Archive dans 9 février 2023

Rapport sur le développement durable : Joachim Moyse fustige la « tache noire » du projet routier de contournement Est de Rouen

Le Conseil départemental a pris connaissance puis échangé, le 9 février dernier, sur le rapport annuel consacré au développement durable. Un rapport sur les politiques que mène la collectivité sur son territoire. Mais aussi sur les orientations et programmes de nature à améliorer le développement durable et à contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable inscrits au programme de développement durable à l’horizon 2030 par l’Assemblée générale de l’ONU.

Pour le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, Joachim Moyse a dénoncé, au milieu de tout ce qui est mis en oeuvre dans ce domaine par le Département, la « tache noire » que représente le projet routier de contournement Est de Rouen. Un projet attentatoire à l’environnement et au cadre de vie d’une partie des habitants de la Métropole rouennaise, soutenu massivement, tant politiquement que financièrement, par la droite départementale.

« Chers collègues, ce rapport annuel obligatoire sur les politiques que mène la collectivité sur son territoire, de nature à améliorer le développement durable et à contribuer à atteindre les objectifs du programme arrêté par l’Assemblée générale de l’ONU est, selon nous, très complet et très détaillé.

Je tiens à saluer les auteurs de ce rapport, ainsi que l’engagement du département dans ce champ. Je veux aussi souligner l’implication de notre collègue Cécile Sineau-Patry sur tous ces sujets.

De façon un peu provocatrice, je remarque que vous ne faites pas allusion dans ce rapport au projet de contournement Est de Rouen. En exagérant un peu, on aurait pu le retrouver sous le chapitre des « Routes durables » du département.

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Rapport sur l’égalité Femmes/Hommes : Joachim Moyse alerte sur les conséquences de la réforme des retraites

Le Conseil départemental prenait connaissance puis débattait, lors de sa séance du jeudi 9 février, du rapport annuel sur l’égalité Femmes-Hommes. Pour le groupe de la Gauche combative, Joachim Moyse a invité, au cours de ces échanges, la nocive réforme des retraites actuellement à l’étude à l’Assemblée Nationale, en alertant notamment sur les conséquences qu’elle entrainerait pour les femmes, mais aussi pour la collectivité départementale. Il a demandé qu’une étude d’impact soit commandée.

« En 2000, à travail égal, les femmes gagnaient globalement 18,6 % de moins que les hommes, et en  2019, cet écart était encore de 16,1 %. C’est ce que nous indique ce rapport.

A ce rythme, sauf décision politique volontariste et donc coercitive envers les entreprises hors la loi, l’égalité salariale sera effective dans notre pays d’ici une centaine d’années…

Comme quoi, si utiles soient-ils pour nous renseigner, les index mis en place pour mettre à l’index les entreprises de plus de 50 salariés qui ne se conforment pas à la loi, ne suffisent pas à leur faire entendre raison.

Au moment où le présent gouvernement voudrait nous faire gober que la création d’un index obligatoire dédié à l’emploi des séniors suffirait pour maintenir dans l’emploi les 60/64 ans, il m’apparaissait utile de faire le parallèle avec les effets de l’index d’égalité salariale…

D’autant plus qu’une égalité salariale femmes-hommes tirée vers le haut rapporterait environ 6 milliards de recettes supplémentaires en cotisations dans les caisses de retraite.

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Rapport annuel sur l’égalité Femmes/Hommes : Séverine Botte propose la nomination d’un(e) déontologue

Comme chaque année, le Conseil départemental a débattu, lors de sa séance du 9 février, du rapport sur l’égalité Femmes-Hommes, dans la société comme au sein de la collectivité départementale. Pour le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, Séverine Botte a souligné les avancées, mais a également proposé de nouveaux leviers d’action, dont la nomination d’un(e) déontologue au sein du Département.

« Alors que les femmes sont encore attaquées par la mauvaise réforme des retraites, au moment même où nous faisons face à une crise sociale et économique sans précédent, ce rapport qui nous ait présenté aujourd’hui trouve encore plus son importance.

Il nous est précieux pour apprécier la réalité, mais aussi les évolutions, de la situation en matière d’égalité Femmes/Hommes, dans la société comme dans notre collectivité. Mais aussi pour évaluer les politiques publiques dans lesquels nous sommes investis, pour lutter contre les violences dont sont victimes les femmes.

D’abord, je tiens à débuter mon intervention en apportant toute notre solidarité aux agents départementaux victimes d’agressions dans leur mission de service public. Les agents du fait de leur proximité avec les administrés sont souvent plus exposés aux litiges. D’où l’importance de donner plus de moyens à nos services publics locaux et d’engager une démarche de prévention et d’amélioration des prises en charge de ces situations.

Par ailleurs, il est intéressant que vous partagiez avec nous chaque année à travers ce rapport, tout ce que la collectivité met en œuvre pour atteindre l’égalité Femmes-Hommes et pour lutter contre toute forme de discrimination. Mais sauf à nous dire que votre action est parfaite il serait aussi utile d’écouter un peu ce que les autres groupes peuvent proposer, au moins en permettant que nos propositions soient étudiées.

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Recul des retraites : Nicolas Langlois interpelle le Président du Département au nom des 3 groupes de Gauche… Bertrand Bellanger choisit le silence…

En ouverture du Conseil départemental du 9 février, Nicolas Langlois a utilisé la procédure des questions orales pour interpeller le Président du Département, au nom des trois groupes de gauche (groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, groupe socialiste et groupe des élus écologistes), sur le projet de loi portant sur le recul de l’âge légal pour bénéficier du droit à la retraite, ainsi que l’allongement de la durée de cotisation pour y prétendre.

« Monsieur le Président,

Le lundi 23 janvier, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi de financement rectificative de la Sécurité Sociale visant à reculer l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, contre 62 ans actuellement, et à allonger la durée de cotisation à 43 ans en 2027 contre 42 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Pour celles et ceux qui n’auront pas pu cotiser 43 ans, l’âge de la retraite à taux plein reste fixé à 67 ans.

Après la réforme Touraine de 2014, et contre l’avis très majoritaire des seinomarins comme du reste des Français, le gouvernement Borne-Macron persiste dans sa volonté de prolonger la durée de vie professionnelle de l’ensemble des citoyens pour économiser les 20 Milliards d’€ que le budget de la Sécurité Sociale devrait financer d’ici 2032 pour équilibrer les comptes des régimes de retraite. Des comptes actuellement excédentaires.

Refusant de consacrer à terme ces 20 Milliards d’argent public au financement des retraites, alors qu’il mobilise 160 Milliards d’€ annuellement sur le budget de l’État au titre du soutien aux entreprises privées qui en reversent 80 Milliards à leurs actionnaires, le gouvernement envisage, au-delà du recul de l’âge légal de départ en retraite et de l’allongement de la durée de cotisation, d’augmenter les cotisations des seules collectivités et non les cotisations patronales du secteur privé.

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