Projet de Canal Seine Nord, attention danger ! Une motion des élus du Front de Gauche au Département de Seine Maritime, pour unir les territoires au lieu de les diviser…

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En décidant de concentrer, à la demande de Bruxelles, des sommes publiques considérables pour creuser un canal qui risque de devenir un aspirateur à marchandises entre les ports du Benelux et l’Ile de France, le gouvernement vient de jouer contre l’intérêt national et porter un très mauvais coup à la Seine Maritime et à la Normandie.

En effet, en l’état, ce projet se construit au détriment de l’axe Seine Le Havre – Rouen – Paris et de ses ports qui, pour leur part, attendent depuis plus de 10 ans des investissements indispensables.

Cependant, il n’est pas trop tard pour que ce projet de canal devienne compatible avec les intérêts départementaux et régionaux, pour qu’il puisse unir les territoires plutôt que de les diviser. Cela implique une mobilisation de tous les acteurs institutionnels et privés, de la population, des salariés.

C’est la raison pour laquelle les conseillers départementaux communistes et républicains de Seine Maritime ont proposé au Président de l’assemblée départementale de bien vouloir faire étudier une motion à l’occasion de la session du lundi 22 juin. Ce dernier n’a pas répondu favorablement à cette proposition constructive, au motif que le règlement intérieur ne le permettait pas.

Ne se résignant pas à ce silence annoncé de leur assemblée sur un sujet majeur porteur de nombreuses préoccupations pour leur Département, ils ont choisi de diffuser leur projet de motion en l’état et interviendront en séance à ce sujet.

motion Canal Seine Nord

Comment les services de l’Etat sont invités à utiliser le numérique pour réduire leur présence de proximité… La dématérialisation au service de l’austérité ?

austérité

La réduction des horaires d’ouverture au public des centres des finances publiques, comme dans cet exemple celui d’Harfleur, est expliquée par la Direction Régionale, par la nécessité de tenir compte du numérique ou du développement des procédures d’instruction par téléphone… Bah voyons, on ne prendrait pas les habitants et les élus pour des imbéciles du côté de ceux qui sont chargés de maquiller l’austérité ?

En tout cas, cela a fait bondir François Guégan, Maire d’Harfleur dont le Conseil Municipal a adopté un voeu contre cette décision, tout comme son collègue Jean Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller Départemental qui vient de répondre à la direction régionale…

Madame l’Administratrice,

Par courrier daté du 4 mai, vous m’informez d’une nouvelle réduction, à compter du 1er juin 2015, des horaires d’ouverture au public du Centre des Finances publiques d’Harfleur dont dépendent les habitants et professionnels de Gonfreville-l’Orcher.

Cette décision serait prise, selon vos termes, par la nécessité de tenir compte « du développement de nouveaux modes de contact à distance, plus modernes et plus accessibles » alors que, jusqu’à preuve du contraire, l’échange direct entre un administré et une administration, demeure bien ce qu’il peut se faire de plus accessible et de plus souhaitable. Rien ne remplacera jamais le contact humain.

Derrière cette énième mesure qui dissimule mal, malgré l’habillage de modernité – notion du reste toujours très relative -, une volonté de l’Etat de réduire les moyens humains dédiés au bon fonctionnement des services publics, se cache un nouvel acte d’austérité que je condamne avec force.

Et, puisque vous m’invitez à faire connaître à mes concitoyens cette décision, je le ferai savoir ainsi. Sachez d’ores et déjà que le Conseil Municipal de la Ville de Gonfreville-l’Orcher, réuni en séance le lundi 18 mai dernier a fait part à l’unanimité de sa désapprobation lorsqu’il a appris cette décision.

A l’heure où tant de Français rechignent à payer l’impôt, soit parce qu’ils en ont plus les moyens en ces temps de crise qui s’enkyste, soit parce qu’ils estiment la fiscalité française trop injuste ou trop complexe, l’Etat choisi de réduire sa présence de proximité, son maillage des territoires qui pourtant représente non seulement un atout considérable pour accompagner nos concitoyens, mais également un devoir pour tout service public digne de ce nom.

Le développement de la dématérialisation, des plate-formes téléphoniques sont en effet de nature à prendre en compte les besoins et les demandes d’une partie de nos administrés, notamment en raison de leurs contraintes en matière de disponibilité ou de leur volonté de recourir aux voies de communication électronique.

Cependant développer ces voies au détriment d’un accueil personnalisé qui, par opposition à la modernité affichée dans le premier cas, serait désormais prétendument archaïque ou dépassé, constitue une grave erreur, lourde de conséquence. Elle contribue à isoler encore un peu plus certains publics, à les détourner des services publics ou à multiplier les sources d’erreur.

Je souhaite fortement que cette décision inacceptable soit corrigée dans les meilleurs délais. Pas seulement pour rétablir, mais bien pour étendre et adapter aux besoins des usagers, les plages horaires d’ouverture au public des services fiscaux. Je pense notamment à l’instauration de permanences sur le temps du midi ou en fin d’après-midi.

Car, c’est bien là que se cache ce que d’aucun pourrait qualifier de perfidie, avec de nouveaux horaires au public limités à une plage le matin de 09h à 12h et à une autre de 14h à 16h en semaine uniquement, vous excluez ainsi une grande partie des salariés de toute possibilité de venir auprès de vos services.

Dans ce contexte, vous n’aurez surement aucune difficulté – mais par contre je l’espère quelques scrupules ! -, à nous expliquer l’année prochaine que faute d’un nombre suffisant d’usagers qui fréquenteront ces permanences fiscales, il sera nécessaire de les réduire plus encore…

Dans cette attente et ne désespérant pas que la raison humaine finisse par l’emporter contre les logiques comptables d’austérité,

Je vous prie de croire, Madame l’Administratrice, en l’expression de mes sincères salutations.

Jean-Paul LECOQ

Les élus communistes et républicains saisissent le Président du Département concernant les services de proximité

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Rappelant que tous les habitants de Seine-Maritime doivent pouvoir bénéficier des mêmes services départementaux à proximité de leur lieu de vie et ce, quelque soit le territoire où ils résidents, les élus du Groupe ont décidé de saisir le Président du Département pour connaître ses projets concernant :
– L’avenir des Maisons du Département et, en cas de suppression confirmée de ces antennes, le dispositif prévu pour permettre le maintien de ce maillage territorial qui ne saurait se limiter à la simple nomination de 3 Vice-Présidents territoriaux.

– Les décisions et renforts de moyens envisagés concrètement au sein des différentes UTAS (Unité territoriale de l’Action Sociale) pour prendre en compte l’urgence sociale, et notamment pour permettre un accueil social suffisant à destination de tous les seinomarins amenés à nous saisir en raison des difficultés croissantes qu’ils rencontrent.
Cette question écrite sera posée en séance plénière du Département lundi 22 juin prochain, le Président Martin ayant décidé d’y répondre en fin de réunion…

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Après la lecture par Hubert Wulfranc de la question transmise préalablement, le Président Martin a confirmé, dans sa réponse, la suppression des Maisons du Département, estimant qu’elles ne remplissaient plus leur rôle d’intérêt général mais qu’elles ont été « dévoyées » pour les besoins spécifiques de certains élus de l’ancienne majorité. Les statistiques de fréquentation seraient de ce point de vue accablant, tout comme le dernier rapport de la Chambre Régionale des Comptes.

Pour autant, le Président s’est défendu de vouloir diminuer la présence de proximité du Département et a promis que les moyens dédiés aux Maisons du Département seront réaffectés sur les services déconcentrés (UTAS notamment), ses personnels étant redéployés auprès desdits services ou des services sociaux MDPH notamment où 4 postes seront créés. A la fin du dernier mandat, Mireille Garcia était intervenue à maintes reprises pour dénoncer des moyens insuffisants notamment pour la MDPH (Maison Départementale Pour le Handicap).

« Je suis libéral, mais j’ai une conscience sociale et j’agis en responsabilité », a conclu le Président, « Je remets ainsi au pot commun les moyens dédiés à certains élus, pour répondre à l’urgence sociale pour reprendre le terme de votre question ». Il a annoncé par ailleurs la création de Délégations territoriales, sur Le Havre, Rouen et Dieppe, ouvertes sous l’impulsion des vice-présidents territoriaux, à disposition des gens et des élus locaux.

Pour une politique française du raffinage, les élus de Gonfreville l’Orcher sonnent la charge…

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Par un voeu présenté par les élus Communistes et Républicains, le Conseil Municipal de Gonfreville l’orcher, demande à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités en définissant une politique nationale du raffinage basée sur les savoir-faire industriels et les capacités existantes en France, quitte, en l’absence de collaboration du secteur privé à cet objectif national, à prévoir par voie de nationalisation la création d’un secteur public du raffinage.

Dans le même voeu, les élus estimant qu’il est du devoir du groupe Total d’investir en France pour améliorer et pérenniser ses sites de raffinage et les emplois induits, ils lui demandent de prévoir les investissements nécessaires sur sur la Raffinerie de Normandie pour assurer la pérennité de l’appareil de raffinage servi par le savoir-faire de ses salariés.

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