Le Préfet de Seine-Maritime, accompagné des directrices et des directeurs des services de l’Etat en Seine-Maritime, était invité à présenter, devant le Conseil départemental réuni en séance le 18 juin, le rapport d’activités de l’Etat dans le départemental pour l’année 2025.
L’occasion pour chaque groupe politique de le questionner publiquement.
Pour le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, c’est sa présidente Séverine Botte qui a pris la parole pour dénoncer ce que ce rapport tait : l’éloignement des services publics et la nécessité au contraire de les « réarmer ».
Et ce pour répondre correctement aux attentes des usagers et pour soulager des agents publics sous pression de l’austérité.
« Monsieur le Préfet,
Profondément attachés aux services publics, à la fonction publique, à son statut et aux agents qui s’y engagent, nous ne remettons pas en cause les éléments figurant dans ce rapport d’activités.
Au contraire, nous saluons la qualité et le travail accompli par des femmes et des hommes qui, malgré des conditions de plus en plus difficiles, continuent de tenir la République debout.
Notre propos n’est pas non plus de faire porter à un haut fonctionnaire de l’état, la responsabilité de 20 années d’orientations libérales et de choix d’austérité qui ont mécaniquement affaibli l’action publique.
- 20 années de coupes budgétaires dans les dépenses publiques pourtant indispensables à la cohésion sociale et à la satisfaction des besoins quotidiens de nos concitoyens.
- 20 années de transferts de richesses vers le secteur privé, les actionnaires, les grandes entreprises et les ménages les plus aisées, au détriment des besoins essentiels de la majorité de la population.
- 20 années, enfin, de recul continu des services publics sur l’ensemble du territoire, et plus particulièrement en milieu rural et dans nos quartiers populaires, malgré les efforts considérables déployées par les collectivités locales pour en limiter les effets.








