Face aux crises, Nicolas Langlois et les élus communistes défendent la mise en place d’un bouclier social en Seine-Maritime

Comme thème du débat qui lui revenait d’animer au début du Conseil départemental du 9 avril, le groupe des élus de la gauche combative, communiste et républicaine, ont plaidé pour la mise en place d’un bouclier social en Seine-Maritime. Un plan d’Accompagnement d’Urgence Départementale Aux Citoyens En Seine-maritime (AUDACES 76).

« Monsieur le Président, chers collègues,

La situation est grave.

Nous souhaitons aujourd’hui mettre le pouvoir d’achat au coeur de notre débat de politique départementale. Face à la vie chère, nous avons la responsabilité d’élaborer un bouclier contre la vie chère au sein de notre assemblée départementale. C’est le sujet d’inquiétude numéro un en ce moment. 

La vie est devenue trop chère. Et pour beaucoup, ça ne passe plus. Pour beaucoup, c’est invivable. C’est concret, c’est quotidien et cela s’impose à nous toutes et tous. 

Si elle concerne tout le monde, la hause des prix touche tout le monde, la vie chère touche les habitants de notre Seine-Maritime de manière différente.

La vie chère frappe plus durement les salariés qui sont contraints de prendre leur voiture tous les jours pour aller au travail. Le plein de carburant frôle les 100 euros, le gasoil les 120 euros.

La vie chère aggrave la pauvreté grandissante des jeunes qui comptent chaque euro, qui sautaient déjà des repas. Qu’ils soient salariés, précaires, étudiants, ou apprentis.

La vie chère marginalise un peu plus les parents « solo » qui doivent arbitrer chaque dépense en permanence : payer la cantine ou son propre repas, l’activité du gamin ou changer les pneus du véhicule, des chaussures à la taille du dernier ou changer les lunettes de la plus grande. 

Elle vient percuter les aînés qui n’appartiennent pas à une génération dorée après une vie de travail, retraités qui sont souvent des veuves, et qui souvenez-vous, ont déjà subi la suppression de la demi-part fiscale.

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Entretien des routes en Seine-Maritime : « Peut et doit mieux faire » rappelle Maryline Fournier

En ouverture du Conseil départemental du 9 avril, le groupe des élus de droite a mis en avant son bilan en matière d’infrastructures routières, au cours d’un débat qu’ils ont animé.

Maryline Fournier, pour le groupe des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, a quelque peu tempéré l’autosatisfecit, rappelant tout ce qui doit s’améliorer…

« Sur l’entretien et l’aménagement des routes départementales, la majorité se lance des fleurs. Elle est dans son rôle et nous n’allons pas contester le travail accompli.

Il est de notre devoir toutefois de tempérer les propos et de rappeler que si beaucoup est déjà fait, tout ne l’est pas, il reste encore du chemin jusqu’au satisfecit…

Les travaux relatifs à l’EPR de Penly ont accéléré plusieurs chantiers, mais pendant ce temps, certains axes secondaires sont restés les oubliés du Département.

Ils n’en sont pas moins de leur ressort et la situation et parfois préoccupante.

Pour ne citer que le canton d’Eu puisque mon collègue Laurent Jacques ne peut pas siéger aujourd’hui étant retenu par un important rendez-vous pour sauver une classe et m’a demandé de relayer ses remarques, notamment sur la route qui relie Le Tréport à Étalondes. Si la voirie est en bon état, la circulation y est dangereuse, particulièrement pour les cyclistes. Nous avons été interpelés par des parents d’élèves qui souhaiteraient que leurs enfants venant d’Étalondes puissent se rendre au collège à vélo, mais qui ne peuvent pas l’envisager actuellement.

De même, réaliser un footing sur cette voie, c’est un peu rejouer le salaire de la peur. L’arrivée des salariés de Penly auxquels je faisais référence va accroître la circulation, la rendant encore plus périlleuse. Ce sera en effet l’axe privilégié entre l’aire de camping-cars réservée aux salariés sur la commune du Tréport et le parking déporté implanté à Étalondes.

Autre route oubliée, celle entre Fresnoy-Folny et Smermesnil, qui traverse le parc éolien.

Les automobilistes qui souhaitent rejoindre l’autoroute pour gagner Rouen ont coutume de l’utiliser, car c’est la plus rapide, mais c’est loin d’être la plus sécurisé.

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Crise pétrolière et retour de l’inflation : Alban Bruneau en appelle à des mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat et au maintien de nos outils industriels

Le groupe des élus socialistes a retenu le thème de la crise pétrolière générant un retour de l’inflation, comme thème du débat qu’il leur appartenait de présider au début du Conseil départemental du 9 avril. Pour le groupe des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, Alban Bruneau a plaidé pour des mesures d’urgence en faveur du pouvoir d’achat des seinomarins. Il a également rappelé l’importance cruciale de disposer sur le sol national des outils de production, et notamment des raffineries.

« Face à la guerre en Iran, la seconde en moins d’un an, déclenchée par l’extrême droite au pouvoir aux Etats-Unis, nous assistons aux mêmes conséquences humanitaires, et aux mêmes massacres de population civile que dans la longue série des guerres coloniales ou impérialistes qui sous couvert de liberté et de sécurité n’ont qu’un seul objectif : que les plus riches, ou leurs multinationales, leurs fonds de pension et leurs fonds d’investissements, s’accaparent encore plus de richesses pour réaliser encore plus de profits.

Mais cette fois, leur adversaire a utilisé l’arme économique pour riposter, en fermant les vannes de l’approvisionnement maritime mondiale déclenchant une nouvelle crise énergétique, un « choc pétrolier » comme l’a affirmé de bonne foi le ministre de l’économie avant se faire rappeler à l’ordre.

Nous subissons, de nouveau, une flambée du prix des carburants qui frappe durement les collectivités que nous sommes, les ménages et tous les secteurs économiques à l’exception évidemment des acteurs du secteur de l’énergie, qui eux, les pétroliers en têtes, en profitent une nouvelle fois pour réaliser des plus-values astronomiques.

Les décisions belliqueuses prises par l’extrême droite « va-t-en-guerre » que l’on connait à travers les visages des chefs d’Etat Américain, Israël ou Russe, ont des conséquences concrètes pour les habitants de la planète entière. Et encore ce n’est rien face à la menace qu’ils font peser par les armes nucléaires.

Hier matin, un accord de cessez-le-feu de deux semaines et une réouverture du détroit d’Ormuz ont été acté entre les Etats-Unis et l’Iran.

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Réforme des Agences Régionales de Santé (ARS) et des Allocations de solidarité (ASU) : Sophie Hervé fustige « une Macronie à l’agonie »

En ouverture de la séance du Conseil départemental du 9 avril, le groupe des deux élus indépendants du canton de Bolbec-Lillebonne ont choisi comme thème du débat qu’ils animaient, la réforme des Agences Régionales de Santé (ARS) actuellement envisagée par le gouvernement.

Ils ont estimé que les Départements, déjà en première ligne sur le champs de l’autonomie, du handicap, du médico-social, ne pouvaient pas subir une réforme sans moyens ni garanties dans le domaine de la santé. Une alerte reprise par les élus communistes via Sophie Hervé qui a également dénoncé la réforme visant à créer une allocation de solidarité unique (ASU)…

« A un an de sa dissolution, la Macronie à l’agonie, s’apprête à nous offrir ces derniers cadeaux empoisonnés, forcément anti-social, avec d’un côté la fusion de trois dispositifs de solidarité (ASU) qui ne visent pourtant ni les mêmes objectifs, ni les mêmes financements, ni les mêmes bénéficiaires, mais qui ont en commun de concerner les plus fragiles de nos concitoyens.

La chasse aux pauvres continue ainsi au lieu de garantir un revenu minimum universel calé sur le seuil de pauvreté, des augmentations de salaire pour enfin vivre correctement de son travail, et la fin d’exonérations de charges qui sont en train de dénaturer la Sécurité Sociale.

On peut aussi ajouter à la liste de ces revendications une compensation intégrale auprès des départements du coût des allocations nationales de solidarité.

Et de l’autre une nouvelle loi de décentralisation qui peut légitimement inquiéter au regard du mépris et des mauvais coups infligés depuis 2017 aux collectivités territoriales. Même si cela avait déjà commencé avant.

Cette loi préfigure notamment la transformation des Agences Régionales de Santé (ARS) en directions région ales et en directions départementales de la santé et de l’autonomie.

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Tribune du mois de mars : Pour que vivent communes et départements

Tribune du Groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine

Bulletin départemental du mois de mars 2026

Pour que vivent communes et départements

La crise démocratique provoquée par la déconnexion des présidents et gouvernements depuis Nicolas Sarkozy, avec la réalité des besoins, des aspirations et de l’expression des classes populaires et moyennes, des jeunes et des travailleurs en particulier, pour ne servir que les intérêts des plus aisés, des détendeurs des capitaux, épargne néanmoins les communes.

Les Français demeurent ainsi attachés à leurs villes, villages, hameaux, et à leurs départements. N’en déplaise à ces mêmes présidents et gouvernements qui, depuis Nicolas Sarkozy, font tout pour éloigner les centres de décision, restreindre l’accès aux pouvoirs, limiter le nombre de contre-pouvoirs.

Le lien, l’estime, la confiance des habitants avec leur commune, communautés de vies, de générations, de projets, c’est le plébiscite de la proximité, de l’accessibilité, de la portée de main, à la poignée de mains.

Le Maire, on n’est pas toujours d’accord avec lui, on peut même franchement être en désaccord, il n’empêche qu’il est là, il vit là. Et puis les élections municipales c’est choisir une équipe, un programme, demander des comptes ou changer de politique.

Tout ceci à condition que communes et départements puissent avoir les moyens budgétaires et l’autonomie financière pour continuer d’agir, de construire, de répondre, d’investir. Et non d’être transformés en simple guichet des politiques nationales décidées ailleurs.

C’est cette autonomie, ce pouvoir collectif local, ces moyens budgétaires locaux que vous pouvez défendre par votre bulletin de vote, car ils sont bel et bien menacés.

gauchecombative.76@gmail.com

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de Mars 2026

Pour le maintien des moyens éducatifs et d’égalité territoriale en Seine-Maritime

Accompagnés par les parlementaires communistes Céline Brulin, Jean-Paul Lecoq et Edouard Bénard, et par des maires, les 8 Conseillers départementaux du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine de Seine-Maritime, ont écrit pour contester auprès du Ministère de l’Education nationale et du Rectorat, la baisse des dotations horaires globales (DHG, c’est à dire l’enveloppe des heures d’enseignement dont disposent les établissements) annoncées pour la rentrée prochaine dans nos écoles, collèges et lycées.

Ils sont, ainsi que la Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE), très inquiets sur les conséquences concrètes que vont avoir ces suppressions de postes : 272 postes en moins dans l’Académie de Normandie répartis entre 135 postes dans les écoles, 119 dans les collèges et lycées, et 18 postes administratifs.

« Ces décisions vont directement fragiliser l’accompagnement de tous les élèves, et en particulier de ceux qui ont besoin d’un soutien spécifique.

Le Ministère et le Rectorat justifient ces suppressions par une baisse des effectifs. Or, si cette situation était réellement avérée, elle pourrait au contraire constituer une opportunité pour renforcer les moyens alloués aux établissements et améliorer les conditions d’encadrement. Par ailleurs, cette justification ne correspond pas à la réalité : certains collèges voient leur dotation horaire globale diminuer alors même que leurs effectifs restent stables !!

Il existe donc un décalage entre l’argument avancé et la situation constatée sur le terrain.

Ces coupes budgétaires vont entrainer des suppressions de classes, des fermetures de postes, mais vont également entrainer la réduction d’options et de spécialités, ainsi que l’affaiblissement des projets pédagogiques. Cette logique purement comptable, appliquée selon une « règle à calcul » déconnectée des réalités de terrain, ne tient pas compte des besoins réels des élèves ni des conséquences durables des crises successifs (sociale et économique) notamment de la crise sanitaire sur leurs apprentissages. »

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Les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine appellent à des orientations budgétaires « utilement concrètes » pour répondre aux besoins et urgences du quotidien

En Conseil départemental du 12 février, les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine ont défendu des orientations budgétaires capables de répondre bien plus utilement et concrètement aux attentes et aux urgences du quotidien…plutôt que d’accompagner des politiques Macronistes qui causent tant de dégâts !

Ils ont proposé comme l’a développé leur présidente Séverine Botte :

  • de s’opposer au 272 suppressions de postes d’enseignants décidées par le Ministère pour la rentrée en Normandie, dont 119 dans nos collèges et lycées qui sont déjà sous tension avec fréquemment plus de 30 élèves par classe (le Département co-préside le Conseil départemental de l’Education Nationale en Seine-Maritime, et il finance les collèges, il a donc des leviers pour agir et faire fléchir l’austérité imposée à l’éducation par le gouvernement) ;
  • d’ouvrir le Fonds de solidarité logement (FSL) aux salariés modestes rémunérés au SMIC et d’investir massivement pour la construction de logements ;
  • de garantir le financement et ainsi l’existence et les activités des centres sociaux ainsi que la mission de service public des Missions Locales en faveur de l’autonomie des jeunes sous toutes ces facettes ;

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Orientations budgétaires 2026 : Séverine Botte plaide pour l’utilité au lieu de l’austérité !

Le Conseil départemental du 12 février a débattu des orientations budgétaires du Département pour l’année en cours.

Dans un contexte bien sombre pour les collectivités locales, Séverine Botte a cherché à donner dans la lumière en défendant par des mesures nouvelles fortes, un Département utile pour répondre aux besoins fondamentaux des Seinomarins, au lieu de l’austérité imposée par les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron.

« Monsieur le Président,

Le prochain budget départemental s’inscrit dans un contexte particulièrement dégradé et contraignant. Vous l’avez d’ailleurs vous-même qualifié de « complexe » dans votre introduction au document d’orientations budgétaires.

Nous partageons pleinement votre constat, que je me permets de rappeler : « Nos recettes sont fragilisées et incertaines, nos dépenses de fonctionnement continuent leur progression, portées par les dépenses obligatoires liées aux solidarités qui représentent toujours plus de 67 % des charges de la collectivité ».

Ce contexte difficile ne concerne pas uniquement le Département.

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Adoption de la stratégie « Littoral 76 » avec la contribution des élus de la Gauche combative

Le Conseil départemental du 12 février s’est arrêté sur la stratégie « Littoral » proposée par le Syndicat Mixte du Littoral de Seine-Maritime créé en décembre 2019 pour répondre à la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) confiée aux intercommunalités. Depuis 2022, avec l’ensemble des acteurs du littoral du Havre au Tréport, il travaille sur une stratégie s’inscrivant dans une trajectoire à 5 ans, à moyen terme (2050), et à long terme (2100). Elle est composée de 4 orientations :

  • Pour les hauts de falaises et valleuses étroites : recomposer de manière anticipée et progressive au fur et à mesure du recul du trait de côte, en préservant si possible des accès à la mer et en redonnant de la place aux milieux naturels.
  • Pour les valleuses larges (ex : Etretat, Veulettes-sur-Mer bourg…) : conserver ou adapter des valleuses capables d’absorber un ruissellement important et/ou des tempêtes majeures sans dommage conséquent.
  • Pour les basses vallées urbanisées/portuaires (ex : Dieppe, Fécamp…) : conserver des centres urbains historiques et espaces portuaires protégés et résilients et/ou recomposer les zones les plus exposées avec des secteurs arrière-littoraux qui accueillent de nouveaux usages.
  • Pour les basses vallées préservées (ex : Yères, Scie, Dun), recomposition du territoire avec une connexion terre mer optimisée, des usages et une qualité de vie préservés, et des milieux estuariens retrouvés.

A partir de quoi un plan de 25 actions est proposé.

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Situation du développement durable en Seine-Maritime : Alban Bruneau note les avancées… et les zones d’ombre…

Comme chaque année, le Conseil départemental a pris connaissance, lors de sa séance du 12 février, du rapport annuel sur la situation du Département en matière de développement durable. Un rapport sur les politiques que mène la collectivité sur son territoire et les orientations et programmes de nature à améliorer le développement durable et à contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable inscrits au programme de développement durable à l’horizon 2030 par l’Assemblée générale de l’ONU.

Pour le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, Alban Bruneau en a fait une lecture critique et constructive…

« Monsieur le Président, Madame la Vice-présidente, Chers Collègues,

Je tiens tout d’abord à remercier les agents des différents services départementaux qui ont contribués à la rédaction de ce rapport. Rapport dense, et de qualité.

Un rapport qui permet d’exposer dans le détail ce que la collectivité met en œuvre toute l’année en matière de développement durable. C’est du concret et cela va dans le bon sens. Ici en Seine-Maritime, à l’échelle du département comme à celle de nombre de nos communes, ont avancé dans le bon sens.

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