Archive dans 8 octobre 2026

Séverine Botte rappelle l’urgence à agir pour le pouvoir d’achat des seinomarins

Dans le cadre des débats de politique départementale organisés avant l’examen de l’ordre du jour du Conseil départemental du 8 octobre, Séverine Botte s’est exprimée, au nom des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, sur l’urgence à agir pour soutenir le pouvoir d’achat des habitants, d’autant plus dans une période où la hausse des prix repart fortement sous les effets de la guerre de Trump contre l’Iran.

« Chers Collègues,

Nous partageons évidemment le constat posé par nos collègues : le pouvoir d’achat est devenu une préoccupation quotidienne pour des millions de Français et, bien sûr, pour des milliers de Seinomarins. Parce qu’une réalité s’impose : tout augmente, ou presque, sauf les revenus de celles et ceux qui travaillent.

Cette réalité ne s’est pas améliorée depuis avril dernier lorsque notre groupe avait défendu, par la voix de Nicolas Langlois, la mise en place d’un bouclier social pour protéger et soulager les habitants qui subissent de plein fouet les effets de l’inflation.

Le carburant en est un exemple particulièrement parlant. Pour beaucoup de Seinomarins, prendre sa voiture n’est pas un choix. C’est une nécessité pour aller travailler, conduire les enfants, faire ses courses, se rendre chez le médecin.

Et lorsque le prix du carburant augmente, ce sont plusieurs dizaines d’euros supplémentaires à sortir chaque mois. Autant d’argent qui ne sera pas consacré aux courses, aux loisirs des enfants, aux vacances ou tout simplement à vivre correctement.

Dans le même temps, le gouvernement de droite demande un effort de redressement de 54 milliards d’euros pour 2027, avec notamment une maîtrise accrue des dépenses publiques (Gel des APL et prestations familiales, économies sur l’allocation de rentrée scolaire, nouvelles contraintes sur les services publics…) et évidemment la participation des collectivités à cet effort.

Toujours la même logique : quand il faut trouver de l’argent, on demande d’abord des efforts aux familles, aux services publics et aux collectivités.

Mais une question mérite d’être posée : pourquoi demande-t-on toujours aux mêmes de se serrer la ceinture ? Car notre pays ne manque pas de richesses. La problématique est celle de leur répartition.

La commission d’enquête du Sénat a estimé à au moins 211 milliards d’euros les aides publiques aux entreprises en 2023.

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Réinvestir massivement dans les collèges et les lycées : Sophie Hervé refuse toute baisse de la dépense publique dans le secondaire

En ouverture du Conseil Départemental du 8 octobre, lors des débats de politique départementale, la question de la baisse démographique dans les collèges et lycées a été posée, avec comme fil conducteur : que faire des moyens budgétaires que cette baisse des effectifs dégagera ?

Pour les élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, la seule réponse possible c’est qu’ils soient affectés à 100% à l’amélioration des conditions d’accueil, d’accompagnement et d’enseignement des collégiens et des lycées, faisant notamment écho au mouvement des lycéens de très forte ampleur ces derniers jours. C’est Sophie Hervé qui s’est exprimée : 

« Chers collègues,

Je ne reviendrai presque pas sur les chiffres avancés par nos collègues, car il y aura en effet une forte baisse des effectifs dans les collèges et les lycées généraux et technologiques sur les 10 prochaines années, de l’ordre de 13%.

Nous contestons uniquement les données avancées par le Ministère concernant les lycées professionnels.

Parce qu’en fonction des orientations prises en matière d’enseignement professionnel, le résultat des projections peut varier du simple au double.

Si le lycée pro de demain, c’est le chemin que lui destine visiblement la droite, cela se réduit à une machine à former sur des métiers jugés prioritaires par le marché, donc au service uniquement des entreprises, alors en effet les effectifs risquent de s’effondrer.

Alors que faire face à cette baisse annoncée des effectifs ? D’abord se rafraichir la mémoire…

En 10 ans, entre 2015 et 2025, les collèges et lycées ont accueilli 112.100 élèves supplémentaires.

Sur la même période de 10 ans, le ministère a invoqué la baisse prévisionnelle des effectifs, qui n’était en fait qu’une réalité dans les écoles maternelles et élémentaires, pour justifier la suppression de 10.000 postes d’enseignants dans les collèges et les lycées.

Résultat, la France est désormais le pays occidental où les classes sont les plus chargées. Les enseignants Français figurent parmi les moins bien rémunérés de l’OCDE. Le métier a perdu en attractivité.

Voilà une partie du funeste bilan de l’Éducation Nationale sous la Macronie. Avec la santé et le logement, l’éducation restera marquée comme la grande sacrifiée des orientations gouvernementales, avec une austérité et une vision comptable court termiste.

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Collectivité locales diminuées, République en danger ! Joachim Moyse appelle à changer urgemment de cap

Pour le débat qu’ils animaient au début de la séance du Conseil départemental du 8 octobre, les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine ont voulu aborder l’effondrement des moyens et des leviers dont disposent les collectivités locales, communes et départements notamment.

Joachim Moyse a introduit le débat : 

« Monsieur le Président,
Chers collègues,

Avec ses projets de loi de finances pour 2027 et de financement de la Sécurité sociale, le gouvernement Lecornu nous ressert la même vieille rengaine : il faudrait faire des économies et demander toujours plus d’efforts aux familles, aux étudiants, aux retraités, aux malades et aux salariés.

La dette et les déficits imposeraient cette austérité. Il n’y aurait pas d’autre choix. Enfin… sauf pour la guerre. Car les budgets consacrés à l’armement, eux, ne connaissent manifestement pas la crise.

Alors, chers collègues, entend-on le son du canon ? Ou celui du pipeau ?

Car ce que ce gouvernement nous prépare, c’est d’abord une nouvelle réduction des moyens pour nos services publics, dans la santé, l’éducation, les collectivités locales ou encore dans le domaine du logement.

C’est une nouvelle baisse des remboursements de soins, après l’augmentation des franchises médicales jusqu’à 140 euros par an.

C’est un nouveau recul du pouvoir d’achat, avec le refus d’augmenter les salaires et d’agir contre l’explosion des prix des carburants, du gaz et de l’électricité.

Et, dans le même temps, ce sont de nouvelles baisses d’impôts pour les plus riches et les grandes entreprises.

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Quelle transition écologique et quelles adaptations pour une Seine-Maritime résiliente ? La contribution d’Alban Bruneau

Le groupe Ecologie 76 au sein du Conseil départemental, avait choisi comme thème du débat qu’il a animé en début de la séance du 8 octobre : « Canicule, risques littoraux, fracture sociale : quelle transition écologique et quelles adaptations pour une Seine-Maritime résiliente ». Pour le groupe des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, Alban Bruneau a développé sa contribution aux débats.

« Chers collègues,

Les vagues de fortes chaleurs qui se sont succédées cet été sont inédites par leur intensité et fréquence, mais c’est difficile d’y voir une surprise.

Cela fait maintenant près de 40 ans que la communauté scientifique alerte sur le sujet des conséquences du réchauffement climatique produite, non par le Saint-Esprit mais par l’action de l’Homme sur la planète, ses ressources, son climat.

Désormais on le sait, on le mesure, on le vit, et pour ceux qui continuent à le nier, à l’ignorer, il va falloir changer de posture.

Quant à nous, qui en avons tous ici pris la mesure, enfin j’espère, il va falloir pousser pour accélérer. Accélérer pour nous adapter et nous prémunir au mieux, et accélérer pour corriger ce qui peut encore l’être et pour réparer ce qui peut l’être.

Mais ne nous y trompons pas, tout ceci demande de mobiliser des fonds importants et dans la durée, donc clairement des impôts, parce que ce n’est ni le ruissellement fictif ni le mécénat issu de la générosité qui financeront.

De même, les pollueurs ne peuvent pas être seulement les payeurs, ce qui serait déjà une nécessité d’ailleurs, il faut les contraindre à arrêter de polluer.

Et dans ce domaine, le demander poliment ça ne suffit pas, tant qu’ils gagnent ils jouent…

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Le Conseil départemental rend hommage à Christine Morel

Au début de la séance du 8 octobre, c’est avec une très grande émotion que les Conseillers départementaux ont rendu hommage à Christine Morel, ancienne Maire communiste d’Harfleur et Conseillère départementale du canton du Havre II, décédée début juillet. Elle siégeait au sein du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine. Le Président du Conseil Bertrand Bellanger a prononcé son éloge :

« Mesdames et messieurs, chers collègues,

Le 4 juillet dernier, notre collègue Christine MOREL nous a quittés des suites d’une longue maladie.

Lors de la Commission permanente du 6 juillet, un premier hommage lui a été rendu par les élus y siégeant.

Comme il en est de coutume au sein de notre assemblée, je vous propose que nous ayons aujourd’hui une pensée pour elle alors que nous sommes réunis en séance plénière.

Christine MOREL était une femme politique d’une grande humanité, avec de véritables convictions qu’elle avait forgées à travers son parcours comme militante, comme directrice du Greta, comme élue communiste d’Harfleur, d’abord adjointe auprès de François Guégan puis Maire, de 2015 à mars dernier, et comme Vice-Présidente de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole de 2019 à mars 2026.

Elle était aussi l’une de nos collègues depuis 2015. Elle siégeait au sein du groupe d’opposition de la Gauche combative, communiste et républicaine. Je sais combien des liens forts d’amitié, de camaraderie, de compagnonnage se sont établis avec elle, en particulier dans son groupe mais aussi bien au-delà sur les bancs de notre assemblée.

Je peux en témoigner personnellement.

Elue en binôme avec Jérôme DUBOST, avec qui elle avait un lien particulier, au sein du canton du « Havre 2 » composé de Montivilliers, de la commune associée de Rouelles, du quartier havrais de Caucriauville et évidemment, d’Harfleur dont elle fût une Maire dévouée, Christine MOREL savait établir un contact sincère avec les autres. Elle aimait rappeler le point commun historique entre Harfleur et Montivilliers, deux communes plus anciennes que Le Havre.

Elle était avenante, simple, empathique, reconnue pour sa tempérance, son opiniâtreté et profondément investie pour l’éducation, le droit des femmes, l’écologie, la citoyenneté, la paix, l’amitié entre les peuples.

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