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Financement des collèges privés : Séverine Botte dénonce de nouveau l’absence de transparence

Le Conseil départemental du 9 décembre 2021 était invité à se prononcer sur une délibération annuelle fixant la participation du Département au fonctionnement des collèges privés. Une délibération sans évolution par rapport à la précédente qui a donc conduit Séverine BOTTE à intervenir de nouveau pour regretter « le manque de transparence, s’agissant pourtant ici de fonds publics ».

« Vous affichez une volonté de traiter à égalité les principes de financements départementaux pour le fonctionnement des collèges publics et les collèges privés, et je me vois une nouvelle fois dans l’obligation de vous démontrer que c’est faux.


Les collèges publics sont soumis, dans le calcul de la dotation de fonctionnement annuelle que nous leur attribuons, à un malus appliqué à leurs fonds de roulement constatés au 31 décembre de chaque année. Mesure que nous condamnons du reste depuis sa création.

Or les collèges privés échappent à cette mesure. Nous ne connaissons pas la réalité de leur fond de roulement, ni d’ailleurs la nature de leurs financements, puisqu’une nouvelle fois l’annexe individualisée de la délibération n’en dit rien. Nous finançons donc ici les yeux fermés sur la base uniquement des effectifs et des critères spécifiques de ces établissements (ULIS, SEGPA, petits collèges).

En refusant aux conseillers départementaux de l’opposition de siéger dans les conseils d’administration des collèges privés sur leur canton, alors que nous siégeons automatiquement dans ceux des collèges publics, vous avez peut-être craint que nous venions leur demander des comptes qu’ils ne nous fournissent pas ?

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Dispositif de soutien aux investissements des communes : Alban Bruneau souligne les avancées « encourageantes » obtenues par les élus de la Gauche combative

Le Conseil départemental du 9 décembre 2021 s’est prononcé sur la modification du dispositif départemental de soutien aux investissements communaux. Dispositif établi sous le précédent mandat départemental, puis adapté à titre exceptionnel en 2021 en augmentant le montant des aides en raison des conséquences de la crise sanitaire.

Pour le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, Alban BRUNEAU a tout d’abord souligné son utilité : « Au regard du bilan affiché, l’utilité et le succès rencontrés par ce dispositif sont indéniables. 407 communes en ont bénéficié cette année à travers 731 projets d’investissements soutenus.

Et nos communes en ont bien besoin ! Elles sont de plus en plus confrontées à des difficultés dans le financement de leurs projets. Elles ont perdu des dotations de l’Etat depuis 10 ans, de l’autonomie fiscale avec la suppression de la Taxe d’habitation et la réduction par deux de la Taxe Foncière sur les entreprises, cadeau fiscal offert au patronat en 2021. De ce fait, nos villes peinent à boucler leurs budgets alors que les attentes et les besoins des populations sont de plus en plus forts. Dans ces conditions, il est heureux que le Département puisse jouer son rôle essentiel de solidarité avec les communes, notamment sur leurs investissements. »

Puis il a rappelé la différence d’approche, regrettée par les élus communistes sous le précédent mandat, quant aux critères retenus pour fixer ces aides, car « les indicateurs pour l’attribution de ces aides ne reposaient pas sur des éléments socioéconomiques en lien avec les difficultés vécues par les populations. Bien sûr toutes les communes ont besoin d’être aidées mais certaines proportionnellement plus que d’autres parce que : soit elles ont un niveau de recettes budgétaires bien inférieur à des communes de même taille, notamment en lien avec les faibles ressources de leurs habitants, soit parce que les besoins de solidarité et d’accompagnement de ces habitants y sont plus forts. C’est d’ailleurs vrai en milieu urbain comme en milieu rural. »

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Plan d’urgence pour les investissements dans les EHPAD : Maryline Fournier questionne… et revendique

Le Conseil départemental du 9 décembre devait valider une convention avec l’Etat, au service d’un plan d’urgence pour les investissements dans les EHPAD en Seine-Maritime. Pour le groupe de la Gauche combative, Maryline FOURNIER s’est bien entendu réjouie de cette mobilisation financière, ce qui ne l’a pas empêché de questionner (notamment sur la méthode de sélection des projets) puis d’affirmer la nécessité de satisfaire tous les besoins… et pas seulement ceux qui devront entrer « au chausse-pieds » dans l’enveloppe définie…

« Nous savons tous combien ces besoins sont prégnants et pressants, tellement nous payons cash aujourd’hui, 20 ans de politiques gouvernementales de renoncement, qui se sont écartées des nécessités, de l’attention et de l’anticipation les plus élémentaires, pour prendre soin de nos hôpitaux, ou pour adapter l’offre d’accueil en EHPAD aux nécessités croissantes des demandes, ou encore pour développer urgemment les réponses d’accueil pour les adultes en situation de handicap.

Élus locaux, personnels de santé n’ont cessé pourtant d’alerter sur la dégradation des conditions d’accueil et d’exercice dans nos hôpitaux, dans nos EHPAD, ou sur le manque évident de solutions pour l’hébergement d’adultes en situation de handicap.

Alors oui, ce plan pluriannuel d’investissements est le bienvenu, même si nous doutons fortement qu’ils soient suffisants. Nous avons également appris à nous méfier des effets d’annonce gouvernementaux, surtout lorsque dans le même temps des lits continuent d’être fermés dans nos hôpitaux.

S’agissant des EHPAD, ici même, au cours de plusieurs débats sous l’ancien mandat, certains collègues de la majorité ou même la directrice de l’Agence Régionale des Santé, estimaient que les réponses n’étaient pas « capacitaires », que le nombre de places d’accueil en Seine-Maritime étaient suffisants.

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Création d’une aire de grand passage pour les gens du voyage sur la Métropole : Séverine Botte demande au Département de jouer son rôle

A l’occasion des débats de politique départementale, en ouverture du Conseil départemental du 9 décembre 2021, le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine a demandé, à travers la voix de Séverine BOTTE, que le Département intervienne sur le projet d’implantation d’une aire d’accueil pour les grands passages des gens du voyage sur la Métropole rouennaise, afin d’obtenir de son président qu’il revoit sa décision prise « unilatéralement dans l’urgence, sans étude préalable ni technique, ni environnementale, sans consultation des premiers intéressés, à proximité d’un axe autoroutier, de lignes à haute tension, sur un terrain en pente… ».

Elle a tout d’abord rappelé que « le schéma départemental d’accueil des gens du voyage 2020-2025 constitue le cadre de planification et d’action collective pour permettre aux gens du voyage d’accéder à leurs droits, selon leurs besoins spécifiques. Placé sous le pilotage de l’État et du Département, ce document doit prendre en compte la diversité des situations des ménages, qu’ils soient de passage ou présents de longue date sur le territoire de la Seine-Maritime. L’objectif inscrit dans le document est simple : prendre en compte les attentes et les besoins quotidiens des gens du voyage, être à leur écoute pour leur apporter un environnement adapté.

En effet, afin de faire coexister dans nos territoires des modes de vie différents, il nous appartient de garantir aux familles, aux enfants non sédentaires des conditions dignes pour la vie qu’ils ont choisie.

En tant qu’élue municipale à Oissel, je peux témoigner de cette volonté réelle de la municipalité qui fut l’une des premières communes de plus de 5.000 habitants à mettre à disposition, à titre gratuit, un terrain pour aménager une aire d’accueil permanente de 24 places. Ce terrain n’a pas été choisi au hasard mais en concertation avec la communauté des gens du voyage et en partenariat avec le relai d’accueil des gens du voyage, en tenant compte de l’environnement pour assurer aux personnes de bonnes conditions de vie. Depuis de nombreuses années notre ville accueille des familles, scolarise les enfants dans un climat de confiance et un dialogue régulier. »

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Débat sur l’énergie en Conseil départemental : Nicolas Langlois plaide pour des décisions courageuses

A l’initiative du groupe des élus écologistes, le Conseil départemental du 9 décembre s’est engagé dans un débat relatif à l’énergie, à l’heure où les seinomarins voient flamber leur facture d’électricité et de gaz, et où la décision de l’Etat d’implanter un EPR sur la centrale nucléaire de Penly est très attendue. Nicolas LANGLOIS, au nom du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine au Département s’est arrêté sur ces enjeux et sur les solutions portées par les élus communistes.

Pour visionner l’intervention de Nicolas LANGLOIS :  Débat sur l’énergie – NL

Les insuffisances et les oubliés du « SEGUR » de la santé : Laurent Jacques en appelle à une réaction énergique du Conseil départemental

Lors des débats de politique départementale, en ouverture du Conseil départemental du 9 décembre, Laurent JACQUES, au nom du groupe de la Gauche combative, est revenu sur le « Ségur » de la santé, pour dénoncer ses insuffisances et ses « oubliés » parmi lesquels les professionnels de la filière médico-social et du secteur social. Il a appelé à une intervention « énergique » de l’ensemble du Conseil départemental pour obtenir du gouvernement qu’il y remédie :

« Le « Ségur de la santé » a beaucoup fait parler de lui, mais les solutions proposées ne sont pas à la hauteur, et cela dans plusieurs domaines.

Les professions médico-sociales ont été laissées pour compte au moment d’octroyer les revalorisations de salaires tant attendues par tous.

Dans les EHPAD, le manque d’effectifs se fait cruellement sentir alors même que les résidents sont de plus en plus dépendants dès leur arrivée dans ces établissements.

Concernant les effectifs dans les hôpitaux, nous avons tous constaté ces dernières semaines, notamment en Seine-Maritime, la fermeture de lits, voire de services entiers, faute de personnels en nombre suffisant.

La question de la formation des soignants se pose. Dans une région qui est depuis longtemps le parent pauvre de la santé, où les délais de rendez-vous chez un spécialiste sont souvent indécents, où l’on peine même à trouver un médecin référent en dépit des efforts des élus locaux, où il n’y a pas de fac dentaire, il est temps d’exiger plus, d’exiger mieux.

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J.O. Paris 2024 : Joachim Moyse propose de saisir l’occasion pour renforcer le soutien aux associations

Au nom du groupe de la Gauche combative, Joachim MOYSE a profité d’un débat organisé au début du Conseil départemental du 9 décembre 2021 sur l’organisation des J.O. de Paris en 2024, pour proposer que le Département s’engage dans les financements de « Terres de jeux », vers les associations qui travaillent dans le domaine de l’éducation sportive, et vers les enfants et les jeunes, et notamment dans les quartiers prioritaires :

« Monsieur le Président, chers collègues,

Les Jeux Olympiques qui se dérouleront en France en 2024, et pas seulement à Paris, constituent un véritable enjeu et une réelle opportunité pour les territoires et les acteurs du monde sportif en général.

L’enjeu consiste à faire en sorte de ne pas limiter la valorisation du sport, des sportives et des sportifs aux seules pratiques de haut niveau et aux seuls grands clubs faiseurs de championnes et de champions.

Notre conception des jeux olympiques ne se résume donc pas aux décomptes des médailles récompensant les élites sportives et leurs mérites. Elle est beaucoup plus large.

Cet événement de portée internationale doit, selon nous, promouvoir l’égalité femmes-hommes et soutenir encore davantage les initiatives dans le champ du handicap. Lire la suite

Débat sur la santé en Conseil départemental, Nicolas Langlois défend les propositions portées par le groupe de la Gauche combative

Le Conseil départemental du 9 décembre a débattu, au début de sa séance, de la situation de notre système de santé. L’occasion pour Nicolas LANGLOIS de présenter et de défendre, une nouvelle fois les propositions portées par les élus du du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine au Département.
 
 
La vidéo de son intervention :
 

Travaux routiers SIVOS des Vallées : Nicolas Langlois et Maryline Fournier demandent des aménagements

Des travaux routiers importants et attendus, sont programmés sur les ouvrages et les routes départementales du SIVOS des Vallées, aux alentours de Ricarville-du-Val, Saint-Vaast-d’Equiqueville et Freulleville. Cependant, en l’état actuel du projet, ces travaux vont allonger considérablement les temps de trajet pour les enfants, notamment pour les plus jeunes.

D’où des propositions d’aménagement, à travers la prise en charge de locaux modulaires (dans le cadre du coût global des travaux de voirie) déposées par les maires de ce SIVOS. Un aménagement qui permettrait de rassurer la population et de garantir une ruralité vivante, dont l’école est l’un des piliers.

Nicolas Langlois et Maryline Fournier, Conseillers départementaux, ainsi que le Député Sébastien Jumel sont intervenus auprès du Président du Département pour soutenir cette proposition, et pour demander d’être associés aux temps d’échanges et de travail mis en place autour de ce projet.

Pour télécharger leur courrier : SIVOS des Vallées – Projet routier

Soutien à la mobilisation contre la casse des ULIS

« A quand une véritable inclusion scolaire, dans le respect des élèves, des enseignants et des familles ? » c’est sous cette interpellation du gouvernement en forme de revendication, que les 8 Conseillers départementaux du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine au Département (Séverine BOTTE, Alban BRUNEAU, Maryline FOURNIER, Sophie HERVE, Laurent JACQUES, Nicolas LANGLOIS, Christine MOREL et Joachim MOYSE) et les 4 parlementaires communistes de Seine-Maritime (Céline BRULIN, Sébastien JUMEL, Jean-Paul LECOQ et Hubert WULFRANC) apportent leur soutien à la mobilisation demain à Rouen contre la casse dont est victime le dispositif ULIS (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire).

Ils publient à cet effet un communiqué commun :

« Dans de nombreux collèges* de Seine-Maritime, la rentrée scolaire a été chaotique pour les élèves orientés en ULIS et leurs familles, en raison de l’absence de coordinateurs : le résultat d’un « jeu de chaises musicales » qui a vu les enseignants spécialisés réaffectés dans les ULIS de primaire et des vacataires non formés prendre leur place dans le secondaire, après quelques semaines d’attente. A ce début d’année difficile, s’ajoute à présent le projet d’augmenter dès décembre les effectifs en ULIS…des unités qui accueillent pourtant des élèves qui ont besoin d’un accompagnement individualisé.

Pour nous, c’est non ! Nous soutenons la large mobilisation à l’appel des syndicats CGT, FSU Snes et Snuipp, Sud Éducation, FO, SNALC, SNCL et de la FCPE mercredi 1er décembre à 15h à Rouen.

Attentifs depuis de très nombreuses années aux moyens affectés aux classes ULIS et plus généralement à la réalité de l’inclusion scolaire sur le terrain, nous savons que les maîtres mots pour une scolarité réussie des enfants orientés en ULIS sont l’accompagnement individualisé, qui permet de progresser à son rythme, et un cadre sécurisé et rassurant, donc des effectifs faibles.

Pour les enseignants qui les accompagnent sur leur chemin d’élèves, la limite actuelle de 12 élèves par classe est absolue : elle permet une attention à chacun et garantit une prise en charge efficace lorsqu’un élève connaît des troubles du comportement.

Au cours de cette année scolaire déjà fortement perturbée par le contexte sanitaire, il est urgent que, collectivement, nous affirmions ce que nous voulons pour l’inclusion scolaire :

– Ne pas augmenter le nombre d’élèves par ULIS mais créer de nouvelles unités là où il y en a besoin ;

– Recruter des enseignants du premier degré spécialisés et former de nouveaux enseignants volontaires, pour le premier et le second degré ;

– Renoncer à la mauvaise réforme des Pôles inclusifs d’accompagnement localisé (PIAL) qui obligent les Accompagnants d’Elèves en Situation de Handicap à faire du saupoudrage de leur temps entre les élèves qu’elles et ils soutiennent ;

– développer l’ensemble des structures spécialisées pour accueillir tous les enfants qui sont orientés par la MDPH et éviter les affectations « par défaut » et les ruptures de parcours ;

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