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Alban Bruneau alerte sur les moyens indispensables au bon fonctionnement des EHPAD

Profitant de la délibération inscrite à l’ordre du jour du Conseil départemental du 7 octobre pour fixer l’encadrement des tarifs des établissements médico-sociaux en 2023, Alban Bruneau s’est exprimé sur les graves difficultés pesant sur le fonctionnement des EHPAD.

« Je profite de cette délibération pour dénoncer le poids de plus intenable des dépenses de personnel qui pèsent sur le budget des EHPAD publics. Je ne parle pas malheureusement de celles qui servent à la rémunération des différents professionnels des équipes, dont les salaires demeurent bien inférieurs à leur engagement, à leurs contraintes et à leur utilité.

Je parle ici des dépenses liées à l’intérim, aux solutions que les établissements doivent sans cesse rechercher face à des vacances de postes ou des remplacements, pour assurer la continuité de service et de soins. Avec, au passage un stress considérable face à la perspective imminente d’absence de solution et les risques encourus alors pour les résidents. »

Illustrations :

« Pour l’EHPAD de ma commune mais je sais qu’il n’est pas un cas isolé, la réalité actuelle c’est :

  • L’impossibilité de compter sur un médecin coordinateur ;
  • De grosses difficultés pour recruter dans la durée une infirmière de coordination (IDEC) ;
  • Un recours contraint à l’intérim, et encore ce recours est quelquefois infructueux, pour recruter nos personnels soignants, d’où un surcoût budgétaire considérable et des conséquences sur la pourtant nécessaire stabilité des équipes.

Or, nous avons besoin d’équipe complète et stable. Le métier d’infirmier est avant tout un métier de transmissions, visant à garantir la continuité des soins aux résidents. Le recours à de multiples interlocuteurs, s’il permet de résoudre une problématique de planning, découd la nécessaire permanence et cohérence des soins et de l’accompagnement.

Lorsque, face à une absence de personnel soignant nous devons faire appel à une infirmière sur la plateforme « URPS » (Unions régionales des professionnels de santé) le coût de la prestation est tel que 5 jours de présence d’une infirmière intérimaire coûtent aussi cher qu’un temps plein d’infirmière sur 1 mois !

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Tarifs 2023 des établissements médico-sociaux : les réserves et propositions des élus de la Gauche combative

Comme chaque année, le Conseil départemental fixe l’encadrement des tarifs et des dotations versées par le Département aux établissements agissant dans les secteurs de l’autonomie des personnes âgées, du handicap ou de la protection de l’enfance. Pour 2023, le Conseil du 7 octobre s’est vu proposer un taux moyen d’augmentation de 1,5%, pouvant aller au-delà pour les établissements liés par un Contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. Il a également prévu la création d’une dotation spéciale pour aider ces établissements à surmonter l’inflation.

Pour le groupe de la Gauche combative, Sophie Hervé a émis plusieurs réserves et fait état de plusieurs propositions afin de s’assurer de la bonne couverture des besoins des établissements pour développer les conditions d’accueil, d’accompagnement et de prise en charge adaptées des usagers concernés.

Sophie Hervé est tout d’abord revenue sur les tergiversations de la majorité des droites dans ce domaine de l’encadrement des tarifs au cours des précédentes années : « Généralement, ces propositions d’encadrement annuel faisaient consensus parmi les groupes composant notre Conseil, mais depuis quelques années, elles font débat.

Ce fut le cas pour les tarifs 2019 et ceux de 2021 où « la nécessité de préserver les équilibres budgétaires de la collectivité », je cite la phrase issue des rapports de l’époque « risquaient de déséquilibrer ceux des établissements », là je cite mon intervention de l’époque… En conséquence de quoi, ces délibérations furent adoptées uniquement par le groupe majoritaire.

La copie revue à la hausse pour les tarifs 2020 puis 2022 ont sans aucun doute confirmé que nous avions vu juste. Et d’ailleurs, s’agissant de l’année dernière, un amendement voté en séance avait même été plus loin de 0,5 points par rapport à la proposition du rapport, en portant le taux moyen d’évolution à 1,5 %.

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Le Département soutient-il vraiment le pouvoir d’achat ? C’est la question posée par Joachim Moyse en Conseil départemental

Au cours du Conseil départemental du 7 octobre, le groupe des droites a souhaité énumérer les mesures prises par le Département pour soutenir le pouvoir d’achat des seinomarins. Sans contester la réalité de ces décisions sur les tarifs ou à travers des guichets d’aides individuelles, « comme le pratiquent aussi de nombreuses communes », Joachim Moyse pour le groupe de la Gauche combative les a questionnés : comment peut-on affirmer soutenir le pouvoir d’achat et s’opposer à l’augmentation générale des salaires et des pensions à hauteur de l’inflation ?

« L’inflation atteint 7%, elle est annoncée à 8% en fin d’année, c’est l’envolée des prix et de l’inquiétude pour les français ! Les gens hésitent entre se soigner ou payer le loyer, remplir le réservoir ou remplir le frigo.

La pauvreté et la précarité augmentent dans notre département et pour les plus modestes la situation devient invivable comme ils en témoignent sur les marchés des quartiers populaires en limitant leurs achats. Pour eux, l’inflation qui galope, c’est le pouvoir d’achat qui recule.

Mais beaucoup disent que la guerre en Ukraine n’explique pas tout parce que, d’une part, il y a des opportunistes qui utilisent cette situation pour faire des profits et parce que d’autre part il y avait déjà un problème de pouvoir d’achat avant.

Le PIB de notre pays se porte à merveille. Mais là on le voit bien, ça ne ruisselle pas. Pendant la dernière décennie, les plus riches se sont fortement enrichis pendant que le pouvoir d’achat du reste de la population a proportionnellement régressé.

La crise sanitaire a même amplifié la tendance, puisqu’au plus fort de la pandémie, les richesses des foyers fiscaux les plus hauts ont bondi de 86%, avec 236 Milliards d’euros de plus. Elles avaient déjà progressé de 231 Milliards sur 10 ans de 2009 à 2019.

Pour les salariés aussi, c’est la douche froide. Les salaires ont faiblement augmenté sur la même période, ne permettant pas de protéger les salariés contre la hausse du coût de la vie, qui comme le rappelle Le Figaro, avait franchi la barre des 2% dès septembre 2021…

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La Seine-Maritime, terre de résilience face au changement climatique… et terre de transition écologique dans l’industrie

Le groupe des élus Verts a souhaité, lors du Conseil départemental du 7 octobre, débattre de la résilience de notre Département face au changement climatique. Pour le groupe de la Gauche combative, c’est Alban Bruneau qui a rejoint leurs constats et nombre de leurs propositions… en y ajoutant une dimension importante : la nécessaire transition écologique concertée de nos industries !

Pour visionner l’intervention d’Alban Buneau : La résilience face au changement climatique – Vidéo – AB

« Merci à nos camarades écologistes pour ce débat pour lequel nous souscrivons pleinement à l’objectif annoncé dans son titre. Un thème qui fait d’ailleurs écho à l’actualité brulante de cet été sur l’ensemble du pays, avec la canicule que nous avons subi. Comme quoi les prévisions de températures qui devaient nous impacter en 2050, sont déjà là. Le changement climatique n’est plus le problème de demain, mais bien d’aujourd’hui.

L’enjeu dorénavant est d’une part de limiter au maximum le changement climatique et la crise écologique, l’un ne peut pas aller sans l’autre. Pour cela il est nécessaire de quitter ce modèle de société qui privilégie les profits au détriment de l’humain et de la planète.

Et d’autre part d’adapter nos territoires pour qu’ils puissent faire face au bouleversement qui est en train de se produire. Car si nous n’enclenchons pas dès maintenant la transition, elle s’imposera à nous d’elle même, mais de manière beaucoup plus radicale et impactera la population de manière brutale, et ce seront encore une fois les personnes les plus démunies qui seront le plus touché.

Concernant l’Axe Seine qui structure notre Département et qui génère des dizaines de milliers d’emplois, sa transition est indispensable, la majeure partie des activités industrielles qui s’y développent étant génératrices de grosses quantités de CO2.

La décarbonation de ces industries doit s’anticiper dès maintenant. Les pouvoirs publics ont un rôle majeur à jouer pour relocaliser notre industrie et la décarboner au maximum, pour faire de l’Axe Seine une référence en la matière.

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« Refusons la chasse aux pauvres qui tourne à l’obsession », l’appel de Sophie Hervé

Au cours des débats organisés au début du Conseil départemental du 7 octobre, le groupe des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine a choisi comme thème le refus de la chasse aux pauvres et de la culpabilisation des milieux populaires en écho aux déclarations du Président de la République et du Président du Département. C’est Sophie Hervé qui a sonné la charge en affirmant en préambule : « Considérons que les assistés, ce sont ceux qui s’en mettent plein les poches, bénéficiant de lois sur mesure ou d’arrangements fiscaux, ceux qui spéculent sur l’énergie, les denrées alimentaires et nourrissent l’inflation. »

« Je rassure tout d’abord mes collègues socialistes, le titre de ce débat choisi par notre groupe, ne nous invite pas à débattre de l’instauration de la ZFe sur la Métropole rouennaise, bien qu’il puisse y avoir un lien, mais ce serait prendre le grave sujet que nous voulons traiter ce matin, par le petit bout de la lorgnette.

D’autant que dans les oppositions légitimes à cette ZFe précipitée qui pénalise les automobilistes les plus modestes, nous pourrions souligner quelques contradictions avec des prises de position exprimées récemment pour culpabiliser et pointer du doigt les plus démunis.

Non, ce débat ce matin, c’est d’abord pour lancer un cri d’alerte, un cri de colère : il y en a assez de cette chasse aux pauvres qui tourne à l’obsession ! Il y a assez de ce matraquage des milieux populaires,

  • Accusés de ne pas traverser la rue pour trouver un travail ;
  • De profiter de l’allocation de rentrée scolaire pour changer la télé ;
  • De vivre au crochet de ceux qui bossent grâce à la perception des alloc ou du RSA ;
  • Et désormais priés de mettre un pull cet hiver, d’abandonner sa vieille voiture et de se cantonner aux pâtes et à la purée.

Quant aux demandeurs d’emploi, dont le gouvernement veut de nouveau baisser les droits au nom d’un dispositif de solidarité jugé trop abondant, rappelons-nous que des études avérées ont démontré que la part de versement abusif était estimée à 0,5%.

Si nous sommes parfaitement d’accord pour en finir avec les assistés, mettre un terme aux abus qui minent la société, assèchent la Sécurité Sociale et alimentent les inégalités, sources de tensions et d’exclusion, alors attaquons nous tous ensemble aux profiteurs, les privilégiés et leurs privilèges.

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Crise énergétique : quand Laurent Jacques remet les pendules à l’heure…

L’un des débats préalables à l’examen de l’ordre du jour du Conseil départemental du 7 octobre s’est bien entendu arrêter sur la crise énergétique et ses conséquences, tant pour les usagers que pour leurs collectivités locales. Pour le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, Laurent Jacques a tenu à mettre les choses au point, tout en revendiquant un changement de politique…

« Il y a une trentaine d’années, l’Union Européenne a commencé à ouvrir les marchés nationaux de l’énergie à la concurrence, au prétexte d’harmoniser le secteur. En 2004, on procédait à la privatisation d’EDF à marche forcée.

Une réelle harmonisation aurait consisté en un alignement des prix vers le bas. Au lieu de cela, la libéralisation à outrance concernant ce bien de première nécessité conduit à des dérapages aujourd’hui totalement hors de contrôle. Entre le col roulé de Le Maire et la polaire camouflage de Borne, elle donne à voir des images qui prêteraient à sourire si la situation n’était pas aussi grave.

Cette ouverture des marchés avait aussi pour but de sécuriser l’approvisionnement de plus de 30 pays. L’idée est louable, mais quand on se trouve dans un des secteurs géographiques produisant le plus d’électricité, on a vraiment le sentiment d’être le dindon de la farce.

Nous avons dans nos boites à pharmacie nos comprimés d’iode, en cas d’incident grave dans l’une des deux centrales nucléaires du département. Où que se porte notre regard sur terre, les éoliennes viennent zébrer le paysage. Un premier parc en mer est en construction et, si on ne stoppe pas cette folie, un second est prévu. Plus nous produisons, plus nous payons. C’est la double peine pour les Seinomarins.

Le montant des factures de gaz et d’électricité explose pour les ménages et touche particulièrement ceux qui, comme c’est le cas dans des co-propriétés, ne bénéficient pas d’un tarif plafonné. Chez les locataires du parc social, le pire est à redouter. Dans certains cas, les bailleurs n’ont pas été mesure de s’inscrire dans le cadre du bouclier tarifaire.

Et même lorsque c’est le cas, nous savons d’ores et déjà qu’il sera revu à la hausse le 1er janvier prochain. Les locataires, souvent en situation de fragilité, ne perçoivent pas les fameux « 19 degrés » comme une injonction, mais comme un rêve qu’ils n’atteindront pas cet hiver.

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Non à la fusion des Départements et des Régions ! La plaidoirie de Séverine Botte

Pour le groupe « Agir au Département », Dominique Métot a souhaité connaître, en ouverture du Conseil départemental du 7 octobre, la position des autres groupes politiques composant le Conseil départemental sur le projet du Président de la République de voir fusionner les Départements et les Régions. Pour le groupe de la Gauche combative, Séverine Botte a fait part de son opposition ferme à cette « mauvaise idée qui éloignerait encore un peu plus les citoyens des centres de décisions et distendrait le lien entre élus et habitants. »

Explications…

« Aujourd’hui dans cette crise démocratique et la perte de repères qui l’accompagne, la commune et le département résistent. Pourquoi ? Parce que ces deux échelons restent étroitement connectés au vécu des habitants, à leur vie quotidienne et à cette proximité que tout le monde appelle de ses vœux.

Les politiques, les dispositifs que nous décidons sont soumis immédiatement à l’examen de la vraie vie. Nous l’avons encore vu depuis plusieurs mois avec le déploiement des tablettes numériques dans les collèges. On le mesure chaque jour avec les réponses que nous cherchons à apporter aux besoins dans les différents secteurs des solidarités. Protection de l’enfance, aide à domicile, aides sociales, accompagnement du handicap. Ou encore dans les soutiens adaptés que nous apportons aux communes.

Non seulement parce que, à cette échelle départementale, nous partageons souvent les mêmes réalités, en tout cas parce que nous les connaissons, et parce que nous entretenons le lien avec les maires et les acteurs locaux.

Non seulement parce que, comme en témoigne cette assemblée, les femmes ont trouvé leur place ici pour porter une autre voix et un autre regard dans le département. 

Mais aussi parce que, pour une grande majorité de Conseillers départementaux nous sommes aussi des élus communaux, et pour beaucoup nous exerçons un métier.

Et je pense que tout le monde conviendra que question plan de charge comme on dit, nous sommes bien servi. Pas besoin d’en rajouter.

La Région, c’est plus loin, plus inaccessible pour l’élu local et le citoyen. Et leur contour élargi désormais, nécessite un mandat dédié pour ne pas limiter le rôle du Conseiller régional à une simple caution, un simple habillage démocratique.

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Pas de coupure de nos services publics ! l’Etat doit étendre le bouclier tarifaire aux communes et aux départements

Pour garantir la continuité de nos services publics et défendre nos communes et nos départements qui sont confrontés à la flambée des tarifs de l’énergie, sans aucune aide ni bouclier de l’Etat, il faut nous mobiliser.

C’est le sens de l’appel lancé par l’Association Départementale des Elus Communistes et Républicains.

➡️ Jeudi 6 octobre, devant la préfecture de Seine-Maritime, exigeons des mesures immédiates pour protéger nos communes et nos services publics de proximité.

➡️ Réclamons la création d’un fonds d’urgence énergie, l’application des tarifs réglementés de vente de l’électricité ou du gaz pour les collectivités, le blocage des prix, ou encore l’application d’un taux de TVA réduit sur les factures énergétiques des collectivités et de leurs groupements.

Les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine au Département

Nicolas LANGLOIS, Maire de Dieppe, Conseiller départemental du canton de Dieppe 2

Maryline FOURNIER, Maire d’Arques la Bataille, Conseillère départementale du canton de Dieppe 2

Laurent JACQUES, Maire du Tréport, Conseiller départemental du canton d’Eu-Le Tréport

Christine MOREL, Maire d’Harfleur, Conseillère départementale du canton du Havre 2                                                                                      

Alban BRUNEAU, Maire de Gonfreville l’Orcher, Conseiller départemental du canton du Havre 3

Sophie HERVE, Conseillère municipale du Havre, Conseillère départementale du canton du Havre 3

Séverine BOTTE, 1ère Adjointe au Maire d’Oissel, Conseillère départementale du canton de Saint-Etienne-du-Rouvray

Joachim MOYSE, Maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, Conseiller départemental du canton de Saint-Etienne-du-Rouvray

(Cliquer sur l’image pour visionner l’appel)

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Revalorisation salariale des aides à domicile et extension du SEGUR aux personnels administratifs et techniques : les élus de la Gauche combative saisissent le Président du Département

Malgré les annonces, malgré les engagements, les aides à domicile attendent toujours l’application des mesures de revalorisation salariale qu’elles méritent amplement.

Quant aux décisions prises récemment pour couvrir auprès des organismes employeurs le coût de ces revalorisations, les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine au Département pointent une insuffisance préoccupante.

Face à cette situation, mais aussi pour demander que les mesures de revalorisation salariale puissent également concerner les personnels administratifs et techniques des établissements sociaux et médico-sociaux, à leur tour oubliés par les décisions du SEGUR, Nicolas LANGLOIS, Séverine BOTTE, Alban BRUNEAU, Maryline FOURNIER, Sophie HERVE, Laurent JACQUES, Christine MOREL et Joachim MOYSE, viennent de saisir le Président du Conseil départemental.

Extraits :

« Les personnels du secteur de l’aide à domicile font preuve au quotidien d’un engagement exemplaire, malgré des conditions de travail souvent difficiles et des rémunérations qui ne reflètent pas cet engagement et leur utilité auprès des personnes âgées et des autres usagers en perte d’autonomie. Ils méritent une revalorisation conséquente de leur salaire.

Cette évidence largement partagée lors de la crise sanitaire, a cependant été oubliée dans l’élaboration du SEGUR de la santé. La mobilisation des professionnels de ce secteur et des autres filières sociales et médico-sociales injustement « oubliés », et le soutien de nombreux élus locaux, ont permis, non sans mal, d’obtenir une première avancée sous la forme d’une revalorisation plancher de 183 Euros net par mois, avec effet rétroactif au 1er avril, dans le cadre du SEGUR II.

Depuis, ils attendent que cette décision soit appliquée et s’en émeuvent auprès de leurs employeurs, qui eux-mêmes attendent que leur soit précisées les conditions de financement de cette mesure.

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Refus du transfert des Routes Nationales au Département : il faut assurer collégialement la fin des aménagements de la RN27 !

L’article 38 de la loi 3DS votée le 21 février et son décret d’application publié le 30 mars prévoit que 9.000 km de 400 routes nationales, autoroutes et tronçons d’autoroute non concédées par l’Etat peuvent faire l’objet d’un transfert de propriété aux départements et aux métropoles (cela représente presque tout le réseau national).

Par courrier du 1er septembre, le Président du Département qui avait visiblement envisagé dans un premier temps de répondre favorablement à cette « invitation à transférer » les RN27 (Dieppe/Tôtes) et RN 31 (Rouen/Reims par Gournay) fait marche arrière. Il informe de l’annulation du Conseil départemental exceptionnel du 19 septembre qui devait en délibérer.

Pour lui les conditions de ces transferts ne sont pas réunies, la compensation financière calculée par l’Etat en faveur du Département étant très inférieure aux estimations de celui-ci. Il ajoute que les conditions du transfert des personnels et du matériel ne sont pas établies.

Cependant, dans ce même courrier, le Président fait état de sa volonté de poursuivre l’intervention du Département en vue de régler les conséquences de la mise en service récente du nouveau tronçon de la RN27.

Nicolas LANGLOIS, Maryline FOURNIER, Laurent JACQUES, Conseillers départementaux, et le Député Sébastien JUMEL ont réagi à ce courrier et à cette décision. Ils regrettent son manque de concertation et  souhaitent savoir précisément les raisons qui l’ont conduit à rejeter ce transfert. Ils lui proposent d’organiser une table ronde réunissant les acteurs locaux afin de partager le même niveau d’information et de déterminer, collégialement, les meilleures mesures à prendre pour fluidifier les principaux accès routiers à Dieppe.

Pour télécharger le courrier du Président : Transferts des routes nationales – Courrier Pdt

Pour télécharger le courrier de réponse : Transferts des routes nationales – Courrier groupe