Le rapport d’activité du premier bailleur de Seine-Maritime, prévu initialement à l’affichage de la séance du Conseil départemental du 22 février, a finalement été soumis aux débats par Sophie Hervé pour le groupe communiste du Front de Gauche, au regard de la situation préoccupante du logement social.

L’élue havraise a tout d’abord tenu à préciser qu’« à l’exception du niveau trop élevé des vacances de logement, hors raison de travaux, qui demeure en évolution constante depuis 2013 et dans un contexte où paradoxalement les besoins de logement sont si nombreux, ce rapport d’activité n’appelle pas de remarques particulières de notre part. Nous espérons que les mesures envisagées, notamment en termes de rénovations et de reconstructions de logements permettront de réduire cette tendance au cours de ces présentes années ».

Ses motivations reposaient en revanche sur une série de questions : « Nous souhaiterions disposer d’éléments précis concernant la politique du personnel conduit par ce bailleur départemental, convaincus que la présence humaine, sur le terrain, au plus proche des locataires demeure un atout à préserver. Le traitement des demandes et les modes de communication ont évolué et c’est normal, mais ne voudrions pas que cela conduise à la raréfaction de la présence humaine de proximité ».

Poursuivant ses questionnements et puisque « ce rapport d’activité concerne la période pré-macronienne », elle a voulu « connaître les impacts des mesures gouvernementales récentes sur la santé d’Habitat 76 et la conduite de ses missions ». Avant de conclure en soulignant l’importance du logement social : « Nous tenons à rappeler ici, notre attachement au logement social, bien public, bien commun, outil du progrès social et amortisseur de la crise économique. Le droit fondamental de chaque citoyen à bénéficier d’un logement adapté à sa situation, quels que soient ses revenus, doit pouvoir être garanti par des politiques publiques. Il passe par des bailleurs sociaux en bonne santé et non affaibli par les mesures en défaveur du logement social contenues dans la loi de finances 2018 ».

Dans sa réponse, André Gautier, pour la majorité, a confirmé que « les mesures nationales et notamment la loi de finances 2018 ont des effets sur les bailleurs. Il en résulte pour Habitat 76 une perte annuelle de 6,5 millions en 2018 et 2019 et 10 millions en 2020. En conséquence, l’autofinancement du bailleur va baisser pour devenir négatif en 2021. Pour maintenir les objectifs de son plan d’investissements, décision a été prise de vendre 130 logements individuels par an sur les 4.400 actuels ».

Pour télécharger l’intégralité de l’intervention de Sophie Hervé : 1.04 – Habitat 76 SH