Archive dans 9 octobre 2025

Pour l’État comme pour les collectivités : sortir de l’impasse de l’austérité ! Une exigence salutaire défendue par Joachim Moyse

Le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine a utilisé le débat qui lui revenait d’animer en ouverture du Conseil départemental du 9 octobre, pour exiger la fin des politiques d’austérité qui conduisent l’Etat, comme les collectivités, dans une impasse dangereuse pour la démocratie. C’est Joachim Moyse qui a développé.

« La démission du 1er ministre, Sébastien Lecornu, intervenue moins d’un mois après sa nomination, moins de 24 heures après la présentation de son gouvernement, constitue un tournant dans la crise politique actuelle. Cette instabilité politique profonde est le symptôme d’une démocratie à bout de souffle dans le cadre de la Vème République et d’une incapacité à construire un consensus sur les choix budgétaires.

Or, au cœur des débats budgétaires passés et à venir, se trouvent les mesures d’austérité proposées par son prédécesseur François Bayrou. Son plan prévoyait un effort global de près de 44 milliards d’euros d’économies pour 2026, dont 5 milliards à la charge des collectivités locales, notamment des départements. Ce qui représente plus du double de ce qui avait été demandé en 2025.

Cette austérité, désormais décentralisée au niveau des départements, ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années, l’État mène une offensive progressive, souvent discrète, contre les marges de manœuvre des collectivités territoriales. Ce processus, que certains qualifient avec euphémisme de « maîtrise des dépenses publiques », se traduit concrètement, dans nos budgets locaux, par une politique d’austérité budgétaire imposée de manière verticale.

Dans ce contexte, les tensions entre l’état et les collectivités territoriales, notamment les communes et les départements, s’accroissent.

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Séverine Botte appelle la Droite à en faire davantage, et à être un peu plus cohérente, pour répondre à l’urgence climatique en Seine-Maritime…

Face aux prévisions catastrophiques du G.I.E.C. normand, comment le Département répond-il à l’urgence climatique ?

Telle est la question posée par les élus écologistes à travers le débat organisé en début de Conseil départemental du 9 octobre estimant que le Département de Seine-Maritime pouvait et devait en faire davantage.

Une analyse et des considérations soutenues également par les élus du groupe de la Gauche combative communiste et républicaine comme l’a exposé sa présidente Séverine Botte.

« Chers collègues,

Merci à nos collègues d’avoir porté ce débat dans l’hémicycle, nous partageons un certain nombre de points notamment sur la sécurité sociale de l’alimentation et toutes les mesures qui allient écologie et justice sociale, et l’engouement qu’a suscité la pétition sur la Loi Duplomb, souligne que ces questions occupent beaucoup nos concitoyens et qu’ils attendent beaucoup des décisions politiques.

Ce débat nous donne aussi l’occasion de saluer le travail remarquable et essentiel de nos scientifiques. S’il appartient aux élus de prendre les décisions, ce sont bien leurs analyses, préconisations et conclusions qui doivent éclairer ces décisions, les guider vers les solutions.

À l’heure de la « trumpisation » où la droite la plus extrême manipule les données et ment à tout va pour faire passer ses idées nauséabondes en recourant à l’obscurantisme, la défense de la science redevient un combat du quotidien.

Ceci étant dit, nous saluons l’existence du Plan Climat 76 et les efforts engagés par le Département pour faire face à l’urgence climatique, notre collectivité se montre rigoureuse, comme en témoigne le rapport annuel de développement durable.

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Décentraliser sans accompagner des moyens budgétaires adéquates, c’est affaiblir tout à la fois l’Etat, les collectivités, et les services publics ! Dénonce Alban Bruneau

Dans le cadre des débats de politique départementale organisés en ouverture du Conseil départemental du 9 octobre, le groupe des élus de droite avait choisi comme thème : « Décentralisation : plus que jamais, un Département utile et proche, en partenariat avec les communes ». 

Pour le groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, Alban Bruneau a dénoncé une décentralisation vidée de son sens par les gouvernements successifs qui ont surtout décentralisé l’austérité…

« Permettez-moi d’abord de rappeler l’importance que mon groupe donne aux débats, en particulier à ceux organisés à l’initiative de chaque groupe politique en ouverture de nos Conseils départementaux.

Nous insistons sur ce point, débattre, confronter les points de vue, avancer des propositions, poser des analyses, ça ne se rationne pas, car c’est au contraire un moment privilégié où s’exprime la démocratie locale, par la diversité des opinions et des expressions, où les groupes politiques confrontent leurs visions et enrichissent les réflexions.

A l’heure où agonise la Macronie, tous les fidèles quittant précipitamment le navire en changeant de chemise laissant le Patron tout seul et tout nu, souvenons nous combien son ni-gauche ni-droite pour servir en réalité les seuls intérêts des plus puissants, a abimé considérablement notre République, la démocratie aussi. Je pense qu’il faut l’avoir en tête.

Pour en arriver au débat que vous nous proposez, franchement, dit comme vous l’affichez dans le titre choisi, ça donne envie la décentralisation ! Pour nous, elle n’a pas le même goût

Nous, ce qu’elle nous inspire depuis des années, c’est un mouvement nocif de l’Etat à vouloir se délester sur les collectivités locales de responsabilités et de compétences, afin de faire des économies de dépenses quoi qu’il en coûte aux dites communes, interco, départements et régions… et surtout aux usagers concernés !

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