Comme thème du débat qui lui revenait d’animer au début du Conseil départemental du 9 avril, le groupe des élus de la gauche combative, communiste et républicaine, ont plaidé pour la mise en place d’un bouclier social en Seine-Maritime. Un plan d’Accompagnement d’Urgence Départementale Aux Citoyens En Seine-maritime (AUDACES 76).
« Monsieur le Président, chers collègues,
La situation est grave.
Nous souhaitons aujourd’hui mettre le pouvoir d’achat au coeur de notre débat de politique départementale. Face à la vie chère, nous avons la responsabilité d’élaborer un bouclier contre la vie chère au sein de notre assemblée départementale. C’est le sujet d’inquiétude numéro un en ce moment.
La vie est devenue trop chère. Et pour beaucoup, ça ne passe plus. Pour beaucoup, c’est invivable. C’est concret, c’est quotidien et cela s’impose à nous toutes et tous.
Si elle concerne tout le monde, la hause des prix touche tout le monde, la vie chère touche les habitants de notre Seine-Maritime de manière différente.
La vie chère frappe plus durement les salariés qui sont contraints de prendre leur voiture tous les jours pour aller au travail. Le plein de carburant frôle les 100 euros, le gasoil les 120 euros.
La vie chère aggrave la pauvreté grandissante des jeunes qui comptent chaque euro, qui sautaient déjà des repas. Qu’ils soient salariés, précaires, étudiants, ou apprentis.
La vie chère marginalise un peu plus les parents « solo » qui doivent arbitrer chaque dépense en permanence : payer la cantine ou son propre repas, l’activité du gamin ou changer les pneus du véhicule, des chaussures à la taille du dernier ou changer les lunettes de la plus grande.
Elle vient percuter les aînés qui n’appartiennent pas à une génération dorée après une vie de travail, retraités qui sont souvent des veuves, et qui souvenez-vous, ont déjà subi la suppression de la demi-part fiscale.



