En ouverture du Conseil départemental du 9 février, Nicolas Langlois a utilisé la procédure des questions orales pour interpeller le Président du Département, au nom des trois groupes de gauche (groupe de la Gauche combative, communiste et républicaine, groupe socialiste et groupe des élus écologistes), sur le projet de loi portant sur le recul de l’âge légal pour bénéficier du droit à la retraite, ainsi que l’allongement de la durée de cotisation pour y prétendre.
« Monsieur le Président,
Le lundi 23 janvier, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi de financement rectificative de la Sécurité Sociale visant à reculer l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, contre 62 ans actuellement, et à allonger la durée de cotisation à 43 ans en 2027 contre 42 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Pour celles et ceux qui n’auront pas pu cotiser 43 ans, l’âge de la retraite à taux plein reste fixé à 67 ans.
Après la réforme Touraine de 2014, et contre l’avis très majoritaire des seinomarins comme du reste des Français, le gouvernement Borne-Macron persiste dans sa volonté de prolonger la durée de vie professionnelle de l’ensemble des citoyens pour économiser les 20 Milliards d’€ que le budget de la Sécurité Sociale devrait financer d’ici 2032 pour équilibrer les comptes des régimes de retraite. Des comptes actuellement excédentaires.
Refusant de consacrer à terme ces 20 Milliards d’argent public au financement des retraites, alors qu’il mobilise 160 Milliards d’€ annuellement sur le budget de l’État au titre du soutien aux entreprises privées qui en reversent 80 Milliards à leurs actionnaires, le gouvernement envisage, au-delà du recul de l’âge légal de départ en retraite et de l’allongement de la durée de cotisation, d’augmenter les cotisations des seules collectivités et non les cotisations patronales du secteur privé.



