Archive dans 14 octobre 2026

Mobilisation aux côtés des enseignants du collège Monod du Havre

Alban Bruneau et Sophie Hervé, ont relayé auprès de la Direction départementale des services de l’Education Nationale et exprimé leur inquiétude concernant la situation du collège Jacques-Monod et de ses équipes, établissement situé au Havre, classé en REP+.

« Au cours des dernières années, nous pouvons attester du fort engagement constant des équipes enseignantes et de vie scolaire qui font preuve d’un dynamisme, mais aussi il faut bien le dire d’ingéniosité en mode « système D », pour apporter au quotidien une qualité d’enseignement et d’accompagnement, un suivi le plus individualisé possible également, auprès d’élèves qui sont, en grand nombre, aux prises avec des fragilités de tout ordre, et ce malgré des moyens en baisse.

Ainsi notamment, la Dotation Horaire Globale affectée à ce collège est passée de 478 heures en 2024 à 432 heures en 2026.

Depuis plusieurs années, ces équipes expriment un fort sentiment de dégradation des conditions de vie scolaire, d’accroissement de la charge de travail et le sentiment de ne pas bénéficier de toute l’attention que requiert la situation de ce collège au regard de ses spécificités et des difficultés inhérentes à ses élèves. Des motions ont notamment été votées par le Conseil d’administration pour formaliser et transmettre à vos services ces alertes, sans que suite réelle leur soit données pour autant par vos prédécesseurs.

Puis, comme vous le savez, l’annonce de la suppression d’un demi-poste d’assistant d’éducation à la rentrée a été vécu comme l’élément de trop plein qui a entrainé en réaction une grève des personnels, même si en effet nous avons appris que cette suppression était compensée par 13 heures supplémentaires.

Nous savons également les difficultés concrètes qu’entrainent les heures supplémentaires effectives (HSE) par rapport aux heures supplémentaires annualisées (HSA).

En tout état de cause, nous vous sollicitons afin de nous assurer que ce collège, ces équipes et donc évidemment ses élèves et leurs familles, bénéficient d’une attention accrue, allant au-delà des normes régissant les moyens attribués aux collèges situés en REP+.

Il est important qu’ainsi le dialogue social et les mesures qui en sortiront puissent aboutir réellement sur un apaisement et une sérénité recouvrée.

Dans ces attentes et en vous remerciant pour votre écoute, nous vous prions de croire, Madame la Directrice académique, en l’expression de notre haute considération. »

Pour télécharger le courrier adressé à la DASEN : Collège Monod – AB SH

(Cliquer sur les images pour agrandir)

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Conseil département du 8 octobre : les élus communistes marquent leur plein soutien aux lycéens, aux enseignants, aux pompiers et aux travailleurs sociaux de la protection de l’enfance

Les 7 élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine – Séverine Botte, Alban Bruneau, Maryline Fournier, Sophie Hervé, Laurent Jacques, Nicolas Langlois et Joachim Moyse -, étaient présents au Conseil départemental du 8 octobre, d’abord marquer leur plein soutien, exprimé à plusieurs reprises, aux lycéens, étudiants, enseignants et personnels de l’Éducation Nationale mobilisés pour des conditions d’accueil, d’accompagnement et d’enseignement enfin à la hauteur des besoins, ainsi que la fin de la plateforme des inégalités « Parcoursup » mise en place par le gouvernement Philippe pour l’accès aux études supérieures.

Une parole lycéenne et des revendications notamment relayées par Sophie Hervé lors d’un débat portant sur les conséquences de la baisse démographique annoncée dans les collèges au cours des 10 prochaines années, puis par Séverine Botte lors de l’examen de la délibération portant sur les dotations de fonctionnement allouées aux collèges en 2027.

Les élus du groupe sont également sortis pour soutenir la manifestation des lycéens et des enseignants qui passait non loin de l’Hôtel du Département.

Mais avant cela, le Conseil a ouvert sa séance par un émouvant hommage à Christine Morel, Conseillère départementale, ancienne maire d’Harfleur, qui siégeait au sein du groupe Gauche combative, communiste et républicaine, décédée en juillet des suites d’une longue maladie.

Au cours de ce Conseil, les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine ont aussi porté la voix et les revendications de nos pompiers.

Le Département a débloqué en séance 6 millions supplémentaires sur deux ans, mais cela ne suffit pas !

L’État doit arrêter de se défausser et assumer son obligation et ses devoirs en matière de sécurité civile. Ils ont réaffirmé que « l’urgence c’est de réinvestir dans nos services publics et pas dans l’armement, ou dans le soutien qui n’en finit pas aux plus riches et multinationales ».

Ils ont aussi soutenu :

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Les clauses environnementales et sociales dans les marchés publics du Département… 10 ans après, l’objectif proposé par les élus communistes est désormais atteint

Le Conseil départemental a pris connaissance, lors de sa séance du 8 octobre, du bilan 2025 de son Schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables.

Alban Bruneau s’est réjoui de ces résultats avant d’appeler à aller plus loin, notamment concernant les salaires dans les entreprises qui candidates aux marchés publics publiés par le Département.

« Monsieur le Président, chers collègues,

Lorsque ce schéma fut instauré au sein de notre collectivité, nous avions demandé que les clauses sociales et les clauses environnementales soient généralisées dans les marchés publics.

On nous avait alors répondu, je résume : « pas si vite » mais sans contester le bien-fondé de cette revendication.

Ce qui fait que cette délibération fait généralement consensus, dans ses objectifs comme dans ses bilans.

Mais il aura fallu 10 ans pour que vous nous rejoignez dans cette ambition concernant les clauses environnementales, c’était l’année dernière, avec le remplacement de l’objectif des 70% avant 2025 par celui des 100% désormais.

Cet objectif n’est pas atteint en 2025, même s’il progresse, avec un taux de réalisation de près de 82%.

Il faudrait bien cerner les raisons impliquant l’absence de clauses dans près d’un cinquième des marchés, afin d’y remédier, mais en tout cas le cap est fixé et l’ambition est affichée.

Pour les clauses d’insertion, le chemin est plus long, il faut concéder que ces clauses sont un peu plus compliquées à généraliser, et là encore, je tiens à souligner au nom de mon groupe la volonté affichée avec un objectif relevé à 45% contre 25% avant 2025. Objectif atteint fin 2025, et même dépassé l’année précédente avec 50%.

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Convention de financement du SDIS : Laurent Jacques appelle des financements massifs à la hauteur des besoins à couvrir et de l’utilité de nos pompiers

Par délibération présentée devant le Conseil départemental du 8 octobre, le Département va augmenter sa contribution au Service D’Incendie et de Secours de Seine-Maritime de 7 Millions supplémentaires sur deux ans. Un engagement salué unanimement par tous les groupes formant le Conseil. Mais Laurent Jacques a cependant demandé d’aller plus loin en allant chercher d’autres financements.

« Monsieur le Président, chers collègues,

Cet avenant nous est présenté quelques jours après une mobilisation nationale des sapeurs-pompiers, venus nombreux à Paris pour alerter sur leurs conditions de travail et demander davantage de moyens humains, matériels et financiers. Cela donne forcément un relief particulier à cette délibération.

Nous voterons cet avenant parce que les moyens supplémentaires accordés au SDIS sont nécessaires.

2,5 millions d’euros supplémentaires par an entre 2026 et 2028, auxquels s’ajoutera une partie de la dynamique de la TSCA : cet effort est indispensable pour permettre à notre SDIS de faire face à ses besoins.

Mais cette délibération doit aussi nous conduire à regarder la situation dans son ensemble.

Si nous devons aujourd’hui revoir une convention signée il y a seulement trois ans, c’est bien parce que la trajectoire financière prévue à l’époque ne correspond plus à la réalité des besoins. Les charges augmentent, les investissements nécessaires sont importants, le coût des casernes progresse et, dans le même temps, les besoins humains restent considérables.

Les représentants des personnels nous alertent sur le manque d’effectifs, leurs conditions de travail, la nécessité de renouveler les matériels et de mieux protéger leur santé.

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Il faut terminer la RN27 en 2×2 voies en entrée d’agglomération Dieppoise : l’appel de Nicolas Langlois au Conseil départemental

Le Conseil départemental du 8 octobre délibérait sur le transfert dans le domaine public routier départemental de la RD 54B et d’une partie de la RD 154E, actuellement dans le domaine public routier national. 

Il s’agit de transférer, de l’Etat au Département, la portion de la RN2027 (ex RN27 avant la construction de la nouvelle RN27 parallèle en 2×2 voies) comprise entre Manéhouville et le carrefour des Canadiens d’une part, et d’autre part de la RD54B et de la RD154E jusqu’au giratoire d’Arques-la-Bataille (suite à la prolongation de la nouvelle RN27 après le viaduc de la Scie) dans le secteur de cette commune.

L’occasion pour Nicolas Langlois de demander la terminaison de la RN27 en 2×2 voies en entrée d’agglomération dieppoise.

« Monsieur le Président, chers collègues,

Le sujet est important puisque qu’il s’agit d’axes majeurs pour notre département, pour le nord du département. Il n’est pas que technique.

Il concerne le quotidien de milliers d’habitants qui passent ici chaque jour, l’activité économique de très nombreuses entreprises et industries, les flux touristiques. Ce n’est pas qu’un sujet pour l’agglomération dieppoises mais pour un territoire bien plus large. Il devait être sorti de l’affichage. 

Je m’étonne d’ailleurs qu’aucun élu du territoire Dieppois de votre majorité ne l’est demandé en réunion de groupe…

Les conditions transfert de l’État au Département de la portion de la RN2027 (ex RN27 avant la construction de la nouvelle RN27 parallèle en 2×2 voies) comprise entre Manéhouville et le carrefour des Canadiens d’une part,  et d’autre part de la RD54B et de la RD154E jusqu’au giratoire d’Arques-la-Bataille (suite à la prolongation de la nouvelle RN27 après le viaduc de la Scie) n’appellent pas de remarque de notre part.

Vous avez bien défendu « le bout de gras » avec les services préfectoraux. Cette nouvelle domanialité sera plus cohérente pour les services départementaux et préfectoraux.

Sauf que cette délibération ne répond pas aux préoccupations du territoire.

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Dotations pour le fonctionnement des collèges : pour les élus communistes, le compte n’y est toujours pas pour 2027 !

« En amélioration mais doit pouvoir mieux faire pour les conditions d’accueil et de scolarité dans les collèges »… Tel pourrait être le résumé de l’intervention de Séverine Botte, au nom de son groupe des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, en réaction à la présentation du rapport annuel fixant les dotations de fonctionnement pour les collèges de Seine-Maritime pour l’année 2027, lors du Conseil du 8 octobre.

« Je souhaite tout d’abord au nom de mon groupe exprimer notre soutien aux lycéens, aux enseignants et aux agents de la vie scolaire, mobilisés depuis le 28 septembre pour la juste satisfaction de revendications parfaitement légitimes, dont le point commun sont les conditions de scolarité mais aussi leur santé et leur avenir.

Je passe les fantasmes et psychoses habituelles sur les prétendus manipulations politiques ou les bons vieux poncifs prétendant que quand on est au lycée on est là pour écouter et apprendre, et fermer sa bouche, pour m’arrêter sur ces revendications :

  • L’état des bâtiments et du matériel : car il est clair que les régions, et la nôtre en particulier, n’assument plus leur devoir en la matière, même si on ne peut pas ignorer qu’elles sont aussi, comme les communes et départements, l’objet de détournement de recettes de la part des gouvernements successifs depuis 20 ans ; La situation n’atteint pas celle de la Seine-Saint-Denis, mais nombre de lycées normands et notamment de lycées professionnels nécessitent des investissements urgents ;
  • La fin du dispositif Parcour’Sup et le réinvestissement dans l’enseignement supérieur public, seul garant d’un accès égalitaire aux études et formations post bac ;
  • Le rétablissement d’un maillage médico-social dans les établissements scolaires ;
  • Et bien sûr, des classes moins chargées et des professeurs plus nombreux, et remplacés systématiquement quand ils sont absents.

A ce mouvement, le gouvernement a une nouvelle fois fait le choix du mépris, de l’escalade de la violence et de la répression.

 

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Evaluation des signalements dans les établissements de l’ASE : Maryline Fournier élargit le champs des nécessités

Le Conseil départemental du 8 octobre a pris connaissance du rapport 2024-2025 sur la gestion des établissements et services habilités par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Ce rapport résume les évaluations obligatoires qui ont été conduites sur la gestion des établissements sous convention avec l’ASE : 24 gestionnaires, 150 structures, pour 7.494 places dont 2.739 en hébergement et 4.755 en accompagnement.

Maryline Fournier a commenté ce rapport, toujours aussi préoccupant, au nom des élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine.

« Monsieur le Président, chers collègues,

Ce rapport est, une nouvelle fois, particulièrement préoccupant.

520 situations de violences entre jeunes en 2025, en hausse de 55 %. 128 disparitions inquiétantes. 104 tentatives de suicide, soit une hausse de 82 % en un an. Et 20 % des événements indésirables graves concernent une agression sexuelle ou un comportement sexualisé.

Derrière ces chiffres, il y a des enfants et des adolescents qui nous sont confiés, dont les parcours de vie sont marqués par des traumatismes complexes et auxquels peut s’ajouter une double vulnérabilité.

On parle de la santé mentale, avec des délais d’attente importants en pédopsychiatrie mais on n’évoque pas le délai encore trop long pour obtenir une réponse de la MDPH.

Je reprends les termes indiqués sur le rapport qui stipule que les disparitions inquiétantes et les fugues sont le second motif de déclaration des EIG (Évènement Indésirable Grave). Pour moi, elles demandent une réponse immédiate en amont des procédures et protocoles mis en œuvre dans le temps. Interroger, comprendre, répondre, soutenir dès les premières heures du retour sont une nécessité et doivent se traduire par des actions.

A cela, il convient d’ajouter les risques d’exploitation sexuelle, les comportements violents auto-agressifs et/ou hétéro-agressifs. Face à cela, il y a des professionnels à bout de souffle qui tiennent le système de la protection de l’enfance à bout de bras.

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Sophie Hervé demande le maintien du dispositif d’accès au microcrédit en Seine-Maritime que la droite veut supprimer

En Conseil départemental du 8 octobre, la droite a proposé la suppression du dispositif départemental d’accès au microcrédit personnel pour les personnes ayant des difficultés d’accès au système bancaire classique, créé en 2012.

Le taux de crédit ainsi obtenu pour les emprunteurs est de 1,5%, des emprunteurs soumis à l’obligation d’accompagnement d’un travailleur social.

Sophie Hervé, au nom du groupe des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine s’y est opposée, tant que la certitude d’accès aux banques et aux petits crédits pour financer des dépenses d’insertion n’est pas garanti.

« Madame la Vice-présidente, chers collègues,

Nous avons souhaité examiner en séance cette délibération, parce que les éléments fournis préalablement à ce Conseil, ne sont pas suffisants pour motiver la fin d’un dispositif de solidarité, surtout par les temps qui courent où l’on ne peut pas dire que la situation sociale s’embellisse et que les gens vont mieux, que la société va mieux…

En 2012, face aux difficultés d’accès au système bancaire classique pour les personnes demandeurs d’emploi, salariés précaires et allocataires des minimas sociaux qui en sont exclus, notre collectivité a mis en place d’un dispositif visiblement utile.

Le recours possible à des micro-crédits, selon un taux faible de 1,5%, afin de financer un projet en lien avec leur insertion sociale ou professionnelle (permis de conduire, formation, mais aussi dépense de santé par exemple).

Pour se faire, il faut que le projet et le dossier soient réalisés avec un travailleur social ou une association partenaire, telle que l’UDAF par exemple, qui assure aussi le relai avec un établissement bancaire partenaire, tel que la Caisse d’Épargne par exemple.

On nous explique aujourd’hui que ce dispositif ne serait plus utile :

  • Premièrement parce qu’il y a de moins de moins de sollicitations, et en effet le tableau fourni en commission l’atteste : 27 demandes en 2025, 220 en 2021.

Mais un tel effondrement sur 5 années seulement nous interroge.

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Maryline Fournier plaide pour le maintien du Fonds d’urgence pour les EHPAD les plus en difficulté

Le Conseil départemental du 8 octobre était invité à renouveler pour 2026, mais pas pour 2027, le fonds d’urgence pour les EHPAD les plus en difficulté, créé en 2024 en même temps que les Commissions départementales en charge du suivi des établissements médico-sociaux en difficultés financières.

Ce fonds est alimenté par 2,5 Millions d’€.

Il ne peut concerner que les EHPAD totalement habilités à l’aide sociale (70 établissements).

Maryline Fournier, pour les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, a soutenu la délibération, tout en demandant le maintien de ce dispositif d’urgence jusqu’à ce qu’il soit devenu inutile, ce qui n’est pas encore le cas…

« Monsieur le Président, Madame la Vice-Présidente, chers collègues,

Comme nous l’avions souligné l’année dernière, lors de la création de ce fonds exceptionnel destiné à secourir les EHPAD les plus en difficulté, la question essentielle qui demeure est bien celle du modèle sur lequel repose les EHPAD.

Un modèle qui n’en est plus un d’ailleurs, et qu’il convient donc de faire évoluer. Et notamment concernant le financement.

Cela devient d’autant plus nécessaire que c’est tout le secteur médical qui se trouve en crise grave et, s’agissant de la gérontologie, les EHPAD sont amenés et de manière souvent inadaptée évidemment, à pallier les carences des autres structures et acteurs.

L’absence de véritable réforme forte et ambitieuse à la hauteur des enjeux qui se posent, dédiée à l’accompagnement du grand-âge marque un désengagement de plus des gouvernements successifs.

Mais il est vrai qu’on ne peut pas dépenser sans compter pour les plus riches et les multinationales, leurs actionnaires, et à la fois répondre aux besoins et attentes de la population pour l’éducation, la santé, le logement, le vieillissement.

Par conséquent faute de volontarisme politique au sommet de l’Etat, on doit gérer l’existant avec ses carences, ses fragilités.

J’ai le sentiment que tous les établissements demeurent en difficulté, plus ou moins certes, mais qu’aucun n’est épargné.

Mais coûte que coûte il faut qu’ils tiennent tous bon.

Aucune fermeture ne peut être envisagée.

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Laurent Jacques questionne le Président du Département sur les revendications des pompiers

Utilisant la procédure des questions orales en Conseil départemental du 8 octobre, Laurent Jacques a, au nom de son groupe des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, questionné le Président concernant les revendications des pompiers.

« Monsieur le Président,

Le 29 septembre, les sapeurs-pompiers se sont mobilisés nationalement pour alerter une nouvelle fois sur la situation de notre sécurité civile.

Après 2022, l’été 2026 a de nouveau mis notre modèle de secours à rude épreuve. Face aux méga-feux, sapeurs-pompiers professionnels et volontaires se sont mobilisés de manière remarquable. Mais cet été a aussi révélé des fragilités : manque d’effectifs et de matériels, équipements parfois inadaptés, exposition des personnels à des risques importants pour leur santé.

Dans la population comme chez les professionnels, la situation d’urgence des services d’incendie et de secours n’est pas sans rappeler celle des Hôpitaux publics après la crise Covid.

Les politiques d’austérité, la chape de plomb de la dette, l’absence d’écoute et de réponses aux revendications syndicales, fragilisent nos protections, fragilisent les conditions de travail de celles et ceux qui ont la charge de ces missions.

Notre département a heureusement été épargné par ces incendies XXL. Mais la Seine-Maritime concentre elle aussi des risques majeurs : industriels et Seveso, nucléaires, maritimes et littoraux, agricoles ou encore liés à notre patrimoine.

Et la tension n’existe pas uniquement lors des catastrophes. Au quotidien, les sapeurs-pompiers sont de plus en plus sollicités, notamment pour pallier les fragilités d’autres services publics, particulièrement celles de notre système de santé. Le secours à la personne représente aujourd’hui près de 80 % de leurs interventions.

La première urgence est celle des effectifs.

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