Joachim Moyse appelle la Droite à cesser de freiner les pratiques culturelles et sportives des jeunes en Seine-Maritime

Joachim Moyse appelle la Droite à cesser de freiner les pratiques culturelles et sportives des jeunes en Seine-Maritime

Dans le cadre du débat de politique départementale animée par le groupe socialiste au début du Conseil départemental du 9 octobre, consacré aux politiques publiques pour encourager et accompagner les pratiques culturelles et sportives des jeunes seinomarins, Joachim Moyse, a dénoncé au nom du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, un manque de volonté et surtout des actes qui défavorisent ces pratiques de la part de la majorité des droites formant ce Conseil.

« Monsieur le Président,

Chers collègues,

Nous débattons aujourd’hui d’une question essentielle : « Quel avenir pour les pratiques culturelles et sportives des jeunes en Seine-Maritime ? »

Cette question est en lien direct avec celle abordée précédemment sur le thème de l’austérité car ce sont bien les coups de rabot de l’état sur les recettes des départements qui conduisent à des restrictions sur les dépenses et donc à des choix d’austérité décentralisée à tous les étages.

Les politiques publiques de la culture et du sport sont malheureusement les premières variables d’ajustement utilisées dans ces choix d’économies budgétaires.

Or, réduire les crédits destinés à la culture et au sport, c’est porter atteinte à deux piliers essentiels de l’émancipation et de la cohésion sociale. En fonction de l’endroit où l’on habite, en fonction de son origine sociale, en fonction de ce qu’on appelle le patrimoine social, culturel, relationnel, les chances de participer à l’école de la vie que représente une activité sportive ou culturelle ne sont pas les mêmes.

La Seine-Maritime est un territoire riche d’initiatives, dans les structures culturelles, dans les bibliothèques, les festivals, les écoles de musique, dans les équipements sportifs de proximité ou encore dans les associations sportives locales qui accueillent nos jeunes dans les quartiers et villages, ou – qui maintiennent un lien vivant avec la population.

Chacun sait combien ces lieux et ces pratiques contribuent à lutter contre l’isolement, à développer la citoyenneté et à offrir à toutes et tous un accès au savoir, à l’expression artistique et à la santé par le sport.

Pourtant, aujourd’hui, les associations sportives voient leurs subventions stagner ou diminuer, au moment même où elles doivent faire face à des hausses de charges et à la fin progressive des emplois aidés. Les structures culturelles, quant à elles, peinent à maintenir leurs projets, à rémunérer les artistes et à continuer d’assurer un accès pour tous.

Pratiquer un sport ou un art, ce n’est pas juste remplir son temps libre. C’est se construire, se découvrir, apprendre le respect et la discipline ; s’ouvrir à des horizons qui ne sont pas forcément présents à la maison ; rencontrer de nouvelles personnes, partager des valeurs communes ; et c’est, rappelons le, fondamental pour la santé, notamment la santé mentale. À un moment où tant de professionnels de santé, d’éducateurs, de parents alertent sur l’état psychologique d’une partie de notre jeunesse, réduire l’accès au sport et à la culture, c’est une aberration.

Pourtant aussi bien à l’échelon national, qu’à l’échelon départemental, c’est ce choix qui est opéré : on ne considère plus la culture et le sport comme des priorités. C’est un choix politique qui accompagne les cures d’austérité mises en place dans ce quinquennat, par des gouvernements que la majorité départementale a soutenus.

Pour rappel vous avez décidé de diviser par deux le Pass’Jeunes. Ce dispositif permettait chaque année à 22.000 enfants de pratiquer une activité sportive ou culturelle.

Face à votre désengagement, certaines communes essaient de combler les trous pour que les enfants ne soient pas laissés sur le bord du chemin. Par exemple, à Saint-Etienne-du-Rouvray, un dispositif appelé « Parcours Temps Libre » consistant en une aide à la pratique culturelle ou sportive pour les jeunes de 11 à 19 ans a été renforcée ; à Dieppe, c’est le dispositif « coup de pouce » pour éviter que les jeunes renoncent à une activité qui a été renforcée. Etc…

Il n’est pas normal que ce soit aux communes de réparer les dégâts d’une politique départementale.

Nous appelons donc la majorité départementale à revoir ses choix budgétaires. Il ne s’agit pas seulement de chiffres comptables, mais d’un choix de société : voulons-nous une Seine-Maritime qui réduise l’accès au sport et à la culture, ou une Seine-Maritime qui les promeuve comme droits fondamentaux pour toutes et tous ?

Notre groupe, la Gauche Combative, Communiste et Républicaine, considère que la culture et le sport doivent être vus comme des investissements et non comme des charges. Parce qu’investir dans le sport, c’est prévenir des dépenses de santé futures. Investir dans la culture, c’est construire des citoyens éclairés, capables de comprendre et de transformer le monde.

Nous continuerons de défendre des politiques publiques qui permettent à tous les jeunes de Seine-Maritime de pratiquer une activité culturelle ou sportive, car affaiblir la culture et le sport, c’est affaiblir la république. »

Pour télécharger l’intervention de Joachim MOYSE : Pratiques culturelles et sportives des jeunes – JM

Sébastien

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