La mise à jour des projets sociaux de territoires (PST) qui « permettent de compléter les dispositifs existants, et les missions permanentes exercées par notre collectivité dans le domaine des solidarités sur l’ensemble du territoire, par des actions pluriannuelles spécifiques aux grands bassins de vie de notre Département » a reçu l’adhésion de l’ensemble des groupes lors du Conseil départemental du 21 juin.

Y compris le groupe communiste du Front de Gauche par la voix de Sophie Hervé : « Ces actions définies avec les acteurs de chacun des bassins de vie, et répondant à des situations et problématiques spécifiques à ces bassins, en font un dispositif transversal et pertinent donc ».

« Il n’aura échappé à personne je pense, même aux plus fidèles supporters du Président et de son gouvernement, que le Nouveau Monde qu’ils nous promettent et qu’ils ont mis en marche tend à plus de précarité (dans leur jargon plus de flexibilité, d’agilité), plus de pression (dans leur jargon plus de compétitivité) et plus d’individualisme (dans leur jargon plus de mérite). Donc les dispositifs doivent évoluer, s’adapter à la fois pour renforcer leur vocation de bouclier solidaire et à la fois pour agir contre les conséquences de ces politiques et orientations ».

Une intervention utilisée également pour demander « un bilan détaillé de la réforme de l’organisation sociale territoriale. Réforme que vous avez engagée au pas de charge dès votre arrivée à la barre et qui a supprimé 3 UTAS (unités territoriales de direction et de coordination de l’action sociale départementale).

Ce bilan doit nous permettre de juger et de jauger en quoi la suppression de 3 UTAS aurait conduit à une action plus efficiente de notre collectivité, pour les usagers comme pour les agents, car nous restons encore sur nos interrogations de l’époque quant aux motivations de ces regroupements. Ils ont occasionné pas mal de stress et de difficultés pour nos agents si l’on se réfère aux nombreuses interventions des différentes organisations syndicales sur ce sujet depuis 2015. Ils ont été menés sur la base d’une logique de rationalisation, donc l’éloignement des instances de direction et de coordination installées sur plusieurs de nos bassins de vie. Et donc fatalement, ils ont du engendrer un accroissement des temps de déplacements. L’heure est donc venue, nous semble-t-il, de pouvoir disposer d’un bilan ».

Caroline Dutartre, pour le groupe socialiste, a été dans le même sens en indiquant qu’elle n’était pas convaincue par la pertinence de ce redécoupage.

Blandine Lefebvre, pour la majorité, leur a répondu que : « le redécoupage des UTAS est un rééquilibrage motivé par la densité de population par secteur. Nous avons harmonisé. Il n’y a pas eu de suppressions de poste mais des possibilités de mobilité. C’est de la réorganisation. Ce redécoupage ne pose aucun souci sur les territoires ».

Puis un débat a suivi sur l’absence de prise en charge suffisante des mineurs non accompagnés. Le Président Martin a tenu alors à préciser que « cette nécessité constitue un engagement de tous les instants, malgré une situation devenue difficilement gérable en raison de ses causes internationales qui ne dépendent pas de l’action du Département. Nous faisons le maximum ».

Agnès Firmin-Le Bodo a indiqué pour sa part qu’elle présidait avec la députée communiste Elsa Faucillon un groupe parlementaire destiné à améliorer les conditions de prise en charge et qu’elles étaient preneuses de toutes les bonnes idées dans ce domaine.

Télécharger l’intervention de Sophie Hervé : 1.01 – SHE – Projets Sociaux de Territoire