Lors du Conseil départemental du 10 décembre, le vice-président Bazille a soumis au vote les conventions actant la création du port de pêche départemental du Havre au 1er janvier sur la base d’une décision unanime du Conseil départemental de décembre 2017.

Il a rappelé au préalable que « l’Etat a procédé aux modifications des limites administratives du Grand Port Maritime du Havre en octobre et qu’une convention avec la CODAH va permettre de bénéficier d’une participation de 50.000 € à son fonctionnement de 150.000 € pour ses investissements ».

Il a également proposé une convention avec la Chambre de Commerce de Fécamp « pour qu’elle devienne gestionnaire, le Département reste seul compétent sur les infrastructures », ainsi que « l’instauration d’une redevance d’équipement des ports de pêche (REPP) ». Il a enfin annoncé un « programme d’investissements d’envergure ».

Pour Alban Bruneau, ce fut d’abord « l’occasion de se réjouir qu’en acceptant de reprendre la compétence du port de pêche du Havre abandonnée de tous, nous signons l’épilogue heureux d’un imbroglio administratif dans lequel il était tombé. Un vide administratif qui le prive depuis des années des investissements pourtant vitaux au maintien de son activité. Ce port est important. Il l’est pour les marins de la vingtaine de navires immatriculés au Havre et pour leurs familles. Il constitue un maillon de la filière des produits de la mer en Seine-Maritime, la pêche maritime étant un secteur essentiel pour l’activité économique, l’attractivité et l’identité de notre agglomération ».

Rappelant que « l’intervention publique doit se faire à travers des investissements sur les infrastructures utiles au développement économique, et non pour venir alimenter par des dons les bilans comptables des entreprises », il a tenu à souligner les interventions répétées « des élus communistes, notamment Jean-Paul Lecoq et Jean-Louis Jegaden qui ont relayé l’inquiétude et l’incompréhension des marins pêcheurs face à l’inertie des pouvoirs publics ».

Enfin, il a questionné sur « la place qu’entend prendre la Région, qui n’est pas citée ici, tant dans la gouvernance que dans les investissements. Etant entendu qu’elle participe à la gestion et aux investissements d’autres ports de pêche en Normandie, comme celui de Dieppe par exemple ». Autre interrogation sur la redevance d’équipement des ports de pêche (REPP) qui sera appliquée, « pour savoir si son montant est identique sur l’ensemble des ports de pêche normands ? ».

Après que Jean-Louis Rousselin se soit félicité de cette avancée au nom de la majorité, Luc Lemonnier, visiblement agacé par le rôle joué par Jean-Paul Lecoq dans ce dossier a tenté de refaire l’histoire lui contestant son action et rappelant, à tort, qu’il était resté inactif alors qu’il siégeait dans la précédente majorité départementale.

Ce qui obligea Alban Bruneau a réaffirmer que « les élus communistes ont toujours été aux côtés des pêcheurs, et ils étaient bien seuls, quand ils ont imposé la création de ce port dans les années 90 après une importante mobilisation qui avait été jusqu’au blocage du port maritime. Puis depuis qu’il a été abandonné par l’Etat ». Rappelant toutes les démarches engagées et… que Jean-Paul Lecoq n’a pas fait partie de l’ancienne majorité départementale…

Concernant le niveau des taxes, Alain Bazille a précisé qu’elles seraient à la même hauteur que celles en vigueur à Fécamp.

La délibération a été adoptée à l’unanimité.

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban Bruneau : 5.02 – Port de pêche LH – AB

Pour télécharger la délibération, le rapport de séance et les conventions : Rapport du 10 Décembre 2018 – Port de pêche