craint ».

 Avant d’interpeller l’assemblée : « Personne n’a pensé que plus un établissement est petit, plus les conditions d’enseignement sont favorables, plus l’accompagnement des élèves et de ses parents est facilité ? Personne n’a pensé que si des écarts significatifs sont enregistrés entre plusieurs collèges d’un même secteur, ce qui au passage n’est pas le cas ici, la logique ne conduit pas fatalement à en fermer un pour surcharger les autres, mais peut conduire à délester les autres pour augmenter la fréquentation du plus réduit ? Personne n’a pensé qu’un collège classé en REP+ il y a à peine deux ans mérite des moyens supplémentaires et adaptés et pas de mettre la clé sous la porte ? Personne n’a pensé à regarder le niveau de performance, pour reprendre un mot à la mode dans votre jargon, du collège amené à être sacrifié ? Nous avons fait ce travail, d’autant que ce collège nous le connaissons bien et… il devrait vous plaire il est non seulement performant mais à bien des égards exemplaire ».

Il a rappelé que « dans un quartier où ce « vivre ensemble » est d’une impérieuse nécessité en raison des origines et des cultures très riches de ces habitants, trois collèges à taille humaine cela a du sens, vous y répondez par une fermeture. Un collège en moins, vous parlez d’une ambition ! Pour des économies vous en venez à détricoter ce qui fonde le premier maillage de proximité, le réseau éducatif ».

Et de prévenir : « Compte tenu du bien faible gain budgétaire que vous pouvez attendre de cette fermeture au regard du budget global, il est évident que ce qui compte à travers cette annonce est bien l’application à venir d’une logique de fermetures d’établissement que cautionne évidemment le Ministère de l’Education Nationale ».

Le groupe a ensuite demandé le retrait dans cette délibération de la partie relative à la fermeture du collège Guy Môquet, « fermeture qui n’a rien à faire dans ce programme pluriannuel d’investissement. D’autant plus que vous annoncez d’autres fermetures de collèges en région rouennaise et dieppoise, mais sans les nommer, sans doute parce que vous ne pouvez pas compter sur la même complicité que la Ville du Havre habituée depuis 20 ans à fermer des écoles et pas seulement parce que sa population baisse considérablement ».

Puis Jean-Paul Lecoq a mis en lumière le véritable problème masqué par cette décision : « Depuis 1995, la Ville du Havre a fait de la réduction des outils scolaires une orientation politique avec des suppressions de classes, des fermetures d’école, plusieurs collèges sont dans le collimateur. Donc ce collège d’un quartier qui, rappelons-le au passage compte une population de près de 20.000 habitants, se trouve stigmatisé et cela ne manquera pas de provoquer une anxiété sur les autres territoires cités ».

Or, « la cartographie des collèges au Havre, résulte d’une volonté politique municipale d’avant 1995 qui a largement fait ses preuves et reposant sur une logique de proximité, d’équipements de proximité ».

Avant de rappeler que « dans ce quartier très étendu, un collège central, Jules-Vallès et deux collèges à chaque extrémité, Varlin au nord et Môquet au sud, permettent une répartition des effectifs dans un souci d’équilibre. Supprimer l’un d’eux c’est prendre le risque insensé de déséquilibrer l’ensemble ».

Rappelant que la Seine-Maritime compte 6.000 places vacantes dans ses collèges, la Droite est restée sourde à ces arguments, confirmant des projets de fermeture en région rouennaise et en région dieppoise, peut-être même de nouveau sur Le Havre si l’on en juge par le constat numérique dressé par Jean-Louis Rousselin.

Les élus socialistes ont, quant à eux, quelque peu navigué à vue sur ce sujet, Nacéra Vieublé se lançant certes dans un plaidoyer en faveur du collège Guy-Môquet qu’elle a situé au passage maladroitement dans un quartier « où il ne se passe jamais rien », mais elle a cependant éprouvé des difficultés à justifier ses propos dans la presse, à l’invitation de la Droite, sur cette fermeture qu’elle avait alors qualifiée « d’inévitable… ».

Des débats assez vifs dont on retiendra également les propos de Dominique Métot, du groupe des indépendants, qui estime « qu’avec plus de 5.000 places vacantes c’est de la responsabilité publique de procéder à des ajustements d’équipements, tout en estimant que la concertation était indispensable ».

Ou encore ceux de Jean-Louis Rousselin affirmant que pour les enseignants « travailler avec des effectifs aux alentours de 200 élèves par collège, on ne sait pas faire ».

Jean-Paul Lecoq en a alors profité pour demander si « tous les collèges dont les effectifs se situent autour de 200 élèves sont menacés de fermeture ? ». Une question restée sans réponse…

Il a ensuite rappelé que « la Ville du Havre compte des milliers de logements vacants sans pour autant envisager de les détruire ». Puis il a de nouveau placé la Droite face à ses contradictions : « On fait une minute de silence en début de séance après les attentats, puis en fin de séance, on ferme des collèges ! ».

Enfin, sur la question de la concertation, la Droite confirmant qu’elle aura bien lieu, Jean-Paul Lecoq a conclu : « La concertation ? Vous désignez celui qui doit fermer et après vous allez concerter. C’est une plaisanterie ! Ajournez donc la partie de la délibération relative à cette fermeture et engagez la concertation ! ».

Il a déposé un amendement dans ce sens qui a été rejeté malgré le vote favorable des élus socialistes.

La délibération a ensuite été adoptée par la Droite et le binôme des élus indépendants, le groupe socialiste s’est abstenu, le groupe communiste et républicain du Front de Gauche a voté contre.

Le rapport et la délibération : rapport-du-4-octobre-2016-plan-ambition-college

L’intervention complète de Jean-Paul Lecoq : 4-03-interv-jpl-plan-college

L’Etat se désengage de la filière éolienne en mer contre un chèque de 60 millions d’€… Et les emplois promis au Havre dans tout cela ?

projet_usines_eoliennes_au_havre-copie

Suite à l’annonce ce jour par AREVA (dont l’Etat est actionnaire à près de 90 %) de la vente des parts de la France dans l’éolien en mer à l’espagnol GAMESA et à l’allemand SIEMENS, Jean-Paul LECOQ, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller départemental du Havre, Nathalie NAIL, Conseillère municipale et communautaire du Havre et Jean-Louis JEGADEN, Président du groupe Le Havre à coeur au Conseil municipal du Havre ont souhaité réagir à travers le communiqué ci-après.

« Avec la cession annoncée ce jour à l’Espagnol GAMESA largement dominé par l’allemand SIEMENS (poids lourd de l’éolien) de ses parts dans l’opérateur ADWEN qu’il avait créé de toute pièce pour porter une nouvelle filière industrielle créatrice d’emplois dans le domaine de l’éolien en mer, AREVA, donc l’Etat, déserte une nouvelle fois le champ industriel national.

ALSTOM qui détient l’autre partie des marchés des parcs éoliens en mer étant passé dans les mains de l’américain GENERAL ELECTIC, tous les champs éoliens aux larges des côtes françaises sont donc désormais sous le contrôle de multinationales extérieures.

Ce nouveau renoncement de l’Etat dans le domaine industriel et énergétique est plus qu’inquiétant considérant l’ensemble des enjeux induits par cette nouvelle filière : pour l’environnement, pour l’approvisionnement énergétique national donc pour la future facture des usagers, pour l’emploi qui n’est à ce jour absolument pas garanti.

La construction des nouveaux parcs éoliens est pourtant assortie d’une promesse de l’Etat de créer 2.700 emplois et deux usines au Havre. C’est notamment ce qui a motivé l’implication des élus normands en faveur de ce projet majeur, mais aussi l’apport d’argent public.

La partie de Monopoly qui a suivi vient de rapporter à AREVA un chèque de cession à hauteur de 60 millions d’euros, mais aucune annonce claire concernant le respect des engagements pris sur la filière industrielle, la construction des usines au Havre, la création des emplois ou les formations.

Certains veulent croire aux promesses rassurantes du ministre d’un gouvernement qui désormais se lave les mains de l’avenir de cette filière industrielle, nous préférons pour notre part nous en tenir à la réalité des actes.

De la capacité industrielle actuelle de SIEMENS développée notamment à partir de ses usines en Angleterre et en Allemagne, aux menaces de Bruxelles qui pourrait voir dans cette opération un risque de position trop dominante de la multinationale allemande sur ce marché, les incertitudes restent de mise. Donc la mobilisation aussi !

Suite aux nombreux appels que nous avons lancé et encore dernièrement au début de l’été, la communauté havraise semble désormais unie et en marche pour obtenir le respect des engagements, donc des emplois promis. Le courrier que nous avons reçu de la Direction du Grand Port Maritime du Havre suite à notre interpellation va également dans ce sens.

Il ne s’agirait donc pas que sur les simples mots d’un ministre qui, de fait, n’est plus impliqué dans ce dossier, cette mobilisation se disperse ou s’atténue avant d’obtenir l’embauche effective des premiers salariés normands des usines havraises dédiées à l’éolien en mer.

Nous continuerons pour notre part à multiplier les démarches et actions pour que les paroles débouchent bel et bien, cette fois, sur du travail, à défaut de quoi les futurs parcs éoliens ne devront pas se réaliser. Nous y veillerons dans les deux cas.

Télécharger le communiqué de Jean-Paul LECOQ et Nathalie NAIL : communique-eolien-en-mer

Télécharger le communiqué d’AREVA : 2016-09-15-communique-areva

Télécharger le courrier reçu du Grand Port Maritime du Havre en début de mois : let-du-gpmh

 

 

La fin du TAFTA : enfin ! La mobilisation citoyenne a fait reculer le gouvernement

stop-tafta-600x400

Jean-Paul Lecoq, Conseiller départemental et Maire de Gonfreville l’Orcher, a souhaité réagir à la demande par la France de l’arrêt des négociations du traité transatlantique de libre échange TAFTA/TTIP contre lequel il a multiplié les interventions.

« La mobilisation citoyenne en France et en Europe a donc enfin payé : la France demande l’arrêt des négociations du traité transatlantique de libre échange (TAFTA/TTIP) qui visait, dans le dos des peuples, à créer un marché unique libéral totalement dérèglementé entre les Etats-Unis et l’Europe.

Il portait en lui la fin des services publics et de toute forme de protection en particulier dans le domaine alimentaire et environnemental.

Depuis plusieurs années de nombreuses organisations, syndicats, partis politiques progressistes et notamment le Parti Communiste Français, associations, relayées par des campagnes de mobilisation et des pétitions ayant recueilli des millions de signataires s’opposent à ce traité négocié dans le plus grand secret. J’ai multiplié les interventions dans ce sens, comme élu et comme militant, notamment depuis l’Assemblée Nationale.

La Ville de Gonfreville l’Orcher comme celle d’Harfleur avaient pris des positions fortes dans ce sens.

Le 3 novembre 2014, le Conseil municipal de Gonfreville l’Orcher a voté une délibération contre le Tafta déclarant la commune « hors zone » de ce traité, ce qui lui avait valu des déboires avec les autorités mettant en cause alors la légitimité à agir des élus locaux dans ce domaine.

Deux ans plus tard, le gouvernement exécute un énième changement de cap politicien pour préparer les élections à venir qui – une fois n’est pas coutume – va dans le bon sens.

Il légitime ainsi les actions et positions des élus Gonfrevillais qui, avec beaucoup d’autres, s’étaient mobilisés contre ce traité malsain. Mieux vaut tard que jamais !

Démonstration est une nouvelle fois faite que quand le peuple et ses représentants se mobilisent, rien ne peut lui résister ! ».

Télécharger le communiqué de Jean-Paul Lecoq : Communiqué Tafta Ville

Télécharger la délibération anti Tafta du Conseil municipal de Gonfreville l’Orcher : del-2014-11-16_-_la_ville_de_go_se_declare_hors_zone_de_traite_de_libre_echange_transatlantique

Casse industrielle chez Lafarge, l’Etat doit rendre des comptes !

Lafarge-copie - copie

Les services de l’Etat en Seine-Maritime viennent de valider intégralement le projet de restructuration du groupe Lafarge/Holcim comprenant le licenciement collectif « pour motif économique » de 111 salariés de la cimenterie de Saint-Vigor-d’Ymonville, la fin de la production normande de ciment, le redimensionnement de l’usine en simple station de broyage de clinker importé et l’arrêt de l’exploitation de la carrière.

Jean-Paul Lecoq, Conseiller département et Maire de Gonfreville l’Orcher a réagi à cette décision cynique et mortifère pour l’emploi et le dynamisme économique de la Vallée de Seine. Il demande des comptes au gouvernement et appelle l’ensemble des élus à en faire autant, tout en réaffirmant son soutien aux salariés en lutte, cette décision cachant bien des zones d’ombre.

 » (…) 111 travailleurs normands seront ainsi licenciés au motif des difficultés économiques de leur employeur ?… Les mots ont-ils perdu à ce point leur sens ?

Leur employeur, c’est le groupe Lafarge/Holcim : 460 millions d’euros de bénéfice net (après impôts, dépréciations et amortissements) au 2e trimestre, 6 % d’augmentation de ses marges opérationnelles dans un contexte où le prix du ciment a augmenté de 2,2 % et de prévision de croissance du marché de 1 à 3 % cette année. Le titre en bourse du groupe, leader mondial dans le ciment, a progressé de 5,9 % à l’annonce de ces résultats.

Quand l’injustice sociale rencontre à ce point le renoncement politique, l’heure n’est pas aux lamentations mais à l’action.

Agir pour obtenir cette table ronde et mettre l’Etat devant ses responsabilités, celles qu’il reçoit des citoyens et non des actionnaires cupides des grands groupes avides d’une rentabilité toujours plus forte.

L’Etat doit rendre des comptes suite à sa décision (…)

Ces questions doivent obtenir des réponses claires. J’invite l’ensemble des élus locaux à faire pression sur l’Etat avec moi pour les obtenir.

Les représentants du personnel poursuivent leurs mobilisations afin de mettre en échec un plan mortifère pour l’emploi et le dynamisme économique de la vallée de la Seine.

Il est de la responsabilité des élus, de tous les élus, d’en faire autant ».

 

Télécharger le communiqué de Jean-Paul Lecoq : Communiqué licenciement économique

Nathalie Nail et Jean-Paul Lecoq reçus à Bercy ont porté la « voie » du Havre

projet_usines_eoliennes_au_havre IMG_6176 - copie IMG_6167 - copie IMG_6168 - copie

Reçus par le cabinet du Ministre de l’économie à Bercy, le 18 juillet, sur l’avenir de la filière industrielle de l’éolien en mer et de ses usines attendues au Havre, Nathalie Nail et Jean-Paul Lecoq ont obtenu des clarifications sur la position du gouvernement dans ce projet majeur pour l’emploi, un projet désormais enjeu d’une vaste partie de Monopoly à rebondissements.

Ils en ont profité également pour porter d’autres sujets de préoccupation du territoire et notamment :

  • La nécessité de maintenir le site de production de la cimenterie de Saint-Vigor-d’Ymonville
  • L’avenir de la centrale thermique du Havre
  • Le confortement de l’axe Seine et de ses ports
  • La consolidation de nos raffineries

A l’issue de cette rencontre, ils ont décidé de tout mettre sur la table à travers un compte rendu public.

Pour télécharger les documents :

Le compte rendu de la rencontre : Compte rendu public

Le courrier adressé au Grand Port Maritime du Havre : Let NN JPL GPMH

Les courriers d’appel à la mobilisation : Courriers de mobilisation

Le courrier à l’origine de la rencontre à Bercy : Let commune 1er Ministre éolien offshore

 

L’appel de Nathalie Nail et de Jean-Paul Lecoq : la centrale thermique du Havre doit vivre et ses emplois sauvegardés !

centrale-thermique-edf-le-havre - copie

Communiqué de Nathalie Nail et de Jean-Paul Lecoq

« Avec le projet de fermeture pure et simple de la centrale thermique du Havre annoncé par la ministre de l’Ecologie alors que cette unité majeure de production était visée par une reconversion progressive sur vingt ans, s’allonge la douloureuse liste des reniements gouvernementaux. La libéralisation de l’énergie se poursuit et Le Havre est de nouveau percuté de plein fouet.

Que ce gouvernement ne tienne pas sa parole n’a rien hélas d’exceptionnel mais qu’il navigue à vue en matière d’aménagement du territoire comme dans le domaine de la politique portuaire et énergétique est accablant.

Cet amateurisme visant à privilégier les effets d’annonce sans se préoccuper de définir et de porter de véritables stratégies publiques industrielles, énergétiques, portuaires impacte gravement l’activité économique et l’emploi. C’est inacceptable, nous devons tous nous y opposer avec la plus grande détermination.

Ainsi, au lieu d’appliquer aveuglement les contraintes de la COP 21 et de fermer les yeux au passage sur les dérives constatées encore récemment avec le groupe Lafarge/Holcim et d’autres industriels qui marchandent les droits à polluer, ce gouvernement serait mieux inspiré d’ouvrir les voies du dialogue et de la construction collective pour aboutir à des projets alternatifs capables d’assurer un approvisionnement énergétique indépendant, à des coûts compatibles avec le pouvoir d’achat des usagers et dans le respect de l’environnement.

La centrale thermique du Havre doit vivre, tous ses emplois doivent être sauvegardés tout comme ses retombées sur l’activité économique et portuaire régionale, un projet alternatif au charbon doit être travaillé dans des délais raisonnables en lien avec les salariés de la centrale et en s’appuyant sur leur savoir-faire. Ce projet alternatif est indispensable, il est possible si tous le monde se mobilise.

C’est ce que nous irons dire au Ministre de l’économie le 18 juillet prochain. Nous sommes reçus initialement sur le dossier des usines AREVA de l’éolien offshore, nous emportons déjà avec nous le projet de nationalisation de la cimenterie Lafarge, le sort du terminal multimodal du Havre ainsi que le dossier de l’Axe Seine. Nous y ajouterons le dossier de la centrale thermique. Cela commence à faire beaucoup pour une région havraise capitale de l’économie normande.

Nous demandons à l’Etat d’organiser à la rentrée une réunion de travail avec tous les acteurs concernés par l’avenir de notre centrale thermique ».

Télécharger le communiqué : COMMUNIQUE CENTRALE THERMIQUE

Soutien aux Sidel : pour Jean-Paul Lecoq, 27 licenciements, c’est 27 de trop !

arton2582

Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher, Conseiller départemental et Vice-Président de la CODAH a souhaité réagir par communiqué aux licenciements qui interviennent dès ce mois de juillet au sein de l’entreprise SIDEL d’Octeville-sur-Mer dans le cadre du plan de restructuration décrété par le groupe Tétra-Laval.

« Après plusieurs mois d’âpres négociations et une lutte sociale exemplaire des salariés soutenus par la population, le plan de restructuration décrété par le groupe Tétra-Laval pour satisfaire l’appétit vorace de ses actionnaires, se solde au sein de l’entreprise Sidel d’Octeville-sur-Mer par 27 licenciements sur les 190 emplois initialement concernés.

Je tiens à saluer la détermination et le courage des salariés de Sidel et de leurs familles, de leurs organisations syndicales, pour avoir su faire reculer la direction du groupe. Ils ont su aller jusqu’au bout !

Cependant les 27 licenciements imposés par la direction sont 27 de trop, d’autant que les 14 départs annoncés dès le mois de juillet intègrent 4 licenciements forcés.

Je dénonce fermement cet acte mis en œuvre à la veille des congés scolaires d’été. Il s’agit d’un geste violent de la part de la direction qui est la marque d’un véritable mépris pour les salariés, ne me faisant par ailleurs aucune inquiétude quant à la qualité des vacances estivales que ne manqueront pas de prendre dirigeants et actionnaires d’un groupe qui se porte parfaitement bien !

Ce n’est pas la première provocation de cette direction. La gestion de ce plan a été plus que douteuse, s’accompagnant de pressions inacceptables sur le syndicat majoritaire CGT dont près de 80% de ses membres étaient visés par le premier plan de licenciement, et des reclassements internes loin d’avoir été tous menés avec la même attention…

Dernier fait en date, le refus du délai de six mois supplémentaire sollicité par les représentants du personnel pour laisser le temps aux salariés licenciés d’anticiper au mieux leur départ.

Le plan de licenciement porté par le groupe Tétra-Laval chez Sidel suit une logique actionnariale que nous ne cessons de dénoncer. Elle est le symbole d’un système économique à bout de souffle qui n’en finit pas de détruire de l’emploi pour remplir les comptes bancaires des plus riches, sous les yeux d’un gouvernement qui est passé maitre dans l’art du laissez-faire.

Face à ce constat, les syndicats de l’entreprise n’ont jamais lâché : ils restent combatifs et solidaires pour résister et défendre les intérêts des salariés ».

Télécharger le communiqué de Jean-Paul Lecoq : 06-07-08 – Communiqué SIDEL

La présence de proximité des services sociaux du Département menacée par l’austérité : le groupe communiste, Front de Gauche sonne l’alerte !!

web-1920x1080-mauve

Alerté sur un projet de modification de l’organisation territoriale de l’action sociale en Seine-Maritime de grande envergure puisqu’il conduirait à la fermeture à court terme de 32 centres médicaux sociaux (CMS) et à la modification substantielle des UTAS en région rouennaise, le groupe communiste et républicain, Front de Gauche, au Département de Seine-Maritime a tenu à réagir auprès du président du Conseil départemental Pascal Martin sous la forme d’un courrier qu’il a rendu public.

Dans ce courrier signé de son président Hubert Wulfranc, le groupe rappelle son attachement à des unités territoriales situées au coeur des secteurs d’habitation, donc au plus près des habitants, avant de demander au président du Département de s’expliquer sur ce projet de réorganisation qui n’a fait l’objet d’aucun débat ou présentation préalable auprès de l’assemblée départementale. Il lui demande par ailleurs d’inscrire cette question à l’ordre du jour du prochain Conseil départemental et de suspendre ce projet d’ici là.

Télécharger le courrier d’Hubert Wulfranc : Courrier HW UTAS CMS