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Séverine Botte propose la mise à disposition de protections menstruelles dans les collèges

Par l’intermédiaire de la procédure des questions orales, Séverine Botte a proposé au Conseil départemental, lors de sa séance du 9 décembre, la mise à disposition de protections menstruelles en libre-service dans les collèges.

« Monsieur le Président,

Nous vous avons questionné par deux fois concernant la mise à disposition de protections menstruelles en libre-service dans les collèges. Une fois au cours de la dernière Commission Education, l’autre en saisissant votre cabinet il y a quelques semaines.

Les protections menstruelles (serviettes, tampons, cups) sont des biens de première nécessité. Cette précarité dont les femmes sont victimes est encore plus importante chez les collégiennes. C’est une véritable difficulté pour leur suivi scolaire.

Une élève sur six a déjà loupé les cours faute de protections, ce n’est pas normal. Nous refusons que la précarité menstruelle mette à mal le bien-être de ces adolescentes et leur estime de soi.

De plus, les règles peuvent parfois représenter un tabou dans certaines familles, laissant ces jeunes filles dans l’embarras. Le simple fait d’en parler à ses parents peut constituer un problème en soi pour un certain nombre d’entre elles.

L’école Républicaine doit permettre l’égalité des chances pour toutes et tous, et les injustices liées aux menstruations sont inacceptables.

Aussi, nous souhaitons savoir quand envisagez-vous d’instaurer un dispositif de distribution de protections menstruelles dans les collèges de Seine Maritime, comme l’ont fait d’autres collectivités ?

Notre groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine souhaite que soit travaillée cette mise à disposition de protections menstruelles en libre-service par distributeurs rechargés régulièrement, et par l’intermédiaire des infirmières scolaires à partir de la fourniture par le département dans les collèges.

Par ailleurs, il nous semble important d’intervenir auprès de l’Education Nationale pour que les infirmeries des établissements puissent être investies pour intervenir dans ce domaine, avec des moyens adaptés, et auprès du gouvernement pour que les infirmières scolaires, sages-femmes et médecins puissent prescrire d’autres moyens de protections remboursées à 100% par la sécurité sociale : cup, culottes menstruelles, éponges etc.. »

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Joachim Moyse : « Expérimentons en Seine-Maritime un service public de l’aide à la personne ! »

C’est la proposition que les élus de la Gauche combative ont défendu au cours du débat qu’ils ont animé lors du Conseil départemental du 9 décembre par la voix de Joachim Moyse.

« Avant de développer ce sujet important et puisque l’on va parler notamment des services d’aide et d’accompagnement à domicile, nous nous étonnons que de nombreux SAAD attendent toujours le versement de la contribution départementale pour leur permettre d’appliquer les revalorisations salariales obtenues par leurs agents, à force de mobilisations. Des revalorisations qui s’appliquent pourtant depuis le 1er avril dernier.

Il y a un peu moins de 80 ans, notre pays, sous l’impulsion d’Ambroise Croizat, des communistes et de la CGT, créait la Sécurité sociale. Il s’agissait alors de préserver les Français des craintes du lendemain, de la maladie et des accidents de la vie.

Nous étions alors dans un pays qui sortait de l’occupation, avec une économie dévastée, mais qui comptait se relancer en s’appuyant sur le programme du Conseil National de la Résistance et de son esprit tourné notamment vers le progrès social et la solidarité.

Près de 80 ans après, notre pays a évolué et nous vivons plus longtemps. Ainsi, les risques et les protections nécessaires pour le 3ème ou le 4ème âge ont changé en considérant les nouveaux modes de vie des familles et l’exigence de dignité pour les seniors.

Il est donc urgent d’engager le travail sur un service public de l’aide à la personne :

  • Parce que c’est utile, au regard des besoins des Seinomarins qui vont croissants à mesure que l’espérance de vie avance ;
  • Parce que l’utilité de ce secteur pour les personnes en perte d’autonomie n’est pas reconnue, ni du point de vue des conditions salariales et ni de celui du statut de ces femmes et parfois de ces hommes qui aident et qui veillent aux soins mais aussi au bien-être moral des seniors et au maintien de leur lien social;
  • Parce que ce métier du lien est essentiel, beau et riche en relations humaines, mais demeure pénible physiquement et psychologiquement, exigeant et contraignant du point de vue de la vie familiale.
  • Parce que le coût d’hébergement en EHPAD amène de nombreux habitants à privilégier de manière contrainte le maintien à domicile.

Le Département est l’acteur principal voulu par la loi pour agir sur les effets de la perte d’autonomie : il instruit, verse et finance, en partie, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie depuis que l’Etat s’est désengagé dans sa compensation intégrale. Il conventionne et est financé par la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA).  

Il fixe un cadre, des objectifs à cette politique de l’autonomie en Seine-Maritime à travers un schéma pluriannuel. 

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Les lourdes conséquences des réformes gouvernementales pour le Département… Et pour les Seinomarins ! Ajoute Sophie Hervé

A l’occasion d’un débat organisé en Conseil départemental du 9 décembre, avant l’examen de l’ordre du jour, sur les lourdes conséquences des réformes gouvernementales pour le Département, Sophie Hervé a d’abord pensé aux lourdes conséquences pour les seinomarins…

« Sans négliger les conséquences lourdes que les réformes gouvernementales entrainent et risquent d’entrainer davantage sur le budget et le fonctionnement de notre collectivité, je pense d’abord aux conséquences néfastes qu’elles entrainent pour nos concitoyens.

Rien que la seconde réforme en un an de l’assurance chômage, qui prend effet au 1er février prochain en entrainant un second durcissement des indemnisations relatif cette fois à leur durée, après avoir revu à la baisse leurs montants l’année dernière, va faire sortir de l’indemnisation, au bas mot, 300.000 demandeurs d’emploi.

Au prétexte que cela règlerait les difficultés de recrutement dans certains secteurs. Bah voyons ! C’est une vieille lune du patronat qui voudrait que les allocations chômage soient un frein au retour à l’emploi. Elle est pourtant contredite par toutes les études sérieuses qui ont démontré l’inverse.

C’est justement lorsque l’on est correctement indemnisé que l’on a le temps de retrouver un emploi ou une formation qui nous correspondent.

Et croire que sous la pression de la perte d’indemnisation, chaque demandeur d’emploi pourrait se transformer sous la contrainte en chauffeur routier, en plombier, en aide-soignante est clairement un mensonge.

Mais peu importe, ces gouvernements Macron ne sont plus à un mensonge près.

Quant à la réforme des retraites, au-delà des injustices qu’elle entrainerait, il est évident qu’elle génèrerait une progression de la précarité notamment pour les personnes se retrouvant sans emploi après 55 ans.

Mais là aussi, peu lui importe, la doctrine libérale prône sur les réalités.

A l’arrivée, toutes ces réformes conduisent directement à alimenter la pauvreté, la précarité, les précarités, dans un pays qui bat pourtant des records de richesse.

Et pendant que le budget de la Nation est désormais prioritairement tourné vers la satisfaction des plus riches et le soutien aux entreprises, ceux des collectivités sont priés de gérer les dégâts collatéraux.

Rien que les aides publiques aux entreprises mobilisent 157 Milliards sur le budget de l’Etat, 1/3 de son budget, deux fois celui consacré à l’Education.

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Energies renouvelables : Oui mais pas n’importe où, pas n’importe comment, et pas à n’importe quel prix

Lors du débat organisé au début du Conseil départemental du 9 décembre par le groupe des élus Verts, Alban Bruneau a défendu les positions et propositions des élus communistes.

« La crise énergétique, malheureusement annoncée depuis que les gouvernements successifs ont démantelé le service public de l’énergie, pour le livrer à l’appétit des marchés et à leurs excès qui finissent tôt ou tard par se révéler, nous touche de plein de fouet.

Nous : usagers, entreprises, artisans, commerçants, collectivités. Et encore une fois, ce sont les personnes les plus démunies, les premières impactées via notamment les passoires thermiques ou leurs faibles ressources.

Les raisons de cette crise sont multiples. Il y a bien sûr la guerre en Ukraine, mais ce conflit désastreux ne peut pas expliquer la situation dans laquelle nous nous trouvons. Nous payons cash 30 années de libéralisation, de choix politiques désastreux.

En 1945, à la Libération, les dizaines de sociétés du secteur de l’énergie sont nationalisées. A l’époque, le Conseil National de la Résistance prend comme engagement, je cite parce que c’est important et révélateur de la régression vécue depuis que nos gouvernants s’en sont écartés :

« Retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol ». L’énergie est alors considérée comme « un bien commun nécessaire à la vie ».

Mais depuis les années 1990, les gouvernements successifs n’ont cessé de revenir sur cette définition en libéralisant et en privatisant le secteur de l’énergie. On peut tous en constater aujourd’hui les conséquences… On nous annonce que la France, 7ème puissance mondiale, risque de devoir couper l’électricité de manière ponctuelle sur certaines parties de son territoire, si la situation n’était pas dramatique elle en serait presque que ubuesque.

Vendredi dernier, la direction de l’EHPAD de ma commune a été informée qu’elle n’était pas prioritaire en cas de coupure électrique cet hiver parce qu’aucun de ses résidents n’est sous respirateur artificielle. C’est rassurant !

Face à ces constats, et au regard de la nécessité de sortir des énergies fossiles, le développement des énergies renouvelables apparaît comme une solution indispensable pour renforcer le mix énergétique français, mais pas n’importe où, pas n’importe comment, et pas à n’importe quel prix.

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L’appel de Christine Morel au Conseil départemental : « Face aux crises, renforçons les solidarités »

Le groupe socialiste a souhaité débattre, lors de la séance du Conseil départemental du 9 décembre, sur les moyens de renforcer les solidarités en faveur des plus précaires. Et cela tombait bien, le groupe de la Gauche combative avait justement nombre de propositions à développer. C’est ce que Christine MOREL a expliqué…

L’accès au logement et l’amélioration de l’habitat en Seine-Maritime : Joachim Moyse tempère sérieusement l’autosatisfaction des droites

Le groupe des droites a décidé, comme thème du débat qu’il a animé en ouverture du Conseil départemental du 9 décembre, de valoriser tout ce que le Département mettait en oeuvre « pour garantir l’accès au logement et améliorer l’habitat en Seine-Maritime ». Pour le groupe de la Gauche combative, Joachim Moyse n’a visiblement pas partagé cet exercice d’autosatisfaction…

« Entendre parler d’accès au logement par celles et ceux qui ont accompagné une politique gouvernementale qui a si peu fait en matière de logement pendant plus de 5 ans, c’est un peu fort de café !

On parle d’accès au logement mais, au moment où les prix du chauffage, de l’électricité, de l’alimentation notamment, explosent pour les habitants de notre département, comme partout, certains se demandent plutôt comment ils vont pouvoir rester dans leur logement.

Indépendamment de la qualité de gestion des bailleurs sociaux, notre groupe considère que la meilleure des réponses pour l’accès au logement pour tous est proposée par les offices d’HLM et les ESH. Un ancien 1er ministre de droite, candidat malheureux aux présidentielles, promettait l’accès aux logements sociaux à 70% des ménages français.

Cette promesse n’a jamais été tenue évidemment, mais ce qui est désolant, c’est de constater que c’est le contraire qui s’est produit : Avec seulement un peu moins de 50% des foyers qui y habitent, les logements sociaux ne sont devenus accessibles que pour une partie toujours plus réduite de notre population.

D’une part, parce que les familles avec trop peu de ressources ne sont pas retenues en commission d’attribution, ou bien d’autres sont expulsées car non solvables, et d’autres encore sortent du logement social parce qu’elles dépassent les plafonds et se voient appliquées les surloyers de la loi Boutin, avec des montants parfois exorbitants. Excluant les trop modestes ou, à l’inverse, les moins modestes, ces dispositions réduisent considérablement la mixité sociale dans ces parcs de logement.

D’autre part, parce que la production neuve de logements sociaux n’a jamais été aussi faible dans ce pays. Cette année, elle n’atteint pas les 100.000 logements alors que c’est une ambition de 130.000 qui est recherchée. Forcément, au lieu d’accroitre les  ressources des bailleurs sociaux, la loi ELAN les ponctionne avec le dispositif de RLS (Réduction du Loyer de Solidarité). Les capacités d’autofinancement pour faire de la construction neuve se sont donc fortement réduites.

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Soutien à la mobilisation des « oubliés du Ségur »

Les « oubliés du Ségur » et notamment les agents administratifs et techniques des établissements et services sociaux et médico-sociaux, étaient en grève et en manifestation ce matin à Rouen. Nicolas Langlois est allé leur apporter son soutien et celui du groupe de la gauche Combative, communiste et républicaine au Département.
Extrait de son intervention :
« Le Président de la République promettait il y a 2 ans que le pays devait mieux rémunérer celles et ceux qui avaient tenu le pays à bout de bras, qui l’avaient fait tourner durant la crise sanitaire. Force est de constater qu’il y a des trous dans la raquette et que des professionnelles sont encore exclues de cette reconnaissance salariale.
Pourtant, les services et les différentes professions fonctionnent ensemble. Les agents de terrain ont besoin des personnels administratifs et vice-versa. « Je suis bientôt à la retraite. Sans le Ségur et l’augmentation de salaires, je vais perdre 100€ de pension par mois à la retraite! ».
Derrière l’immobilisme et l’injustice, il y a ces réalités. Il y a des métiers abimés. Il y a aussi des métiers et des établissements mis en concurrence alors qu’il faudrait plutôt unir et créer des vocations avec une reconnaissance globale.
Nous allons mettre toute notre force partout où ce sera possible pour réparer cette injustice. La prochaine occasion sera la séance du Conseil Départemental du 9 décembre prochain. »

Gainneville La Vallée, insécurité routière, nouvelle démarche d’Alban Bruneau

Les riverains de La Vallée, à Gainneville, ont de nouveau alerté le Département cet été sur l’insécurité routière persistante et les nuisances subies par le trafic routier sur le RD34 qui traverse cette partie de la commune. Cette situation avait été prise en compte, à la demande d’Alban Bruneau et du Maire de Gainneville, il y a deux ans suite à une réunion sur site, par la mise en place d’aménagements provisoires.

Or, pour les riverains, ces aménagements ne sont pas suffisants d’où leur démarche de l’été restée à ce jour sans suite. Tout comme le courrier adressé par le Maire de Gainneville en septembre au Président du Département.

Après être intervenu sur cette situation lors du Conseil départemental du 7 octobre, Alban Bruneau a cette fois saisi par courrier le Vice-Président en charge des routes afin de lui demander une nouvelle réunion sur place afin d’évaluer, et de compléter, les aménagements provisoires mis en place.

Pour télécharger le courrier d’Alban Bruneau : Intervention AB RD34

Pour télécharger le courrier du Maire de Gainneville : Intervention Maire RD34

Tribune du mois de novembre : Mettre à contribution les assistés !

Tribune du Groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine

Bulletin départemental du mois de novembre 2022

Mettre à contribution les assistés !

1002 milliards d’€… la richesse des 500 plus grandes fortunes de France a augmenté de 5% et atteint désormais ce chiffre pharaonique.

80 milliards d’€… la fraude et l’évasion fiscale continuent de violer la loi et de priver nos services publics de financements essentiels pour la santé, l’éducation, l’accompagnement de nos ainés.

Pourtant du Président de la République au Président du Département, les droites regardent ailleurs et placent dans leur viseur celles et ceux qui, privés d’emploi, seraient coupables de bénéficier de la solidarité pour tenter de survivre.

Qu’ils essayent donc de vivre à 4 avec 939 € par mois ou 598 € pour une personne seule ! Surtout en cette période de forte inflation.

Il y en a assez de cette chasse aux pauvres qui tourne à l’obsession. Il y a assez de ce matraquage des milieux populaires priés de mettre un pull cet hiver, d’abandonner leur vieille voiture et de se cantonner aux pâtes et à la purée.

Nous nous considérons que les assistés, ce sont ceux qui s’en mettent plein les poches bénéficiant de lois sur mesure ou d’arrangements fiscaux, ceux qui spéculent sur l’énergie, les denrées alimentaires et nourrissent l’inflation.

Le Département a le devoir de protéger chacun, à tous les âges de la vie, de soutenir le pouvoir d’achat, d’accompagner les plus fragiles, pas de leur faire les poches si peu garnies.

C’est ce que les élus du groupe de la Gauche combative portent au quotidien par leurs propositions et c’est ce que nous défendrons de nouveau dans le cadre de la préparation du budget 2023.

gauchecombative.76@gmail.com

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de Novembre 2022

Grève dans les raffineries, menace de réquisitions, la réaction d’Alban Bruneau

Alban Bruneau, Conseiller départemental et Maire de Gonfreville l’Orcher, a réagi aux menaces gouvernementales de réquisition des salariés grévistes dans les raffineries, dont la plus importante de France est située sur sa commune et canton.
« J’apporte tout mon soutien à l’ensemble des salariés des raffineries et des stations services actuellement en grève, que ce soit à Gonfreville l’Orcher ou partout en France.
Cette bataille, c’est un rapport de force entre le capital et le travail.
Il est anormal que les grands groupes pétroliers, qui grâce à la crise font des milliards de super-profits, ne soient pas taxés, et reverse l’énorme majorité des bénéfices aux actionnaires en laissant des gouttes aux salariés.
Une grève pose problème y compris à ceux qui la font, personne ne fait grève par plaisir. Le gouvernement cherche à casser le mouvement social pour maintenir les inégalités entre détenteurs des capitaux et les salariés. La bataille des salariés en grève c’est notre bataille à tous.
Il serait plus facile de réquisitionner les grands patrons de ces groupes pour faire avancer les légitimes négociations salariales que de réquisitionner les salariés remettant ainsi en cause le fondamental droit de grève. »
Aux côtés des députés de la NUPES, Jean-Paul Lecoq, Sébastien Jumel, François Ruffin et Thomas Portes, Alban Bruneau est venu soutenir et saluer les salariés en grève le jeudi 13 octobre :