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L’appel de Nathalie Nail et de Jean-Paul Lecoq : la centrale thermique du Havre doit vivre et ses emplois sauvegardés !

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Communiqué de Nathalie Nail et de Jean-Paul Lecoq

« Avec le projet de fermeture pure et simple de la centrale thermique du Havre annoncé par la ministre de l’Ecologie alors que cette unité majeure de production était visée par une reconversion progressive sur vingt ans, s’allonge la douloureuse liste des reniements gouvernementaux. La libéralisation de l’énergie se poursuit et Le Havre est de nouveau percuté de plein fouet.

Que ce gouvernement ne tienne pas sa parole n’a rien hélas d’exceptionnel mais qu’il navigue à vue en matière d’aménagement du territoire comme dans le domaine de la politique portuaire et énergétique est accablant.

Cet amateurisme visant à privilégier les effets d’annonce sans se préoccuper de définir et de porter de véritables stratégies publiques industrielles, énergétiques, portuaires impacte gravement l’activité économique et l’emploi. C’est inacceptable, nous devons tous nous y opposer avec la plus grande détermination.

Ainsi, au lieu d’appliquer aveuglement les contraintes de la COP 21 et de fermer les yeux au passage sur les dérives constatées encore récemment avec le groupe Lafarge/Holcim et d’autres industriels qui marchandent les droits à polluer, ce gouvernement serait mieux inspiré d’ouvrir les voies du dialogue et de la construction collective pour aboutir à des projets alternatifs capables d’assurer un approvisionnement énergétique indépendant, à des coûts compatibles avec le pouvoir d’achat des usagers et dans le respect de l’environnement.

La centrale thermique du Havre doit vivre, tous ses emplois doivent être sauvegardés tout comme ses retombées sur l’activité économique et portuaire régionale, un projet alternatif au charbon doit être travaillé dans des délais raisonnables en lien avec les salariés de la centrale et en s’appuyant sur leur savoir-faire. Ce projet alternatif est indispensable, il est possible si tous le monde se mobilise.

C’est ce que nous irons dire au Ministre de l’économie le 18 juillet prochain. Nous sommes reçus initialement sur le dossier des usines AREVA de l’éolien offshore, nous emportons déjà avec nous le projet de nationalisation de la cimenterie Lafarge, le sort du terminal multimodal du Havre ainsi que le dossier de l’Axe Seine. Nous y ajouterons le dossier de la centrale thermique. Cela commence à faire beaucoup pour une région havraise capitale de l’économie normande.

Nous demandons à l’Etat d’organiser à la rentrée une réunion de travail avec tous les acteurs concernés par l’avenir de notre centrale thermique ».

Télécharger le communiqué : COMMUNIQUE CENTRALE THERMIQUE

Soutien aux Sidel : pour Jean-Paul Lecoq, 27 licenciements, c’est 27 de trop !

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Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher, Conseiller départemental et Vice-Président de la CODAH a souhaité réagir par communiqué aux licenciements qui interviennent dès ce mois de juillet au sein de l’entreprise SIDEL d’Octeville-sur-Mer dans le cadre du plan de restructuration décrété par le groupe Tétra-Laval.

« Après plusieurs mois d’âpres négociations et une lutte sociale exemplaire des salariés soutenus par la population, le plan de restructuration décrété par le groupe Tétra-Laval pour satisfaire l’appétit vorace de ses actionnaires, se solde au sein de l’entreprise Sidel d’Octeville-sur-Mer par 27 licenciements sur les 190 emplois initialement concernés.

Je tiens à saluer la détermination et le courage des salariés de Sidel et de leurs familles, de leurs organisations syndicales, pour avoir su faire reculer la direction du groupe. Ils ont su aller jusqu’au bout !

Cependant les 27 licenciements imposés par la direction sont 27 de trop, d’autant que les 14 départs annoncés dès le mois de juillet intègrent 4 licenciements forcés.

Je dénonce fermement cet acte mis en œuvre à la veille des congés scolaires d’été. Il s’agit d’un geste violent de la part de la direction qui est la marque d’un véritable mépris pour les salariés, ne me faisant par ailleurs aucune inquiétude quant à la qualité des vacances estivales que ne manqueront pas de prendre dirigeants et actionnaires d’un groupe qui se porte parfaitement bien !

Ce n’est pas la première provocation de cette direction. La gestion de ce plan a été plus que douteuse, s’accompagnant de pressions inacceptables sur le syndicat majoritaire CGT dont près de 80% de ses membres étaient visés par le premier plan de licenciement, et des reclassements internes loin d’avoir été tous menés avec la même attention…

Dernier fait en date, le refus du délai de six mois supplémentaire sollicité par les représentants du personnel pour laisser le temps aux salariés licenciés d’anticiper au mieux leur départ.

Le plan de licenciement porté par le groupe Tétra-Laval chez Sidel suit une logique actionnariale que nous ne cessons de dénoncer. Elle est le symbole d’un système économique à bout de souffle qui n’en finit pas de détruire de l’emploi pour remplir les comptes bancaires des plus riches, sous les yeux d’un gouvernement qui est passé maitre dans l’art du laissez-faire.

Face à ce constat, les syndicats de l’entreprise n’ont jamais lâché : ils restent combatifs et solidaires pour résister et défendre les intérêts des salariés ».

Télécharger le communiqué de Jean-Paul Lecoq : 06-07-08 – Communiqué SIDEL

La présence de proximité des services sociaux du Département menacée par l’austérité : le groupe communiste, Front de Gauche sonne l’alerte !!

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Alerté sur un projet de modification de l’organisation territoriale de l’action sociale en Seine-Maritime de grande envergure puisqu’il conduirait à la fermeture à court terme de 32 centres médicaux sociaux (CMS) et à la modification substantielle des UTAS en région rouennaise, le groupe communiste et républicain, Front de Gauche, au Département de Seine-Maritime a tenu à réagir auprès du président du Conseil départemental Pascal Martin sous la forme d’un courrier qu’il a rendu public.

Dans ce courrier signé de son président Hubert Wulfranc, le groupe rappelle son attachement à des unités territoriales situées au coeur des secteurs d’habitation, donc au plus près des habitants, avant de demander au président du Département de s’expliquer sur ce projet de réorganisation qui n’a fait l’objet d’aucun débat ou présentation préalable auprès de l’assemblée départementale. Il lui demande par ailleurs d’inscrire cette question à l’ordre du jour du prochain Conseil départemental et de suspendre ce projet d’ici là.

Télécharger le courrier d’Hubert Wulfranc : Courrier HW UTAS CMS

Cimenterie Lafarge : le Gouvernement aurait-il quelque chose à cacher ?

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Il aura fallu attendre près de 4 mois et de multiples interventions avec Jean-Paul Lecoq, de Thierry Foucaud, Vice-Président du Sénat, de Céline Brulin et Gilles Houdouin, Conseillers régionaux, de Gilbert Le Maître, Maire de Saint-Vigor-d’Ymonville ou encore des élus de la CODAH et de ceux de la communauté de communes de Caux Estuaire, pour obtenir de l’Etat la tenue d’une table ronde consacrée à la cimenterie Lafarge. Une usine menacée de fermeture par les logiques d’actionnaires du groupe Lafarge/Holcim qui ne se contente visiblement plus de ses 30 % de marge annuel.

Puis, quelques jours avant cette initiative publique forte fixée au 30 mai, l’Etat reportait unilatéralement la table ronde annoncée, au prétexte du mouvement social contre la loi travail. Quel rapport ? … Aucun…

Depuis, le gouvernement joue visiblement la montre en ne fixant aucune nouvelle date et ce malgré tous les emplois en péril et les enjeux industriels posés par cette décision aberrante du point de vue économique, sociétal et environnemental prise par le numéro un mondial du ciment.

Encore plus étonnant, la table ronde de l’Etat se fait attendre alors que les médias ont révélé récemment des éléments particulièrement choquants sur la stratégie conduite par ce groupe industriel. Il est question d’une marchandisation de droits à polluer d’une part et de liens avec l’organisation terroriste DAECH d’autre part.

Dans ces conditions, les élus et les salariés sont en droit de se poser des questions sur le rôle réel de l’Etat, via le gouvernement, dans cette affaire… Seule la table ronde demandée sera de nature à répondre à ces interrogations et de mesurer la réelle détermination de l’Etat pour sauver cette usine et ses emplois… encore faut-il qu’elle soit fixée…

C’est le sens du nouveau courrier adressé par Jean-Paul Lecoq à Monsieur le Sous-Préfet du Havre.

Télécharger le courrier de Jean-Paul Lecoq : Let JPL SOUS PREFET RELANCE TB

 

 

Conseil départemental du 20 juin : le groupe communiste du Front de Gauche à l’offensive !

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L’austérité aux couleurs du PS, qualifiée de « bruine libérale » par l’ancien président du Département Nicolas Rouly, serait-elle préférable à l’austérité décomplexée de la Droite et du Centre ? Une question en forme d’avertissement à laquelle les élus du groupe communiste et républicain du Front de Gauche ont refusé de répondre lors de la séance du Conseil départemental du 20 juin. En revanche, ils ont appelé à « la construction d’une alternative de salut public aux politiques libérales dévastatrice pour tous ceux, et ils sont les plus nombreux, qui n’émargent pas dans la caste des privilégiés ».

 Une séance marquée par deux débats à l’initiative des élus du groupe sur la situation sociale en « ce printemps prometteur pour tous ceux qui aspirent à un autre modèle de société », puis sur le projet routier inquiétant et « mal ficelé » de contournement Est de Rouen. Un échange ayant permis de constater la totale connivence des élus de Droite et du PS pour refuser d’appliquer tout principe de précaution envers les populations concernées et pour donner quitus au tracé soumis à péage arrêté par les services de l’Etat en dehors de toute considération d’intérêt général.

 La politique en faveur de l’éducation, la suppression des bourses départementales et l’aide à la restauration pour les collégiens, la Maison Départementale des Personnes Handicapées, la nouvelle politique touristique, la réforme du dispositif d’aide départementale aux communes, le sport, l’achèvement de la RN27 à Dieppe, l’axe Seine ou encore la bien curieuse gestion de la dette du Département, ont également donné lieux à des interventions et des oppositions de la part des élus communistes et républicains, Front de Gauche, au cours d’une séance bien trop marquée par des échanges stériles entre défenseurs du bilan de l’ancienne majorité et promoteurs du premier bilan de leurs successeurs. Pour mettre tout le monde d’accord, le groupe a estimé que les jours de leur même politique et conception de l’action publique « sont désormais comptés ».

Télécharger le compte rendu des interventions du groupe (10 pages) : En Direct 2016 06

Télécharger le compte rendu de synthèse (6 pages) : En Direct 2016 06 – synthèse

Gestion de la dette départementale : attention à ne pas jouer aux apprentis financiers !!

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La nouvelle politique de gestion de la dette du Département a été à l’origine, lors du Conseil départemental du 20 juin, d’une analyse très critique de la part d’Hubert Wulfranc sous forme d’une mise en garde très claire. Il s’est tout d’abord interrogé sur ce qui apparait comme un paradoxe : « Alors que les taux fixes sont historiquement faibles, vous choisissez ce moment pour miser sur les taux variables. C’est dangereux… ».

Puis il a dénoncé le financement désintermédié retenu dans ses orientations par la Droite départementale : « Le financement désintermédié  consiste, pour le Département, à aller chercher directement sur les marchés financiers les ressources nécessaires à la couverture de ses besoins d’investissement, sans recourir aux acteurs bancaires. Le rapport indique que cela serait rendu possible par l’attribution d’une note financière qui nécessiterait de mettre en place, en interne, une ingénierie ad hoc. Cette source potentielle de financements est mise en parallèle au recours possible à l’Agence France Locale créée par des collectivités locales fonctionnant également sur la base d’un système de notation financière ».

S’inquiétant que les élus de Droite n’aient pas bien tiré les leçons de la crise des subprimes qui a plongé le monde dans la récession, ainsi que le rôle particulièrement néfaste des agences de notation financière dans celle-ci, Hubert Wulfranc a proposé à la majorité « de ne pas jouer aux apprentis sorciers sur les marchés financiers pour chercher des financements », rappelant au passage que « le système de notation financière, intrinsèquement pourri, constitue par ailleurs un carcan idéologique… Des agences de notations financées, rappelons-le, par les émetteurs de titres et d’obligations. De ce seul fait, elles perdent toute légitimité ! ».

Le Vice-Président Lemmonier a répondu au groupe Communiste, le groupe socialiste étant curieusement resté silencieux, en assurant que la démarche de la majorité dans ce domaine se voulait avant tout pragmatique et sécurisée. Sa volonté étant « de réduire la dette et donc les intérêts versés aux banques et non de les enrichir ».

Orientations touristiques départementales : avec le tourisme industriel !

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Les élus du groupe ont de la suite dans leurs idées… Alors qu’Hubert Wulfranc était intervenu lors de notre dernière assemblée pour demander à ce que soient modifiées les nouvelles orientations touristiques du Département afin notamment d’y intégrer le tourisme industriel, la délibération soumise au Conseil départemental du 20 juin ignorait cet aspect. Séverine Botte a par conséquent procédé à une piqure de rappel qui, cette fois, a porté ses fruits.

« A l’heure de l’unification normande, il serait intéressant que les nouvelles stratégies de développement touristique s’établissent à l’échelle régionale à partir des atouts très complémentaires de chacun des 5 départements. Si la nouvelle Région ne sert pas à assembler les atouts et à créer des synergies entre ses départements, elle sert à quoi ?

Par ailleurs, il nous semble important de pouvoir intégrer dans l’offre touristique, la valorisation de nos savoir-faire et de notre patrimoine industriel et maritime. Le tourisme industriel, le tourisme maritime, comme le tourisme scientifique ne sont pas à négliger. Ils font aussi partis des atouts, de l’attractivité mais aussi de l’ADN de notre Département en matière touristique. De même le tourisme social fortement présent sur notre territoire a besoin d’être soutenu. Or, le projet présenté décline le tourisme sous toutes ses formes, même le tourisme d’affaires. Cependant, pas un mot sur le tourisme industriel, le tourisme scientifique, le tourisme social. Vous avez honte ou quoi ? Le tourisme ne consiste pas seulement à vendre des cartes postales et à mettre des sites sous cloche. Il doit d’abord refléter la réalité pleine et entière d’un territoire ».

Le Vice-Président, Jean-François Bures a alors confirmé que la mutualisation à l’échelle régionale sera engagée et que le tourisme industriel sera pris en compte notamment sur la vallée de la Bresle.

Télécharger l’intervention de Séverine Botte : 3.01 – Interv SB – Projet touristique

Charte éthique dans le sport : Séverine Botte met les choses au point

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Une charte éthique dans le sport a été présentée et adoptée par le Conseil départemental 20 juin. L’occasion pour Séverine Botte d’asséner quelques vérités… « Bien belle délibération qui rappelle ce que devrait être le sport et le cadre dans lequel il mérite le soutien public. Mais une délibération en complet décalage avec ce que nous constatons au quotidien, le sport étant livré à tous les travers produits par les logiques libérales. La recherche du profit à tout prix, le sensationnel, les trucages. Des supporters parqués comme des animaux que l’on gave de marques pour les abreuver et les conditionner dans leur vie de consommateur et des instances dirigeantes corrompues qui dictent leurs lois aux Etats et à leurs gouvernements ».

Avant de poursuivre : « L’UEFA ne vient-elle pas de se voir exonérer d’impôts en France par le gouvernement Valls pour l’organisation du championnat d’Europe de football pourtant largement sponsorisé par les impôts et l’argent public ? Il faudrait arrêter de prendre les gens pour des imbéciles, en leur servant du pain et des jeux afin de les infantiliser, de les dociliser mais surtout pour les détourner de leurs devoirs de citoyens. Nous voterons cette délibération même si elle concoure à sa manière à vendre une image idyllique du sport plutôt que d’en dénoncer les dérives pour les corriger ».

Télécharger l’intervention de Séverine Botte : 4.01 – Interv SB – Charte éthique

Révision du dispositif départemental de soutien aux communes : la souplesse qui cache la forêt…

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A peine nés, les CPS (Contrat de Proximité et de Solidarité) destinés à soutenir les communes sont envoyés à la casse par la nouvelle majorité de Droite, au profit d’un nouveau dispositif « souple » qui a fait réagir les élus communistes et républicains du Front de Gauche, lors du Conseil départemental du 20 juin. Car visiblement la souplesse cache d’autres objectifs…

La liste des 35 domaines ouvrant droit à une aide départementale pour les communes est ramenée 20, un quota annuel limitant le nombre d’aides possibles par commune est instauré et l’indice modulateur des aides (IDRC, Indice Départemental de Ressources et Charges) qui était basé sur des éléments objectifs pour apprécier la richesse ou la pauvreté d’une commune (comme le Revenu moyen par habitant, le taux de logements sociaux ou le potentiel financier moyen de la commune) donc son besoin de bénéficier d’une solidarité accrue de la part du Département est supprimé.

Par contre, plus de date limite de dépôt pour les dossiers et un engagement à délivrer une réponse de principe sous deux mois. Un examen des demandes « au fil de l’eau » comme l’a qualifié le Président du Département, donc avec des procédures allégées.

Mais, à l’arrivée, comme l’enveloppe globale de financement n’est pas modifiée et l’indice modulateur supprimé, les communes les plus pauvres verront probablement et mécaniquement leur part de financement se réduire et les plus riches leur part de gâteau augmenter. Cette réforme vient ainsi servir prioritairement les communes résidentielles au détriment des communes aux prises avec les conséquences des difficultés sociales de leurs administrés.

Comme Hubert Wulfranc l’a souligné : « Au cadre strict, précis, qui avait au moins le mérite, au-delà de ses nombreux écueils, d’apprécier parfaitement l’éligibilité des projets proposés et le calcul de la participation départementale, vous préférez purement et simplement supprimer le cadre… Vous vous affranchissez des éléments objectifs pour apprécier la richesse des communes, cependant nous visiterons votre politique d’aide à l’échelle des communes dans les mois qui viennent. On verra bien. Nous jugerons de l’application concrète de vos objectifs à l’aune de la réponse concrète qui sera apportée à chaque commune et à ses habitants ».

Une commission d’évaluation du dispositif sera en effet créée et le groupe communiste et républicain, Front de Gauche, y siègera.

Pour la Droite, Blandine Lefebvre a assumé clairement l’objectif de cette réforme en affirmant : « Il n’y a aucun rapport entre l’indice du nombre de logements sociaux et les besoins en soutien aux investissements des communes » alors que sa collègue Nathalie Lecordier a estimé carrément que « l’indice de logement social est un indice discriminatoire »… ce qui a fait bondir Hubert Wulfranc : « Le nombre de logements sociaux et le fait qu’il constitue un critère objectif pour apprécier la richesse d’une commune et le besoin de l’aide serait hors sujet ? Vous êtes hors du monde ! Vous faites ainsi une interprétation idéologique en niant que le logement social ait une incidence sensible sur les charges des communes. Votre propos est inentendable ! Vous opposez les populations et les territoires les uns aux autres ». Avant de conclure : « Vous jouez petit bras et tellement petit bras que vous aurez du mal à répondre à tous les besoins et donc à tous les dossiers qui seront déposés ».

Le groupe Communiste et Républicain, Front de Gauche et le groupe socialiste ont voté contre.

Maison Départementale des Personnes Handicapées : Sophie Hervé valide le bilan avec quelques bémols !

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Les nombreuses interventions des élus communistes et notamment de Mireille Garcia lors de la précédente mandature départementale ont enfin été entendues avec un renfort des moyens alloués aux MDPH. Sophie Hervé a tenu tout d’abord à saluer cet engagement : « La MDPH constitue un vrai progrès, une vraie avancée dans la vie quotidienne de tous ceux qui se trouvent en situation de handicap. Depuis près de 10 ans la progression considérable de son audience, les demandes qui ont doublé sur cette période, en attestent. Cependant au fil du temps, la réponse apportée par notre collectivité s’est dégradée et n’était plus à la hauteur de ces besoins. Austérité oblige pour certains, la majorité de la majorité précédente s’est égarée, laissant filer le niveau et donc la qualité de la réponse publique à apporter en faveur du bon fonctionnement de la MDPH. L’impulsion est désormais donnée, notamment avec l’affectation de moyens humains supplémentaires, même si nous notons à regret qu’ils sont pris ailleurs. Les orientations qui nous sont présentées vont dans le bon sens pour retrouver une vraie dynamique qui avait accompagné à l’époque la création et l’essor de la MDPH ».

Un salut du groupe avec au passage quelques mises en garde… « Nous nous en réjouissons même si nous restons vigilants quant aux effets seconds de la généralisation de la dématérialisation. Téléservice, numérisation des dossiers, flux d’échange sécurisé avec la CAF vont évidemment apporter du progrès. Mais nous savons aussi que pour les libéraux, cela permet souvent de réduire au passage et sous couvert de progrès et de modernité, les coûts salariaux et de déshumaniser les relations avec les usagers. Je ne vous ferais pas ce procès d’intention concernant la MDPH, il s’agirait d’une erreur fatale considérant l’importance de toujours privilégier l’humain d’abord dans la relation entre les administrations et les usagers. N’empêche, nous resterons vigilants ».

Autre réserve exprimée par Sophie Hervé : « De même il convient de rester attentif sur l’utilisation du système GASPER car si la collecte de données personnelles peut en effet s’avérer utile pour améliorer le traitement des demandes ou la rapidité des réponses, nous savons également qu’elle peut être à l’origine de dérives qui portent atteintes aux libertés individuelles ».

Cet effort réel consenti en terme de moyens en faveur de la MDPH, les élus communistes du Front de Gauche souhaitent qu’il soit généralisé : « il est indispensable de le considérer également pour d’autres secteurs tout aussi essentiels de l’action départementale. Ainsi, les personnels de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) sont actuellement mobilisés pour réclamer des moyens dont ils semblent manquer cruellement ».

Enfin, Sophie Hervé a interpellé le Président sur « la chasse aux ressources de personnes handicapées à des fins de financement de l’aide sociale, décrétée par l’ancienne majorité dans le cadre de son plan dit de consolidation de 2012 malgré notre opposition, et qui serait visiblement appliquée désormais systématiquement, et donc aveuglement, depuis plusieurs mois en provoquant l’incompréhension ». Rappelant que « ces dernières se voient réclamer par les services de notre collectivité, via les structures d’accueil, l’intégralité des ressources personnelles des résidents, fussent-elles modestes, voire dérisoires, à l’image des intérêts du Livret A », elle a demandé au Président « de s’expliquer sur cette situation ».

Après que la Droite et le PS se soient de nouveau livrés à leur petit jeu favori du « c’est pas moi c’est toi », Hubert Wulfranc est revenu à la charge pour obtenir une suite à cette dernière interpellation.

Agnès Le Bodo, Vice-Présidente, a alors apporté réponse au groupe communiste Front de Gauche : « Nous ne pratiquons pas la chasse aux ressources comme vous le dites, mais vous avez le mérite d’être honnête car ce règlement a bien été voté par la précédente majorité. Vous aurez réponse à votre courrier dans les prochains jours ». Avant de garantir sur l’autre point soulevé, celui des dérives potentielles de la dématérialisation sur l’emploi, « qu’il n’y aura pas de réduction de personnels du fait de la dématérialisation, nous menons les deux de front ».

Télécharger l’intervention de Sophie Hervé : 1.03 – Interv SH – MDPH