L’actualisation proposée au Conseil départemental du 9 décembre, du Règlement départemental d’aide sociale (RDAS), qui constitue la base et le cadre des décisions d’attribution des prestations de solidarité, a été l’occasion pour le groupe de la Gauche combative, de demander une révision des dispositifs de solidarité individualisés afin de les étendre. Sophie Hervé l’a ainsi motivé :
« Les ajustements proposés aujourd’hui du Règlement départemental d’aide sociale, qui constitue la base et le cadre des décisions d’attribution des prestations de solidarité, sont l’occasion pour notre groupe de vous questionner sur ce qui nous paraît indispensable d’engager : une révision de nos dispositifs de solidarité individualisés.
Nous avons parfaitement conscience, que pour partie, ces dispositifs sont totalement dépendants des décisions de l’Etat, je pense aux allocations obligatoires de solidarité, à commencer par le RSA ou l’Allocation aux adultes handicapés (AAH).
Et d’ailleurs nous en profitons pour saluer la persévérance des groupes parlementaires de la NUPES, qui rejoints il y a peu par d’autres groupes ont finalement eu raison de l’entêtement du gouvernement à refuser la déconjugalisation de cette AAH.
Des allocations de solidarité qui demeurent très insuffisantes, surtout en cette période de forte inflation, pour espérer pouvoir vivre correctement, en maintenant sous le seuil de pauvreté 10 millions de foyers démunis.
Comment peut-on croire qu’une personne seule puisse vivre avec 598€, 897€ avec 1 enfant ? C’est indigne. Aucune allocation ne devrait être inférieure à 1.100€, puisqu’il s’agit là du seuil de pauvreté.
Mais pour une autre partie, ces dispositifs de solidarité sont dépendants des départements.
Nous le savons tous et de nombreux rapports qui se succèdent ici le démontrent, la pauvreté s’étend, les problématiques auxquels sont ou peuvent être confrontés les seinomarins, dès fois du jour au lendemain, se diversifient, se complexifient, aggravées par les crises qui se succèdent.
Pour notamment la jeunesse, les travailleurs pauvres, les foyers monoparentaux, ou pour tous les foyers modestes face à la précarité énergétique, face à la crise du logement, il nous semble nécessaire de réévaluer nos dispositifs de solidarité.










