Le second débat introductif du Conseil départemental du 21 juin, ouvert par le groupe des droites s’est axé sur la lutte contre la radicalisation.

Dans son intervention, Marine Caron a soutenu la « priorité nationale donnée pour traiter ce sujet grave et sensible », estimant que « la radicalisation est un état de fait affectant le quotidien de chacun ». Elle a rappelé sur ce point que « depuis le début de la guerre en Syrie, la France a connu 78 projets d’attentat dont 12 ont abouti, les autres ayant échoué ou ayant été déjoués ».

Considérant que « la radicalisation met à mal le vivre ensemble, la cohésion », elle a décliné « le plan départemental de soutien à la déradicalisation, un dispositif dans lequel le Département s’engage notamment sur le volet prévention en milieu scolaire où 580 classes sont concernées ».

Nadia Mezrar, pour le groupe socialiste, a rejoint les attendus et projets développés, tout en soulignant que certaines positions ou initiatives « telle que celles de Sens Commun ou de la Manif pour tous ne contribuent pas à la sérénité et la cohésion appelées pourtant par tous ».

Charlotte Masset, pour la majorité, ignorant visiblement cet appel à la prudence a cité un auteur proche de Sens Commun avant de faire part de sa vision sur les repères indispensables qui doivent prévenir la radicalité, la famille, le patriotisme… Une intervention peu appréciée par Marie Le Vern du groupe socialiste qui lui alors demandé : « de quelle famille s’agit-il ? A quel modèle faites-vous allusion ? ».

Pour le groupe communiste du Front de Gauche, Stéphane Barré a salué le plan d’action départemental mais a tenu à affirmer « l’importance d’apaiser et non de diviser, d’aiguiser les différences », citant notamment le dernier tract de LR « Pour que la France reste la France » qui « ne va pas franchement dans ce sens… ». Il a enfin mis en garde « contre les effets de toute perte de repères qui en effet peuvent déboucher sur une radicalisation ».

Un message visiblement entendu par Marine Caron dans sa conclusion puisqu’elle a fait sienne la notion « d’urgence à apaiser »… Le Président Martin rappelant pour sa part « l’importance de répondre aux appels à projets lancés par le Département » dans ce domaine.