Le Conseil départemental du 9 octobre se prononçait sur le contrat départemental de prévention et de protection de l’enfance (CDPPE) pour la période 2025-2027.
Contrat passé avec l’Etat dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance.
L’occasion pour Sophie Hervé de rappeler quelques évidences toujours utiles d’évoquer, et de considérer ce contrat « comme une simple étape et non une fin en soi. »
« Après des années de carences et de désengagements, voici en quelque sorte le retour de l’État aux côtés des départements en faveur de la protection de l’enfance.
Parce que pour l’instant, il y a eu des lois, des lois utiles, mais des insuffisances de financements, mais surtout un manque de volonté politique.
Les professionnels ont souvent, très souvent, trop souvent, été laissés bien seul à devoir se débrouiller avec le système D et leur bonne volonté.
Ce présent contrat viendra je l’espère concrètement les soulager.
En tout cas il va dans le bon sens. Il assoit le rôle des PMI, des politiques sanitaires et publiques prénatales, celles consacrées aux 1.000 premiers jours de l’enfant, et celles consacrées à la protection de l’enfance et à l’aide sociale à l’enfance.
14 objectifs et 39 actions sont définis dont 7 obligatoires pour la prévention primaire et la recherche d’alternative au placement.
5 millions d’euros sont mobilisés sur le budget de l’État, celui de l’ARS et celui de la Sécurité Sociale. Le Département venant abonder 50% minimum de ce que l’État consacrera.
On ne va pas s’en plaindre, on va même s’en réjouir tellement l’ampleur de la tâche est grande, pour non seulement rattraper le retard accumulé par des années de manque d’anticipation des politiques publiques prises dans l’étau de l’austérité.
Mais aussi pour adapter ces politiques publiques aux évolutions constatées du fait de l’évolution de la société, et aux nouveaux besoins à couvrir.
Des problématiques qui deviennent plus complexes.
En effet, l’alternative au placement par exemple, c’est très important.
Par contre, il ne faut pas venir se contenter de ce contrat ou même du renforcement des politiques publiques tournées vers la prévention, la détection et la protection de l’enfance maltraité, de l’enfance malmenée, de l’enfance en danger.
Cela ne suffit pas à remplir ce devoir de société envers ces gamins fragilisés.
C’est toute une chaîne qu’il faut rétablir.






