En ouverture du Conseil départemental du 9 avril, le groupe des élus de droite a mis en avant son bilan en matière d’infrastructures routières, au cours d’un débat qu’ils ont animé.
Maryline Fournier, pour le groupe des élus de la Gauche combative, communiste et républicaine, a quelque peu tempéré l’autosatisfecit, rappelant tout ce qui doit s’améliorer…
« Sur l’entretien et l’aménagement des routes départementales, la majorité se lance des fleurs. Elle est dans son rôle et nous n’allons pas contester le travail accompli.
Il est de notre devoir toutefois de tempérer les propos et de rappeler que si beaucoup est déjà fait, tout ne l’est pas, il reste encore du chemin jusqu’au satisfecit…
Les travaux relatifs à l’EPR de Penly ont accéléré plusieurs chantiers, mais pendant ce temps, certains axes secondaires sont restés les oubliés du Département.
Ils n’en sont pas moins de leur ressort et la situation et parfois préoccupante.
Pour ne citer que le canton d’Eu puisque mon collègue Laurent Jacques ne peut pas siéger aujourd’hui étant retenu par un important rendez-vous pour sauver une classe et m’a demandé de relayer ses remarques, notamment sur la route qui relie Le Tréport à Étalondes. Si la voirie est en bon état, la circulation y est dangereuse, particulièrement pour les cyclistes. Nous avons été interpelés par des parents d’élèves qui souhaiteraient que leurs enfants venant d’Étalondes puissent se rendre au collège à vélo, mais qui ne peuvent pas l’envisager actuellement.
De même, réaliser un footing sur cette voie, c’est un peu rejouer le salaire de la peur. L’arrivée des salariés de Penly auxquels je faisais référence va accroître la circulation, la rendant encore plus périlleuse. Ce sera en effet l’axe privilégié entre l’aire de camping-cars réservée aux salariés sur la commune du Tréport et le parking déporté implanté à Étalondes.
Autre route oubliée, celle entre Fresnoy-Folny et Smermesnil, qui traverse le parc éolien.
Les automobilistes qui souhaitent rejoindre l’autoroute pour gagner Rouen ont coutume de l’utiliser, car c’est la plus rapide, mais c’est loin d’être la plus sécurisé.
Sur le canton du Havre sud/est, notre collègue Alban Bruneau ainsi que les autres élus locaux sont en attente du réaménagement qui se fait désirer de la RD6015, dont le diagnostic opéré a relevé de nombreuses corrections à apporter pour sécuriser sa portion la plus fréquentée, entre Harfleur et Gainneville.
Par ailleurs, et plus généralement, la question de la signalisation horizontale se pose aussi sur de nombreux axes. Elle est parfois inexistante, parfois réduite à la portion congrue. Là encore, la question de la sécurité se pose, particulièrement la nuit et, plus encore, par temps de brouillard. Ce ne sont là que quelques exemples et il y en a bien d’autres encore sur l’ensemble de son territoire, le Département de Seine-Maritime a encore fort à faire. »
Pour télécharger l’intervention de Maryline FOURNIER : Entretien des routes – MF