Mise sous condition du RSA : les élus communistes renouvellent leur rejet d’une mesure injuste, très couteuse et peu probante… et plaident pour un meilleur partage du travail, seule condition pour obtenir le plein emploi

Le Conseil départemental du mois de juin 2024 avait adopté, par les seules voix des élus de droite, l’expérimentation du conditionnement du RSA, autrement dit de l’obligation d’effectuer des heures d’activités non rémunérées pour pouvoir continuer à percevoir ce bien modeste filet de sécurité. Une expérience qui a pris pour laboratoire les quartiers nord du Havre.

Pourtant un an après, en Conseil départemental du 19 juin 2025, il n’était pas question de le généraliser mais juste de poursuivre l’expérience… Ce qui fit dire à Sophie Hervé, au nom des élus communistes et républicains que cette application des théories « punitives et stigmatisantes » envers les plus démunis atteint vite ses propres limites…

« Monsieur le Président, Madame la Vice-Présidente,

Je pense que ce débat, et notamment les propos de ma camarade Maryline Fournier, viennent confirmer que travailler à l’insertion, à la réinsertion professionnelle, c’est quelque chose de sérieux qui appelle à l’humilité.

En tout cas loin du simplisme, de la carricature, des anathèmes sociétaux beaucoup trop entendus, que ce soit dans les paroles de certains à droite et extrême droite, sur les réseaux sociaux ou dans les médias aux mains des milliardaires, qui attisent les divisions au sein de la Nation, le tri sélectif entre les êtres humains, et qui, à l’arrivée contribuent à la haine et la violence qui fracturent la société et alimente l’insécurité.

Et oui, quand on travaille sur l’humain, et dès lors qu’on l’est encore soit même, ce n’est pas si simple que ça… La preuve ici…

Si on entre bien au pas cadencé, pas le choix, dans ce dispositif d’accompagnement obligatoire, on n’y sort pas en revanche si rapidement que ça… Un an après le début, presque deux tiers du public cible, – ce n’est pas qu’une image – n’a pas encore débuté de parcours d’accompagnement…

Et pour ceux qui sont accompagnés « plus plus », faut-il rappeler que l’on ne peut sortir de la spirale de la précarité, de la pauvreté, que si l’on dispose d’un emploi stable et correctement rémunéré, le niveau du SMIC ne garantissant plus à lui seul ce seuil.

Or, les données constatées lors de la précédente délibération sur Job76 sont là pour rappeler que seul 10% des allocataires suivies s’en sortent avec un CDI (20% des sorties positives qui concernent 1 allocataire suivi sur 2).

Vous le savez, notre groupe est fermement opposé à ce que l’on appelle le conditionnement du RSA et que nous considérons pour notre part comme un chantage qui s’exerce sur la survie et la porte ouverte sur du travail gratuit.

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Le bilan de « Job76 » démontre que « remettre tout le monde au boulot » ce n’est pas si simple que certains le font croire…

Au Conseil départemental du 19 juin, c’était l’heure du bilan et du renouvellement, avec des moyens renforcés, du dispositif départemental « Job76 » au service du retour à l’emploi des allocataires du RSA. Au regard de ce bilan, Maryline Fournier a souligné combien les modestes résultats obtenus malgré de gros moyens mobilisés, tranchaient avec les paroles souvent tonitruantes et stigmatisantes des « pourfendeurs des prétendus assistés ». Car pour qu’il y ait emploi des allocataires encore faudrait-il qu’il y ait suffisamment d’emplois dans le pays… et que le patronat joue un peu plus le jeu…

A ce tarif là, elle s’est également demandée « s’il ne fallait pas mieux financer des vrais emplois publics, d’agents publics, avec une vraie formation, on sait faire. Ce serait gagnant/gagnant : pour les collectivités et nos services publics qui en ont bien besoin, pour les départements, la région, l’Etat et l’Europe qui ensemble financent ici une insertion qui coûte plus cher qu’un emploi de fonctionnaire, et pour les bénéficiaires qui serait assurés d’avoir un vrai boulot stable… ».

« Madame la Vice-présidente,

Permettez-moi tout d’abord une considération préalable, parce qu’elle ne figure jamais dans vos rapports, pas plus que dans vos propos. Si nous devons agir pour le retour à l’emploi d’un nombre important de nos concitoyens, c’est parce qu’ils ont perdu leur emploi.

Et s’ils l’ont perdu, pour beaucoup, c’est parce qu’on leur a pris. Ce n’est pas parce qu’un beau matin l’idée leur est venue d’arrêter de travailler.

On sait tous ici ce qu’il arrive ensuite : au-delà du sentiment d’injustice qui accompagne la perte d’emploi, le sentiment de déclassement parfois, l’anxiété toujours pour continuer de pouvoir payer ses factures sans disposer d’un salaire, et puis les petits boulots qui s’enchainent pour essayer de s’en sortir, et les portes qui se ferment.

La culpabilité aussi quelquefois, surtout quand certaines âmes bien peu charitables viennent en rajouter pour vous stigmatiser, avec tout le venin de leur violence verbale.

Ou encore quand l’assurance contre le chômage pour laquelle vous avez pourtant cotisé, se réduit de plus en plus sous les coups de ceux qui n’en auront jamais besoin, parce qu’ils ont les moyens de s’en passer.

Alors il serait sans doute utile et en tout cas cohérent, d’estimer notre action collective en faveur de l’insertion, d’abord sous le regard porté à la réalité de l’emploi.

Parce que pour s’insérer professionnellement, il faut obtenir un vrai boulot !

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Les élus communistes interpellent le Préfet sur la baisse brutale et forte des crédits en faveur des quartiers populaires

Le Préfet, accompagné des directeurs des services de l’Etat dans le département, était invité à présenter le rapport d’activités des services de l’Etat en Seine-Maritime sur l’année 2024. A l’issue de son exposé, chaque groupe formant le Conseil départemental fut invité à le questionner sur un sujet précis. Les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, ont choisi de l’interpeller sur la baisse brutale et forte des crédits d’Etat en faveur des actions dans les quartiers les plus populaires. Cette affaiblissement de la « politique de la ville » est préjudiciable et en totale contradiction avec les paroles de l’Etat en faveur de la cohésion sociale comme l’a exprimé Nicolas Langlois.

Pour télécharger la vidéo de l’intervention de Nicolas LANGLOIS : Baisse crédits contrats de ville – NL vidéo

« Monsieur le Préfet,

La question, l’interpellation du groupe de la gauche combative, communiste et républicaine concerne la Politique de la Ville. Autrement dit et sans jargonner, il s’agit des quartiers populaires de Seine-Maritime, des plus de 120.000 habitants de ses 20 communes les plus peuplées. 

10% de la population y vit dans le 76.  Cette population y est plus jeune qu’ailleurs. Les adultes de demain y sont donc plus nombreux, l’avenir se prépare en bonne partie dans les quartiers populaires. 

Pourtant, le rapport fait état d’une augmentation de 20% des habitants y vivant. La géographie de la politique de la ville s’est élargie. Cela veut dire que la population qui y vit est de plus en pauvre.

C’est une réalité. Nous partageons ce constat.

Oui le taux de chômage y est plus élevé.

Mais la majorité des habitants travaillent ou sont en retraite après une vie de travail.

Ces femmes et ces hommes sont ouvriers d’usine, ou agents d’entretien, salariés des commerces, de la restauration ou de l’hôtellerie, aides à domicile ou animateurs scolaires, fonctionnaires territoriaux, hospitaliers, et même d’état, très souvent de catégorie C. Et de plus en plus chefs d’entreprises, auto-entrepreneurs.

Elles et Ils pratiquent souvent les métiers de premières lignes, qui ont travaillé en présentiel durant la période Covid. 

Elles et ils sont victimes de la faiblesse des salaires, de la précarité des contrats de travail et de l’explosion de la vie chère en quelques temps.

Contrairement aux plus riches de notre pays, les habitants des quartiers populaires ne peuvent pas compter sur la fortune et l’héritage familiales.

Elles, souvent des mamans solos, et ils doivent compter sur eux-mêmes, et sur la promesse républicaine, d’émancipation et d’égalité des citoyens.

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Feuilles de route territoriales des solidarités : Sophie Hervé en appelle à renforcer la prévention des urgences afin d’éviter au maximum les futures urgences…

Le Conseil départemental du 19 juin devait adopter, sans en débattre à ce stade, des feuilles de route assignées à chaque équipe territoriale en charge des solidarités départementales en Seine-Maritime. Des objectifs définis notamment à partir du bilan des Projets sociaux de territoire (PST) et du travail partenarial engagé avec les autres acteurs des solidarités locales. Si les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine soutiennent ces feuilles de route, en revanche ils ont demandé un débat public avant de les adopter.

L’occasion pour Sophie Hervé de demander le rétablissement du réseau des professionnels de santé dans les établissements scolaires, de souligner que les travailleurs sociaux n’avaient plus assez de temps pour accompagner les personnes et familles en vulnérabilité parce que « ces dernières années, a été privilégiée la gestion des urgences sur la prévention des urgences. Au lieu de faire les deux », et de rappeler qu’« un travailleur social ce n’est pas un coût, c’est un investissement pour la commune, et la société » afin d’appeler au renforcement de leurs effectifs. Une intervention au cours de laquelle elle a également demandé, au nom de son groupe, que le financement des Centres sociaux locaux soient garantis et pas seulement à travers des appels à projets ponctuels.

« Madame la Vice-présidente,

Ce rapport rappelle, à juste titre et en le démontrant à partir notamment du bilan des Projets sociaux de territoire (PST), l’importance du travail partenarial afin d’œuvrer au plus juste des besoins à couvrir sur l’ensemble des champs de solidarité.

Et ce sur tous les territoires du département, parce que, en effet, il faut faire du sur-mesure en fonction des problématiques sociales spécifiques à chacun de nos territoires.

Ainsi, on le dit souvent le Département est le chef de file de ces solidarités, mais encore faut-il pour se faire qu’une file soit encore possible à former !! Or, ce rapport arrive dans un contexte délétère et anxiogène.

En effet les communes sont maltraitées financièrement, comme les départements d’ailleurs, par des gouvernements Macron successifs qui n’arrêtent pas de leur appuyer la tête sous l’eau.

Dernières mesures en date : d’une part la création du DILICO, cette contribution forcée supplémentaire ponctionnée sur la fiscalité locale au titre du redressement des finances de l’Etat, qui d’ailleurs ne se redressent pas parce qu’on ne va pas chercher les recettes nécessaires là où elles se trouvent à profusion…

Et d’autre part, la baisse des crédits de l’Etat affectés à la Politique de la Ville, alors même que les programmations 2025 des contrats de ville sont déjà engagées.

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Ligne Nouvelle Paris Normandie bloquée par la droite d’Ile-de-France : le Conseil départemental en appelle à l’Etat…

En ouverture du Conseil départemental du 19 juin, le Président du Département a invité l’ensemble des groupes politiques à appeler l’Etat à débloquer le projet ferroviaire de ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN). Un projet plus qu’attendu par les normands qui connaissent des conditions calamiteuses de circulation sur l’actuelle ligne. Mais un projet que la droite et l’extrême droite au Conseil régional d’Ile-de-France ont rejeté.

Les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine se sont associés à cet appel, non sans avoir tenus à rappeler que la droite gouverne en Ile-de-France, mais aussi en Normandie et à Paris depuis une décennie…

La réalisation de la LNPN permettrait de rapprocher les 15,5 millions de Normands et de Franciliens tout en libérant des sillons ferroviaires pour développer le trafic voyageur ainsi que le fret marchandises au départ des ports normands et sur l’axe Seine.

La mise en œuvre de la LNPN relève un d’intérêt général national à l’heure de l’urgence climatique qui demande de décarboner massivement nos moyens de transport.

L’intervention de Séverine Botte en séance :

L’intervention de Nicolas Langlois en séance :

Le gouvernement baisse les crédits affectés à la politique de la ville : les élus communistes dénoncent un sale coup porté aux quartiers populaires et leurs habitants

Dans un courrier d’urgence adressé au 1er Ministre Bayrou, les maires, conseillers départementaux et parlementaires communistes des communes concernées par la Politique de la Ville en Seine-Maritime alertent sur l’inconséquence, l’incohérence et les risques des décisions gouvernementales en défaveur des quartiers populaires. 

« Monsieur le Premier ministre,

Alors qu’un nouveau report du Comité interministériel des villes a été décidé, les mauvaises nouvelles pour les habitants de nos quartiers populaires pleuvent.

Fermetures de classes dans le cadre des cartes scolaires qui n’épargnent pas les écoles en Réseau d’Éducation Prioritaire, diminution des subventions de l’Etat, à hauteur de 10 à 20%, dans les Contrats de Ville, diminution de près de 30% des budgets alloués à la belle opération « Quartiers d’été », baisse des moyens pour les emplois aidés et l’insertion… sont autant de décisions qui risquent, à très court terme, de menacer des équilibres construits de longue date et de voir des projets associatifs et municipaux remis en cause.

Nous constatons chaque jour les dégâts que peut causer le sentiment d’abandon d’un Gouvernement qui ne tient plus la promesse républicaine de l’égalité des citoyens face aux services publics et aux politiques publiques.

Celles et ceux qui bénéficient des actions inscrites dans nos Contrats de Ville sont, monsieur le Premier ministre, des femmes et des hommes qui travaillent en usine, des agents de l’hôpital public ou des EHPAD, des salariés des commerces et des services, des saisonniers de la restauration et du tourisme, des mères qui élèvent seules leurs enfants, des retraités modestes, des demandeurs d’emploi, et puis des enfants et des jeunes qui aspirent à bien grandir et à prendre leur autonomie.

Ils ont besoin de nos services publics et de nos politiques publiques pour vivre, pour mieux vivre. Nous l’affirmons avec force, ils ont droit au meilleur ! A tous les citoyens des quartiers populaires, l’Etat n’aurait-il à proposer que des coupes budgétaires arbitraires et injustes ? C’est intolérable.

Le 13 mars dernier, nous sommes nombreux à avoir signé l’Appel d’Epinay-sous-Sénart qui alertait – une fois encore – sur les dangers d’une réduction des budgets alloués à la politique de la ville quand le nombre de quartiers prioritaires (QPV) et d’habitants en QPV augmente.

Cet Appel se terminait ainsi : « Nous appelons le gouvernement à se saisir dans la durée des enjeux liés aux quartiers prioritaires et des enjeux de l’égalité territoriale. (…) Nous lui rappelons notre détermination à porter de hautes ambitions pour la politique de la ville »

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Tribune du mois de mai : La sécurité par la Paix !

Tribune du Groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine

Bulletin départemental du mois de mai 2025

La sécurité par la Paix !

Alors qu’un nombre croissant de seinomarins peinent à obtenir des ressources suffisantes pour vivre décemment, que nos services publics ont besoin de moyens à la hauteur des besoins, dans la santé, le logement, l’éducation, la protection de l’enfance, l’accompagnement du grand âge, la justice… l’urgence est au rétablissement d’une véritable sécurité sociale !

Alors que nos communes, nos départements sont asphyxiés par des décisions gouvernementales successives qui les privent de leur capacité à agir en proximité afin de répondre aux attentes des habitants, l’urgence est de réarmer les budgets des collectivités locales !

Alors que le climat, la biodiversité, l’environnement sont abimés, l’urgence est écologique pour assurer notre avenir commun !

La véritable sécurité est donc globale et repose sur une réponse publique forte dans tous les champs fondamentaux de la vie.

La véritable sécurité passe par la paix sociale, la paix civile, la paix géopolitique.

Le poids du budget militaire en France a déjà augmenté de 50 milliards d’€. Il est le premier poste de dépenses par ministère. Or, le Président Macron entend le porter à 120 milliards d’€ par an au détriment de tous les autres.

La guerre en Ukraine est une guerre coloniale menée par la Russie. Et comme toutes les guerres coloniales, comme la Palestine, c’est par le droit international – et la justice internationale de le faire respecter -, que se trouve une issue pacifique et durable. Le surarmement n’étant qu’une impasse qui ne conduit qu’à une insécurité grandissante.

gauchecombative.76@gmail.com

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de Mai 2025

La droite départementale baisse le « Pass’Jeunes76 » : les élus communistes l’appellent à revenir sur cette mesure irrespectueuse de notre jeunesse

Après la hausse des tarifs de cantine dans de nombreux établissements, et la baisse de dotations pour la réussite éducative des collégiens, les élu.e.s de droite de la majorité départementale renoncent à la culture pour tous et au sport pour tous ! En effet, ils s’attaquent une nouvelle fois à la jeunesse en baissant le « Pass’Jeunes 76 ». Les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine réagissent et appellent la majorité à revenir sur cette mauvaise mesure :

« C’est avec consternation que nous apprenons lors d’une simple commission permanente que la majorité départementale de droite a décidé de diviser par deux le « Pass Jeunes 76 », un dispositif pourtant essentiel pour des milliers de jeunes seinomarins pour accéder à la culture, au sport et aux loisirs. Une bouffée d’air, un coup de pouce pour aller au cinéma, s’inscrire dans un club de sport, accéder à la culture, bouger, respirer.

Rappelons qu’il n’y a pas si longtemps, en pleine épidémie, notre jeunesse, alors en pleine construction de soi, s’est retrouvée enfermée, isolée, privée de repères. Toutes les activités extrascolaires ont été interrompues : sport, musique, voyages, événements culturels… La conséquence ? Sur le plan psychologique, de nombreux jeunes ont développé des troubles liés à l’anxiété ou à la dépression. Le manque de repères, l’incertitude permanente et la peur de l’avenir ont généré un profond mal-être chez certains. Aujourd’hui, comme les adultes, elle est abimée et humiliée par les politiques nationales menées par la droite.

C’est dans ce contexte que la droite du département décide de punir notre jeunesse – enfin une partie de notre jeunesse. Celle qui n’a pas la chance de pourvoir accéder facilement à la culture et au sport.

Une des explications de cette coupe drastique est inacceptable car elle « a vocation à dissuader les pratiques de hausse des tarifs par certains clubs qui cherchent à bénéficier d’un maximum d’aides au détriment des familles ».

Pourquoi une telle suspicion ? Car ce sont bien des bénévoles, pour la grande partie, qui donnent de leur temps pour les autres, pour permettre à chacun de pratiquer une activité sportive et culturelle, pour le droit à la santé, les droits des personnes en situation de handicap, pour la solidarité, le devoir de mémoire, pour notre patrimoine ou encore organiser de grands événements… et construire chaque jour les conditions pour s’épanouir et vivre bien ensemble. Et c’est comme ça qu’ils sont remerciés par la droite ? C’est scandaleux ! Plutôt que de regarder dans les poches des petits clubs, elle ferait mieux de regarder dans les poches des grandes ligues.

Les élu.e.s de la gauche combative, communiste et républicaine de Seine Maritime ont voté contre cette décision et demandent à la droite de respecter notre jeunesse et nos clubs de proximité en renonçant à cette mesure injuste. »

Pour télécharger le communiqué : CP GGC Pass Jeunes 76 Avril 2025

Retour sur le Conseil départemental du 27 mars

Le Conseil départemental du 27 mars a voté le budget 2025 du Département. Un budget dans la douleur sous l’emprise des coups portés aux collectivités locales par la droite au pouvoir à l’Élysée comme à Matignon. Mais la droite départementale, tout en faisant le même constat, celui d’une perte d’autonomie et de moyens qui pousse les départements au bord de la cessation de paiement ou de politiques publiques, ne voit toujours pas le rapport avec les décisions et orientations des gouvernements Macron successifs… 

Ce Conseil a également été marqué par une nouvelle et importante manifestation des personnels en charge de la protection de l’enfance confrontés, en particulier, à l’insuffisance de moyens (nombre de places d’accueil et nombre de travailleurs sociaux…).

Il fut aussi beaucoup question de l’urgent besoin de paix dans un contexte marqué par la course aux armements et les discours des « va-t-en-guerre »…

Résumé de séance des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine au Département :

  • Budget 2025 du Département : dans la continuité des mauvais coups portés par la politique gouvernementale, la droite du Département augmente les impôts !
  • Conditionnement du RSA à 15 heures d’activités sans rémunération, ni contrat de travail !

  • Les élus communistes appellent à défendre la sécurité par la Paix et proposent que le Département s’engage dans la culture de la paix…

  • Les communistes défendent les débats de politique départementale…

  • EPR à Penly : Laurent Jacques défend le projet avec l’exigence de la sécurité…

  • Les personnels de la protection de l’enfance manifestent devant le Conseil départemental…

  • L’habitat intermédiaire pour les personnes âgées en débat au Conseil départemental : Sophie Hervé défend le logement social…

Pour télécharger l’a lettre d’information qui groupe : En Direct – Mars 2025

(Cliquer sur les images pour agrandir)

Budget 2025 du Département : face aux mauvais coups portés par le gouvernement de droite, la droite au Département augmente les impôts !

Le Conseil départemental du 27 mars examinait le projet de budget 2025 du Département de Seine-Maritime. De l’avis unanime des groupes politiques constituant ce Conseil, il s’agit du pire budget qu’ait eu à constituer le Département en raison notamment des dernières décisions gouvernementales dans le budget de l’Etat.

Des mesures hostiles aux collectivités locales qui font suite à d’autres mesures qui ont déjà affaibli la capacité à agir des départements, comme des communes. Au point que le Président de droite du Conseil départemental a déclaré en préambule de cette délibération : « le coût budgétaire de ces mesures vient obérer nos marges de manœuvre déjà fortement entamées par les réformes successives engagées ».

Résultat, ce budget prévoit d’augmenter les taxes dont le Département dispose encore du pouvoir de fixer leur taux. Résultat également, pour équilibrer ce budget, la majorité décide d’intégrer dès maintenant le résultat de l’exercice budgétaire de l’année dernière, se privant ainsi d’un futur budget supplémentaire en juin comme chaque année.

Une situation et des choix qu’ont dénoncé les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine par la voix de Joachim Moyse, avant de voter contre ce budget.

Sophie Hervé a, pour sa part, tenu à rappeler que si la majorité de droite entend étendre cette année la mise sous condition du RSA, actuellement expérimentée sur une partie du Havre, il faudra inscrire une dépense supplémentaire de 5,3 Millions d’euros… Avant d’ajouter : « Comme quoi entre des positions purement dogmatiques et les moyens budgétaires à mobiliser pour se faire, il y a un gouffre ! »

L’intervention de Joachim Moyse : 

« Une nouvelle fois, nous sommes confrontés à des décisions gouvernementales qui impactent les finances publiques du Département et, par extension, la vie quotidienne des Seinomarins.

Alors pour faire progresser les recettes du département, vous choisissez d’augmenter des impôts : hausse des taux sur les droits de mutation à titre onéreux, ainsi que sur la taxe d’aménagement, suppression de l’exonération pour les abris de jardin, introduction de la nouvelle taxe additionnelle de séjour.

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