Archive dans 6 février 2025

Pour renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes, Séverine Botte demande des moyens humains supplémentaires

En Conseil départemental du 6 février, au cours du débat qui a suivi l’examen du rapport 2024 sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes en Seine-Maritime, Séverine Botte a dénoncer le décalage entre les déclarations de bonne intention au sommet de l’Etat et la réalité des moyens budgétaires mobilisés pour éradiquer les violences faites aux femmes. En Seine-Maritime, elle a également demandé des moyens supplémentaires pour agir davantage.

« Ce rapport nous est présenté au lendemain du « Procès Pelicot ». Un procès qui a mis au jour la culture du viol et qui oblige à regarder en face ce que notre société produit depuis des siècles : la violence systémique à l’égard des femmes.

Les violences perpétrées à leur encontre, et les féminicides ne sont pas des agressions isolées, mais le résultat d’un continuum de violences, alimenté par des comportements quotidiens tels que des remarques sexistes, des contrôles jaloux ou des attitudes condescendantes. Et le courage de Mme Pelicot doit provoquer une véritable réaction politique pour mettre fin aux violences dans toutes ses formes et à l’impunité. 

En effet, il faut maintenant du courage politique et des moyens à la hauteur des besoins. Cela doit commencer notamment par un ministère de plein exercice pour piloter les politiques en matière de droits des femmes.

Rappelons que Emmanuel Macron s’est dit « inattaquable sur la lutte contre les violences faites aux femmes » alors que dans le même temps il confirme la culture du viol en défendant Gérard Depardieu, nomme de nouveau Gérald Darmanin au gouvernement, et n’a donné aucun moyen supplémentaire aux associations œuvrant dans ce champs.

Ou bien encore les déclarations du président du Sénat, Gérard Larcher, à la veille de l’inscription de l’IVG dans la Constitution (je cite : « la Constitution n’est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux »).

Ce ne sont ici que quelques exemples de propos ou postures adoptés par des figures, se trouvant à des postes clés, niant ou minimisant la réalité vécue par les femmes et ou déplaçant la responsabilité sur la victime plutôt que sur l’agresseur. Et ces violences (non exhaustives) du quotidien montrent l’ampleur de la tâche quant au changement de mentalité de la société.

S’agissant du département de la Seine-Maritime, le rapport met indéniablement en avant une visée volontariste dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes, intrafamiliales, sexistes et sexuelles.

Lire la suite

Orientations budgétaires 2025 du Département : quand c’est flou c’est qu’il y a un loup…

Le débat annuel obligatoire portant sur les orientations budgétaires du Département s’est tenu devant le Conseil départemental du 6 février. Un rapport d’orientations présenté par la majorité de droite a servi de base à ce débat. Cette année il a été construit autour de la notion de « faire face », avec une charge contre les impacts des décisions de l’Etat (donc des gouvernements) sur les départements, dont 70% des dépenses relèvent de décisions de l’Etat, sans concertation et sans compensation…

Un rapport qui dénonce un mode de financement « paradoxale » pour ne pas dire inadapté des départements : avec des recettes en fonction du dynamisme de l’activité économique (DTMO – droits de mutation -, TVA…) mais des dépenses principales fonction des difficultés économiques (politiques et allocations de solidarité)…

Comment être aussi critique localement envers des gouvernements qu’ils soutiennent pourtant nationalement ? C’est la question que les élus de la Gauche combative, communiste et républicaine ont posé à leurs collègues de la majorité présidentielle.

Ils se sont également étonnés que différents mauvais coups portés à l’encontre des collectivités dans le budget de l’Etat préparé par le gouvernement Bayrou, n’ont pas été intégrés dans les orientations budgétaires du département, rendant ainsi ces orientations budgétaires départementales assez floues… Y aurait-il un loup ? Probablement… 

C’est Joachim Moyse qui est intervenu au nom du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine.

« Je pourrais reprendre les mots que j’utilisais déjà en 2024 pour décrire le contexte dans lequel se présente ce débat d’orientations budgétaires départementales 2025 : Un contexte dégradé, mêlé d’inquiétudes, d’incertitudes et d’absence de visibilité.

Les chiffres économiques de la France restent mauvais.

La reprise tant espérée se fait attendre et, alors qu’un vrai plan de relance serait nécessaire, c’est la chasse à la dette au niveau de l’état qui est engagée.

Pourtant des secteurs entiers sont en souffrance : c’est le cas dans le domaine des bâtiments et des travaux publics en lien avec la baisse des mises en chantier et la crise de l’immobilier. L’industrie française est aussi malmenée et des sites sont menacés comme dans la vallée de la Seine avec Exxon Mobil. En tout, 2025 pourrait voir la suppression de 300 000 emplois dans ces secteurs.

Et tout cela a des conséquences sur les recettes et les dépenses de notre département. Par exemple, la baisse des Droits de Mutation à Titres Onéreux est directement liée à la crise de l’immobilier et des taux de crédits élevés en 2024.

Lire la suite

Les élus de la Gauche combative demandent le maintien du dispositif d’accès aux activités nautiques dans les collèges

Dans un courrier qu’ils viennent d’adresser au Président du Conseil départemental, les 8 élus du groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine demandent que le dispositif spécifique favorisant l’accès aux pratiques nautiques pour les collégiens soit maintenu. Celui-ci vient en effet d’être supprimé…

« De longue date, et pour des raisons évidentes liées à son identité, à sa culture maritime, le Département de Seine-Maritime a favorisé l’accès aux pratiques nautiques telles que la voile, l’aviron, le canoë kayak, pour les élèves des classes de différents collèges de Seine-Maritime.

Organisée de concert avec les fédérations sportives et les clubs, cette politique spécifique a fait ses preuves en apportant aux collégiens qui en bénéficient, au-delà de ses vertus physiques, sportives, éducatives, une approche à l’éducation à l’environnement par la découverte des milieux aquatiques.

Or, sans qu’un quelconque bilan ne soit venu contester l’utilité de cette politique, ou ses aspects bénéfiques, vous avez souhaité y mettre en terme, en renvoyant sur le dispositif global de réussite éducative (CRED), objet d’une réforme l’année dernière, la possibilité pour les équipes éducatives de recourir aux activités nautiques au sein d’une offre globale de services renforcée.

Lorsque les partenaires ont été informés, en début d’année 2024, que le dispositif spécifique de soutien à l’accès aux activités nautiques serait fondu dans le CRED, ils vous avaient alerté, et nous en avions fait autant, sur le risque de voir cette spécialité régresser, voir se dissoudre.

Ces alertes n’ayant pas été entendues, vous avez persisté et supprimé ce dispositif spécifique. Or, il semble bien que les premiers éléments qui remontent des partenaires depuis la mise en œuvre de cette réforme confirment les craintes émises…

Par ailleurs, les partenaires associatifs se retrouvent confrontés à une absence de visibilité sur les heures qu’ils peuvent durablement dispenser auprès des collégiens, ce qui fragilise leur fonctionnement, leurs finances et leurs emplois.

Ne doutant pas de votre attachement à continuer de permettre l’accès aux pratiques nautiques pour nos collégiens, nous souhaitons que des solutions puissent être recherchées et trouvées avec les partenaires pour redonner aux activités nautiques une place toute particulière. »

Pour télécharger le courrier adressé par le groupe : Activités nautiques collèges

Lire la suite

Tribune du mois de janvier : Pour une année enfin solidaire !

Tribune du Groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine

Bulletin départemental du mois de janvier 2025

Pour une année enfin solidaire !

Malgré le résultat des élections, les politiques macronistes se poursuivent avec le soutien de l’extrême-droite, fragilisant toujours un peu plus le lien social, au profit d’une fragmentation de la société où les tensions, les colères et les peurs sont exacerbées.

Des politiques de droite ne répondant toujours pas à l’urgent besoin de restaurer un pouvoir d’achat permettant à chacun de faire face à ses besoins fondamentaux, et de réinvestir dans nos services publics pour résoudre les crises que nous affrontons : santé, médico-social, logement, éducation…

Dans ce contexte qui dégrade la qualité de vie du plus grand nombre, mais aussi la démocratie, communes et départements se retrouvent en première ligne pour tenter de répondre aux attentes des habitants dans tous les domaines de la vie.

Pourtant, le gouvernement allié à la droite et l’extrême-droite continue de leur faire les poches en voulant leur faire payer la facture de ses choix iniques.

Aussi, avons-nous tous besoin d’un Département pleinement mobilisé, ancré dans la vie réelle et faisant preuve de volontarisme :

  • En créant des centres de santé avec médecins salariés pour garantir un médecin pour chacun ;
  • En expérimentant un revenu d’autonomie pour les jeunes ;
  • En ouvrant les dispositifs de solidarité aux salariés insuffisamment rémunérés ;
  • En soutenant tous les projets de réussite éducative plutôt qu’en réduisant les crédits dans un tiers des collèges…

C’est ce que nous défendons dans le cadre du budget départemental pour que cette année 2025 soit un peu meilleure qu’elle ne s’annonce !

gauchecombative.76@gmail.com

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de Janvier 2025