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Les élus communistes interpellent le Préfet sur la baisse brutale et forte des crédits en faveur des quartiers populaires

Le Préfet, accompagné des directeurs des services de l’Etat dans le département, était invité à présenter le rapport d’activités des services de l’Etat en Seine-Maritime sur l’année 2024. A l’issue de son exposé, chaque groupe formant le Conseil départemental fut invité à le questionner sur un sujet précis. Les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, ont choisi de l’interpeller sur la baisse brutale et forte des crédits d’Etat en faveur des actions dans les quartiers les plus populaires. Cette affaiblissement de la « politique de la ville » est préjudiciable et en totale contradiction avec les paroles de l’Etat en faveur de la cohésion sociale comme l’a exprimé Nicolas Langlois.

Pour télécharger la vidéo de l’intervention de Nicolas LANGLOIS : Baisse crédits contrats de ville – NL vidéo

« Monsieur le Préfet,

La question, l’interpellation du groupe de la gauche combative, communiste et républicaine concerne la Politique de la Ville. Autrement dit et sans jargonner, il s’agit des quartiers populaires de Seine-Maritime, des plus de 120.000 habitants de ses 20 communes les plus peuplées. 

10% de la population y vit dans le 76.  Cette population y est plus jeune qu’ailleurs. Les adultes de demain y sont donc plus nombreux, l’avenir se prépare en bonne partie dans les quartiers populaires. 

Pourtant, le rapport fait état d’une augmentation de 20% des habitants y vivant. La géographie de la politique de la ville s’est élargie. Cela veut dire que la population qui y vit est de plus en pauvre.

C’est une réalité. Nous partageons ce constat.

Oui le taux de chômage y est plus élevé.

Mais la majorité des habitants travaillent ou sont en retraite après une vie de travail.

Ces femmes et ces hommes sont ouvriers d’usine, ou agents d’entretien, salariés des commerces, de la restauration ou de l’hôtellerie, aides à domicile ou animateurs scolaires, fonctionnaires territoriaux, hospitaliers, et même d’état, très souvent de catégorie C. Et de plus en plus chefs d’entreprises, auto-entrepreneurs.

Elles et Ils pratiquent souvent les métiers de premières lignes, qui ont travaillé en présentiel durant la période Covid. 

Elles et ils sont victimes de la faiblesse des salaires, de la précarité des contrats de travail et de l’explosion de la vie chère en quelques temps.

Contrairement aux plus riches de notre pays, les habitants des quartiers populaires ne peuvent pas compter sur la fortune et l’héritage familiales.

Elles, souvent des mamans solos, et ils doivent compter sur eux-mêmes, et sur la promesse républicaine, d’émancipation et d’égalité des citoyens.

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Feuilles de route territoriales des solidarités : Sophie Hervé en appelle à renforcer la prévention des urgences afin d’éviter au maximum les futures urgences…

Le Conseil départemental du 19 juin devait adopter, sans en débattre à ce stade, des feuilles de route assignées à chaque équipe territoriale en charge des solidarités départementales en Seine-Maritime. Des objectifs définis notamment à partir du bilan des Projets sociaux de territoire (PST) et du travail partenarial engagé avec les autres acteurs des solidarités locales. Si les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine soutiennent ces feuilles de route, en revanche ils ont demandé un débat public avant de les adopter.

L’occasion pour Sophie Hervé de demander le rétablissement du réseau des professionnels de santé dans les établissements scolaires, de souligner que les travailleurs sociaux n’avaient plus assez de temps pour accompagner les personnes et familles en vulnérabilité parce que « ces dernières années, a été privilégiée la gestion des urgences sur la prévention des urgences. Au lieu de faire les deux », et de rappeler qu’« un travailleur social ce n’est pas un coût, c’est un investissement pour la commune, et la société » afin d’appeler au renforcement de leurs effectifs. Une intervention au cours de laquelle elle a également demandé, au nom de son groupe, que le financement des Centres sociaux locaux soient garantis et pas seulement à travers des appels à projets ponctuels.

« Madame la Vice-présidente,

Ce rapport rappelle, à juste titre et en le démontrant à partir notamment du bilan des Projets sociaux de territoire (PST), l’importance du travail partenarial afin d’œuvrer au plus juste des besoins à couvrir sur l’ensemble des champs de solidarité.

Et ce sur tous les territoires du département, parce que, en effet, il faut faire du sur-mesure en fonction des problématiques sociales spécifiques à chacun de nos territoires.

Ainsi, on le dit souvent le Département est le chef de file de ces solidarités, mais encore faut-il pour se faire qu’une file soit encore possible à former !! Or, ce rapport arrive dans un contexte délétère et anxiogène.

En effet les communes sont maltraitées financièrement, comme les départements d’ailleurs, par des gouvernements Macron successifs qui n’arrêtent pas de leur appuyer la tête sous l’eau.

Dernières mesures en date : d’une part la création du DILICO, cette contribution forcée supplémentaire ponctionnée sur la fiscalité locale au titre du redressement des finances de l’Etat, qui d’ailleurs ne se redressent pas parce qu’on ne va pas chercher les recettes nécessaires là où elles se trouvent à profusion…

Et d’autre part, la baisse des crédits de l’Etat affectés à la Politique de la Ville, alors même que les programmations 2025 des contrats de ville sont déjà engagées.

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Ligne Nouvelle Paris Normandie bloquée par la droite d’Ile-de-France : le Conseil départemental en appelle à l’Etat…

En ouverture du Conseil départemental du 19 juin, le Président du Département a invité l’ensemble des groupes politiques à appeler l’Etat à débloquer le projet ferroviaire de ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN). Un projet plus qu’attendu par les normands qui connaissent des conditions calamiteuses de circulation sur l’actuelle ligne. Mais un projet que la droite et l’extrême droite au Conseil régional d’Ile-de-France ont rejeté.

Les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine se sont associés à cet appel, non sans avoir tenus à rappeler que la droite gouverne en Ile-de-France, mais aussi en Normandie et à Paris depuis une décennie…

La réalisation de la LNPN permettrait de rapprocher les 15,5 millions de Normands et de Franciliens tout en libérant des sillons ferroviaires pour développer le trafic voyageur ainsi que le fret marchandises au départ des ports normands et sur l’axe Seine.

La mise en œuvre de la LNPN relève un d’intérêt général national à l’heure de l’urgence climatique qui demande de décarboner massivement nos moyens de transport.

L’intervention de Séverine Botte en séance :

L’intervention de Nicolas Langlois en séance :

Le gouvernement baisse les crédits affectés à la politique de la ville : les élus communistes dénoncent un sale coup porté aux quartiers populaires et leurs habitants

Dans un courrier d’urgence adressé au 1er Ministre Bayrou, les maires, conseillers départementaux et parlementaires communistes des communes concernées par la Politique de la Ville en Seine-Maritime alertent sur l’inconséquence, l’incohérence et les risques des décisions gouvernementales en défaveur des quartiers populaires. 

« Monsieur le Premier ministre,

Alors qu’un nouveau report du Comité interministériel des villes a été décidé, les mauvaises nouvelles pour les habitants de nos quartiers populaires pleuvent.

Fermetures de classes dans le cadre des cartes scolaires qui n’épargnent pas les écoles en Réseau d’Éducation Prioritaire, diminution des subventions de l’Etat, à hauteur de 10 à 20%, dans les Contrats de Ville, diminution de près de 30% des budgets alloués à la belle opération « Quartiers d’été », baisse des moyens pour les emplois aidés et l’insertion… sont autant de décisions qui risquent, à très court terme, de menacer des équilibres construits de longue date et de voir des projets associatifs et municipaux remis en cause.

Nous constatons chaque jour les dégâts que peut causer le sentiment d’abandon d’un Gouvernement qui ne tient plus la promesse républicaine de l’égalité des citoyens face aux services publics et aux politiques publiques.

Celles et ceux qui bénéficient des actions inscrites dans nos Contrats de Ville sont, monsieur le Premier ministre, des femmes et des hommes qui travaillent en usine, des agents de l’hôpital public ou des EHPAD, des salariés des commerces et des services, des saisonniers de la restauration et du tourisme, des mères qui élèvent seules leurs enfants, des retraités modestes, des demandeurs d’emploi, et puis des enfants et des jeunes qui aspirent à bien grandir et à prendre leur autonomie.

Ils ont besoin de nos services publics et de nos politiques publiques pour vivre, pour mieux vivre. Nous l’affirmons avec force, ils ont droit au meilleur ! A tous les citoyens des quartiers populaires, l’Etat n’aurait-il à proposer que des coupes budgétaires arbitraires et injustes ? C’est intolérable.

Le 13 mars dernier, nous sommes nombreux à avoir signé l’Appel d’Epinay-sous-Sénart qui alertait – une fois encore – sur les dangers d’une réduction des budgets alloués à la politique de la ville quand le nombre de quartiers prioritaires (QPV) et d’habitants en QPV augmente.

Cet Appel se terminait ainsi : « Nous appelons le gouvernement à se saisir dans la durée des enjeux liés aux quartiers prioritaires et des enjeux de l’égalité territoriale. (…) Nous lui rappelons notre détermination à porter de hautes ambitions pour la politique de la ville »

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Tribune du mois de mai : La sécurité par la Paix !

Tribune du Groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine

Bulletin départemental du mois de mai 2025

La sécurité par la Paix !

Alors qu’un nombre croissant de seinomarins peinent à obtenir des ressources suffisantes pour vivre décemment, que nos services publics ont besoin de moyens à la hauteur des besoins, dans la santé, le logement, l’éducation, la protection de l’enfance, l’accompagnement du grand âge, la justice… l’urgence est au rétablissement d’une véritable sécurité sociale !

Alors que nos communes, nos départements sont asphyxiés par des décisions gouvernementales successives qui les privent de leur capacité à agir en proximité afin de répondre aux attentes des habitants, l’urgence est de réarmer les budgets des collectivités locales !

Alors que le climat, la biodiversité, l’environnement sont abimés, l’urgence est écologique pour assurer notre avenir commun !

La véritable sécurité est donc globale et repose sur une réponse publique forte dans tous les champs fondamentaux de la vie.

La véritable sécurité passe par la paix sociale, la paix civile, la paix géopolitique.

Le poids du budget militaire en France a déjà augmenté de 50 milliards d’€. Il est le premier poste de dépenses par ministère. Or, le Président Macron entend le porter à 120 milliards d’€ par an au détriment de tous les autres.

La guerre en Ukraine est une guerre coloniale menée par la Russie. Et comme toutes les guerres coloniales, comme la Palestine, c’est par le droit international – et la justice internationale de le faire respecter -, que se trouve une issue pacifique et durable. Le surarmement n’étant qu’une impasse qui ne conduit qu’à une insécurité grandissante.

gauchecombative.76@gmail.com

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de Mai 2025

La droite départementale baisse le « Pass’Jeunes76 » : les élus communistes l’appellent à revenir sur cette mesure irrespectueuse de notre jeunesse

Après la hausse des tarifs de cantine dans de nombreux établissements, et la baisse de dotations pour la réussite éducative des collégiens, les élu.e.s de droite de la majorité départementale renoncent à la culture pour tous et au sport pour tous ! En effet, ils s’attaquent une nouvelle fois à la jeunesse en baissant le « Pass’Jeunes 76 ». Les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine réagissent et appellent la majorité à revenir sur cette mauvaise mesure :

« C’est avec consternation que nous apprenons lors d’une simple commission permanente que la majorité départementale de droite a décidé de diviser par deux le « Pass Jeunes 76 », un dispositif pourtant essentiel pour des milliers de jeunes seinomarins pour accéder à la culture, au sport et aux loisirs. Une bouffée d’air, un coup de pouce pour aller au cinéma, s’inscrire dans un club de sport, accéder à la culture, bouger, respirer.

Rappelons qu’il n’y a pas si longtemps, en pleine épidémie, notre jeunesse, alors en pleine construction de soi, s’est retrouvée enfermée, isolée, privée de repères. Toutes les activités extrascolaires ont été interrompues : sport, musique, voyages, événements culturels… La conséquence ? Sur le plan psychologique, de nombreux jeunes ont développé des troubles liés à l’anxiété ou à la dépression. Le manque de repères, l’incertitude permanente et la peur de l’avenir ont généré un profond mal-être chez certains. Aujourd’hui, comme les adultes, elle est abimée et humiliée par les politiques nationales menées par la droite.

C’est dans ce contexte que la droite du département décide de punir notre jeunesse – enfin une partie de notre jeunesse. Celle qui n’a pas la chance de pourvoir accéder facilement à la culture et au sport.

Une des explications de cette coupe drastique est inacceptable car elle « a vocation à dissuader les pratiques de hausse des tarifs par certains clubs qui cherchent à bénéficier d’un maximum d’aides au détriment des familles ».

Pourquoi une telle suspicion ? Car ce sont bien des bénévoles, pour la grande partie, qui donnent de leur temps pour les autres, pour permettre à chacun de pratiquer une activité sportive et culturelle, pour le droit à la santé, les droits des personnes en situation de handicap, pour la solidarité, le devoir de mémoire, pour notre patrimoine ou encore organiser de grands événements… et construire chaque jour les conditions pour s’épanouir et vivre bien ensemble. Et c’est comme ça qu’ils sont remerciés par la droite ? C’est scandaleux ! Plutôt que de regarder dans les poches des petits clubs, elle ferait mieux de regarder dans les poches des grandes ligues.

Les élu.e.s de la gauche combative, communiste et républicaine de Seine Maritime ont voté contre cette décision et demandent à la droite de respecter notre jeunesse et nos clubs de proximité en renonçant à cette mesure injuste. »

Pour télécharger le communiqué : CP GGC Pass Jeunes 76 Avril 2025

Retour sur le Conseil départemental du 27 mars

Le Conseil départemental du 27 mars a voté le budget 2025 du Département. Un budget dans la douleur sous l’emprise des coups portés aux collectivités locales par la droite au pouvoir à l’Élysée comme à Matignon. Mais la droite départementale, tout en faisant le même constat, celui d’une perte d’autonomie et de moyens qui pousse les départements au bord de la cessation de paiement ou de politiques publiques, ne voit toujours pas le rapport avec les décisions et orientations des gouvernements Macron successifs… 

Ce Conseil a également été marqué par une nouvelle et importante manifestation des personnels en charge de la protection de l’enfance confrontés, en particulier, à l’insuffisance de moyens (nombre de places d’accueil et nombre de travailleurs sociaux…).

Il fut aussi beaucoup question de l’urgent besoin de paix dans un contexte marqué par la course aux armements et les discours des « va-t-en-guerre »…

Résumé de séance des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine au Département :

  • Budget 2025 du Département : dans la continuité des mauvais coups portés par la politique gouvernementale, la droite du Département augmente les impôts !
  • Conditionnement du RSA à 15 heures d’activités sans rémunération, ni contrat de travail !

  • Les élus communistes appellent à défendre la sécurité par la Paix et proposent que le Département s’engage dans la culture de la paix…

  • Les communistes défendent les débats de politique départementale…

  • EPR à Penly : Laurent Jacques défend le projet avec l’exigence de la sécurité…

  • Les personnels de la protection de l’enfance manifestent devant le Conseil départemental…

  • L’habitat intermédiaire pour les personnes âgées en débat au Conseil départemental : Sophie Hervé défend le logement social…

Pour télécharger l’a lettre d’information qui groupe : En Direct – Mars 2025

(Cliquer sur les images pour agrandir)

Budget 2025 du Département : face aux mauvais coups portés par le gouvernement de droite, la droite au Département augmente les impôts !

Le Conseil départemental du 27 mars examinait le projet de budget 2025 du Département de Seine-Maritime. De l’avis unanime des groupes politiques constituant ce Conseil, il s’agit du pire budget qu’ait eu à constituer le Département en raison notamment des dernières décisions gouvernementales dans le budget de l’Etat.

Des mesures hostiles aux collectivités locales qui font suite à d’autres mesures qui ont déjà affaibli la capacité à agir des départements, comme des communes. Au point que le Président de droite du Conseil départemental a déclaré en préambule de cette délibération : « le coût budgétaire de ces mesures vient obérer nos marges de manœuvre déjà fortement entamées par les réformes successives engagées ».

Résultat, ce budget prévoit d’augmenter les taxes dont le Département dispose encore du pouvoir de fixer leur taux. Résultat également, pour équilibrer ce budget, la majorité décide d’intégrer dès maintenant le résultat de l’exercice budgétaire de l’année dernière, se privant ainsi d’un futur budget supplémentaire en juin comme chaque année.

Une situation et des choix qu’ont dénoncé les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine par la voix de Joachim Moyse, avant de voter contre ce budget.

Sophie Hervé a, pour sa part, tenu à rappeler que si la majorité de droite entend étendre cette année la mise sous condition du RSA, actuellement expérimentée sur une partie du Havre, il faudra inscrire une dépense supplémentaire de 5,3 Millions d’euros… Avant d’ajouter : « Comme quoi entre des positions purement dogmatiques et les moyens budgétaires à mobiliser pour se faire, il y a un gouffre ! »

L’intervention de Joachim Moyse : 

« Une nouvelle fois, nous sommes confrontés à des décisions gouvernementales qui impactent les finances publiques du Département et, par extension, la vie quotidienne des Seinomarins.

Alors pour faire progresser les recettes du département, vous choisissez d’augmenter des impôts : hausse des taux sur les droits de mutation à titre onéreux, ainsi que sur la taxe d’aménagement, suppression de l’exonération pour les abris de jardin, introduction de la nouvelle taxe additionnelle de séjour.

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Soutien départemental aux investissements des communes : Joachim Moyse plaide pour un effort supplémentaire et plus équitable

Le Conseil départemental du 27 mars a examiné des modifications proposées au dispositif départemental de soutien aux investissements des communes.

Joachim Moyse, pour le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, a rappelé son soutien à ce dispositif utile et non obligatoire au titre des compétences départementales. Il a cependant expliqué que son groupe s’abstiendra sur ces modifications, pour marquer son appel à ce que soient étudiées les propositions formulées depuis plusieurs années pour plus d’équité.

« Monsieur le Président,

Comme nous l’avions déjà exprimé l’année dernière, notre groupe s’abstiendra sur ce rapport. Et comme cette position vous avait surpris, je prends le temps de vous l’expliquer.

Afin de répondre aux défis de financement auxquels sont confrontées de nombreuses communes, il est essentiel de mettre en place des mécanismes adaptés et renforcés pour soutenir les projets d’investissements locaux. C’est pourquoi nous saluons à nouveau l’existence et le maintien de ce dispositif de soutien départemental aux investissements des communes et des intercommunalités.

La création et la rénovation d’équipements communaux et intercommunaux sont indispensables pour répondre aux besoins et aux aspirations des habitants, à l’amélioration des services publics de proximité et au bon fonctionnement des associations locales ; elles favorisent aussi le développement de l’activité économique et de l’emploi par les mises en chantier qu’elles génèrent.

Mais, le contexte budgétaire difficile des collectivités, lié à des dépenses croissantes et des recettes en baisse avec les mesures austéritaires gouvernementales successives, empêche nombre d’entre elles d’investir dans des projets structurants.

Certaines communes pauvres se retrouvent de fait dans l’impossibilité de déposer des dossiers de financement faute de moyens.

Pour y remédier, il serait nécessaire d’augmenter la bonification de l’aide départementale en faveur des projets des communes disposant de ressources bien inférieures à la moyenne.

Pour accroître cet effort départemental, nous pourrions nous inspirer du travail réalisé conjointement par tous les groupes sur les critères qui avaient été retenus avant 2022 pour répartir le FDPTP (Fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle) et les DMTO (Droits de mutation à titre onéreux).

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Sophie Hervé interroge sur l’expérimentation de la mise sous condition du RSA à 15 heures d’activités sans rémunération ni contrat de travail

Utilisant la procédure des questions orales au Président, en séance du Conseil départemental du 27 mars, Sophie Hervé a demandé de disposer d’un bilan précis de l’expérimentation de la mise sous condition du RSA à 15 heures d’activités sans rémunération ni contrat de travail. Une expérimentation en Seine-Maritime votée l’année dernière uniquement par les élus de droite.

Texte de la question posée par Sophie Hervé

« Monsieur le Président,

Le 20 juin dernier, les élus de droite qui forment à un cheveu près la majorité de notre Conseil départemental, ont voté l’expérimentation de la mise sous condition du versement du RSA, à la réalisation par les allocataires de 15 heures d’activités hebdomadaires non rémunérées.

Le Médef en rêvait, Emmanuel Macron l’a fait, la droite au Département l’applique malgré l’opposition des élus de Gauche : désormais on peut se voir imposer 15h d’activités professionnelles par semaine, sans percevoir un salaire ni bénéficier d’un contrat de travail. Il faut pour cela être allocataire du RSA qui peut vous être supprimé si vous refusez.

Pourtant le RSA est une allocation de solidarité bien faible pour tenter de survivre et non un privilège ! (635€ par mois pour 1 personne seule, 953€ pour 2, moitié moins que le seuil de pauvreté). La solidarité, la vraie, ne se conditionne pas, c’est un devoir pour une société dite civilisée.

De plus, en créant cette obligation infligée aux plus démunis, vous avez ouvert la porte au travail gratuit. Pourquoi continuer à rémunérer un salarié pour assumer certaines tâches, alors que l’on peut utiliser un allocataire du RSA sans débourser un centime ?

Et s’il y avait suffisamment d’emplois pour employer tout le monde y compris ceux qui en sont le plus éloignés, alors pourquoi ne pas les embaucher tout simplement, avec contrat de travail et salaire au SMIC (le SMIC brut étant 3 fois supérieur au montant du RSA) ?

Pendant que les plus pauvres sont rendus seuls responsables de ne pas être en emploi, les vrais assistés continuent de bénéficier sur le budget de l’Etat de cadeaux fiscaux et d’exonérations de charges à profusion.

Comme vous le savez, nous condamnons, ces dérives qui creusent les injustices et nuisent à la cohésion de la société.

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