Séance particulièrement chargée pour ce Conseil départemental du 21 juin au cours duquel les élus du groupe communiste du Front de Gauche ont porté, à maintes reprises dans l’hémicycle les revendications légitimes : des personnels des CIO, de ceux de l’hôpital (notamment en psychiatrie, pédopsychiatrie et aux urgences) et des EHPAD ; des associations de personnes handicapées vent debout contre le projet de loi ELAN sur le logement ; celles en charge de l’aide à domicile ou encore des agents des services départementaux des solidarités qui se trouvent en première ligne des urgences sociales, avec des moyens notoirement insuffisants pour répondre aux besoins des seinomarins.

Et cela tombait bien puisque ce Conseil a permis de prendre connaissance et de débattre avec la Directrice de l’Agence Régionale de Santé, du Projet Régional Santé concocté par les services des l’Etat. Les élus du groupe, estimant qu’il ne répondait pas aux enjeux posés par la crise sanitaire dans lequel le département est plongé, l’ont rejeté, en appelant leurs collègues à faire de même. Un appel qui a été entendu par tous les autres groupes, à l’exception de celui des droites.

Même appel et même résultat pour leur refus de la contractualisation financière imposée par l’Etat au Département afin d’encadrer ses dépenses de fonctionnement.

Une séance qui avait commencé par une intervention ferme du Président du Conseil départemental sur l’adoption, suite au tollé provoqué dans la semaine par les propos discriminatoires de la directrice de la collectivité en charge de ce secteur.

Il fut aussi question du logement et des finances au cours de ce Conseil, la majorité se trouvant contrainte, 6 mois après l’adoption d’un budget fortement critiqué à l’époque pour la baisse de la plupart des dépenses sociales sous couvert d’une embellie de l’emploi, de réinjecter plus de 10 millions d’euros sur les crédits en faveur des solidarités, et 8 de plus pour la prise en charge des mineurs non accompagnés. Ce qui fit dire à Stéphane Barré qu’il « ne fallait pas faire confiance aussi aveuglément à Macron ! Nous vous l’avions bien dit, il ne prête qu’aux riches ! ».

Enfin, les premiers effets de réduction de l’offre ferroviaire en Seine-Maritime commençant à se dessiner sous l’impulsion de la Région, nombre d’élus sont montés au créneau pour défendre les arrêts et les gares menacés. Ce qui fit dire à Sophie Hervé ironisant alors : « Ca commence ! La loi est à peine votée que ses effets indésirables pour les gens commencent… heureusement pour le gouvernement que tous nos collègues ici ne sont pas parlementaires sinon sa réforme ferroviaire n’aurait jamais été adoptée… »

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Pour télécharger la Lettre d’information du groupe consacrée à ce Conseil : En Direct 2018 06

Pour télécharger la version de synthèse de la Lettre d’information : En Direct 2018 06 Synthèse

Retrouvez également les différentes interventions prononcées par les élus du groupe et le résumé des débats sur les délibérations à partir des différents articles publiés ce soir sur ce blog…